Témoignage d’un homme : « Elle s’est appuyée sur mes faiblesses pendant 1 an »

C’est la première fois que je reçois un témoignage masculin et je remercie chaleureusement le lecteur du blog qui nous fait partager son expérience avec une femme perverse narcissique.

On retrouve les mêmes « ficelles » qu’avec les hommes pervers narcissiques. Les femmes ont souvent plus tendance à jouer sur le registre de la fragilité due à leur condition.

Je vous invite à lire, en complément au témoignage de Pascal., mon article sur les femmes perverses narcissiques.

Vous pouvez laisser un commentaire en bas du témoignage !

 *****

Tout d’abord merci pour votre blog qui a été, et est toujours, une ressource extrêmement précieuse quant à ma situation.

Je m’appelle Pascal, j’ai 21 ans, et vient de passer la pire année de ma vie, sans m’en rendre compte plus tôt, malheureusement. Seulement une année me direz-vous, sans doute.

J’ai rencontré cette fille, Anna, en septembre 2013, après avoir vécu une situation difficile, étant tombé amoureux d’une amie s’étant avérée lesbienne, information apprise 1 an et demi plus tard, en février 2013.

J’étais mal dans ma peau, terriblement mal. Puis Anna est arrivée, et m’a fait sortir de tout cela.

Du moins je le pensais, tout était terriblement parfait il faut dire, au début. J’arrivais enfin à ressentir ce que je pensais être de l’amour pour une autre fille, moi qui n’avais eu qu’une seule relation quelques mois auparavant cette rencontre, dans l’optique d’oublier ce que je ressentais pour mon amie de l’époque, sans succès.

Évidemment, Anna savait tout cela, elle connaissait déjà toute mon histoire avant même que l’on se mette ensemble. Elle connaissait mes faiblesses, et a su s’appuyer dessus, petit à petit durant une année.

Juste après notre premier bisou, et donc que l’on se mette ensemble, elle m’a avoué ce qui était son plus lourd secret, en m’indiquant que j’étais un des seuls à le savoir, en plus de sa famille.

Elle avait une sorte de relation fusionnelle avec une « amie », elle vivait pour elle et ressentait tout ce que son amie, Sarah, pouvait ressentir. Malheureusement, Sarah était atteinte de la mucoviscidose, et de ce fait il ne lui restait plus que très peu de temps à vivre.

Elle était très imprévisible, et parvenait à passer d’une réaction de joie à une profonde tristesse en l’espace de quelques minutes. J’étais abasourdi par cela, mais également fasciné il faut le dire.

La première crise est arrivée finalement très tôt, 3 semaines après que l’on se soit mis ensemble, elle était partie sans me dire au revoir après les cours, avec le masque qu’elle avait l’habitude de prendre pour me faire comprendre que j’avais fait une erreur. L’erreur en question ce jour-là ayant été d’avoir, selon elle, parlé plus durant les 2 heures de cours à une amie plutôt qu’à elle.

Des crises comme celle-ci sont revenues régulièrement, et je me suis efforcé, avec une peur et pression constante, d’être le plus parfait possible à ses yeux. Elle m’a façonné à son image, alimentation, mode de vie, style vestimentaire et j’en passe.

Toutes ses réactions de colère, ses rabaissements, son ignorance, ont été justifiés par cette Sarah, qu’elle m’a annoncée morte le 7 mai 2014.

Bien entendu, je n’ai jamais pu rencontrer Sarah, étant constamment à l’hôpital, elle ne voulait pas que je la voie dans un état second, et m’a fait miroiter de nombreuses rencontres, jusqu’à l’annonce de sa mort.

J’ai toujours cru du plus profond de moi à son histoire, pourtant invraisemblable d’un œil extérieur. C’est une amie très proche de moi qui a commencé à me faire prendre conscience de la vérité, 10 mois après, voyant mon état de détresse aggravé jour après jour.

Anna m’avait montré une unique photo de Sarah qu’elle avait dans son téléphone, sans même me donner le nom de famille, j’avais ainsi recherché en fonction du prénom et ai retrouvé ladite photo sur le Facebook de Sarah.

Elle a ainsi enquêté quelque peu sur Sarah, trouvé certains comptes de ses réseaux sociaux, qui à ma grande stupeur étaient toujours en activité, des photos étant postées régulièrement. A ce moment-là, je refusais de le croire, mais au fond de moi je le savais.

J’ai osé lui en parler et émettre un doute quant à la mort de Sarah, au bout de 11 mois. Elle m’a justifié les photos postées par le fait que sa cousine n’acceptait pas sa mort, et continuait à faire vivre ses comptes. Une explication plausible je m’étais dit, après tout il n’est jamais évident de faire le deuil.

Après lui avoir émis ces doutes, le calvaire que je vivais n’a fait que s’amplifier, et ses réactions et propos étaient de plus en plus frappants, blessants et marquants.

J’étais vide, sans force et subissais chacun de ses caprices sans broncher. M’exclure de mes amis, critiquer régulièrement mon aspect physique, mes activités était devenu pour moi une part de notre couple, je faisais avec ou Anna partirait.

temoignage-femme-pnLes reproches ont ainsi été crescendo durant notre relation, commençant tout doucement par des petites remarques sur mes méthodes de révision (à la dernière minute alors qu’elle est quelqu’un de très organisé, fonctionner comme ça me permettait de mieux travailler en étant sous pression, chose qu’elle trouvait totalement immature, un reproche qui ceci dit n’est pas totalement dans le faux je trouve encore aujourd’hui).

Des remarques sur mes capacités de mémorisation, en oubliant certains événements par exemple sont ensuite venues s’insérer progressivement, tout en m’indiquant que ses méthodes, et rien que les siennes, sont les bonnes.

Tout ceci pour arriver à des remarques réellement blessantes sur mon physique, je suis quelqu’un de très mince, et elle m’a tout d’abord dit une fois en regardant droit dans les yeux avec une froideur hallucinante que mon corps lui faisait penser aux petits garçons atteints de leucémie qu’elle avait rencontrés lors de toutes ses visites à l’hôpital (Pour Sarah, elle était ainsi bercée depuis son enfance dans le monde des maladies et aurait vu une vingtaine d’enterrements de ces petits garçons, la leucémie étant une maladie frappant de manière très précoce malheureusement…). Je n’ai aujourd’hui aucune idée de si tout cela est vrai ou non, une psychologue m’a indiqué qu’une adolescente de 15 ans ne pouvait techniquement pas avoir un vécu aussi profond et avoir vu tous ces enterrements).

Elle m’a par la suite indiqué qu’elle faisait des cauchemars de moi la nuit, me voyant régulièrement apparaitre dans les camps d’Auschwitz, en train de brûler, c’est sans doute celle-ci qui me frappe le plus encore aujourd’hui.

Je passe sur les nombreuses situations qu’elle a pu me raconter pour que je culpabilise un peu plus sur sa situation, elle se faisait toucher plusieurs fois à chaque trajet dans le RER, se sentant violée, elle n’avait pas d’argent pour manger le midi ou pour sortir (drôle de paradoxe pour quelqu’un ayant un parent capable de payer une année à plus de 10 000 €), n’hésitant pas à lui acheter de nombreux vêtements de marques, des douleurs atroces au dos (plusieurs IRM n’ont pourtant rien révélé) mais aussi au ventre, l’empêchant de manger à sa faim sous peine de voir son estomac exploser, et ce jusque la fin de sa vie selon le médecin (les hamburgers mangés devant moi ne m’ont pourtant pas alerté, encore une fois).

 

Elle se portait donc comme la plus malheureuse du monde, et je n’avais pas émettre de doutes sur tous ces faits sous peine de la voir se braquer totalement ou de s’emporter.

La manie se s’emporter à chaque petit conflit de manière déraisonnable était aussi récurrente, après quelques mois de relations (peut être 3, voir 4), j’en venais à compter le nombre de jours durant lesquels nous ne nous disputions pas

Elle détestait ainsi le café ou l’oignon que je pouvais prendre à certains repas, au vu de l’haleine provoquée après ça (effectivement pas agréable, mais évidemment j’ai une hygiène que je pense tout à fait normale et me brosser les dents avant de se coucher en faisait partie…).

Elle haïssait également les fumeurs, ce que j’étais, forcément. Sa pire réaction a été après un dîner que j’avais organisé chez moi pour fêter le poste en alternance (pour une fois qu’on y allait, mes WE se résumant à aller constamment chez elle, sans exception, ne pas la voir un samedi ou un dimanche après-midi lui laissant ressentir un manque d’attention qu’elle me faisait payer).

Les reproches sur la cigarette sont évidemment fondés, il n’y a rien d’agréable pour un non fumeur à sentir l’odeur de cigarette sur mes vêtements, ou encore à voir l’être aimé (ce que je pensais être) se détruire la santé aussi bêtement. Pendant que Sarah elle, n’avait rien demandé à la vie et voyait chaque jour passé la rapprocher un peu plus d’une fatalité inexorable…

La cigarette de trop l’a ainsi mise dans un état jamais vu auparavant, où elle m’a mordu, frappé, a menacé d’appeler la police en leur indiquant que c’était moi qui l’avait tapée. La police est arrivée quelques minutes après, appelée par les voisins ayant entendu ses cris. J’étais dans un cauchemar, tout simplement, pour une cigarette, celle de trop me disait-elle, ayant indiqué un nombre comme 577, toutes celles fumées devant elle. L’arrivée de la police l’a directement raisonnée, et elle s’est excusée en indiquant que c’était elle qui s’était énervée.

Le lendemain, je lui pardonnais tout et arrêtais de fumer sur-le-champ.

Elle m’a finalement quitté quelques semaines après que j’aie émis des doutes quant à la mort de Sarah, indiquant qu’elle n’arrivait plus à sortir d’une dépression causée par son décès, qu’elle n’avait plus la force de vivre.

J’étais écroulé, j’avais perdu la seule personne qui comptait au monde pour moi, et pensais à cet instant que par ma faute, elle n’avait pas réussi à passer outre la relation avec Sarah et que son suicide allait s’avérer certain.

Après être allé voir 2 psychologues, j’ai compris que j’avais affaire en réalité à une manipulatrice.

Tout ce que je racontais et avais vécu correspondait aux recherches effectuées, et je me voyais foudroyé d’une vérité qui m’a été confirmée après la courte entrevue que mon père a eue avec sa mère, un mois après notre séparation : l’histoire de Sarah n’était qu’un flot de mensonges pour que je m’apitoie sur elle et qu’elle puisse faire ce qu’elle avait envie de moi.

En me faisant croire qu’elle pouvait ressentir à la seconde près ce que Sarah pouvait ressentir, et donc les douleurs liées à sa maladie, je ne pouvais qu’être impuissant face à ses nombreuses colères, les pensant à chaque fois normales. A noter que la maladie de Sarah est effectivement bien réelle et m’a été confirmée, seule toute l’histoire de « lien » et sa fausse mort ont été inventées, lien étant le pilier de notre relation, forcément.

Nous sommes dans la même école avec Anna, une école de commerce, pas dans la même classe, ayant choisi l’alternance, pour elle, histoire de gagner un petit peu d’argent me permettant de lui faire toujours plus de cadeaux.

La peur de la croiser est constante, dans le RER, dans l’école, au centre commercial,…

Elle ne m’avouera jamais qu’elle m’avait menti, j’en ai encore l’espoir, mais j’ai bien compris que ce ne serait jamais possible.

Je tente de me reconstruire petit à petit, m’appuyant sur des morsures et crises subies supplantant peu à peu les nuits où nous avons fait l’amour et où j’avais enfin une attention qui me paraissait de plus en plus rare, jour après jour…

Malgré la prise de conscience de ce que j’ai subi durant une année, mon attachement reste total pour Anna, elle pourrait claquer des doigts que je reviendrais, j’ai réussi à rompre tout contact téléphonique fort heureusement, en ayant pris sur moi comme jamais.

Le manque est terrible, pourtant cela fait maintenant 2 mois que l’on ne m’a pas insulté, pas frappé, pas isolé, l’absurdité est encore totale dans mon esprit.

J’espère avoir été assez clair dans mes propos, j’ai essayé d’aller à l’essentiel en passant des détails qui accumulés ont pourtant toute leur importance, hélas.

Je vous remercie du temps pris à avoir lu ceci, si cela peut aider certain je n’en serais que plus heureux.

 

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9 réflexions sur “Témoignage d’un homme : « Elle s’est appuyée sur mes faiblesses pendant 1 an »

  1. Merci à vous, Pascal, j’espère que vous vous remettrez sans trop de cicatrices de cette année en enfer et bravo pour le courage d’avoir mis ce témoignage, il aidera les autres et peut-être contribuera à votre libération.
    Les femmes PN sont terribles aussi, j’ai entendu d’autres histoires.
    Et toujours merci à toi, Scarlett pour ce blog si précieux

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  2. Un témoignage de plus qui s’ajoute aux autres, avec toujours les mêmes similitudes … Chaque histoire est différente, mais la douleur ressentie est la même.
    Les PN, hommes ou femmes, sont tristement standards, c’est vrai, ils ont tous un comportement similaire … Comme si ils avaient tous été fabriqués dans la même usine.
    J’ai eu affaire à un homme pervers narcissique, et moi aussi j’ai eu droit au secret très grave confié au début (mensonge pour apitoyer), aux crises de paranoïa et de colère injustifiées, aux critiques et moqueries incessantes, à l’indifférence … etc
    Je ne peux que vous comprendre. Elle vous a quitté parce qu’elle voyait que vous commenciez à découvrir des vérités sur elle, et un(e) PN fait tout pour préserver son image « parfaite ». Ce sont des mythomanes, des malades du mensonge, ils mentent comme ils respirent. Mais cette prise de conscience de votre part est une chance, car le pire c’est de ne pas savoir. Beaucoup de courage, et sachez que vous êtes mieux seul, que mal accompagné.

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  3. En espérant que mon témoignage puisse apporter à toutes les personnes désirant trouver des réponses à leurs interrogations.
    Manon, j’ai pu lire votre témoignage qui m’a énormément apporté déjà, puis qui m’a frappé de par les similitudes de nos histoires, comme si effectivement la personne en face n’était que simplement « formatée » en quelque sorte, alors que pourtant aucun rapprochement n’est possible, c’est très étonnant mais ne fait que montrer la démarche classique de ces personnes, ce qui servira pour le coup je l’espère aux éventuelles cibles.
    J’ai eu effectivement énormément de chance que sa mère accepte de discuter avec mon père, avoir enfin un avis du côté opposé en quelque sorte, apporte la confirmation de tous les doutes émis, sans se demander si c’est simplement des affirmations émises pour nous faire du bien comme nos proches peuvent le faire, ou pas.
    C’est cette discussion qui m’a apporté le déclic final, j’aurais sans doute continué à culpabiliser et sombrer sans cela.

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    1. Merci d’avoir lu mon témoignage, je suis contente qu’il vous ait aidé d’une façon ou d’une autre.
      A force que tous les PN répètent toujours les mêmes comportements, je pense que de plus en plus de personnes sauront que ce n’est pas un mythe … mais qu’il existe réellement des gens au comportement pathologique, qui ne changeront jamais.
      Tous les témoignages se rejoignent par des similitudes flagrantes. Quand on a vécu ce genre d’emprise une fois dans sa vie, on est sûrement mieux armés pour reconnaître les PN par la suite.
      On apprend toujours pas mal de choses en discutant avec les proches des PN, surtout la famille, car eux les connaissent depuis qu’ils sont nés … Moi aussi ça m’a permis de confirmer ce que je pensais, et après plus aucun doute possible.

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  4. Superbe temoignage.
    Surtout tenez le coup..continuez de rester sans contact c est la meilleure facon de briser l emprise qu elle a encore sur vous et qui va s estomper. Courage.

    Bien cordialement

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  5. Bonjour,

    J’ai tellement mal… J’ai tellement peur de penser que cette fille que j’ai tant aimée et à qui j’ai tant donné était une PN… Ce qui reviendrait à dire qu’elle ne m’a jamais aimé.

    Cela fait 3 mois qu’elle m’a abandonné et je souffre tous les jours de ce manque malgré le soutien de mes proches qui m’ont averti dès la première minute de ma relation avec elle 3 ans plus tôt…

    Tous les signes sont pourtant là : perfection des premiers temps jusqu’à me faire quitter une relation de 8 ans pour elle en utilisant le sexe, la victimisation et mes failles. Puis les mensonges constants, quotidiens, puis la tromperie (elle m’a trompé sans aucun répit pendant ces 3 ans). Je le découvrais puis lui pardonnais puis elle me faisait culpabiliser de ça jusqu’à ce que je l’implore de revenir presqu’en m’excusant, la dévalorisation, la déshumanisation, la violence verbale et même physique, l’emprisonnement émotionnel, la manipulation, tout y est passé…

    Les gens qui me connaissaient ne me reconnaissaient plus et je sombrais, plus profondément à chaque horreur qu’elle me faisait subir mais toujours plus amoureux et plein d’excuses pour cette pauvre petite chose qui avait eu une vie si difficile. Moi seul pouvais la comprendre et l’aider vous imaginez. Notre relation était spéciale, magique et méritait tous mes sacrifices sans avoir quasiment aucun retour en dehors de certaines phases où d’un coup elle semblait tout donner (et quel bonheur alors…). Phase que j’appréhendais de plus en plus car je savais que le retour de flamme allait arriver et serait proportionnellement violent a ce qu’elle avait « donné »…

    J’aimerais raconter plus en détail cet histoire mais j’ai mal, je me sens détruit, vidé, déshumanisé…heureusement que je suis solide dans un travail à responsabilité et très bien entouré… Mais voilà, malgré tout cela je l’aime encore et je souffre de ce manque tout les jours… Les gens n’arrivent pas a comprendre et me traitent de maso.

    Je suis perdu car en lisant tout cela je la retrouve à 100% (actuellement une nouvelle victime et elle me dit avoir enfin changé pour elle, que je l’ai aidée a comprendre plein de choses et qu’elle arrive maintenant à donner, à faire confiance et qu’elle vit avec cette personne en gros tout ce que je lui demandais), je la retrouve a 100% mais pourtant c’est ma santé mentale que je remets en question en me disant que je la nomme de PN pour me dédouaner de ma faiblesse mais qu’en fait tout est de ma faute et que c’est elle qui a raison d’être passée si vite à autre chose en me traitant de la sorte.

    Je consulte mon premier psy ce soir et j ai peur….
    Je n ai pas vu mon ex depuis 3 mois et je dois peut-être la voir dimanche pour mettre les choses à plat comme elle dit… J’ai peur, j ai mal et je ne sais plus quoi faire.
    Tout s’embrouille dans mon esprit…

    Je m’excuse d avance si tout ceci n’est pas clair

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    1. Bonsoir @Oliko,

      La question à vous poser n’est pas de savoir si votre ex est une perverse narcissique ou non mais plutôt ce que vous aimez chez elle et quelle est votre définition d’une relation amoureuse. Qu’attendez-vous exactement de l’amour ? Sans prendre en compte ce que les autres vous disent, demandez-vous si c’est normal pour vous de vivre dans l’angoisse de l’humeur de l’autre et dans l’infidélité constante. Qu’êtes-vous prêt à accepter pour être avec cette personne ? Où est votre limite ?

      Une relation se joue à deux donc si vous ne mettez pas de limite, ce n’est pas l’autre qui en placera pour vous surtout quand vous avez en face de vous quelqu’un qui vous abuse dans tous les sens du terme. Je vous conseille vivement de vous poser toutes ces questions. De quoi avez-vous peur ? D’être seul et de ne plus jamais retrouver une autre femme ?

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  6. bonjour,
    je comprends bien tout ce que vous décrivez mais pensez vous réellement souffrir par amour ou du manque que cette relation a engendré ?

    parce que dans l’amour, il n’y a pas de souffrance, par contre dans la dépendance c’est une toute autre histoire …

    dans nos histoires, nous sommes convaincu d’avoir rencontré l’amour ou plutôt ce que nous croyons percevoir comme de l’amour mais nous devons également faire face à son opposé, c’est à dire de l’irrespect, de la tromperie, de la manipulation, de l’hostilité, de l’indifférence, de la violence psychologique etc …
    mais ce n’est évidemment pas cela l’amour … ceci est une vie dans la dépendance et la peur … et c’est là dessus qu’il faut travailler pour s’en détacher, en plus de porter une culpabilité qui n’a pas de sens
    il vous faut comprendre que cette personne projete ses propres défauts sur vous, et surtout qu’elle ne changera jamais …
    c’est bien sûr bien plus facile à dire qu’à faire mais scarlett le definit parfaitement dans tous ces thèmes …
    alors vous avez le choix de continuer une relation qui vous fait du mal ou vous demander ce qui est bon pour vous …
    ce qui est sûr , c’est que toutes les dépendances naissent et finissent dans la douleur
    il faut , je pense , devenir responsable de son bonheur et comprendre que tout ce dont nous avons besoin se trouve en nous …

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    1. Bonsoir @Ludo,

      Vous avez tout à fait raison dans votre commentaire et vous avez très bien compris la différence entre aimer une personne et en être dépendant. Très souvent, la personne dépendante n’aime pas l’autre. Tout ce qu’elle souhaite est « être avec une autre personne ». Ensuite, la personne dépendante essaye désespérément de modifier une situation qui est clairement abusive mais qui est mieux pour elle que la solitude. Pourquoi cette obsession du changement de l’autre à tout prix…? Un abuseur ne peut pas changer quand tout lui indique qu’il a raison d’abuser…

      Tant que la prise de conscience de la dépendance n’est pas effectuée, il est impossible de passer à autre chose.

      Et effectivement, seul l’amour de soi est la clef. Les autres autour de nous n’ont pas pour rôle de nous aimer quand nous sommes tellement englués dans la peur que nous ne voyons même pas les impasses relationnelles dans lesquelles nous nous trouvons.

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