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#Burnout au travail 2 : comment contre manipuler si on ne peut pas démissionner

Suite à mon article sur le burnout professionnel, j’ai reçu des questions de personnes qui sont dans une situation où leur boss est un manipulateur ou un pervers narcissique.

Je préconise dans tous les cas le No Contact mais avec quelques adaptations car il n’est pas possible de totalement couper la communication avec un responsable ou un supérieur hiérarchique. Cet article va par conséquent vous donner des méthodes pour contre manipuler efficacement.

contre-manipulation3Si vous êtes dans une TPE, où votre boss est en fait celui qui a signé votre contrat, votre employeur direct, je vous conseillerais de chercher un autre poste si cela est possible. Vous n’aurez que très peu de marge de manœuvre, personne à qui vous confier et surtout aucune perspective d’amélioration de la situation. Si celle-ci doit s’installer pendant des années, cela aura nécessairement des répercussions sur votre état de santé.

A moins d’avoir toujours vécu dans la manipulation depuis l’enfance (et contre manipuler naturellement), il est impossible de se sortir indemne d’un tel climat de prédation.

La contre manipulation n’est pas un jeu. Il s’agit en principe d’une technique de survie qui, par définition, ne devrait être appliquée que sur le court terme en attendant une meilleure perspective. Ce n’est pas une bonne idée de se dire que, grâce à la contre manipulation, vous allez pouvoir « gagner » la bataille. Cela va vous faire gagner du temps mais si vous avez face à vous un pervers narcissique, la balle est toujours dans son camp.

En principe, il devrait s’écarter de vous mais il peut se rendre compte de votre contre manipulation, s’il s’est informé sur le sujet et se lancer dans une entreprise de destruction contre vous. Tout doit être étudié au cas par cas. Dans les multinationales, par exemple, il existe des stages de sensibilisation et de prévention de la manipulation pendant lesquels on apprend… des techniques de contre manipulation ! Ces stages sont ouverts à tous ceux qui en font la demande et il n’est pas exclu qu’un pervers narcissique y aille pour prendre des informations.

Comme toujours, restez vigilants et sachez doser votre contre manipulation en fonction de l’attitude de la personne qui veut votre perte.

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Que veut un boss pervers narcissique ?

contre-manipulerAvant de passer aux techniques de contre manipulation, un bref rappel de ce qu’est le lieu de travail pour un pervers narcissique et de ce qu’il y recherche.

Si votre patron est un pervers narcissique, vous marchez sur des œufs. Pourquoi ? Parce qu’il considère le lieu de travail (et c’est encore pire quand c’est un chef d’entreprise) comme le QG de sa toute-puissance. Ses employés sont considérés comme des personnes qui lui sont inférieures et qui doivent lui servir de miroir reflétant sa supériorité sur eux.

Ce qu’il veut, c’est avoir une cour de vassaux qui nourrissent son ego surdimensionné et lui procurent ce qu’il veut, quand il le veut. Il doit pouvoir disposer de chacun de ses salariés à tout moment. Cela occasionne nécessairement des abus parce qu’il se valorise toujours aux dépens d’autrui et n’éprouve aucun sens de l’humanité chez l’autre. Il puise donc dans ses salariés ce dont il a besoin pour se nourrir tout en ayant un mépris total pour leur individualité.

L’ambiance de travail sous les ordres d’un pervers narcissique est digne d’un cauchemar, tout comme dans la vie privée. Tout peut basculer d’une minute à l’autre, selon les envies du PN. Cela conduit les salariés à vivre dans un état d’hypervigilance et de peur qui provoque des états anxieux chroniques, des dépressions et bien pire.

Le pervers narcissique s’appuie sur vos émotions et sur la foi que vous avez en l’humain (?) pour vous faire culpabiliser, se positionner en victime et vous maintenir sous sa coupe.

Avez-vous tenté de faire ami/ami avec votre boss pervers narcissique ? Cela s’est sans doute retourné contre vous car il ne peut pas être votre ami puisque vous lui êtes inférieur. Offrir son amitié à un PN, c’est tenter d’entrer dans sa sphère intime alors que vous lui êtes subordonné. Vous ne le savez pas mais cet acte a été pris comme une blessure narcissique. Vous avez certainement fait les frais de votre « excès de zèle » (version PN).

Êtes-vous entré en conflit ouvert avec votre boss pour lui « dire votre façon de penser » et « vider votre sac » ? Terrible erreur ! Vous devez figurer en tête de liste des personnes à abattre et tous les prétextes doivent être bons pour vous saquer, vous rabaisser, critiquer votre travail et vous saboter. A moins que vous soyez atteint par le syndrome du placard ? La pire chose qu’un salarié puisse faire à son responsable, supérieur hiérarchique ou boss PN est de provoquer un conflit direct surtout devant témoins. Il ne vous pardonnera jamais ceci. Même si c’est seulement plus tard que vous recevez sa revanche, vous la recevrez forcément un jour ou l’autre.

Avez-vous réclamé une entrevue en tête-à-tête avec votre boss PN pour lui parler « d’humain à humain » et lui faire part de votre tristesse, de votre désarroi, de tout ce que vous n’aimez pas qu’il vous dise/fasse ? Si oui, vous venez de lui donner une carte émotionnelle d’une valeur inestimable ! A présent, il sait que sa stratégie de harcèlement porte ses fruits, que vous êtes parfaitement là où il voulait que vous soyez et qu’il peut continuer en accentuant tel ou tel point sensible. Et c’est vous-même qui le lui avez dit ! Un pervers narcissique ne peut pas rêver d’un plus beau cadeau. Il vous observe exprès pour déterminer tout ce que vous venez de lui livrer sur un plateau d’argent.

Aucune de ces trois approches ne peut vous protéger de l’abus. Bien au contraire, elles entraînent un durcissement de l’attaque. Dans un cas comme dans les autres, vous attirez sur vous une attention qui n’est pas souhaitable.

Comment contre manipuler en entreprise ?

contre-manipuler2Bien que le pervers narcissique déploie les mêmes stratégies en entreprise, celles-ci peuvent varier en intensité et en fréquence en fonction de sa position hiérarchique et de ses objectifs envers sa cible. Il convient d’adapter les règles ci-dessous selon votre situation personnelle.

En effet, si le pervers narcissique est en transition de vous à une autre victime, il n’agira pas forcément de la même façon que si vous êtes par exemple, sa cible principale du moment. Les PN ont des intérêts mouvants, surtout en entreprise où leurs enjeux peuvent être différents de ceux qu’ils poursuivent dans leur vie privée.

Voici donc des techniques de contre manipulation qui peuvent vous mettre à l’abri :

INDISPENSABLE : Apprenez le détachement émotionnel

Si vous avez lu le No Contact et que cela vous paraît facile, alors vous êtes déjà dans le détachement émotionnel. Sans se détacher du manipulateur, de ce qu’il dit et de ce qu’il fait, il n’est absolument pas possible de contre manipuler efficacement. Si vous ne pouvez pas vous empêcher d’éprouver de la tristesse, de la colère ou encore de la joie devant les menaces et flatteries alternées, vous ne pourrez pas contre manipuler. Il vous faut devenir insensible, indifférent aux paroles du manipulateur. Elles sont à son image : vides de sens et prononcées uniquement pour vous faire réagir.

Votre réaction est précisément ce que le pervers narcissique cherche. Qu’il provoque une bonne ou une mauvaise réaction lui importe peu. Ce qui compte, c’est d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent, il cherche la manifestation du pouvoir qu’il exerce sur ses salariés.

Détachez-vous au maximum de ses mots et de ses gestes. Refocalisez-vous sur votre travail, raccrochez-vous à des faits, à vos dossiers quand le PN veut vous amener sur le terrain émotionnel. Gardez votre sang-froid.

Il ne peut y avoir manipulation sans implication émotionnelle et affective. Le pervers narcissique le sait. C’est pour cela qu’il prend soin de vous séduire, de construire un sentiment de confiance (unilatérale) avant de vous détruire. Si vous ne lui donnez aucune attention, ni aucune émotion, il est renvoyé à son propre vide.

N’ayez plus peur

Lorsqu’on se trouve dans un climat de prédation, il est normal de ressentir de la peur. Nier ce fait ou l’exagérer n’aide pas à s’en sortir. Concrètement, le pervers narcissique n’est tout-puissant que si vous en avez peur. Le pire que vous risquiez est qu’il vous pousse à la démission. Au contraire, plus vous aurez les idées claires, moins vous aurez peur et plus vous démasquerez sa stratégie donc plus vous pourrez contre-manipuler.

Essayez d’analyser votre peur. Que risquez-vous concrètement ? Quelles solutions pouvez-vous mettre en place ?

Quand la peur se manifeste, soufflez, sortez de votre bureau et souvenez-vous que ceci n’est qu’un emploi. Ce poste ne détermine pas votre vie, ni qui vous êtes. Vous avez la possibilité de démissionner quand vous voulez et ce sera dommage pour cette entreprise. Cela vous aidera à vous sentir en contrôle et pas pris au piège.

Réduisez au maximum les interactions verbales

Dans la mesure du possible, privilégiez les échanges écrits qui laissent des traces plutôt que les conversations de couloir. Plus tard, vous aurez des preuves tangibles des consignes qui vous ont été adressées par votre responsable et vous ne pourrez pas être blâmé, ni saboté.

Pendant vos RDV, demandez à ce que la porte reste ouverte quand vous êtes juste tous les deux.

Évitez au maximum de vous retrouver seul avec lui.

Ne parlez plus de lui à vos collègues. Si on vous en parle, répondez par « oui » ou « non » ou dites que vous ne savez pas.

Développez un esprit critique et ne tombez pas dans la paranoïa

Être la cible d’un pervers narcissique peut s’étendre sur la durée ou être court dans le temps. C’est sur ce point qu’il peut se différencier par rapport à la sphère intime. Si un pervers narcissique ne vous respectera jamais, il peut par contre se détourner de vous si vous n’êtes plus utile, s’il passe à une autre cible ou… s’il s’ennuie.

Sachez développer un esprit critique et analysez la situation comme elle se présente, sans la charger émotionnellement. Tout ce que le pervers narcissique fait et dit n’est pas forcément contre vous. Je sais qu’une fois qu’on a été victime, on a tendance à tout interpréter à travers notre filtre émotionnel mais ce n’est pas nécessairement une perception fidèle à la réalité. Le PN peut aussi passer à autre chose.

La paranoïa a deux effets négatifs pour la victime : la maintenir dans un état de victime sans possibilité de défense et l’épuiser mentalement car elle verra des manœuvres de destruction partout.

Ne racontez pas des éléments importants de votre vie privée

Vous avez un pervers narcissique dans votre environnement donc on ne raconte plus ses déboires sur le lieu de travail ou exclusivement à des collègues de confiance qui n’iront pas tout répéter. Si vous ne voulez pas qu’une chose se sache, commencez par ne pas la divulguer…

Soyez irréprochable sur votre travail

Soyez professionnel et faites en sorte que personne ne puisse rien vous reprocher sur vos dossiers. Tout doit être carré. Un manipulateur qui sait que vous tenez à votre emploi va vous attaquer sur… votre travail ! Si tout est bien fait, il lui sera plus difficile de vous attaquer, c’est logique.

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Apprenez la technique du « miroir »

C’est la fameuse technique que le PN utilise au début de la relation, quand il est dans la phase d’approche. Le principe est de lui renvoyer ce qu’il dit tout en restant subtil bien entendu. Avez-vous déjà été irrité par quelqu’un qui s’amuse à répéter ce que vous dites ou à vous imiter ? Dans l’idée, c’est un peu cela. Le principe est de pousser le questionnement autour de ce que dit le PN.

– BOSS : « Mélanie, ce dossier est truffé d’erreurs. Comment pouvez-vous être aussi négligente ? »

– VOUS : « Que voulez-vous dire par là exactement ? »

– BOSS : « Il y a beaucoup trop d’erreurs, vous n’êtes pas professionnelle. Vous devriez avoir honte de vous.  »

– VOUS : « Quelles sont les erreurs exactes que vous avez relevées ? »

– BOSS : « Les erreurs X et Y. Vous auriez vraiment pu faire attention. Ce n’est pas du bon travail ! Et en plus, j’ai l’impression que vous ne prenez pas en compte ce que je vous dis ! »

– VOUS : « Je note que vous me parlez des erreurs X et Y. Je vais les corriger et vous ramener le dossier finalisé ».

Vous voyez l’idée ? Ne tombez plus JAMAIS dans l’émotionnel car c’est exactement là où le pervers narcissique veut vous amener. Au contraire, accrochez-vous de toutes vos forces aux faits qui vous sont reprochés. Vous devez devenir comme un miroir tout en développant une flexibilité d’esprit qui ne permette pas de voir que vous vous défendez. Vous devez être une anguille, lui glisser entre les doigts quand il pense qu’il vous a enfin saisi.

Cultivez l’art de l’esquive

N’entrez JAMAIS en conflit ouvert avec un pervers narcissique, surtout devant témoins. Reprenez la technique de l’anguille en cas de tentative d’humiliation publique.

Si votre boss devient insultant, renvoyez-lui directement son attitude par des phrases telles que :

– « Pourquoi réagissez-vous ainsi ? »

– « Que voulez-vous prouver par là ? »

– « Vous cherchez à m’humilier devant mes collègues ? »

La phrase qui tue et coupe court à tout débat est « Si vous le dites ». Et vous ne rajoutez plus un mot. Cela aura un réel effet déstabilisant sur le PN.

Créez-vous un masque

Bon, cette technique est à utiliser en dernier recours, si vous avez vraiment envie de garder votre poste à tout prix. Faites comme le pervers narcissique et créez-vous un masque d’entreprise. Derrière ce masque, essayez de vous adapter au pervers narcissique, flattez-le dès qu’il vous en fait la demande de façon directe ou indirecte, valorisez-le même si c’est à vos dépens et faites-vous à l’idée que votre travail ne sera jamais reconnu. Vos succès seront pillés sans remords par le PN et cette technique ne garantit pas qu’un jour ou l’autre, il ne se retournera pas contre vous. Elle vous garantit une relative « tranquillité » car vous serez identifié comme tellement inférieur que le PN ne se sentira pas spécialement menacé, ni enthousiasmé par vous.

Vous devenez une « source régulière » qui ne sera maltraitée que quand les autres sources ne seront pas disponibles par exemple, si le PN est en manque de souffre-douleur ou si vous êtes malade, en état de faiblesse.

Cette technique peut s’avérer dangereuse sur le long terme, à moins d’être soi-même d’un caractère manipulateur. Le risque est de « copier » les traits du pervers narcissique et d’être contaminé jusque dans votre vie privée. Il faut vraiment être capable de faire la coupure entre le travail et la vie personnelle. Réfléchissez bien avant de prendre cette voie.

Contre manipuler est une question de dosage. Il vous faudra quelques coups d’essai avant de trouver la bonne quantité. Ce qui est vraiment important est de couper le lien émotionnel, culpabilisant qui vous unit au pervers narcissique ou au manipulateur. C’est là-dessus que se basent toutes ses manœuvres.

© https://leperversnarcissique.wordpress.com (ne pas reproduire sans citer la source svp !)

 

24 réflexions sur “#Burnout au travail 2 : comment contre manipuler si on ne peut pas démissionner

  1. Très bon article. J’ajouterai que le harcèlement peut se faire de manière horizontale, c’est à dire avoir un collègue manipulateur. Il faut respecter ses collègues et être poli, mais ne jamais faire ami-ami. Laisser sa vie privée à la maison.

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  2. J’ai eu le cas comme chef d’entreprise: une cliente qui m’a manipulée pour ne pas me payer et qui m’a harcelée de manière très fine durant des mois. Un beau jour, je l’ai évincée de mon réseau. Elle a créé un réseau de chefs d’entreprises avec à un mot près, le même nom que le mien, mettant ainsi de la confusion dans l’esprit des autres qui sont venus me le dire.

    Ensuite, elle a tissé sa toile pour me faire perdre mes clients et mon réseau. Certains ont vite compris mais d’autres flattés par elle et parce qu’elle les avait fait travailler (pour des sommes ridicules ceci dit), n’ont pas voulu perdre ce cliente.

    Le mois dernier, elle m’a fait perdre un gros contrat comme ça et m’a mis des gens à dos. J’avoue ne plus savoir quoi faire.

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  3. Bonjour,

    cela fait plusieurs mois que je prends le temps de lire tous vos articles et tout est criant de vérité. Bravo.

    J’ai eu une relation avec un PN qui m’a fait vivre un enfer pendant 1 an et demi. C’est mon patron (un de mes patrons) et sans raconter toute l’histoire (car je n’en ai pas la force aujourd’hui vu les derniers évènements), il m’a eu dans un moment de faiblesse car j’étais en dépression suite à un problème de santé et il a su trouver mes failles et les mots que j’avais besoin d’entendre. Après avoir vu son vrai visage et des mois de souffrance (j’en suis arrivée au point où je voulais me suicider), j’ai provoqué la rupture et il ne l’a pas supporté. Il m’a dit qu’il ferait tout que je vienne plus travailler dans son entreprise car je suis en CDD depuis 8 ans. Il m’a anéantie mais dans un dernier élan de force, je lui ai dit que je ne me laisserai pas faire, qu’il n’avait pas le droit de me faire ça et que s’il me faisait du tort, je pourrais lui en faire aussi.

    Il s’est donc ravisé et m’a laissé revenir travailler. Il faisait comme si de rien n’était, moi aussi et au fil des mois, j’ai réussi à ma détacher complètement émotionnellement de lui. Ses agissements n’avaient plus d’effet sur moi, je faisais mon travail et c’est tout. Jusqu’à ce que je me retrouve à nouveau « faible » suite à un décès dans mon entourage. Il redevenu adorable et charmeur et m’a refait des avances auxquelles j’ai dit NON car je n’étais plus faible malgré ce qu’il pensait.

    Depuis, il est redevenu pervers et a réussi à convaincre un de ses associés qu’il fallait se « débarrasser » de moi, autrement dit, mes CDD font prendre fin.

    Par le contexte économique actuel, je ne peux me passer de ce travail et j’adore ce travail.

    J’hésite entre deux voies :
    – aller le voir pour lui refaire comprendre qu’il n’a pas le droit de me faire ça et que je peux lui faire du tort, ce serait pour moi de la légitime défense, car j’ai des preuves
    – partir et passer par la voie « officielle », un procès car mes CDD ne sont pas légaux et pour harcèlement.

    Vous qui connaissez les pervers, de quoi est-il capable si j’essaie de le « contrer » et qu’il se sent menacer de perdre sa vitrine sociale comme vous le citez dans un article ?

    Le procès me fait peur car il sait très bien mentir et avoir une belle image sociale, il va me passer pour je ne sais quoi et ce sera beaucoup d’énergie dépensée pour rien, pour me retrouver encore plus affaiblie.

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    1. Bonjour Dolly

      Savez-vous quelle(s) raison(s) il compte évoquer pour justifier sa décision de ne pas renouveler vos CDD ?

      Un CDD est par définition, à durée déterminée… donc si l’employeur ne veut pas renouveler, l’employé n’a pas vraiment de marge de manoeuvre. S’il est malin, il peut tenter deux choses :

      1) Attendre simplement le terme de vos CDD et vous remercier, ce qui est son droit en France
      2) Invoquer la faute grave, ce qui sera un jeu d’enfant pour lui

      En cas d’option 2, vous ne pourrez rien faire parce qu’il est votre patron donc il lui suffit de monter un dossier à charge contre vous et de « prouver » que vous avez manqué aux instructions qu’il vous a lui-même fournies puisqu’il est aussi celui qui signe vos chèques de paie…

      Si vous étiez en CDI, la législation serait différente et plus en votre faveur. Là, vous êtes déjà sur un siège éjectable et si cet homme est réellement un PN (j’espère que ce n’est pas encore une utilisation abusive de ce profil), vous pouvez essayer de prouver le harcèlement moral, mais cela ne sauvera pas votre job.

      Ce sont deux dossiers différents. La loi du travail prévaut pour le non renouvellement d’un CDD et ensuite, le volet harcèlement.

      Il faut faire appel à un avocat mais soyez déjà bien au clair avec les faits pour lui faciliter le travail et maximiser vos chances de réussite. Que vous ayez peur de vous retrouver sur le marché se comprend mais la loi n’est pas là pour vous dorloter. Les textes ont prévu certaines dispositions et il faudrait voir si vous entrez dans ce cadre ou pas.

      Si vous n’avez pas un dossier BETON, et si vous occupez un poste où on vérifie vos références, n’allez pas au procès. Non seulement, vous perdrez mais en plus, votre crédibilité professionnelle sera détruite par les calomnies du PN qui ne s’arrêtera pas à son entreprise mais à toutes celles de votre secteur d’activité. Je déconseille pour les professions bancaires, patrimoniales et légales, et à responsabilités. Si c’est un job autre, vous pouvez tenter le procès.

      Bon courage !

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  4. Bonsoir,

    merci pour votre réponse si rapide.

    Concernant mon histoire, je vous avais fait parvenir un mail il y a plusieurs mois mais je n’ai jamais eu de réponse… je ne sais pas si vous l’avez lu ou non… Je peux vous la raconter à nouveau si vous le souhaitez, vous comprendrez que le terme PN n’est pas du tout abusif dans le cas de cet homme.

    je vous remercie pour vos conseils.

    Pour les raisons invoquées, lorsque mes collègues (qui veulent que je reste) lui demandent, il dit « professionnellement, on ne peut rien lui reprocher, elle est parfaite mais c’est juste une question d’affinités ». Mes collègues lui ont demandé plus de précisions, des exemples concrets car je suis appréciée par tout le monde donc personne ne comprend mais il donne toujours la même réponse en disant qu’il n’a pas d’exemple concret à donner et que c’est juste ma personnalité qui ne va pas.

    Concernant le procès pour les CDD, j’ai déjà pris conseil auprès d’un avocat et le procès est gagné d’avance à 200 %. Mes CDD sont requalifiables en CDI à cause des motifs non valables et de la reconduction sans cesse de ceux-ci depuis 8 ans. Toutefois, aller au procès ne me rendra pas mon poste, cela m’apportera juste des dommages et intérêts pour rupture abusive et ce que je souhaite par dessus tout c’est garder mon poste car le marché du travail n’est pas rose et j’aime mon travail et mes collègues.

    Donc, je voudrais savoir si l’on peut faire entendre raison à un PN en lui faisant « peur » avec ce procès ? ou Est-ce que rien ne fait peur à un PN ? ou encore peut-il devenir dangereux voyant qu’il peut perdre sa belle image (surtout dans le cas d’un procès pour harcèlement) ?

    Concernant le harcèlement, je n’en ai pas parlé avec l’avocat car j’ai encore « honte » d’être tombée dans le piège d’une personne pareille. Mais la psy qui me suit et mes amis (le peu qu’il me reste car j’en ai perdu beaucoup au passage, ne voulant pas les écouter quand il me disait qu’il fallait que je cesse de le voir) me disent que je dois sortir du silence. Je ne sais pas si j’ai la force de vivre un procès qui me fera revivre tous ces mois d’emprise et de souffrance.

    C’est pour cela que j’avais pensé aller lui parler et lui faire « peur » pour qu’il arrête de me mettre des bâtons dans les roues, qu’il me laisse juste travailler en paix mais tout le monde me dit que ce n’est pas une mauvaise idée. Moi, je trouvais que c’était le moyen d’éviter le procès mais je suis peut-être naïve de croire qu’il peut changer dans le sens « arrêter de me nuire ».

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  5. ALERTE@Dolly @Scarlett,

    Un CDD qui dure 8 ans est ILLEGAL vous n’êtes plus en CDD mais en CDI depuis longtemps votre patron vous droit pas mald’indemnités, il faut porter votre affaire aux prud’hommes. Le cdd n’est renouvelable en France que 3 fois.

    https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31211

    J’aimerais en savoir plus pour vous aider à vous orienter URGENT et surtout mettez vous immédiatement en arrêt de travail demandez à votre medecin traitant de vous orienter en expertise à l’hopital COCHIN en service pathologie professionnelle.
    @Scarlett sending you a private message about this case ,

    Tenez moi au courant,

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  6. Bonjour Dandoha,

    merci pour votre réponse.

    oui c’est illégal, c’est pour ça que l’avocat m’a dit que c’était gagné à 200 % mais ça ne me rendra pas mon poste. La requalification en CDI permettra juste de faire valoir la rupture abusive comme pour un licenciement abusif en CDI. Je toucherai effectivement beaucoup d’indemnités mais ce n’est même pas ça qui m’intéresse. Tout ce que je veux, c’est garder mon travail et être embauchée car une embauche en CDI est (enfin) prévue pour janvier mais il m’a dit que ce ne serait pas moi en évoquant les motifs de soi-disant affinités auprès de mes collègues. Et il a réussi à « manipuler » un de ses associés, qui lui voulait m’embaucher auparavant mais qui ne veut plus aujourd’hui. Quand on lui demande pourquoi, il reprend la même phrase que lui « c’est une question d’affinités ».

    Est-ce possible de faire « entendre raison » à ce PN ? ou bien Est-ce que comme tout bon PN et comme il l’a fait jusqu’à maintenant, il va me faire croire qu’il retrouve la raison, qu’il redevient gentil en me promettant qu’il ne me fera plus de tort et qu’il va m’embaucher pour ensuite, dans quelques mois voire quelques années, il recherchera à se venger et à me « virer » en cherchant la moindre petite faille dans mon travail et en manipulant ses associées comme il sait bien le faire ?

    Pour l’arrêt de travail, je pense qu’il pourrait retourner ça contre moi. Ca serait lui donner des raisons pour ne pas m’embaucher.

    Pour l’hôpital Cochin, je n’habite pas à Paris mais dans l’est de la France.

    Si vous souhaitez en savoir plus, on peut communiquer en message privé ?

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  7. @Dolly,

    Il faut savoir ce que vous voulez!!!!

    Vous avez un patron qui vous a mis en esclavage durant 8 ans et qui vous doit une belle somme en dommage et intérêt, plus un avocat qui visiblement vous assure d’un dossier en béton armé qui va abattre votre patron voire le détruire et vous vous débarquez sur le blog pour dire je cite :
    « oui c’est illégal, c’est pour ça que l’avocat m’a dit que c’était gagné à 200 % mais ça ne me rendra pas mon poste.”
    Are you kidding me ? Are you for real right now ?😳 🙃

    Je ne savais pas qu’il existait un seul employeur dans votre pays, pire vous n’avez même pas compris que à la base après le procès le connard sera dans l’incapacité de vous atteindre et ni de vous licencier mais vue votre burnout il faut partir pour votre santé, ou au pire négocier votre CDI avec des clauses précises voire avec un délégué syndicale après intervention de votre avocat, rien n’est figé tout peut se négocier, autre chose la rupture abusive c’est le JACKPOT.

    Avec vos dommages et intérêts vous pourrez prétendre en plus a une formation professionnelle en vue de devenir votre propre patron avec le pôle emploi de votre pays tout ceci rémunéré, si vous vous informez correctement et ne dilapidez pas vos deniers.
    Vous pouvez prétendre à une prise en charge médicale à la charge du patron. Le mec va casquer GOOD!!! real Good!!!
    Je ne comprends vraiment pas où est votre problème?
    Je vous cite” Pour l’hôpital Cochin, je n’habite pas à Paris mais dans l’est de la France.”
    Ah oui , il n’y a plus de réseau ferroviaire en France ni aéroportuaire?

    Je vous cite « Est-ce possible de faire « entendre raison » à ce PN ?” Il faut vraiment ne pas avoir d’estime de soi pour accepter à ce point au nom d’un CDI de risquer sa santé, ce PN ne changera jamais il finira par vous pousser au suicide, pour lui vous êtes un autre rodéo.
    L’affaire Orange et les suicides de cadres ça vous parle? !!! HelloOOOOOO 😱 !!! WAKE UP!!!!😱 😱 😱
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/18/orange-touchee-par-une-nouvelle-vague-de-suicides_4385300_3234.html

    peace,

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  8. Bonjour Dandoha,

    je ne sais pas trop comment interpréter votre message. Est-ce que vous me faites des reproches et ou est-ce que vous essayer de me « secouer » pour me faire avancer ?

    D’après ce que je comprends, vous ne vivez pas en France… donc je vais éclaircir certaines de mes réponses que vous compreniez mieux la situation.

    Quand je dis que ça ne me rendra pas mon poste…. : une requalification en CDI ne me rendra pas mon poste car rien ne peut obliger l’employeur à travailler avec moi en CDI. Si les CDD sont requalifiables en CDI, cela permet juste de pouvoir contester la fin de mes CDD et d’obtenir des indemnités comme si j’avais été licenciée injustement d’un CDI. Je ne sais pas si je suis très claire et ça semble illogique, d’ailleurs, moi aussi quand je suis allée l’avocat, je pensais qu’une requalification en CDI me permettrait de retourner travailler mais avec un CDI cette fois. Or, il m’a bien expliqué qu’une requalification sert juste à faire valoir des indemnités et ça n’oblige pas l’employeur a me réintégrer dans ses murs. Ca l’oblige à payer pour « l’esclavage » comme vous dites qu’il m’a fait subir pendant 8 ans. Sans cette requalification, on ne peut faire valoir l’illégalité des mes CDD.

    Et oui, il n’y a pas qu’un seul employeur sur terre mais en pratique c’est autre chose. Cela fait 15 ans que je travaille d’emploi précaire en emploi précaire car le marché du travail est de plus en plus difficile surtout selon le secteur d’activité et de résidence dans lequel on se trouve. Alors oui, en théorie, on peut aussi changer de région et de métier mais en pratique cela demande des moyens financiers, pas de contrainte personnelle, bref en pratique ce n’est pas toujours réalisable.
    En 15 ans, je peux dire qu’il y a de moins en moins de job et de plus en plus de personnes à la recherche d’un emploi.
    De plus, j’ai aussi côtoyer des ambiances de travail déplorables alors qu’actuellement, mis à part ce pervers, tous mes collègues sont supers.
    Enfin, il faut aussi accepter que c’est à cause de lui que je perds mon travail que j’aime et ça c’est pas facile, de se dire que petit à petit, il m’a tout pris. Il m’a isolé de mes amis, de ma famille. Mon travail était une des dernières choses à quoi je pouvais me raccrocher et i l le savait très bien et il me le prends. Pas facile de passer à autre chose si facilement.
    Ce n’est pas le manque d’estime de soi qui me pousse à vouloir garder ce job, c’est la réelle difficulté du marché du travail et le fait que J’ADORE ce travail. En 15 ans, c’est le seul travail que j’adore à ce point…

    Pour ce qui est de reprendre une formation avec les indemnités que je toucherais, oui c’est option et j’y ai pensé mais comme j’ai dit plus haut, il me faut déjà accepter que je perds ce travail à cause de lui… Les mois passés avec lui m’ont littéralement écrasés. Depuis, j’essaie de me reconstruire à petits pas de bébé. j’essaie de ressortir, de rompre l’isolement dans lequel il m’a mis. Et j’y arrivais, il n’avait plus aucun effet (ou presque) sur moi au travail. Mais à peine après avoir commencé ce long travail de reconstruction, il s’en reprend à moi et c’est de nouveau très dur à vivre. Je suis plus forte qu’il y a an mais je ne suis pas encore tout à fait forte et armée pour revivre ses méchancetés sans tomber « l’affect ». Encore une fois, je ne sais pas si je suis très claire, c’est pas facile de dire tout ça par écrit…

    Pour l’hôpital Cochin, oui il y a des trains, des avions mais ça coûte cher !!!! je gagne le SMIC et je n’ai pas les moyens de faire des aller-retour sur Paris. Ce mois-ci, je n’ai même pas de quoi me payer une place de ciné (suite à des réparations couteuses sur ma voiture). La santé n’a pas de prix mais malheureusement, même en France, qui est pourtant un des pays avec une des meilleurs couvertures sociales au monde, se soigner coûte cher et devient un luxe.

    Ce que je veux, c’est qu’il me laisse travailler et qu’il me laisse tranquille mais je commence à me dire que ce ne sera sûrement pas possible… et cela me rend très triste

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    1. Bonjour Dolly

      ça, ce sont des paroles directement issues de votre ego :

      « Enfin, il faut aussi accepter que c’est à cause de lui que je perds mon travail que j’aime et ça c’est pas facile, de se dire que petit à petit, il m’a tout pris. Il m’a isolé de mes amis, de ma famille. Mon travail était une des dernières choses à quoi je pouvais me raccrocher et i l le savait très bien et il me le prends. Pas facile de passer à autre chose si facilement »

      Ensuite, vous êtes libre d’entrer en guerre ouverte avec cet homme mais c’est vous qui perdrez dans tous les cas. Tout dans vos commentaires respire la vulnérabilité. Attention, ce n’est ni une critique, ni un jugement, d’accord ? C’est juste que, sur le long terme, vous ne pourrez JAMAIS rivaliser avec un PN. D’ailleurs, pourquoi vous mettriez-vous dans une telle position au-delà de vouloir le dernier mot ?

      Ce serait une très bonne chose d’avoir cette requalification et les indemnités qui vont avec pour pouvoir quitter cette entreprise. C’est le mieux. Si vous restez, non seulement, il voudra se venger en cas de perte de procès pour lui, mais en plus, il va vous mener la vie dure. Si tout ce que vous nous avez décrit ne vous a pas encore ouvert les yeux, attendez la suite du programme quand le masque sera complètement off. S’il n’a plus rien à perdre, vous serez subtilement humiliée du matin au soir jusqu’à ce que vous démissionniez finalement.

      Votre avocat a raison. Prenez l’argent et partez. Sauf si votre employeur n’est pas un PN mais il a l’air de bien s’y connaître en manipulation donc faites bien attention à vous.

      Bon courage !

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  9. @Dolly et je vis à quelques détails près, la même histoire que vous (sauf que je n’ai pas eu d’histoire avec mon chef PN, dieu merci et c’était impossible tellement il est « affreux »! Bizarrement, lui, j’ai compris son jeu très vite!!avec la psy du travail, on l’a vite catégorisé PN) et je peux vous dire que Dandoha et Scarlett ont entièrement raison. Vous ne gagnerez pas contre un chef PN au boulot, et j’ai mis longtemps avant de l’accepter. Et, même si vos collègues, comme les miens sont sympa, ça ne changera rien. Ils ne peuvent rien faire pour vous. Et, je suis en « CDI » et « salarie protégée »…(protégée de rien!!)
    J’entends bien votre « et cela me rend très triste ». Vous devez faire votre deuil de ce boulot et envisager un nouveau départ avec vos indemnités, c’est la meilleure solution. Essayez de voir peut être si vous ne pouvez pas faire une formation (CIF)? Et, restez positive, le marché du travail n’est pas si fermé que ça! Bon courage! (vous me rappelez quelqu’un! Moi, il y a quelques mois de ça…)

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    1. Bonjour Étoile

      Voilà des paroles pleines de bon sens.

      Dolly : il faut éviter de prendre des décisions basées sur vos émotions quand vous êtes face à un PN. C’est ce qui a déjà causé votre perte avec la liaison et c’est aussi ce qui causera d’autres pertes si vous restez dans son entreprise.

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  10. Bonsoir,

    merci à tous pour vos réponses.

    Oui, je sais que c’est mon ego qui parle. j’ai compris ça au fur et à mesure de vos articles mais il est difficile à faire taire cet ego… et oui, je suis basée sur les émotions et je sais que ce n’est pas bon car c’est ce qui lui donne du pouvoir. C’est ce qui lui donnait du pouvoir quand j’étais avec lui, j’étais tellement dans l’émotion (et je voulais tellement le « sauver » j’avoue) qu’il m’a épuisée comme si j’étais vidée de mon sang par moment.

    Au fond de moi, je sais que je ne pourrai pas rivaliser avec lui sur le long terme. Au mieux, il va me laisser tranquille quelques temps pour calmer le jeu et puis il va recommencer sa manipulation. Les amis et/ou collègues qui me connaissent bien et qui le connaissent bien lui aussi, me disent que c’est perdu d’avance pour lui faire entendre raison. Mais j’avais l’espoir qu’ils se trompaient peut-être et qu’il y aurait peut-être un moyen, non pas pour le faire changer mais pour …. qu’il me lâche en tant que proie et qu’il ne revienne plus, qu’il comprenne que je ne serai plus sa proie… mais vos commentaires me font prendre conscience que c’est visiblement pas possible…

    Je ne savais que mes commentaires respiraient autant la vulnérabilité… Je ne le prends pas comme critique au contraire, ça me fait me remettre en question et je me dis que je ne me suis pas encore totalement reconstruite, que je ne suis pas encore si « forte » que ça devant lui…alors que je pensais l’être devenue et pouvoir « l’affronter » sans me laisser emporter par mes émotions et donc sa manipulation.

    Concernant le procès pour le CDD, ok c’est la meilleure chose à faire. Mais l’avocat me conseille aussi le procès pour harcèlement, ce que je souhaite aussi… ce qui me fait peur c’est sa réaction car ok s’il perd le procès de requalification en CDI, ça va l’énerver mais un procès pour harcèlement va le toucher lui directement, sa belle image… est-ce qu’il peut être dangereux ? Jusqu’où peut-il aller ? ou au contraire, est-ce que son désir de vouloir sauvegarder sa belle image à tout prix peut l’empêcher de devenir vraiment dangereux ?

    @ étoile : vous travaillez toujours avec cet homme ?

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    1. @Dolly

      Il y a quelque chose d’incohérent dans votre questionnement.

      PN ou pas PN réellement ?

      – Soit, cet homme est un PN et vous basez cette affirmation sur des faits (et pas des émotions) réels, avérés qui vous sont arrivés et dont il a été l’auteur => dans ce cas, vous devriez savoir ce dont il est capable et la question de demeurer dans SON entreprise (il est votre patron selon vos dires) ne devrait même pas vous effleurer l’esprit

      – Soit cet homme n’est pas un pervers narcissique mais peut-être juste un profil de « player », un homme qui vous a séduite, a joué avec vous et s’est débarrassé de vous. Et comme Salaunne, votre ego ne l’a pas supporté et a réinterprété les faits avec le filtre de l’émotion « jouet cassé et rejeté » => Cela expliquerait que vous n’ayez pas plus peur que ça réellement du climat ambiant qui vous attendrait sur votre lieu de travail en cas de procès gagné par vous.

      C’est l’un ou l’autre. Soit vous vous trompez de profil, soit vous êtes dans un espoir malin qui se rapproche de l’inconscience. Une fois de plus, ce n’est pas une critique. J’essaye de comprendre votre raisonnement. Comment une personne qui se dit harcelée peut-elle autant s’accrocher à un job ? Au-delà des questions économiques qui sont tout à fait logiques, si vous aviez vraiment affaire à un PN, ET que vous aviez l’option d’encaisser des indemnités avec un beau pourcentage de succès… Vous prendriez cette option avec plaisir. A vous de voir ;).

      Sur la vulnérabilité, c’est justement parce que vous voulez « affronter » le PN sur son propre terrain ! L’affronter devant un tribunal est très courageux et il faut le faire. Mais penser qu’après, vous pourriez tranquillement retourner dans son entreprise et qu’il dirait « Amen »… relève de l’espoir malin (cf ci-dessus).

      Sur la question de la « vengeance » du PN

      Tout est une question de dossier et de positionnement de votre part face à cet homme. Côté justice, si vous avez toutes les preuves, vous obtiendrez gain de cause. Je ne vois pas trop ce que la partie adverse peut trouver pour contrer des faits et des témoignages de harcèlement. Par contre, si les preuves ne reposent que sur votre ressenti, ce sera perdu d’avance.

      Ensuite, comme je l’ai déjà écrit, si vous avez un poste à références demandées, il est plus qu’évident que vous serez grillée (attention, je veux dire par là, qu’il va tenter de vous griller. Pas de peurs surdimensionnées). Voilà ce qui est le plus dangereux à votre échelle. Cet homme n’a aucun intérêt à aller plus loin puisqu’il est dans la phase « rejet » où il fait son possible pour se débarrasser de vous. Il veut que vous partiez. Point. Même si vous remportez un procès pour harcèlement, il peut toujours appeler les autres entreprises du même secteur et vous descendre.

      Tout dépend de votre vie, des secrets que vous avez peut-être et dont vous lui avez fait part. Une vengeance, PN ou pas, ne tombe jamais du ciel. Ce sont des personnes à qui vous racontez votre vie, vos petits secrets et ce sont ces mêmes secrets qui sont divulgués. S’il n’y a rien de tout ça, il ne peut que vous attaquer sur votre crédibilité professionnelle. A vous aussi de voir si vous avez toujours été carrée, de faire preuve d’anticipation par rapport aux attentes de votre job, de ce qui peut vous être reproché, etc.

      Ce n’est pas un film. Ne tombez pas dans la paranoïa. Vous n’avez pas été sa compagne officielle, ça n’a pas duré des années, vous n’avez aucun lien avec lui. Sauf si vous n’avez pas donné certains éléments mais en principe, c’est sur le pro qu’il peut attaquer.

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  11. Happy Monday@Dolly

    Je vous cite « Oui, je sais que c’est mon ego qui parle. j’ai compris ça au fur et à mesure de vos articles mais il est difficile à faire taire cet ego… »
    Preuve qu’à ce stade le problème c’est VOUS et non votre patron .
    Avez vous pensé à un suivi psy? Pour vous aider ?

    Je vous cite « Concernant le procès pour le CDD, ok c’est la meilleure chose à faire. Mais l’avocat me conseille aussi le procès pour harcèlement, ce que je souhaite aussi… ce qui me fait peur c’est sa réaction car ok s’il perd le procès de requalification en CDI, ça va l’énerver mais un procès pour harcèlement va le toucher lui directement, sa belle image… est-ce qu’il peut être dangereux ? Jusqu’où peut-il aller ? ou au contraire, est-ce que son désir de vouloir sauvegarder sa belle image à tout prix peut l’empêcher de devenir vraiment dangereux ?”

    Vous avez un bon avocat visiblement , suivez ses conseilles pour ce qui est du patron CE N’EST PAS VOTRE PROBLEME MELEZ VOUS DE CE QUI VOUS REGARDE A SAVOIR VOUS ET VOTRE VICTOIRE ET VOTRE SANTE.
    Parce que je vous promets que ce patron n’a pas autant de considération pour vous alors reprenez vos esprits et concentrez vous sur votre vie et votre carrière.
    A vous lire on pourrait croire qu’il y a une relation sentimentique et romentale entre ce patron et vous qui a mal tourné d’où votre culpabilité … Vous comprenez?

    Peace,

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  12. Bonjour,

    Ce qui m’a fait croire/espérer que je pourrais continuer à travailler avec lui c’est le fait que nous avions réussi ces derniers mois. Cela se passait bien, il était passé à autre chose (moi aussi). Je me suis dit que c’en était enfin fini et qu’il me laisserait dorénavant tranquille, n’étant plus son jouet. Je me dis « s’il y eu cette période de latence, pourquoi ne pourrait-il pas y avoir une période de latence plus grande, définitive ? » C’est peut-être très naïf de ma part, j’avoue… Et quand j’ai vu cet article sur le fait de le contrer, je me suis dit là encore « peut-être qu’il y a un moyen de le contrer dans le sens lui faire entendre raison » mais là encore ce doit être très naif.

    Quant à la question : PN ou pas PN. Ce n’est pas moi la 1ère qui a posé ce « diagnostic » de PN.

    Au bout de quelques semaines/mois de relation donc très vite, il m’a montré son vrai visage et la relation est devenue toxique. J’ai sombré très vite dans la dépression. Mon médecin voulait me donner des médicaments que je ne voulais pas (pour diverses raisons) et m’a dit (de même que mes amis) qu’il fallait que je vois quelqu’un car je ne pouvais rester dans cet état. C’est la psychologue qui m’a dit très vite que c’était un pervers narcissique. J’ai nié, je ne voulais pas l’admettre pourtant je suis allée lire sur internet les « portraits » des PN et tout correspondait mais au fond de moi, je voulais croire que c’était plutôt un immature affectif mais pas pervers. J’ai fait lire à une amie ces articles pour qu’elle me donne son avis, elle m’a dit « c’est tout à fait lui ». Elle et d’autres ont essayé de me faire ouvrir les yeux sur sa perversité et ma façon à toujours vouloir de le défendre alors que je reconnaissais qu’il me faisait souffrir mais je lui trouvais des excuses car à chaque fois, il me disait qu’il allait changer et il me le prouvait…pendant un temps. Une amie m’a même fait remarqué un jour que j’avais le même comportement qu’une femme battue, à savoir que je le défendais coûte que coûte et gare à celui qui essayait de le faire passer pour un pervers. Puis après un long travail avec la psychologue (sur la confiance en moi) et m’être rendue compte qu’il m’avait isolé de tout et tout le monde et que je souffrais de plus en plus, je me suis dit « il faut que ça s’arrête ». J’ai alors provoqué la rupture par une lettre. Sa 1ère réaction a été de me faire une belle déclaration (comme il avait l’habitude de m’en faire dans mes moments de doute) mais je suis restée sur ma position qu’il fallait que ça s’arrête. Il ne l’a pas supporté, m’a rabaissé plus bas que terre en me sortant les pires horreurs qui puissent exister et m’a menacé « je ferai tout pour te nuire et te détruire, tu ne remettras plus les pieds dans mon service, je réussirai à convaincre les autres de ne pas te reprendre ». Je lui ai dit qu’il n’avait pas le droit de faire ça et que malgré ce qu’il pouvait croire je savais me défendre… plusieurs heures après, il m’a rappelé en s’excusant et en me refaisant les plus belles déclarations qui existent « j’étais juste énervé, c’est parce que c’est tellement fort ce que je ressens pour toi que ça me fait peur… ». A ce moment là, je savais que ce n’était que des belles paroles et je ne suis pas retomber dans le panneau. J’ai pu ensuite retournée travailler pour un nouveau CDD, j’étais contente, je me suis dit qu’il n’était peut-être pas aussi méchant et je pensais vraiment qu’il s’était ravisé. Nous avons travaillé ensemble « normalement » presque comme si de rien n’était. Je n’en revenais d’ailleurs pas au début car c’était comme si il avait eu une amnésie et que rien ne s’était jamais passé…c’était hallucinant, surréaliste même.
    D’autres collègues (qui ne sont pas au courant de notre histoire) l’ont qualifié aussi de pervers narcissique…

    Donc PN ou pas PN, j’aimerais me tromper et qu’on me dise que ça n’en est pas un… car ça voudrait dire que je pourrais potentiellement retourner travailler avec alors que si c’est un PN, j’ai bien compris que ce ne sera pas possible et que je vais y laisser ma santé.

    Concernant le « dossier »:
    Ce n’est pas un ressenti, j’ai des preuves claires de certaines choses et d’autres moins claires où il faut déterminer de la recevabilité des ces preuves.
    Il n’a pas de dossier sur moi, pas de secret. Bien sûr que je me suis confié à lui, mes craintes, mes peurs, mes loisirs, mes joies, mes peines mais rien qu’il ne pourrait retourner contre moi.
    Pour ce qui est de la crédibilité professionnelle, oui c’est sûr qu’il va essayer de me griller mais il a clairement reconnu publiquement pas plus tard que la semaine dernière devant tous mes collègues « professionnellement, elle est parfaite, on ne peut rien lui reprocher » donc là encore, il ne pourra rien me reprocher de concret.
    Comme vous dites, il veut que je parte point.

    @ Dandoha : je comprends oui et non votre dernière phrase….. ? oui, nous avons eu une relation sentimentale… je pensais l’avoir dit dans mes précédents commentaires.

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    1. Bonsoir @Dolly

      Dans tous les cas, je vous souhaite beaucoup de courage. C’est vous qui êtes sur le terrain et c’est encore vous seule qui savez si vous pouvez tenir le coup à moyen et long terme. Personne ne peut déterminer cela à votre place.

      Là, vous êtes dans l’entreprise de cet homme donc vous êtes forcément à sa merci. J’ai encore cette impression d’incohérence mais je vous laisse seule juge. Il y a un écart entre ce que vous racontez/percevez de cet homme et le « diagnostic » PN. S’il agissait comme un PN, vous ne vous poseriez pas autant de questions donc il n’est peut-être qu’un simple narcissique ou une personne égocentrique. On dirait qu’il n’y a pas vraiment de danger émanant de lui en vous lisant.

      Prenez bien soin de vous.

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  13. Bonjour,

    merci pour votre réponse Scarlett.

    j’aimerais qu’il ne soit pas PN et qu’il soit égocentrique/narcissique/manipulateur sans être pervers ou pour parler plus familièrement que ce soit juste un c******. C’est peut-être de là que viennent les incohérences que vous percevez… j’aimerais tellement que ce ne soit pas un PN (malgré l’avis de ma psy, mes amis, mes collègues), que j’essaie inconsciemment de trouver des arguments pour que ce ne soit pas un PN…car cela voudrait dire qu’il n’est pas dangereux, qu’il a réellement eu des sentiments pour moi et que je peux continuer à travailler avec sans craindre pour ma santé, etc… Je suis donc peut-être encore dans le déni… (je n’ai pas pu en reparler avec ma psychologue car elle est absente pour raison de santé…).

    je vous enverrai un mail pour vous raconter mon histoire plus en détails (dès que j’aurais le temps et le courage de mettre par écrit cette relation toxique) et ainsi connaître votre avis.

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    1. Bonsoir Dolly,

      La question n’est pas de savoir si monsieur est un PN ou pas.

      Les faits sont les suivants :

      – Cet homme est votre patron
      – Vous avez eu une aventure avec lui
      – Il a joué avec vous
      – Il veut vous licencier de son entreprise

      Rien qu’avec ces éléments, la conclusion logique serait d’accepter de partir. PN ou pas, vous ne pouvez pas vous imposer dans l’entreprise de quelqu’un et en plus, espérer qu’il vous laisse travailler en toute quiétude. En principe, pour travailler dans de bonnes conditions, votre patron doit vous choisir via un entretien puis être d’accord pour que vous restiez dans son équipe. Là, il ne vous veut pas dans ses effectifs… Sur quoi vous basez-vous pour penser que la situation puisse s’améliorer avec de tels faits ?

      Qu’il soit PN ne change en rien sa volonté de vous licencier. C’est une sorte de « cerise sur le gâteau ». Dans l’absolu, même s’il n’est pas PN, il ne vous veut pas, c’est difficile d’employer la force. Si vous voulez autant rester, c’est peut-être parce que vous avez encore des « sentiments » pour lui donc pour vous prouver que vous êtes capable de prendre son « contrôle »…? De l’intéresser encore sur un plan physique…?

      Vos intentions ne sont pas claires parce que vous vous voilez peut-être la réalité à vous-même. Soyez honnête envers vous et analysez bien vos motivations.

      Ce qui est surprenant est que la plupart des personnes en lien avec des patrons PN cherchent plutôt à fuir et vous, vous voulez rester. Mon incompréhension vient de là. Surtout que vous pouvez partir avec des indemnités en poche. C’est surprenant.

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  14. Bravo pour votre article. Il est très bien écrit. Merci beaucoup.
    Après de longues années avec un chef Pn, je viens enfin de démissionner ! Il y a eu 2 périodes très difficiles avec lui. D’autres périodes ont été plus sympas car il était passé à d’autres victimes. Mais il est revenu sur moi ces derniers mois. Je suis tellement soulagée de partir d’ici quelques semaines. Tous mes collègues sont dégoûtés de travailler ou d’avoir travaillé avec lui. Il est très difficile d’ouvrir les yeux à ma chef de région qui se fait manipuler aussi. Dans quelques jours, nous avons une réunion tous ensemble. Mon chef se plaint qu’il n’est pas respecté par ses employés, que quand il nous fait des remarques, on dit « oui mais » et qu’on est responsable de la mauvaise ambiance.
    Comme je pars prochainement, je suis plus confiante. Quels conseils pourriez-vous me donner pour que mes collègues et moi-même lévions enfin le voile sur son fonctionnement de manipulateur ?
    Merci d’avance

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Claire

      Merci !

      Etant donné que vous partez dans quelques semaines, pourquoi vouloir « lever le voile sur son fonctionnement de manipulateur » ? Pour vous mettre en porte-à-faux et vous faire un ennemi durable juste avant de tourner définitivement cette page ?

      Transmettez le lien de l’article aux collègues qui restent et laissez-les mettre en place leur propre stratégie de défense. Ils ont un cerveau chacun et ils connaissent bien le bonhomme. Avec les conseils que je donne, ça ne devrait pas être compliqué de trouver ;).

      Très belle continuation dans vos activités et restez forte ❤

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    2. Bonjour Claire,
      Je suis totalement d’accord avec Scarlett! et je connais bien le sujet…
      Vous avez décidé de quitter la société? vous faites bien car il n’y a pas d’autres solutions.
      Par contre, ne cherchez pas à vous venger (cf. articles de ce blog « se venger d’un PN »).
      Perso, j’avais le code nucléaire en ce qui le concerne (mon chef PN)! J’aurai pu le mettre hors d’état de nuire pendant un moment (Monsieur s’était un peu trop livré par mail sur une affaire très grave, qui a fini au tribunal avec un salarié et comme cet abruti me mettait en copie de ses mails…).
      Je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas parce que je ne suis pas comme lui.
      Lever le voile ne vous servira à rien. En ce qui me concerne, l’inspecteur du travail, le médecin du travail et la psy du travail sont tous au courant! mais ne peuvent rien faire.
      Alors, si j’ai un conseil à vous donner : Partez sans vous retourner…
      Peace

      J'aime

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