Le portrait type de la victime

La victime du pervers narcissique peut être présente dans l’une de ces deux catégories, voire les deux en même temps :

– une femme sûre d’elle, pleine de confiance en la vie, passionnée, intelligente

– une femme plutôt soumise, qui cherche un homme à admirer

Dans les deux cas, la victime présente ce qu’on appelle une « faille narcissique ». Elle présente un manque, une blessure profonde, infligée la plupart du temps dans sa plus tendre enfance. Il peut d’agir concrètement d’un abandon, de maltraitances, de meurtrissures que le pervers repère très rapidement et confirme après mise en confiance de la victime. Contrairement aux idées reçues, les pervers narcissiques ne s’en prennent pas aux femmes qu’ils jugent « faibles » ou dépressives. Leur objectif est de vider cette proie de ses forces vives, forces qu’il devra sans cesse raviver afin de mieux les puiser. Il leur faut donc des personnes pleines de joie. Voici quelques caractéristiques communes aux victimes, en fonction des témoignages que j’ai pu lire :

une forte empathie : c’est véritablement autour de cette qualité que va s’articuler l’emprise. L’empathie est la capacité à comprendre les sentiments et les émotions des autres. Justement, on peut se poser la question des non-sentiments du PN qui est dépourvu d’affect. Les personnes empathiques vont tenter de projeter leurs propres « bons » sentiments sur le pervers narcissique car, il leur est impossible de concevoir et d’accepter une telle négativité. Elles prennent la froideur du PN à leur compte et la remplacent par autre chose, comme de la distance, une fatigue passagère, etc. Elles ne voient pas qu’il est tout simplement méprisant et indifférent, et qu’il ne changera pas.

une certaine naïveté : ou du moins un manque manifeste d’esprit critique. Une fois la relation mise en place en phase 2 (voir les phases de la séduction perverse), les insultes et remarques blessantes pleuvent mais les victimes préfèrent ne rien voir. Elles ne voient pas le « mal » qui demeure un concept flou et éloigné mais qui sévit pourtant sous leurs yeux. Et elles ont une foi à toute épreuve sur une possible amélioration du partenaire.

une dépendance affective latente ou assumée : les victimes prennent les abus pour de l’amour car elles souffrent souvent d’une dépendance affective ou d’une détresse momentanée (deuil, rupture, etc.) et préfèrent s’accrocher à une relation destructrice plutôt que d’être seules. Cette dépendance est structurelle même si elle se déclare dans un moment difficile. En effet, une fois la relation installée, elles restent auprès du conjoint abusif et ce, même après la prise de conscience de ses agissements pervers.

une mémoire traumatique chez certaines : chez de nombreuses victimes, le « traumatisme » causé par le pervers narcissique rappelle d’anciennes blessures, d’anciens schémas comme un parent lui-même pervers par exemple. Cela s’observe surtout chez celles qui restent en couple très longtemps. Elles sont alors en train de revivre un cauchemar qu’elles ont déjà subi enfant et qui revient. Il convient alors d’entamer une psychanalyse pour étudier ce point en profondeur.

un manque d’estime de soi : ou la croyance que l’on ne « vaut pas grand-chose » de plus que ce que le pervers fait subir. Ou encore qu’on ne retrouvera jamais mieux que ce bel Apollon, médecin ou avocat, absolument charmant en société mais qui se transforme en démon une fois la porte du domicile refermée.

Une absence totale de limites : parfois, les victimes ne savent même pas ce que signifie le mot « limite ». Souvent, elles ne se demandent même pas jusqu’où elles sont prêtes à supporter les abus. Elles ne savent pas dire « non » au bon moment et sont plutôt dans l’envie d’être la « petite fille sage » ou le « petit garçon idéal » pour les hommes.

Des adultes qui sont restés enfants : les victimes de PN qui restent sur le long terme et qui sont ensuite incapables de rebondir longtemps après le départ de leur compagnon (compagne pour les hommes), ont cette particularité d’être dans la position de « l’enfant » face au PN qui joue le rôle du « parent ». On assiste donc à la formation d’un couple d’enfants, à l’union de deux êtres profondément immatures mais qui donnent l’impression d’être adultes physiquement. Alors que le PN passe aisément d’une personne à une autre, la victime s’accroche à l’idée de ce parent sévère et critique parce qu’elle a du mal à savoir qui elle est réellement, elle n’a peut-être jamais pris le temps de se demander quelle est son identité de femme. D’où la difficulté à se prendre en charge et l’attente du retour du pervers narcissique pour reprendre le contrôle de l’esprit de sa victime.

Ce qui rend les pervers narcissiques particulièrement difficiles à repérer est qu’en phase de séduction, ils ne laissent rien transparaître. Tout est contrôlé et maîtrisé pour offrir le masque de la perfection. Mais une fois la toile tissée, il est très difficile de se détacher de cette « addiction », car il s’agit bien de cela et non d’amour. D’ailleurs, la rupture d’avec un PN s’apparente à un sevrage affectif.

separateur

Lire également :

Pourquoi confronter un pervers narcissique n’est jamais la bonne solution

3 clefs pour oublier un pervers narcissique

Les règles du No Contact pour quitter un pervers narcissique

Publicités

29 réflexions sur “Le portrait type de la victime

  1. Bonjour Scarlett, je vous adresse tout d’abord un grand merci pour le temps que vous consacrez à ce blog. Vos articles sont très bien écrits, vos conseils très justes et j’ai retrouvé une énorme quantité de choses que j’avais vécu au cours des 3 ans passés avec ma PN et au cours de ma reconstruction démarrée il y a 1 an et demi.
    Des que j’aurai plus de temps, je le consacrerai a la rédaction d’un témoignage. Je souhaiterais ajouter une pierre au très bel édifice que vous construisez afin d’aider et protéger les trop nombreuses victimes de ces bourreaux.
    Je vais très bien aujourd’hui, je pense être sevrée de cette drogue dure en reprenant votre comparaison. J’ai retrouvé l’amour avec une personne qui me ressemble. Nous sommes toutes deux dépendantes affectives et avons peu confiance en nous mais faisons un dur travail sur nous même, allégé par l’immense amour et le grand soutien que nous nous apportons. Je vie actuellement ma plus belle et plus sereine histoire d’amour, même si j’ai longtemps cru que c’était celle vécue avec ma PN. Coup de foudre? Non, avec le recul ça ressemblait plus à un feu de paille et beaucoup de poudre aux yeux. Très court moment de bonheur intense pour un océan de douleurs qui m’a submergé ensuite mais n’a jamais réussi a me noyer. Cette rupture m’a plongé dans des abîmes insoupçonnés mais m’a permis par la suite d’entrevoir enfin les immenses ressources que j’avais en moi. Mais la route fut longue et très difficile…
    Je vous raconterai tout ceci des que possible car j’aimerais essayer d’insuffler un peu d’espoir à ceux et celles qui en ont besoin. A l’origine j’ai découvert ce blog pour une autre raison. J’ai beau penser avoir tourné la page, j’ai une question qui m’obsède depuis un moment et je souhaiterais si possible que vous m’aidiez. Ma PN m’a laissé tombe d’une façon tres brutale pour une autre qu’elle considérait comme ca deuxième maman soi disant. Elle prenait bien soin de ne pas trop nous faire nous rencontrer, mais les infos que j’ai eu et les quelques fois ou je l’ai vu me suffisent pour dire que c’est quelqu’un de très généreux, une personne en permanence dans le don de soi qui avait fermé son cœur a clef que mon ex de PN s’est empressée de réouvrir pour par la suite le piétiner comme elle l’a fait avec moi. Je n’ai aucun doute la dessus. Et autant je l’ai détesté au début car je sentais qu’elle me volait mon ex, et autant avec le recul je la bénie car elle m’a sauvé en quelque sorte. J’ai peur pour elle et me sent bien impuissante. Comment faire pour l’aider si un jour elle traverse les mêmes choses que moi? Dois je essayer de me renseigner par d’autres intermédiaires car je précise que j’applique le nô contact. Ca me paraît fou et dangereux mais tellement lâche de ne rien faire! Si quelqu’un pouvait au moins m’aider à déculpabiliser. J’ai beaucoup essayé croyez moi! Merci par avance pour votre aide.

    J'aime

    1. Bonjour Soleil Noir,

      Merci de votre commentaire.

      Dès que vous serez prête, c’est avec plaisir que je publierai votre témoignage sur ce blog.

      Pour répondre à votre question : faut-il ou pas prévenir la nouvelle victime ? Je dirais que tout dépend du contexte : votre ex est-elle capable d’être violente ? A quel point connaissez-vous sa nouvelle proie ?

      Le fait que vous préveniez la suivante n’empêchera pas votre ex de trouver quelqu’un d’autre par la suite. Qu’allez-vous faire pour les autres proies…? Si vous ressentez une affinité particulière pour cette femme, parlez-lui en sachant que si elle s’en va, une autre prendra la relève.

      Si vous êtes prête à prendre le risque d’un retour de flamme, vous pouvez lui faire part de votre expérience en croisant les doigts pour qu’elle n’aille pas le répéter à votre ex, qui pourrait ensuite se retourner contre vous. On ne peut absolument pas prévoir la réaction d’un prédateur à qui vous retirez le pain de la bouche… Je comprends tout à fait votre position mais il faut également penser à vous protéger. Si vous la prévenez, essayez de le faire par téléphone par exemple de manière à laisser le moins de traces possible et parlez de faits concrets, sans être trop dans l’émotionnel.

      J'aime

    2. Bonjour
      Je viens de quitter mon pn je vais bien, mais je suis comme vous je me m’en veux tellement de rien faire pour ses nouvelles victimes et prochaines.
      Je dis bien SES nouvelles aux plurielles ma remplaçante toute jeune l’age de ma fille merci a elle de m’avoir aidé a me débarrassé de ce malade après 28 ans de vie commune,mais la pauvre est déjà cocu avec des midinettes encore plus jeune qu’elle.
      Il a mit tout les atouts de son coté pour pouvoir faire des rencontres a gogo il fait parti de plusieurs associations. Mais son point fort être secrétaire de CE faire parti d’un syndicat et faire celui qui défendent les ouvriers enfin surtout les femmes, et enfin de compte elles finissent dans son lit.
      Son nouveau plan une école de dance, bien sur malin, nous avons pris qu’elles cours de dance ensemble il y a 2 ans et il avait bien vu que il y avait beaucoup de femmes et peu de cavaliers donc les hommes dansaient avec toutes les femmes,encore un plan drague
      Alors oui, comment arrêter tout ce floe ce malade comment sauver toutes ces pauvres victimes du passé du présent et futur ça me désole de rien pouvoir faire.
      Apres tout le mal qu’il m’a fait a moi et mes enfants je rage c’est dur d’être impuissante
      Mais merci a vous ,de vous lire me fait beaucoup de bien

      J'aime

      1. Bonjour @Brault

        Votre intention est louable mais totalement vaine. Il naît une victime chaque matin ;).

        Un PN trouvera TOUJOURS un casse-dalle à se mettre sous la dent et vouloir informer chacune de ses victimes individuellement reviendrait à perdre votre vie dans un dédale de mensonges et de manipulations.

        La nature nous a créés avec un cerveau et un système de défense. Après, certaines personnes choisissent leur sort et se maintiennent dans le rôle de victimes d’autrui. C’est leur droit absolu. Vous aurez beau gâcher votre énergie à leur faire entendre raison que cela ne modifiera en rien leur attitude. Nous ne sommes pas là pour « sauver » des gens de force, ce qui reviendrait à instaurer une autre forme de contrôle, mais pour donner l’information. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut.

        La meilleure stratégie est de contribuer à la cause générale comme diffuser l’adresse de ce blog par exemple. Par ricochet, une des victimes de votre ex sera peut-être informée. Il est aussi important de laisser les personnes se rendre compte par elles-mêmes qu’elles ont besoin d’aide avant d’intervenir.

        Classiquement, vous serez accusée d’être l’ex aigrie, jalouse et vindicative si vous commencez une croisade contre votre ex.

        Ne vous prenez pas la tête outre mesure non plus. Chacun a son chemin et si on vient vous demander conseil, offrez votre aide. Dans le cas contraire, Dieu pour tous ;).

        Aimé par 1 personne

  2. En parcourant ce blog je me dis que cela est fort intéressant, bien documenté et surtout détaillé. Par contre je ne peux m’empêcher de penser que le blog est totalement incomplet !
    En effet, à vous lire il n’y a que les femmes qui soient des victimes des PN ?
    Et de là à conclure qu’il n’y a pas de victimes hommes de ce phénomène, il n’y a pas loin ?
    C’est ce genre de blog qui continue à entretenir la césure qui met dos à dos les deux genres dans la société.
    Tout le monde y gagnerait à ce que le sujet soit traité sans distinction de genre car le phénomène n’est pas sexué.
    Je crois qu’il est temps de traiter la souffrance, non en séparant les genres mais en la considérant de façon globale car il est aisé de constater que depuis les années 70 les choses ont bien évoluées et que dans le registre de la victimes des manipulations de l’autre, les hommes n’ont pas le palmarès à eux seuls.

    J'aime

    1. Bonjour Ronan,

      Merci de votre retour.

      Si ce blog est incomplet, ce n’est certainement pas sur le plan des genres car si vous avez pris la peine de le parcourir entièrement, vous avez certainement vu que j’ai consacré des articles aux femmes perverses narcissiques. Je mets régulièrement des annotations en début d’articles pour rappeler que je rédige au masculin mais que cela s’applique également aux femmes.

      Ceci étant dit, je précise que je tiens ce blog toute seule sur mon temps personnel et si vous voulez me proposer votre aide pour enrichir le contenu avec votre expérience et votre témoignage, vous en avez la possibilité. D’autres hommes l’ont déjà fait et cela a permis de compléter les divers récits et articles du blog.

      Aimé par 2 people

  3. bonjour,je tiens a faire partager mon experience en tant que proche d,une victime de MPN,mon fils vit actuellement avec une MPN depuis 7 ans,ils ont une petite fille de 6 ans,après plusieurs tentatives de mise en garde du danger qu,en courer mon fils de continuer une relation aussi toxique pour lui et sa fille,je lui est avouer debut juillet se qu,elle etais rèellement en mettant les mots appropriès,de se fait il est aller tout lui raconter,celle-ci ma aussitot envoyer un message en me traitant moi mème de manipulatrice,s,en est suivie des insultes,avec un texte incohèrent et un total manque de respect,a se jour j,ai couper les ponts avec mon fils,je suis très affecter,mais je n,ai plus la force de supporter de tel propos,se qui m,a ènormement toucher c,est le fait que mon fils est brisè ma confiance,depuis dèbut juillet je n,ai aucune nouvelle de mon fils,je me dit que c,est peut ètre mieux ainsi,car de voir mon fils se faire dètruire de la sorte sans vouloir s,en sortir,car a plusieurs reprise il m,a avouer que sa lui convenais,ma question est:peut-on vivre toute une vie avec une MPN?et quelles sont les consèquences sur le long terme?je tiens a vous remercier pour votre blog qui aide vraiment toutes les victimes de ces ètres immondes

    J'aime

    1. Bonjour Andréa,

      Je vous comprends dans votre rôle de maman mais votre fils est adulte et par conséquent, libre de faire les choix qui lui conviennent. Malheureusement, vous ne pouvez rien faire de plus. Il a pris acte des informations que vous lui avez données et il vous a dit que cela lui convenait donc… Il vous faut simplement lui laisser votre porte ouverte pour le jour où il prendra peut-être conscience de son erreur. Ou peut-être pas. Tout est possible.

      Je ne suis pas pour « forcer » qui que ce soit à faire une chose dont il n’a pas envie. Aussi bien, je dénonce le contrôle exercé par les pervers narcissiques, aussi bien je signale qu’intervenir dans une relation sans l’accord de l’intéressé est également une forme de contrôle qui se cache derrière une « bonne » intention. Chacun doit faire son propre chemin et tirer ses propres leçons.

      Bien entendu qu’il est possible de passer sa vie avec une personne perverse narcissique. Il existe des personnes qui sont totalement dans la dépendance affective et la soumission. Ceci est dit sans aucun jugement car chacun a le droit de vivre sa vie sentimentale comme il l’entend.

      Je vous l’accorde, tout le monde ne peut pas supporter les PN sur le long terme et au quotidien qui est un véritable calvaire. Il faut avoir soi-même une énorme faille dans la construction de la personnalité et/ou un trouble de la personnalité pour former un couple « solide » avec les pervers narcissiques. En tout cas, il est tout à fait possible de rester aussi longtemps que sa compagne veut bien de la présence de votre fils dans sa vie.

      Le fait que ce soit votre belle-fille qui vous ait répondu est totalement révélateur de la soumission de votre fils et de sa complicité avec sa femme.

      Les conséquences sur le long terme dépendent fortement de la prise de conscience de la personne qui subit la relation. Le plus dur est d’être manipulé et abusé sans pouvoir mettre de mots dessus, sans comprendre ce qui se déroule. Votre fils a l’air de savoir où il met les pieds donc c’est qu’il arrive à gérer son couple. Par contre, si un jour la relation s’arrête brutalement et sans préavis, comme c’est souvent le cas pour les relations perverses narcissiques, alors sa dépendance va le plonger dans une dépression terrible dont il ne sortira pas sans soutien médical, à mon avis. Mais tout ceci se module en fonction de la personnalité de votre fils que je ne connais pas.

      Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de rester à votre place de maman, en dehors de la vie privée de votre fils. Si jamais il y a une réconciliation plus tard, pensez plutôt au meilleur intérêt de votre petite-fille par exemple et laissez ses parents gérer leur relation comme ils l’entendent.

      J'aime

      1. merci beaucoup,SCARLETT pour vos rèponses très constructive,effectivement je dois rester a ma place en tant que maman et non m,innisier dans la vie de mon fils,en plus se n,ai pas du tout mon genre,mais la j,avoue que je me suis ènormement inquièter et je n,ai chercher qu,a le protèger,peut-ètre un peut trop,je me suis vocaliser sur les pires consèquences qui peuvent parfois amenner au pire,et cela m,a fais très peur,surtout que mon fils est une personne qui ne sais pas dire non et qui cherche toujours a satisfaire tout le monde,il vit un peut dans un monde de bisounours,je vais appliquer vos prècieux conseils en espèrant qu,un jour il prenne conscience qu,il vit avec un monstre

        J'aime

  4. Bonjour Scarlett, je viens de découvrir votre blog! Merci pour toute l’implication et toute l’énergie dėpensėe ici. Bravo !
    Les Pn femmes existent aussi, je peux le certifier. Elle sont d’autant plus dangereuses qu’elle peuvent plus facilement jouer avec les préjugées ( violences conjugales, harcèlement moral ect) que les hommes. 3 ans de vie commune, une fille merveilleuse, 3 ans de procédures de sėparation en cours m’a appris que c’est impossible de se battre contre elle. Le but final est de vous tuer psychologiquement malgré toute les apparences, ça les nourris, les renforcent. Confiance en la justice oubliē ! Impossible de croire que ce genre de personne puisse exister s’il on a pas vécu avec, c’est valable pour eux aussi ! ( seul une expertise psychiatrique neutre pourrait peut être les desceller et encore ) Après si vous survivez il faut se reconstruire…reprendre confiance en l’être humain…
    Bonne continuation

    J'aime

  5. Bonjour Scarlett, merci pour ce blog, un des meilleurs pour moi, je suis avec PN depuis 3 ans, cela fait 2 ans que mon prince charmant s’est transformé en un véritable crapaud, il a toutes les caractéristiques du PN, le vrai PN dans toute sa splendeur,mais il est impossible pour moi de le quitter. Je ne supporte pas la solitude et je suis certaine de rencontrer un autre pn après lui, je suis un aimant à pn, autant apprendre à l’apprivoiser!!!.Avec le temps j’ai appris à devenir insensible à ses critiques, coups bas, tromperies et à regarder le coté positif de la relation, les bons moments, nous avons la chance et de ne pas vivre sous le même toit . Ce sont pour moi des êtres en grande souffrance, ils déversent sur vous toute leur haine, après comme si rien ne s’était passé, ils redeviennent gentils et agréables. il suffit de composer avec eux et de se protéger émotionnellement, ne pas devenir une éponge qui absorbe tout le venin qu ils déversent, trouver une occupation quand ils entrent dans leurs phases d’isolement, pour ne pas sombrer dans la déprime et la mélancolie, il faut surtout les remettre à leur place dès qu’ ils dépassent les limites, ne pas oublier que ce sont de grands enfants sans affect dans un corps d’adulte, s’ils ne vous craignent pas, c’est la descente aux enfers, ils vous détruisent et passent sans remord au plan B. Mais pourquoi s’encombrer d’un montre pareil me diriez vous? Allez chercher un être équilibré, normal, sensible, empathique, aimant, me diriez vous!!
    Hélas, il faut faire un long travail sur soi pour espérer trouver un jour l’équilibre avec un être équilibré, pour moi, nous victimes de pn( longue durée), nous ne pouvons pas être attiré par un être bien dans sa tête et dans sa peau , on trouve notre équilibre dans le déséquilibre car nous sommes tous victimes de notre éducation, il est très facile de pardonner à ses parents toutes leurs erreurs mais se reconstruire à l’âge adulte n est pas une mince affaire.

    J'aime

    1. Pardonnez moi Shérazade, mais vos propos en tant qu’enfant de pn me choquent infiniment. ON NE PEUT PAS COMPOSER AVEC UN PN C’EST IMPOSSIBLE A MOINS D’ETRE PN Soi même OU DE LE DEVENIR A FORCE.
      pour ma part j’ai beau être enfant de pn, je me suis reconstruite et je n’ai plus jamais vécu avec un pn en longue durée une fois devenue adulte. Je connais trop ce système, je n’en veux pas…

      J'aime

      1. Et puis vous trouvez que c’est une vie? Vivre avec quelqu’un qui au fond nous déteste, passes ses nerfs sur nous, est prêt à nous humilier en public si ça lui prend, nous humilie dans l’intimité, nous reproche tout et n’importe quoi et fait de nous son punching ball, qui nous manipule, éloigne nos vrais amis, est jaloux comme un pou, nous détruit et nous rend dingue avec ses mensonges et sa mauvaise foi? Nous rend malade (dépression, stress aigu, allergies, eczéma, troubles psychosomatiques variés voire pire…)
        Allons ce n’est à souhaiter même pas à son pire ennemi.

        Aimé par 2 people

      2. Bonjour Lunapark,

        Il existe des profils de personnalités qui sont capables de vivre avec des pervers narcissiques. Schérazade en fait partie.

        J’ai abordé ces profils dans un autre de mes articles. Il s’agit de personnes dont le narcissisme a été détruit dans l’enfance et qui sont, de fait, dans une incapacité à être autonomes émotionnellement. Leur psychisme a été conditionné pour être « contaminé » par une tierce personne qui en prend le commandement pour utiliser une métaphore.

        Comme Schérazade l’explique très bien, il arrive que l’on soit tellement morcelé, que l’on ait été réduit à néant par des abus multiples et répétés, que l’on ait perdu tout sens d’individualité, toute notion de valeur personnelle. J’ai déjà rencontré des personnes qui étaient ainsi faites et qui ne peuvent pas vivre sans une figure d’autorité avec elles.

        Schérazade n’est pas une perverse narcissique, loin de là. Elle est une femme tout ce qu’il y a de plus empathique mais à qui on a enlevé méthodiquement toute possibilité d’autonomie. Un tel processus de destruction ne peut se passer que dans une grande violence, qu’elle soit souterraine ou affichée. Nous sommes tous venus au monde dotés en tant qu’individus. Ce n’est pas « normal » ou sain d’être sous l’emprise d’une tierce personne. Quand il y a impossibilité totale de s’en sortir et que l’on dresse un constat aussi lucide, c’est que le processus de destruction est irréversible, que vous avez perdu ce qui fait de vous un individu. C’est triste mais cela arrive à certains.

        Ce n’est donc pas un choix de gaieté de cœur qui est fait mais bien une forme de nécessité, une conséquence directe de l’enfance discrètement évoquée par Schérazade. Schérazade ne fait que prolonger l’abus qu’elle a vécu précédemment et qu’elle continuera à vivre, comme elle le dit avec beaucoup de lucidité.

        J'aime

    2. Bonjour Schérazade,

      Merci de votre commentaire et de votre retour.

      Je compatis totalement à votre situation et c’est avec beaucoup de tristesse que je lis que vous avez renoncé à chercher une vie « humaine » mais je peux comprendre d’où vous venez et pourquoi vous en arrivez à cette conclusion. Cependant, je tiens à vous préciser que vous remettez vos émotions entre les mains d’une personne dangereuse qui ne peut pas les gérer et qui les utilise/utilisera toujours contre vous. Vous prolongez le travail de destruction de votre individualité qui a déjà été entrepris dans votre enfance.

      Votre dépendance totale envers des pervers narcissiques vous condamne à la souffrance toute votre vie. Mais si tel est votre choix conscient, après avoir bien pris en compte tous les éléments de votre histoire que vous connaissez bien mieux que moi, alors il vaut autant que les autres. Nous sommes tous adultes et chacun est responsable de sa vie, des personnes qu’il choisit d’aimer.

      Pour les lecteurs du blog, je déconseille fortement de suivre cette voie car il s’agit bien d’une condamnation à mort, psychiquement et après physiquement. Comme l’écrit Lunapark dans son commentaire, il y a des séquelles bien réelles à côtoyer un être aussi toxique que le pervers narcissique. Vous subirez ces séquelles, tôt ou tard. Notre cerveau nous communique des émotions justement pour nous prévenir des dangers qui nous guettent. Vous ne pouvez pas étouffer vos émotions toute votre vie, tout comme vous ne pouvez pas vous fuir vous-même…

      Vous parlez de la souffrance du pervers narcissique… Mais quid de la vôtre ? Sans vous juger, je trouve toujours surprenant d’affirmer donner aux autres ce que l’on ne peut pas se donner à soi-même. Réfléchissez bien à tout ceci, peut-être que cela fera son chemin ou pas. Vous êtes dans état de stress post-traumatique depuis tellement d’années, peut-être depuis toujours, et vous réfléchissez en mode « survie ». Vous vous mettez vous-même dans des situations sentimentales qui sont un rappel direct du traumatisme précédent. Vous n’êtes donc pas vraiment vous-même…

      Prenez bien soin de vous, autant que possible.

      Je vous envoie mes meilleures pensées.

      Aimé par 1 personne

  6. Sans compter qu’il y a de grandes chances que votre pn vous abandonne comme une vieille chaussette et là vous vous rendrez compte que vous avez perdu votre temps votre énergie votre argent (ils sont très matérialistes vous vous ferez léser dans la séparation).
    Vous dites que vous ne vivez pas avec donc vous pouvez vous ressourcer quand il n’est pas là mais la vraie vie H24 avec un pn c’est l’enfer. Quand j’ai quitté mes parents à 19 ans, j’ai fait un an de dépression suite au « vide » engendré par l’après pn, ensuite même si j’étais bien démolie j’ai commencé à revivre.Rien que le fait d’être libre et de mener ma vie comme je l’entendais, même au plan matériel. Au plan matériel ils sont infernaux, maniaques, tout est compliqué source de discussions et disputes infinies, même un truc simple comme mettre la table peut poser problème s’ils ont décidé de vous enquiquiner.Ils vous font perdre votre temps ont des demandes insensées, délirantes, sont extrèmement radins (ma mère me tricotait des pulls et me faisait payer les boutons et la laine! oui parfaitement!) tout pose problème avec eux.La vraie vie ce n’est pas celà.

    J'aime

    1. Scarlett, merci de votre commentaire. Loin de moi l’idée de penser que Shérazade est perverse. J’ignorais qu’il existe des personnes dans son cas. c’est triste de ne pas pouvoir reprendre le contrôle de sa propre vie. Je suis une irréductible optimiste qui pense toujours que l’humain peut se relever.
      J’ai sans doute eu de la chance de part certaines caractéristiques (place dans la fratrie, conditions de ma naissance) que je ne veux pas évoquer ici par confidentialité, mon psychisme n’a pas été complètement détruit.

      J'aime

      1. Oui, Lunapark… Le psychisme humain est plein de surprises bonnes et mauvaises.

        Il arrive que des personnes soient totalement dépendantes d’autrui (les prédateurs se frottent les mains) et qu’elles ne puissent ni penser par elles-mêmes, ni vivre par elles-mêmes. Une fois sorties des fonctions biologiques de base, il leur est impossible d’exister sans une autorité extérieure. Il faut avoir subi de graves abus pour réagir de cette façon. Et oui, c’est triste de lire une telle renonciation à sa propre existence mais chacun fait ses choix… Par contre, il est bien évident que seuls des prédateurs peuvent « prendre en charge » des personnes, avec toutes les conséquences que cela aura. Une personne « saine d’esprit » fuira une telle relation de dépendance.

        J'aime

  7. Ils peuvent vous harceler plusieurs années après la fin de votre liaison tout en continuant leurs destructions auprès d’autres rencontres et malgré votre indifférence et ignorance envers eux.

    J'aime

  8. Le PN peut aussi bien être masculin que féminin, et la victime de l’homme peut aussi bien être un autre homme qu’une femme, et de même pour un PN féminin, sa victime peut être d’un sexe comme de l’autre. Certains cas sont peut être plus fréquents mais tous sont possibles.

    J'aime

  9. Très en colère de lire, encore une fois, que la victime est une femme!! Non! La victime peut-être aussi bine une femme qu’un homme… pour sexuer les bourreau et les victimes? 😦 Quand est-ce que les mentalités et stéréotypes évolueront-ils?

    J'aime

  10. Bonjour, Scarlett( si c’est bien vous la personne qui s’occupe de ce blog)
    Je viens de découvrir ce blog et je Voulais vous dire merci. Merci à vous et aux personnes venues poster des commentaires et ainsi témoigner de leur vécu.
    Merci de me montrer que je ne suis pas la seule à avoir eu des problèmes avec un pervers narcissique (je n’aime pas l’idée d’avoir été une victime), et que je ne suis pas la seule a avoir vécu dans ce masochisme psychologique. Merci de bien remettre les choses à leur place en expliquant aussi bien que ça n’arrive pas pour cause de déficience intellectuelle, par bêtise.

    J’ai connu moi aussi l’idéal masculin, « celui que toutes les femmes se serait arraché ».
    C’était un gentil collègue de travail. L’un des seul à me soutenir dans une vie professionnelle très difficile. Notre relation a duré 4ans. J’ai attendu très longtemps après mon départ dans cette entreprise avant qu’il ne se passe quelque chose. Mais c’est arrivé. J’étais si heureuse! Et tout se passait tellement bien que nous avons décidé de vivre ensemble, et les choses se sont gâtées avec le chômage et ce que ça a impliqué. J’ai tout fait pour me battre mais j’ai sombré dans la dépression. Et il a toujours été là pour moi pendant ma longue hospitalisation. Et il est même allé jusque tout quitter pour que je retrouve ma ville natale et que je sois a nouveau heureuse. Je me sentais monstrueuse et redevable. Alors les choses ont changé, du moment ou nous sommes revenus chez moi. Le chevalier servant est devenu progressivement un tyran domestique: j’ai subi, en plus de son égo surdimensionné, des brimades au quotidien, il m’a empêche de rebondir professionellement sous peine de me quitter. Il me menaçait souvent de la sorte à la moindre contrariété.
    Il m’a aussi coupé du monde, de ma famille, mes amis qu’ils dénigrait sans cesse. Il surveillait mes faits et gestes. il m’a imposé sa passion pour le nazisme et m’a reproché mon « impureté » parce que je n’y adherais pas.
    il me plongeais constamment dans la culpabilisation parce que je n’était jamais à sa convenance (il voulait une femme comme sa soeur) que je ne l’aimais pas assez , que dans tous les couples ça se passait comme dans le notre, et que personne n’accepterais mon comportement a part lui qui « m’aimait tant ».

    Je vois que ce que j’écris est très long. Et pourtant je ne rentre pas dans les details. Je me rends compte qu’il y a tant à dire que je pourrais en écrire un livre. Cette situation a duré 9 mois. Je suis restée parce qu’il me mettait en garde de l’humiliation que je subirais et ferais subir a ma famille si je revenais vivre avec eux. Mais quand il a commencé a me priver de sommeil, j’ai mis les voiles, et en colère. Il m’avait poussé à bout et m’a encore traité de folle. Et j’ai honte. Pas seulement parce que je suis à mon age a la charge de mes parents, mais surtout honte parce que j’ai laissé faire ça aussi longtemps.

    Cela fait deux mois que je suis partie. Je n’ai pu prendre que quelques affaires et un seul de mes deux chats. Mais je me rends compte que c’est loin d’être fini.
    Je suis pleine de colère, et de rancoeur, de mépris aussi. Il le sait et il s’en sert. Comme il se sert de nos chats pour faire pression sur moi.

    Il sait aussi qu’il y perd aussi beaucoup avec mon départ: en plus de ma présence il y perd des avantages financiers: Il comptait sur moi pour « gerer les affaires courantes » et garder la tête hors de l’eau car il n’a jamais su gérer son argent.
    Et maintenant, il ne supporte pas son echec; il veut me le faire payer. Il me poursuis.Il veut me faire craquer, toujours avec la meme méthode: un mélange plus ou moins adroit de menaces, de flatteries, de culpabilisation et de regrets. Mais jamais de remise en question. Jamais dexcuses.

    Heureusement pour moi, ma famille me soutient, et mes amis ne se sont pas détourné de moi malgré mon black out. Nombreux sont tombés des nues quand je leur ai expliqué ce qui s’etait passé: comment quelqu’un d’aussi bien comme il faut pouvait être aussi malsain? Même ma mère m’a avoué qu’elle n’aurait jamais cru à ce qui se passait si elle ne l’avais pas vu un jour à l’oeuvre. Mon histoire est tellement démente!
    Ceci dit d’autres n’ont pas été dupes et avaient pris de la distance.

    Maintenant que je suis partie, je ne veux plus me taire. je l’ai assez fait, pour sauver les apparence et « l’honneur » de notre « couple ». J’ai besoin de parler, mais c’est difficile: ce qui est arrivé est tellement insensé. Et puisje dois faire attention: certaines personnes le soutiennent et me rabrouent quand je dis les choses. Je me rends bien compte que mes propos lassent aussi mes amis…

    Quoi qu’il en soit j’espère ne plus jamais revivre ça. Et je ne le souhaite à personne, même à quelqu’un que je déteste car ceci me poursuivra à vie.

    Aimé par 2 people

    1. Bonjour Nana,

      Bienvenue sur le blog.

      Votre commentaire est bouleversant.

      Effectivement, ce n’est pas une question de bêtise mais de structure de la personnalité, d’absence d’estime de soi, de confiance en soi et de limites. La présence d’un PN dans votre vie pendant des années est le signe clair qu’il y a de nombreuses fragilités à l’intérieur de vous et cet homme est également arrivé dans une période où les circonstances de la vie vous étaient défavorables. Nous avons tous connu cette expérience et nous étions tous à des moments difficiles quand nous sommes tombés dans le panneau.

      Vous n’êtes pas la seule, le mode opératoire est toujours le même, les PN savent lire vos failles parce que vous ne les connaissez pas vous-même.

      Vous êtes libérée depuis peu de temps, vous ne pouvez pas encore prendre le recul nécessaire mais je vous garantis que le souvenir s’atténue. Ne vous laissez pas engloutir par cet homme et ne le prenez pas personnellement (oui, c’est paradoxal). Ce qu’il vous a fait n’a rien à voir avec vous en tant qu’être humain. Il fait la même chose avec tout le monde. Vous êtes restée parce que vous aviez l’espoir de retrouver l’homme du début et que vous vouliez réellement vivre une belle relation. Hélas, le vrai lui était celui de la fin et pas celui du début…

      Maintenant, soyez pragmatique :
      – Contactez la SPA locale pour signaler que votre chat est retenu de force chez cette personne. Battez-vous pour le récupérer.

      – Pratiquez le NO CONTACT ABSOLU une fois que l’histoire du chat sera résolue. Changez de numéro, déposez des mains courantes, montrez-lui que vous n’avez pas peur de lui. Vous savez, aucun être humain n’a de pouvoir sur vous en réalité. C’est parce que vous vous diminuez une nouvelle fois (autre point à travailler), alors qu’il est fait de chair et de sang, comme vous. Fermez-lui à jamais l’accès à votre vie. Ne lui adressez pas la parole, bloquez son numéro de manière à ne rien recevoir, bref, faites ce qu’il faut comme la femme forte qui sommeille en vous.

      La vie est une lutte. Qu’on soit d’accord avec cela ou pas, si vous n’êtes pas plus forte, et si vous ne montrez pas cette force, vous aurez toujours des personnes qui chercheront à prendre l’ascendant sur vous. Respectez qui vous respecte. Sortez les gants à celui qui essaye de vous rabaisser.

      Prenez bien soin de vous. Il y aura de beaux jours, de nouveau. VOUS décidez de l’état émotionnel dans lequel vous voulez être. Aucun autre être humain ne doit JAMAIS devenir votre boussole, ne doit devenir votre « maître ». C’est un droit qui devrait être refusé sauf pour votre enfant, qui est votre chair et votre sang.

      Le PN fonctionne sur un registre animal. Vous devez lui répondre sur le même ton quand vous y êtes confrontée (si vous devez rompre le no contact). Si vous avez une hyène face à vous, vous n’allez pas lui faire la leçon. Vous sortez les crocs comme une louve et vous la mettez en échec ;).

      Aimé par 1 personne

  11. Bonjour,
    Je suis un peu troublée par l’article que je viens de lire sur la victime du PN. Je viens de quitter mon mari après 15 ans de relation. Une amie du couple, psychologue, m’a dit en le quittant que mon futur ex-mari était un PN. Je n’y ai pas cru… et pourtant, avec le recul et depuis que je l’ai quitté, je suis capable de voir les rouages de ses stratégies et de prévoir ses réactions.
    Je suis visiblement la victime type que vous décrivez, victime d’inceste jusque l’âge de 6 ans, j’ai vécu avec ma mère alcoolique et dépressive dans un contexte social défavorisé.
    Malgré tout, je pensais avoir pris une belle revanche sur la vie, épanouie dans mon travail, une belle famille avec 2 enfants, heureuse de vivre… aux petits soins pour mon mari qui savait me « récompenser » sans trop en faire et ne pas hésiter à me faire des réflexions pour ne pas être trop sur de moi sur le plan sexuel et séduction, jamais présent pour moi quand j’avais des coups durs jusqu’à me faire culpabiliser de mal me sentir… peu d’ami, un cercle familial restreint… ma famille et mes amies n’étaient jamais assez bien pour moi, il m’a éloignée de tout le monde.
    Je vous confirme que la seule façon de s’en sortir c’est d’éviter tout contact, chaque mot qu’ils utilisent ne sont calculés et pensés que pour vous amener là où il veut, il est capable de vous retourner le cerveau en quelques minutes… son moteur: la culpabilité et l’empathie que vous pouvez ressentir. Il ne se passe aucune conversation avec lui sans que ça ne finisse en pleurs pour moi et c’est la seule satisfaction qu’il en tire. Son but est de me faire culpabiliser et il en jubile.
    Il vit actuellement dans un appartement et s’affiche avec sa maîtresse, pourtant il m’appelle en pleurs en me disant que je suis la femme de sa vie… quand je flanchais, il me disait « oui enfin c’est plus possible de se remettre ensemble après tout ce qui s’est passé »… et quand je reprends le dessus, il revient à la charge… jouer au yoyo avec les sentiments comme il le fait, c’est usant!
    Alors un conseil… si vous êtes victime d’un PN… fuyez!
    Bon courage à tous et à toutes…

    Aimé par 1 personne

  12. Bonjour scarlett,

    je tenais à vous remercier pour ce blog, la qualité des articles et le temps que vous y avez passé. Ce que j’aime beaucoup aussi, c’est que vous n’êtes pas dans le compassionnel mais dans l’action, afin que nous, victimes de pervers narcissiques, devenions complètement acteurs de notre rétablissement.

    Ce qui est vraiment terrifiant c’est que les pervers narcissiques sont séduisants, enjôleurs, cultivés, avec souvent une vie sociale riche, de multiples loisirs, un niveau socioprofessionnel élevé. Pourtant, je venais moi aussi d’un milieu socioprofessionnel considéré comme élevé avec tous les aspects extérieurs de la « fille qui a réussi » : bon métier, bon salaire, une vie sociale et culturelle, quelques amitiés très solides et pas mal de connaissances.
    Et seuls vos amis les plus proches vous croient lorsque vous expliquez qu’une fois la porte fermée, votre copain vous humilie, parfois est violent physiquement, vous insulte, vous trompe allègrement, vous ment comme il respire, se moque de vous, vous dit que vous êtes bête,qu’au lit vous êtes une catastrophe et que vous ne valez rien, que vous ne faites aucun effort dans le couple, que si vous partez il ne versera pas une larme tellement vous êtes insignifiante, qu’il n’a pas besoin d’avoir de vos nouvelles parce que vous ne lui manquez pas et n’êtes pas intéressante.
    Et là commence l’enfer de la remise en question permanente, du « s’il l’a dit c’est que ça doit être vrai, je dois faire des efforts ».

    C’est ça la perversité des PN, beaucoup de personnes ne vous croiront pas car « comment X ou Y pourrait être comme ça alors que quand on sort avec vous deux, il est tellement sympa et toi tellement effacée? ce n’est pas toi qui en rajoute un peu? » Vous passez pour une folle parfois
    Ecoutez TOUJOURS la petite voix intérieure et confiez vous à vos amis les plus proches, même si vous avez honte. Peut être que comme moi, vous allez mettre du temps à écouter cette voix intérieure, et d’autant plus de temps si comme moi, vous n’avez pas confiance en vous et avez une très mauvaise image mentale de vous même, souvent issue de l’enfance (un père violent qui vous dit que vous serez toute votre vie une bonne à rien alors que vous êtes première de la classe depuis le CP, ça laisse des traces).

    Pour ma part, j’ai mis des mois à entendre ce que mes amis s’époumonaient à vouloir me faire comprendre et plus vous attendez, plus c’est difficile.

    Je pensais avoir fait le plus dur, je l’ai quitté il y a 2 mois mais en fait la rupture ne signifie pas pour autant la guérison. N’oubliez jamais que les pervers sont très intelligents et qu’ils ont passé TOUTE la relation à vous tester méthodiquement, pour voir les domaines où vous étiez le plus sensible pour ensuite faire des « touchés coulés » à répétition. Et après ces phrases résonnent encore et encore dans votre tête, des mois après la rupture…
    Je compte beaucoup sur la partie « thérapie pour guérir » de ce blog et j’ai aussi compris en lisant les articles que l’aide d’un psychologue ne serait pas du luxe pour m’en sortir, car si j’ai été « choisie » par ce PN c’est à cause de mes failles et il faut les refermer ou un autre s’y faufilera de nouveau.

    Et pour ça, merci Scarlett

    Aimé par 1 personne

    1. @Leocheva, vous faîtes preuves d’une extrême lucidité en écrivant :
      « N’oubliez jamais que les pervers sont très intelligents et qu’ils ont passé TOUTE la relation à vous tester méthodiquement, pour voir les domaines où vous étiez le plus sensible pour ensuite faire des « touchés coulés » à répétition. Et après ces phrases résonnent encore et encore dans votre tête, des mois après la rupture… »

      Les pervers ne sont pas si « intelligents » que ça : ils n’intègrent pas vos émotions ou sentiments. Ils ont donc une extrême acuité, c’est sûr… leur être entier nécessite la mise en place de tests que vous décrivez si justement… Mais en restant dans la position qui veut qu’ils vous aient « surpassée » en intelligence, vous n’avez pas encore compris que si eux sont des parasites, c’est que VOUS êtes bien plus intéressante qu’eux. Ils utilisent aussi votre intelligence en miroir, et essayent de vous faire croire qu’ils sont à votre niveau. Vous vous êtes laissée avoir, parce que vous êtes comme une robe Dolce et Gabbana vendue 50 euros ! Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une erreur de frappe temporaire dans le prix. Avec une bonne thérapie et de la confiance en vous, rien ne vous arrêtera.

      Le dernier PN que j’ai connu a flairé que je complexais à cause de mon cursus d’études de haut niveau. Oui, vous avez bien lu. Je complexe parce que, très cultivée, et considérée comme brillante, j’ai toujours peur d’en rajouter des tonnes et de « barber » mon entourage. Lorsqu’il a vu que je l’avais démasqué (bien trop vite à son goût, genre en 3 jours il perdait la main dans le jeu et cela l’angoissait énormément), il a essayé de m’embobiner. Sauf que tout se retournait contre lui. Il est donc parti de lui-même en mode « touché-coulé BOOOOOOOOOOOOOOOOM ». Me faisant comprendre qu’il se sentait « trop bête pour discuter avec moi », parce que je vivais dans un monde purement intellectuel, que pour me comprendre on devait lire Wikipedia, et qu’il me souhaitait que j’aie une vie pas seulement théorique mais aussi pratique ! :’D

      En y repensant, c’est absolument ridicule.
      Et surtout, cela montre à quel point j’ai peu d’estime de moi. Savoir toutes ces choses que je sais, c’est une richesse, pas une faille !
      Quant à la petite phrase sur la « vie pratique », elle me travaille aujourd’hui. Mais au lieu de l’utiliser comme il aurait voulu que je le fasse – que je me noie dans l’alcool et les dépravations – j’ai repris ma vie en main. Sport, nouvelles activités et loisirs qui me correspondent, et… That’s it !

      Un PN dans une vie, c’est une tare ou une bénédiction, tout dépend comment vous utiliserez son court passage dans votre existence 😉

      Aimé par 1 personne

Partagez votre opinion !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s