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Le pervers narcissique en famille

Un pervers est, la plupart du temps, issu d’un bouillon de culture pathogène. Il n’est jamais seul, mais s’inscrit dans une constellation familiale qui fonctionne sur un mode toxique. On retrouve souvent dans son entourage familial un ou plusieurs individus dotés des caractéristiques de la perversion narcissique. Il arrive parfois que la famille entière soit gangrenée et se comporte comme une machine de guerre, avec un milieu violent, physiquement et moralement.

La mère d’une telle personnalité est souvent une manipulatrice, mais ce peut être un oncle ou un père difficiles. On s’aperçoit aussi souvent, dans l’histoire familiale, que le grand-père ou la grand-mère étaient identifiés comme des personnalités dures et tyranniques.

S’il est possible que ce caractère présente une dimension transmissible, la personnalité, elle, ne l’est pas. Nul n’est condamné par un quelconque déterminisme à devenir un tyran ou une victime parce qu’il est né dans un milieu délétère. Cependant, dès avant notre naissance, nous sommes porteurs de tout un poids de traditions familiales, d’espérance et de projets plus ou moins réalistes ou névrotiques. Si l’éducation que nous recevons ne met pas l’accent sur l’amour, mais uniquement sur la transmission et l’apprentissage de codes, elle ne remplit pas sa mission, mais ne produit qu’une coquille vide où poussent et s’épanouissent la perversion narcissique et les comportements toxiques. Les codes ainsi viciés, transmis de génération en génération, finissent par engendrer des familles entières au narcissisme fracturé, et porteuses de troubles d’identité.

Les personnalités toxiques vivent en couple comme dans une secte. Elles ont leurs propres codes : la réussite, le silence sur soi, l’intolérance à la différence, le racisme, l’exclusion et la protection contre les autres, ceux qui n’appartiennent pas à la bande. Elles possèdent leurs signes de reconnaissance, vêtements, vocabulaire permettant d’élargir le clan à ceux qui correspondent à leur schéma, fonctionnent en autarcie et se recrutent par cooptation sur des critères préétablis.

Ces familles qui donnent l’illusion que leurs membres sont unis entre eux et interdépendants sont en fait soudées par des relations de dépendance et non par l’amour.

Lorsque la future cible arrive avec sa joie de vivre et son désir d’équité et de justice, elle devient un danger car elle détectera les dysfonctionnements. Elle sera identifiée comme bizarre ou caractérielle et deviendra le souffre-douleur de la constellation familiale ainsi codifiée. Il lui sera difficile d’en repérer les mécanismes, car tout se passe par derrière, dans le consensus. La cible sera donc isolée.

Dans de tels clans, les affaires et les secrets de famille ne doivent en aucun cas être dévoilés.

Souvent aussi de telles familles pratiquent le mélange des genres : incestuel, incestueux, incestes, toujours dans le non-dit. Il y règne une atmosphère malsaine, faite de regards équivoques, d’allusions sexuelles et d’attouchements fortuits. Les barrières entre les générations ne sont pas clairement posées. Cette atmosphère est dite « incestuelle », par opposition à « incestueux », qui marque un passage à l’acte concret. Ici, la sexualité se substitue à la tendresse qui fait défaut. Il peut s’agir de papa « peloteur », de parents sans pudeur, de père qui sort avec sa fille, laissant planer le doute sur leur filiation.

Source : http://adchm.asso.free.fr/spip.php?article10

29 réflexions sur “Le pervers narcissique en famille

  1. S’éloigner d’un pervers narcissique s’il est le père de vos enfants est extrêmement compliqué . Il va les utiliser sans cesse contre vous pour ne pas couper le lien avec vous . Il se nourrit de sa haine parcequ’il en a besoin comme d’une drogue et il passe ses journées à machiner pour entretenir ce lien . Son esprit n’est jamais au repos et tous les subterfuges et mensonges sont bons .
    Arriver á surfer ces vagues de manipulations en essayant de protéger ses enfants devient une partie d’échecs éreintante et vous finissez par souhaiter sa disparition pour respirer .
    Ma solution est de ne jamais répondre à ses solicitations et provocations , de rester sourde á tout et d’attendre qu’il s’empêtre dans ses mensonges et que mes enfants s’en rendent compte . Et le pire que vous pouvez lui infliger , ç’est votre joie de vivre et votre indifférence .
    La vie se charge de le remettre en place .

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    1. je suis tout à fait d’accord mais en attendant il a le temps de détruire les enfants surtout quand ils sont très jeunes et nous ne pouvons rien faire d’autre que d’assister à ce désastre en toute impunité pour lui aucune loi ne protège les enfants d’un parent PN c’est absolument insupportable d’être aussi impuissante, surtout quand sa famille non seulement le soutien mais en plus fait la même chose. J’ai longtemps souhaité sa mort combien de fois ai-je échafaudé un moyen de le supprimer, de telles pensées me rendaient folle de honte mais c’était plus fort que moi. Au bout de 6 ans de procédure, d’appel en appel, le divorce a été prononcé je m’en suis bien tirée au veau financier, je peux dire que j’ai gagné chaque procédure, mais cela entrainait à chaque fois plus de représailles un cercle infernal. Finalement il est décédé d’une leucémie 3 ans après notre divorce. Mais sa famille a pris le relais au niveau des enfants, je suis toujours la femme à abattre…C’est épuisant. Maintenant mes enfants sont adultes, 2 sur 3 ont coupé les ponts avec sa famille mais l’ainé semble de plus en plus lui ressembler…je suis obligée de me méfier de mon propre enfant pour me protéger.

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      1. bonjour
        a quand une loi pour protéger les enfants ? à quand une vraie formation digne de ce nom pour les assistantes sociales et, même, les psychiatres ?

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      2. Bonjour Slv92

        La perversion narcissique n’est pas reconnue par la loi.

        Je pense que la meilleure façon de protéger les enfants issus de relations PN est déjà de mieux informer les personnes non PN afin qu’elles apprennent à reconnaître les drapeaux rouges et à ne pas s’engager avec des partenaires PN. Une fois que le mal est fait, elles doivent apprendre à éviter les pièges manipulatoires qui s’organisent autour des enfants et de leur garde, avoir conscience que l’autre fera son possible pour les faire passer pour des personnes mentalement instables, ce qui est facile quand on voit l’état dans lequel elles sont, le gaslighting et la perte totale de repères.

        Chacun de nous doit se renseigner, faire passer ce blog dans l’entourage ainsi que les autres ressources disponibles dont les vidéos de David Maisondupain qui sont excellentes. Faire de meilleurs choix relationnels, prendre son temps avant de faire des enfants avec une personne qu’on ne connaît pas du tout en fait, et le cas échéant, savoir se défendre contre la manipulation sont des compétences à acquérir impérativement.

        Bon courage à ceux qui sont co-parents avec un(e) PN !

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  2. A reblogué ceci sur whitemoontsukishiroet a ajouté:
    Je suis dans cette situation. Oncle PN pédophile et ma plainte n’a pas abouti au point qu’il n’a même pas été auditionné. Mère PN, toxique au possible, tante qui veut ma mort parce que pour elle ma « mère » est la sienne et c’est tout (elles ont 3 ans d’écart), je me retrouve avec mon mari accusé de pédophilie, comble de la perversion dans cette situation, et personne ne lève le petit doigt… On parle trop peu des PN dans les familles, où on s’en prend à une personne, jusqu’à sa mort (mon autre oncle qui s’est suicidé en 2000), pour agresser de nouveau (moi, en 2001 jusqu’à aujourd’hui encore).
    Le travail et les relations amoureuses ne sont pas les seuls nids de ce genre de comportements abjects. Il est important, j’éprouve le besoin qu’on en parle. C’est comme si on n’existait pas… Merci pour cet article!

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    1. Etant enfant de PN (mère PN, père victime complice) je comprends vos ressentis. Nous enfants de PN n’avons guère le choix: il faut faire avec (en effet, on ne divorce pas de ses parents…). En ce sens nous devons lutter toute notre vie et vivre sans ce refuge que la plupart des gens ont, « une famille/à peu près/normale ».Pour ma part c’est ce sentiment de solitude le plus prégnant, ce que je ressens depuis toujours, être seule au monde. Certes j’ai des enfants, que j’ai protégés au maximum de ce milieu toxique, même si bien sûr ils en ont souffert, un environnement solide, celà est absolument nécessaire et vital. Nous n’avons pas droit à l’erreur, impossible de retourner chez Papa Maman…Qui n’attendent que de nous voir chuter. Dans mon cas j’étais l’enfant bouc émissaire, celui sur lequel on s’acharne et qui prend pour les autres, je n’ai pas eu d’autre solution que de fuir mais la loi m’impose des relations minimales. Il serait bien de réfléchir à cette problématique des enfants de P.N , non ils ne sont pas « foutus par définition » ,fous ou devenus P.N), ils peuvent être indemnes mais pour eux, le chemin est plein d’embûches.J’ai beaucoup lu les livres de Boris Cyrulnik et ses travaux sur la résilience, il y a de ça en nous.

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      1. Merci lunapark…. Je ne sais pas comment vous le ressentez, mais à titre personnel, je me sens mise à part dans les groupes de parole en ligne parce que je ne vois que des personnes en couple ou plus en couple mais encore des soucis avec le ou la PN, et je ne me reconnais pas dedans. Je ne crois pas que l’on puisse comparer ces situations avec celle qu’est la notre: C’est un peu l’inné et l’acquis. On ne peut pas divorcer de ses parents, de sa famille. L’emprise, le travail de sape a commencé à la naissance, c’est très différent. Similaire dans la souffrance, mais très différent dans la démarche. Et je n’arrive pas à voir de démarches. Et je me sens frustrée de ne pas voir de lectures peut-être moins vendeuses sur les victimes de MPN au sein d’une famille, avec toute la dynamique familiale, les racines, etc…. Je ne crois pas qu’on puisse guérir de la même façon quand on est enfant, nièce, neveu etc… de MPN. Et j’arrive de moins en moins à lutter… LE comble, de ne pas exister non plus en temps que victime de MPN de par leur relation avec nous. C’est usant.

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      2. Lunapark, Whitemoonsukishiro

        Je rejoins totalement la vision de Lunapark dans le sens où couper le lien avec les parents pervers narcissiques est la seule solution pour se sortir de là et pour pouvoir mener une existence en tant qu’individu. Si vous ne pouvez pas couper le lien physique, il faut couper le lien émotionnel, être là physiquement tout en étant absent mentalement. La fameuse dissociation. En sachant que la dissociation ne devrait pas être utilisée de façon aussi intensive, elle est là pour nous protéger d’une expérience traumatisante qui par définition, est sensée être ponctuelle. Finalement, la meilleure décision pour protéger votre psychisme est de partir physiquement aussi.

        Il est possible de se sortir du mécanisme à condition de renoncer à :

        – « sauver » la famille perverse narcissique : cette dynamique est toujours multigénérationnelle et il est illusoire de penser pouvoir sauver tous les membres de la famille. Vous ne pouvez faire confiance à personne car ce sont toujours les chaises musicales. Les personnes qui vous sourient aujourd’hui iront vous trahir demain auprès du pervers narcissique pour s’assurer une meilleure place. Vous devez être en permanence sur vos gardes.

        – Changer les choses : la seule personne que vous puissiez changer est vous-même. Vous n’aurez jamais de relation au sens où vous l’entendez avec un parent pervers narcissique. A prendre ou à laisser. Ce qui bloque les victimes de ce genre de famille est cette terrible et persistante illusion de croire qu’avec le temps, tout peut devenir normal avec plus de ceci ou de cela. Il vaut bien mieux lâcher prise et se focaliser sur sa propre vie.

        Pour Lunapark, nous sommes tout à fait capables de faire preuve de résilience comme l’indique Boris Cyrulnik mais le psychisme reste marqué quand on a grandi dans la perversion narcissique. Il y a une différence entre une personne qui a grandi dans l’abus et n’a connu que cela avant d’arriver dans la vie sociale, et une personne qui a eu un environnement familial sécurisant et qui a vécu l’abus plus tard. Dans le second cas, on retrouve ce que n’ont pas les enfants issus de familles PN = la présence d’un socle, d’un cocon de sécurité psychique et physique. Ce qui est la base de tout développement « normal » humain.

        On peut néanmoins être fonctionnel en faisant un travail d’analyse sur soi, comme vous l’avez fait.

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      3. Moi aussi j’ai été le bouc émissaire de ma famille (ma mère et mes soeurs ) . Toute sa vie il faut lutter! mais le pire c’est quand le statut de victime ne vient qu’une fois que la vie est passée, qu’une fois que la vie est faite. A 46 ans, on ne refait pas sa vie, on la poursuit, on la prolonge, vaille que vaille. Mais comme c’est dur!

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      4. Magnifique texte de Y Poncet Bonnissol qui m a permis de travailler et avancer beaucoup dans mon travail de délivrance Ce texte m a très violemment interpelé car c était la 1err fois ou je lisais ce que j avais ressenti enfant Cette terreur que personne ne pouvait deviner
        Je viens d un milieu familial avec plusieurs membres PN J ai pu mettre des mots sur cela qu a partir de 58 ans ( j en ai 62) J ai de nouveau des échanges avec eux a cause de ma mère qui est atteinte d Alzheimer Mais ces échanges a nouveau qui m
        Ont rendu a nouveau malade m ont également permis de me libérer d eux J ai choisi de vivre librement et surtout de vivre en vérité ce que les PN ne connaissent pas et évitent car dangereux pour eux L expérience PN peux nous apporter notre propre liberté si nous voulons vraiment nous en extraire Tout n est qu expérience dans la vie pour nous permettre de nous élever … ou pas Mais il est vrai que nous avons du mal a nous extraite de cette solitude de l enfance

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    2. whitemoontsukishiro: une famille PN c’est un nid de vipères, un jour on t’encense et te soutient, en fonction des alliances perverses des uns contre les autres (oui il y a souvent plusieurs PN « dominants » en quelque sorte), le lendemain on te descend…Comme dit Scarlett c’est les chaises musicales, n’oublions pas ils sont extrèmement matérialistes donc les questions économiques et financières sont omniprésentes…Tu dis ne pas savoir quoi faire, déjà je te conseille de te défendre juridiquement , je suppose que tu le fais et a pris un avocat, il ne faut pas donner dans l’amateurisme avec ces gens là. Se défendre, et puis prendre de la distance, émotionnelle tout d’abord et si possible géographique, c’est encore mieux.
      Ensuite un travail sur soi est necessaire c’est long mais ça vaut le coup. Courage.

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  3. Comment je le ressens? J’ai eu la chance jeune de rencontrer un bon psychiatre qui m’a rassurée et beaucoup aidée. Il connaissait les travaux de Paul Claude Racamier, ce qui était rare à l’époque (années 90).J’étais en grande dépression, phobies sociales intenses, impression d’être folle. Il m’a dit « vous n’êtes pas folle, vous n’êtes pas perverse, vous êtes victime ». C’était important pour moi de rencontrer un professionnel qui m’aide à dékrypter le bourbier où j’étais plongée depuis tant d’années.
    Mais par la suite, tout comme vous, j’ai constaté que nous sommes des personnes (je n’aime pas ce terme de victime, il faut sortir de cet état) silencieuses et ignorées.
    Impossible d’en parler à l’extérieur, celà parait invraisemblable, louche, on pense que nous sommes des mythos ou des personnes fragiles, pas stables, immatures, incapables de s’entendre avec leurs parents…

    Dans mon cas il y a rarement eu agression physique(sauf ces dernières années) ou dépot de plainte (celà a failli plusieurs fois) donc aucun élément concret à avancer, montrer en exemple.

    Il n’y a aucune loi contre le harcèlement moral en famille. On considère qu’en famille, au fond, tout doit s’arranger par la grâce des liens sacrés de la famille, de l’amour parental et filial. Mais quand tout est inversé et qu’il n’y a pas d’affect? Comment celà peut il s’arranger?

    Je pense qu’il faut que les mentalités évoluent, que les psys se renseignent sur la question et cessent de nous mettre dans le même panier que nos parents pervers. Personnellement je n’en parle plus jamais à l’extérieur car j’ai trop peur d’être assimilée à eux, comme c’est arrivé quelques fois. Genre « elle est bien comme sa mère »…
    Sinon je n’ai pas trouvé d’autre solution que la distance ,l’éloignement, et couper un maximum de ponts. Ma mère m’a diffamée auprès de quasi toute ma famille, je ne les fréquente plus, j’en avais marre de devoir toujours me justifier. S’ils ne me croient pas (évidemment ils ne me croient pas pour la plupart), tant pis.Cette perversion familiale pourrit sur la durée tous les liens familiaux.

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  4. bonjour, je viens de lire ces sujets qui traitent du PN ; cela résonne en moi concernant mon ex_ mari je suis assez perdue quant à la façon de protéger mes fils de 11 et 14 ans ; le grand a déjà tout compris il ne veut plus le côtoyer mais le plus jeune souffre énormément de la situation il aime son père et il le voit comme un super papa copain. J’avais mis 800 km de distance entre lui et moi mais comme d’habitude en juin dernier lors d’une visite près de chez nous il m’a encore fait son numéro de Caliméro il m’a fait des promesses par rapport aux enfants et à la façon dont il se conduirait……et puis le cirque a recommencer . Mon jeune fils est hypersensible il a des soucis de l’attention très important et prend un traitement médicamenteux très sérieux ; il semble avoir envie d’aller chez son père ( il sait pour les mensonges et la méchanceté dont il a fait preuve envers moi et son grand frère ) Mais il semble avoir de la peine pour son père limite de la culpabilité. Je me sens responsable de l’avoir fait revenir et en même temps je sais que mon plus jeune a comme un besoin de lui. Je suis un peu perdue. En tout les cas je vais appliquer les conseils pour me protéger mais pour mes fils je ne sais pas trop quoi faire. Merci je me sens un peu mieux et moins isolée.

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  5. assez exceptionnel de rencontrer dans un coin de commentaire des témoignage d’enfants de parents manipulateurs !

    pour ma part mes deux parents sont manipulateurs, dont un a un très haut niveau (du type pervers de caractère pour reprendre un terme à Isabelle Nazare Aga) et ma fratrie n’est absolument pas indemne du problème bien au contraire.

    j’aurais envie de dire que si vous avez tous ces problèmes, et que vous n’êtes pas mort, c’est que vous êtes un sur-résilient ! et je n’écris pas cela pour me lancer des fleurs car des gens en aussi mauvais état psychique vous pourrissent littéralement l’existence.

    impossible en effet de parler du problème avec quasiment tout le monde, enfant, vous risquer toujours une levée de boucliers qui peut de se retourner contre vous, et adulte… et bien il faut une force surhumaine pour échapper à des gens qui ne sont ni des imbéciles, ni bienveillants.
    Fuir, à mon sens n’est pas une solution, je parlerais plutôt d’une distance, d’une grande distance, d’une énorme distance a prendre, et là je m’écarterais quelques peu des propos de Scarlet en ne recommandant jamais la dissociation, parce que la dissociation est un état recherché par les parents manipulateurs (je parle d’une situation ou la famille nucléaire est entièrement concernée), parce que comme le montre le livre de Martha Stout « the myth of sanity », vivre profondément « dans sa bulle » conduit a des états mentaux désastreux en nous sommes ici en terrain miné. la distance doit donc être physique, morale, et intellectuelle, le pervers peut être très intelligent et à ce niveau s’il est souvent écrit qu’un pervers n’a pas d’empathie, il possède tout à fait la capacité de se représenter la souffrance de l’autre et ses blessures -puisqu’il les provoquent et en jouit- ce genre de personnalités déviantes, appelons un chat un chat, sait parfaitement comment la dissociation mine l’autre, mais on peut préserver son intégrité psychique autrement, en étant bon dans les domaines où nous excellons. Mon père se présente comme un homme sûr, responsable, il n’admet aucune contradiction, à la manière d’un patriarche de mafia et se pose en « know-it-all », alors que ces connaissances sont superficielles dans un très grand nombre de domaine.

    avec plus d’un parent PN, hypermanipulateur etc… il est difficile d’échapper à sa famille, parce que le travail de sape aura toujours été là et sur de très nombreux fronts, pour s’arracher à l’attraction terrestre, il faut au moins une vitesse de 12,5 km/s sans quoi votre missile ou votre fusée fini toujours par retomber au sol, que dire lorsque votre monde pèse deux fois, trois fois, six fois plus lourds que celui des autres ?

    les enfants de plusieurs parents manipulateurs vivent dans un trou noir au delà de l’horizon des évènements et ils leur faut une toute autre force que celle nécessaire pour s’arracher à un parent manipulateur profitant d’un autre parent qui laisse faire, car ici il y a bel et bien actions coordonnées et malveillance décuplée.

    j’ajouterais que contrairement aux cas terribles et terrifiants des personnes qui se sont retrouvées embarqués dans une relation ultra-toxique avec un conjoint ou une conjointe manipulateur, il n’y a vraiment pas de la part des enfants victimes et chez les adultes qu’ils sont devenu, de syndrome de co-dépendance inconscient ou de personnalité dépendante. A aucun moment la promiscuité avec des déséquilibrés n’a été voulu, choisie ou acceptée, elle aura toujours été subie.
    Aussi les méthodes qui fonctionnent pour les personnes ayant eu a échapper aux manipulateurs une fois adulte, ne fonctionnent que très partiellement chez les enfants de plusieurs manipulateurs.
    Certains d’entre eux peuvent être de véritables psychopathes, d’autres des sociopathes et d’autres des personnes résillientes certes chahutées, mais à la personnalité ultra-solide. Comme je l’écrivais en commençant, si vous ne vous êtes pas suicidé, si vous n’êtes pas mort d’accident, que vous avez évité les sabotages et les campagnes calomnies qui peuvent vous menée jusqu’à la camisole ou la détention, c’est que vous êtes probablement en titane question équilibre.

    alors toi mon ami, ma soeur, je te dirais de croire en tes qualités, de croire aussi que la nature humaine peut tomber extrêmement bas, mais qu’elle n’est pas fondamentalement viciée, dénaturée parce que si tu y songes bien tu en est déjà la preuve par l’équilibre que tu as conservé malgré, je te dirais ce que je me dis aussi, de t’accrocher à l’absolu, si je n’avais pas crû au Dieu de Saint Thomas d’Aquin, je n’aurais jamais trouvé ni explications ni force pour faire face à la fureur, à la méchanceté gratuite, à la mauvaise foi assumée, et à toutes les ignominies que produisent des identifications projectives en stéréo.

    notre force, est dans l’intelligence et la recherche de ce que les manipulateurs n’auront pas, la quête de la Sagesse au sens le plus noble du terme, les deux ensembles, et non l’un ou l’autre.

    Nous ne pouvons pas ne pas aimer nos parents, car ils représentent toujours plus qu’eux même, ceux qui devaient nous permettre d’atteindre la maturité par le respect et l’amour bien compris, n’auront cherché qu’à exercer une emprise pour se servir du respect et de l’amour véritable comme d’objets. Nous ne pourrons jamais trouver asile dans la famille – c’est le premier conseil qui vient à l’esprit de tout le monde, y compris et avant tout dans l’esprit de ceux qui endure une famille terrible – mais comme disent quelques part les Ecritures, « toute parole (réellement) bienveillante est pure », même tombant de la bouche ou des lèvres des plus terribles, il y a des pépites et des plus que frères partout dans notre vie, et s’est par là en fait que nous ne sommes pas mort de fin et de froid, même lorsqu’on a eu l’enfance de David Coperfield, il y a eu des gens par moment pour nous donner l’image et la ressemblance vrai de amour sans feintes.

    personne n’est condamné à ne rencontrer que des affreux, et on reconnaît de loin les affreux, bien avant de leur adresser la parole, lorsqu’on en a cotoyé de près depuis l’enfance. ils se trahissent toujours par une idiosyncrasie particulière il suffit d’observer, celui qui n’aime pas la vérité peu dire qu’il l’aime, mais ses actions, son manque d’empressement à la défendre trahira toujours, qu’il ne l’aime pas assez.
    il y a dehors tout un tas de gens qui se shootent à la prises de risque, qui sont trop désinvoltes, et dont les attitudes, la gestuelle, a quelque-chose de décalés, de faux, dans le rythme, le tonus soudain et fugacement trépidant, la vivacité en étant bien trop appuyée. C’est cela entre autre que nos entrailles nous disent lorsqu’on sent un malaise à leur approche. Il ne faut pas fuir à cause du stress, on se débiliterait le caractère ( et ces gens là ne cherche pas autre-chose pour nous destabiliser durablement), il faut s’écarter de là comme on le fait avec un serpent ou encore face la vivacité d’une flamme, on ne risque pas grand chose lorsqu’on ne met pas la main délibérément dessus.

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    1. Bonjour,

      Le cerveau s’adapte à toutes les situations et l’être humain peut survivre à un contexte extrême. On ne sort jamais indemne d’un tel terreau mais on peut y survivre 😉

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  6. Bonjour, étant concernée (deux parents manipulateurs dont une très toxique) j’ai relevé ceci:

    Comme je l’écrivais en commençant, si vous ne vous êtes pas suicidé, si vous n’êtes pas mort d’accident, que vous avez évité les sabotages et les campagnes calomnies qui peuvent vous menée jusqu’à la camisole ou la détention, c’est que vous êtes probablement en titane question équilibre.

    Exact c’est ce que me disait mon psy…

    Et oui moi aussi je les vois arriver de loin les PN, ils se trahissent très très vite du départ, impression confirmée en quelques jours de fréquentation.

    Effectivement aussi, je ne suis pas du tout dépendante affective.

    oui il y a des enfants de PN (un et sans doute deux) qui survivent, certes cabossés mais nous sommes intacts et avons notre pleine lucidité, spectateurs de ce monde où trop souvent la perversion fait des ravages, particulièrement habiles à la repérer et la dékrypter.

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  7. La dissociation je pense qu’on l’a tous plus ou moins pratiquée, enfant, de façon inconsciente , et celà a produit des troubles, mais on a su reprendre pied dans la réalité. Adulte, plus jamais et c’est à éviter bien sûr, c’est assez dévastateur question psychisme.

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  8. Bonsoir et merci pour cet article et reponses ou comme j ai pu le lire on se sent moins seul.

    Malheureusement j ai pris conscience bien trop tard de ces comportements qui detruisent des familles. Force de constater par l experience d une soeur et un beau frere pervers et manipulateurs qu ils savent parfaitement s entourer des personnes pour arriver a leur fin coûte que coûte et détruire leurs proie sans scrupule en orchestrant des scenariis bien ficeles. Malgres des precautions, comme j ai pu mettre en oeuvre avec mon père aujourd hui atteind d alzaimer, ils arrivent a leur fin et me laisse penser que cela engendrera des problemes de justice grave et a tort. Alors que toute notre vie nous (mon epouse et moi meme) nous sommes occupes de mes parents et grand mere pendant qu ils etaient occuper a leurs projets (vacances, loisirs)….mais l appat du gain semble bien attirer…

    Je n ai pas pour habitude d ecrire sur des blogs, sites, mais au vu de ce que j ai pu lire que je trouve parfaitement clair et ressemblant de pres aux comportements de pervers, j ai passe le cap.
    Cordialement

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    1. Bonjour,

      Merci de votre commentaire qui rappelle que les pervers narcissiques existent bel et bien, qu’il sont dangereux et totalement sans conscience. Ce n’est pas un jeu d’avoir affaire à eux, surtout dans la famille.

      Bon courage à vous !

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  9. @Scarlett

    Cette phrase d’attaque est nucléaire:
    « Un pervers est, la plupart du temps, issu d’un bouillon de culture pathogène. Il n’est jamais seul, mais s’inscrit dans une constellation familiale qui fonctionne sur un mode toxique. “
    Aussi puissante qu’un parfum, la suite est de l’eau de parfum….
    J’ai un couple qui illustre parfaitement cette image dans ma tête quand je vivais en Europe, des politiciens.

    Even Steven SPIELBERG n’aurait pas pu crée d’aussi dangereux spécimen, du mari à la fille et comme le dit si bien @lesjumeaux ils défraient la chronique judiciaire sans passer par la case prison, pour l’instant….

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  10. Comme certains, je suis issue d’une famille de pervers qui transmet ses règles haineuses et animales depuis des générations. Le divorce de mes parents lorsque j’avais 8 ans, n’a pas suffit à briser la chaine. Au contraire chacun de mes parents a su habilement recomposer de son côté une famille perverse (c’est pas difficile, il faut juste trouver d’autres pervers).

    Mon père maniaco/dépressif, trahi par ce divorce, a transféré sur ma soeur et moi toute sa mélancolie. Délaissée je me suis réfugiée dans le dessin et les études. Plus tard, par identification à mes agresseurs géniteurs j’ai continué à vivre avec des pervers et leurs familles, j’ai même perpétué sans m’en rendre compte des relations amoureuse, amicales ou professionnelles avec d’autres pervers…

    je découvre aujourd’hui à 48 ans que je proviens d’une longue lignée de pervers et que si je ne me prends pas en main en refusant toute cette culture familiale toxique, je continuerai à vivre avec eux et pour servir leur cause.
    Mon fils reproduira le schéma et ainsi de suite (d’autant que comme vous pouvez vous en douter son père est un pervers…).

    La séparation a été très difficile et j’ai été réduite à néant (ou presque, car à l’inverse du pervers je ne suis pas comme on dit en rigolant qu’ « un bout de néant »).

    L’amour a disparu dans ces familles perverses et il ne reviendra pas. En tout cas ce n’est plus à moi de l’y réinsérer, comme j’ai tant essayé de le faire, je n’en ai pas vraiment le pouvoir, même si j’y ai cru par instinct de survie.

    Pour que l’amour revienne en eux, ils doivent se faire soigner par un professionnel qui saura s’opposer à leur désir de destruction et le remplacer par un désir d’exister par soi-même. Alors ils grandiront et deviendront des adultes autonomes, capables de trouver des solutions sans détruire…
    Mais pour ça il faut aller au-delà de « l’ ici et maintenant »…

    Méfions-nous des adultes qui à l’instar des nourrissons veulent tout tout de suite, cédant à toutes leurs pulsions. Le tyran adulte, est un tout petit qui n’ a pas eu la chance de ressentir cela à sa naissance afin de pouvoir s’en dégager par la suite… Il n’est donc pas humain et imposera ce besoin viscéral et perpétuel à son entourage.

    Heureusement pour moi le contact de ma soeur jumelle dans le ventre de ma mère et dans la vie par la suite, a compensé ce vide mortifère que j’allais rencontré rapidement auprès de parents puissants et immortels… c’est du moins l’imposante image que j’ai eu d’eux dès mon plus jeune âge.

    Courage on finit par se sentir en vie même quand on a été engendré par des robots!!!
    Quelques séances avec un bon thérapeute sont toutefois indispensables. En tout cas pour moi.
    M

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    1. Bonsoir M,

      J’aime bien votre passage suivant :

      « Pour que l’amour revienne en eux, ils doivent se faire soigner par un professionnel qui saura s’opposer à leur désir de destruction et le remplacer par un désir d’exister par soi-même. Alors ils grandiront et deviendront des adultes autonomes, capables de trouver des solutions sans détruire… »

      Lol, le « professionnel » dont vous parlez s’appelle Dieu (ou quel que soit son nom), la force qui a créé ce monde et qui a aussi créé les prédateurs ;).

      Seul un miracle de cet ordre peut inverser le processus !

      Vous avez été forte et courageuse d’avoir choisi une autre route que celle de la haine. Je DÉCONSEILLE fortement et de toute mon âme, à quiconque, de tenter de « sauver » un pervers. Laissez tomber. Passez rapidement à autre chose. Ce n’est pas votre responsabilité de sauver cette personne.

      Le système pervers est une toile de mensonge et de manipulation qui n’a pas de début et pas de fin non plus. Quand vous croyez avoir enfin atteint le coeur, vous vous apercevez qu’on vous a encore entourloupé et qu’on utilise une fois de plus votre compassion contre vous. C’est un trou noir, qui absorbe tous ceux qui s’en approchent, une entité qui occupe un vaisseau fantôme. Il n’y a plus rien à l’intérieur d’eux à part un programme logique, froid et destructeur. Il n’y a pas d’essence, pas d’identité, pas d’âme donc ZÉRO capacité à comprendre, approcher, toucher du doigt le concept « d’amour ».

      Peace, les amis!

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  11. Bonjour,
    Je suis moi-même issue d’une famille de PN (père ultra violent et frère). Après avoir supporter sa violence(coups, humiliation, faire semblant de l’étrangler, a essayé de l’ébouillanter avec de l’huile, j’arrête là car ça m’est insupportable) pendant 23 ans, j’ai réussi à persuader ma mère de quitter ce malade. Mon frère l’a disputée. 16 ans après elle a réussi à couper les ponts et moi aussi mais elle est toujours aussi naïve. Elle ne veut pas voir que mon frère est pareil. Quand il vient la voir , elle n’a qu’une envie c’est qu’il parte. Il ne cesse de critiquer,humilier, rabaisser et parfois se met à hurler sans raison. J’en suis venue à le menacer physiquement du coup il ne vient presque plus(1 fois par an mais c’est suffisant pour faire des dégâts). Je comprends que c’est son fils mais il a toujours été méchant(enfant, il remplaçait mon père quand il n’était pas là et a essayé d’abuser de moi à plusieurs reprise et qui était la fautive?)et le sera toujours. Elle n’accepte pas que des personnes puissent être aussi mauvaises. J’estime que le lien familiale ne vaut plus rien dans de telles circonstances et qu’il n’y a qu’une seule solution : couper les ponts. Donc si vous êtes dans cette situation, ne culpabilisez pas, fuyez, car eux n’ont pas le moindre remord.

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