[Témoignage] Doriane : « Il m’a anéantie, il m’a vidée de toutes les forces que j’avais au moment où j’en avais le plus besoin, dans la première année de mon premier enfant » + Le fléau de la dépendance affective

Amis lecteurs, un nouveau témoignage de la part de Doriane, une fidèle lectrice du blog. Après un mariage de 7 ans avec un pervers narcissique, elle a enfin pu se libérer du joug de son bourreau. Félicitations, Doriane ! (Pour rappel, les prénoms sont modifiés dans les témoignages afin de préserver l’anonymat des personnes impliquées.)

La mécanique d’approche perverse apparaît clairement dans ce témoignage. On voit que Doriane était dans une situation professionnelle et financière stable mais d’un autre côté, ressentait un besoin – trop – important d’être dans une relation. C’est ce besoin qui l’a poussée à précipiter le choix de son futur partenaire (ô surprise, un prédateur…) et l’engagement ultra rapide, énorme drapeau rouge de toute relation abusive. Ceci est le terreau rêvé pour tomber sous la coupe d’un vrai bourreau, animé de faux sentiments et d’une réelle capacité d’exploitation.

On voit très clairement la dynamique qui s’est mise en place et qui correspond à la fameuse alchimie entre le co-dépendant et le pervers narcissique. Doriane présente le type même de la victime préférée avec le syndrome du sauveur.

Petite précision : syndrome du sauveur + dépendance affective + idéal de relation sentimentale qui prime sur la réalité = garantie (100%) d’être exploité(e) par un maximum de personnes.

On ne peut pas traiter un homme adulte comme un enfant. On ne peut pas non plus changer une personne à force d’amour, de compréhension et de sacrifice. Seule cette personne peut s’aider elle-même, si elle le souhaite.

En anticipant les moindres désirs de l’autre, Doriane s’est bien rendue compte qu’elle perdait sa propre autonomie, son identité, son psychisme. C’est là que le piège s’est refermé, avec la naissance du premier enfant. C’est toujours ainsi avec les pervers narcissiques et les prédateurs : le jour où ils sentent que vous êtes A EUX, vous ne reconnaissez pas la personne. Il y a quand même de nombreux indices semés tout le long du chemin, dès la première interaction. Seulement, ils sont tellement noyés dans le flot des émotions positives dégagées par la dopamine de la rencontre qu’ils sont passés sous silence. Bizarrement toutefois, c’est ce qui revient en premier en mémoire quand le masque tombe…

Prêtez bien attention aux drapeaux rouges :

  • Tentative d’isolement rapide : dénigrement de vos amis, de votre famille, remise en question de votre propre jugement, exigence de passer plus de temps en votre compagnie, occupation forcée de votre temps, etc. Vous devez être seul(e) pour que le bourreau puisse agir en toute tranquillité, à l’abri des témoins et de ceux qui verraient clair dans son jeu.
  • Attitudes soudaines qui ne collent pas avec le personnage (faux moi) interprété : vous pouvez soudain voir des comportements extrêmement vulgaires, entendre une réflexion agressive ou violente, raciste, suffisamment hors de propos pour vous rester longtemps en mémoire. Ou encore, signe le plus évident, la personne change de version sur un même événement, affirme le contraire de ce qu’elle a dit juste avant : cette personne vous ment et vous manipule dans un but particulier. Les pervers narcissiques mentent tellement qu’il est impossible pour vous de ne pas le remarquer si vous prêtez un minimum d’attention à ce que dit et fait la personne. Ils SONT le mensonge, ils vous mentent en vous regardant droit dans les yeux et ils sont EXTRÊMEMENT convaincants.
  • Le masque glisse par moments : vous avez une étrange sensation d’être avec un inconnu, vous percevez une personnalité différente.
  • … Et tout simplement, vous vous demandez si cette personne est bien ce qu’elle dit, si elle est « normale ». Bien entendu, le mot « normal » est à prendre avec des pincettes (la normalité n’existe pas) mais c’est le premier sentiment qui vous met sur la piste d’un prédateur en couverture. Cette personne sait qu’elle doit se dissimuler mais à certains moments, le vrai visage ressort forcément et ce n’est pas beau à voir. Instinctivement, on reconnaît les prédateurs. On le sent au plus profond de nous et il faut se faire confiance.
  • Quand les cauchemars commencent, c’est qu’il est temps de fuir ou de s’attendre à la phase 2 : révélation du vrai visage et début de l’enfer. Et je sais que tous ici (même ceux qui ne font pas attention à leurs rêves), nous avons eu au moins un cauchemar terrifiant qui nous révélait la véritable nature de la personne. Chaque fois que j’ai eu affaire à un prédateur, j’ai fait des cauchemars absolument horribles… qui m’intimaient l’ordre de FUIR. Selon les intentions plus ou moins malveillantes de l’individu (H/F), je percevais des éléments différents.

Faites-vous confiance. Si vous sentez que c’est faux, c’est que ça l’est. Il y a un danger réel à côtoyer ces personnes, à croire à leurs mensonges, à leur perception du monde. Il est impossible d’espérer créer un lien avec une personne sans empathie, qui projette tout son négatif sur vous. Le danger est vraiment d’y croire et de penser que vous êtes ce que dit cette personne à qui vous faites confiance.

Restez vigilants !

separateur

Bonjour à tous et à toutes,

D’abord, un immense merci à vous Scarlett car c’est bien grâce à vous, à votre générosité que nous pouvons puiser dans ce blog très instructif, très riche et vivant, que Dieu puisse vous récompenser largement.
Après avoir lu quantité de témoignages, je suis disposée à relater une partie de mon vécu afin de pouvoir, qui sait, apporter un éclairage.

J’ai rencontré mon futur époux alors qu’il était encore étudiant ; moi, j’étais déjà rentrée dans la vie active depuis longtemps… Cela explique que je disposais de mon appartement, de ma voiture, donc d’une stabilité assez confortable. Cela n’était pas du tout son cas, il était hébergé chez un ami, et n’avait qu’un petit job alimentaire le week-end.

Étant proche de la trentaine, je voulais à tout prix fonder ma famille, je m’en sentais la force et la motivation nécessaires. Il était tombé à pic, au bon moment, au bon endroit… La suite des évènements a fait qu’on s’est rapidement mariés – malheureusement.

Pendant les 4 années qui suivirent, il a profité allègrement des ressources dont je disposais, et a rapidement cessé de travailler… Comme il ne travaillait pas et moi oui, je ne lui demandais pas de payer les factures, mais uniquement des courses alimentaires.

Je crois que le fait qu’il soit logé, nourri, blanchi gratuitement avec en prime une femme qui paye les factures, fait le ménage, lui prépare les repas, lui fait ses papiers etc, a en quelque sorte mis sa perversion en veilleuse.

Je ne me suis pas rendue compte qu’il se comportait comme un enfant roi, il passait ses journées devant la télé, à surfer sur internet, et surtout à parler des heures au téléphone avec sa mère chérie avec qui il nourrissait et nourrit toujours une relation fusionnelle, le mot « fusionnelle » étant à mon avis assez léger par rapport à la réalité.

C’est le lendemain de la naissance de mon premier enfant que LE masque est tombé : alors que j’étais encore à l’hôpital et que je changeais la couche à mon bébé qui pleurait, il m’a insultée méchamment, puis m’a dit :

Tu sais même pas changer une couche !!!

Je n’oublierai jamais son regard de haine, et la méchanceté qui l’animait, je ne l’ai pas reconnu. J’ignorais à ce moment-là que ce n’était que le début de l’enfer sur terre… L’année suivante qui était aussi la première année de mon fils a été destructrice pour moi, et donc aussi en partie pour mon bébé.

temoignage-doriane

Alors que monsieur ne travaillait toujours pas, il m’a laissée gérer le petit toute seule, tout en m’assénant des insultes, des reproches, des humiliations, culpabilisations à longueur de journée… Ses propos étaient souvent biaisés, incertains, flous. Il mentait comme il respirait mais je ne m’en rendais pas compte.

Il savait très bien souffler le chaud et le froid afin de me déstabiliser, pour que je ne sache plus où j’en suis, et il avait réussi ! J’ai donc touché le fond plusieurs fois ; il m’a mise dans un état de tension émotionnelle tel que cela a provoqué en moi un brouillard dans mon esprit…

Pourquoi rien ne va ? Qu’est-ce que je dois faire de plus ? Pourquoi je ne vais pas bien ? Je ne suis pas à la hauteur…

Les conséquences de l’acharnement dont j’étais la victime ont été entre autres : épuisement physique, repli sur soi, accès boulimique, ne plus être sûre de ce que l’on pense, insomnies, angoisse, troubles de la mémoire, tristesse, idées suicidaires…

Et mon deuxième bébé est arrivé ! Avec malheureusement de gros problèmes de santé que j’attribue à son bourreau de père ! Eh oui… C’est une blessure (les problèmes de santé de mon bébé) que je ne pourrai jamais lui pardonner.

Après m’avoir exploitée au maximum, et pensant me retenir avec nos enfants, mon bourreau a voulu me contrôler totalement, me confisquer le droit de penser, le droit de parler, le droit de manger, de boire, de me laver, de lire… Et je n’exagère pas.

Le pire, je peux vous assurer, c’était sa présence QUOTIDIENNE, il était devant mes yeux 24/24 , 7j/7 pendant 7 longues années… Comment alors avoir le temps de débriefer nos disputes, comment avoir la possibilité d’analyser toutes ces attaques contre moi ? Je n’avais plus d’espace vital.

Il voulait me contaminer dans sa perversion, faire en sorte que je m’approprie ses idées délirantes.
Par exemple, tout le monde est mauvais, les gens sont mauvais, mais lui a une grande éthique, de grands principes moraux . C’est pour ça qu’il critiquait tous les gens qu’il connaissait. Dès qu’il y avait un souci au niveau des papiers, il était le premier à dire « C’est mes droits, j’ai des droits… »

Il m’a anéantie, il m’a vidée de toutes les forces que j’avais au moment où j’en avais le plus besoin, dans la première année de mon premier enfant. Mais il disait bien sûr être toujours la victime, voyons. Au niveau sexualité, j’étais complètement ignorée, sa libido était depuis toujours quasi inexistante, et moi bien malheureuse…

Mon PN a la particularité de cumuler les travers, car non seulement c’est un PN, mais il souffre aussi d’une phobie sociale (il ne sort pratiquement pas de chez lui, et a très peu d’amis), c’est un paresseux de naissance (le mot est très faible), et il est extrêmement arrogant et souvent odieux dans ses propos contre moi ou ma famille (oui, il avait aussi essayé de m’isoler de ma famille, en la critiquant sans cesse).

Aujourd’hui, vous ne serez pas surpris d’apprendre que je demande le divorce, ENFIN. Aucun regret.
Je ne vais pas bien, c’est sûr mais comment cela pourrait-il en être autrement ? Ma liberté est toute récente, et c’est clair que j’ai un long chemin devant moi pour me retrouver et prendre soin de mes enfants.

Je suis croyante, et je pense que c’est Dieu qui m’a permis de me libérer ce boulet orgueilleux, fainéant et ingrat en mettant sur mon chemin deux personnes qui m’ont aidé à prendre mes jambes à mon cou. Je suis obligée de composer avec lui par rapport aux enfants, mais je pratique le NO REACTION, même si c’est pas toujours évident et simple .

Ça me fait du bien de partager avec vous ma petite expérience ; je mets en dessous à titre d’exemple ce que ce sinistre homme me disait, et me répétait régulièrement (et essaye encore de me dire) :

Il dit que je suis :

  • La méchanceté (« t’es la méchanceté »)
  • Le stress jusqu’à « mon sang », « mes gènes »
  • L’angoisse jusqu’à « mon sang », « mes gènes »
  • L’égoïsme
  • Le pessimisme
  • L’incompétence par rapport aux enfants
  • Tu sais pas t’habiller
  • Tu sais pas te maquiller
  • Tu sais pas faire à manger
  • Tu sais pas faire le ménage
  • Il suggère que je n’ai aucune spiritualité « Tu n’as pas grandi avec le nom de Dieu », va prier au lieu de regarder la télé
  • T’es rien
  • T’as jamais eu de câlin de ta vie, ta famille t’a rejetée, tu ne peux représenter aucun intérêt pour personne pour le restant de ta vie
  • Tu n’es pas polie avec les gens quand tu réponds pas « Bonjour »
  • Tu n’es pas polie quand tu raccroches précipitamment
  • Il mentionnait mon métier que je souhaite pas divulguer : « Toi « …………….  » ? »! : t’es l’arnaque du siècle, t’as bien arnaqué l’État. Je ne comprends vraiment pas comment tu as pu aller aussi loin…
  • T’es malade, va te faire soigner, il te manque un boulon
  • T’as peur des gens, t’ose pas t’affirmer devant les gens ?

Dans la voiture : insultes + dévalorisation :

  • Tu sais pas conduire, si j’étais inspecteur je t’enlèverais le permis
  • T’es passée au rouge (faux), tu laisses pas les piétons passer
  • Tu fais trop de bruit en marchant, (je trouve cette phrase TERRIBLE, et il me l’a dite plusieurs fois)
  • Tu parles trop
  • Tu manges trop
  • Tu bois trop, va t’acheter tes bouteilles d’eau toi-même
  • T’as de la chance de boire une tisane
  • Quelle chance d’écouter la radio…
  • Si tu pars, tu vas te noyer au bout d’une semaine à cause des enfants
  • Les enfants vont galérer à cause de toi
  • Tu vas les faire souffrir si tu pars avec eux. Tu vas gâcher leur vie.

Des reproches incessants le positionnant comme une victime :

  • Tu me laisses pas rechercher du travail, tu me laisses pas avoir et voir mes amis
  • J’ai pas pu aller à…(pays)…à cause de toi
  • Tu m’as empêché de réaliser mes rêves, tu m’as empêché de terminer mes études
  • Je me suis fais avoir… Tu m’as eu…
  • Suggère qu’à cause de moi, il a perdu beaucoup d’amis en s’installant dans ma ville et non la sienne
  • Tu sais ce que j’étais, comment je m’habillais (avec beaucoup de classe), et regarde ce que tu as fait de moi, je peux plus m’habiller comme je veux
  • Ta famille ? Ils font rien pour toi, ils s’en foutent de toi…

Et, chers lecteurs, la liste n’est pas exhaustive. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. Certains parlent de tentative de meurtre psychique, et c’est bien la réalité. Je crois qu’on sous-estime l’attirance des PN pour l’appât du gain, car le mien accordait une importance capitale à ses besoins matériels, à la sécurité financière.

Aujourd’hui, je le hais, et lui souhaite le pire dans sa vie. Merci à ceux qui m’auront lue, vos commentaires sont les bienvenus.

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33 réflexions sur “[Témoignage] Doriane : « Il m’a anéantie, il m’a vidée de toutes les forces que j’avais au moment où j’en avais le plus besoin, dans la première année de mon premier enfant » + Le fléau de la dépendance affective

  1. Bonjour Doriane et félicitations d’être partie. Savourez de vous être libérée et d’avoir ainsi protégé vos enfants. Ces êtres sont malveillants et il est impératif pour nous de nous interroger et nous consolider pour que cela ne recommence pas. Prenez soin de vous

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    1. Merci Eleanor pour votre commentaire.
      Oui, je suis consciente d’avoir à faire un gros travail sur moi-même afin
      de ne plus jamais retomber entre les griffes de ces monstres qui savent bien profiter de notre gentillesse et notre naîveté …
      Il serait illusoire de croire que je vais guérir rapidement, car le rouleau compresseur de la perversion laisse des traces psychologiques durables et tenaces.
      J’espère y arriver tout doucement, et notamment par le biais de l’EMDR.
      Bien à vous

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      1. Moi aussi je faisais trop de bruit en marchant! Il voulait que j’enleve mes chaussons pour marcher le soir, alors que le carrelage etait gelé… que des trucs dingues

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  2. Bonjour Doriane,
    Vous avez réussi à vous échapper de l’enfer! Bravo
    Je reconnais tellement de situations que j’ai vécues moi aussi… tellement de phrases lourdes d’accusations et qui ont un effet désastreux sur l’estime qu’on a de soi.
    Tenez bon surtout, car il ne va sans doute pas vous « lâcher » si facilement.
    Je me suis séparée de mon bourreau voici un an (après 28 ans de vie commune)… ce n’est pas encore terminé, mais je commence à « respirer ».
    Le meilleur est à venir pour vous et vos enfants! Soyez-en convaincue.
    Bien cordialement,

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    1. Bonjour Scally,

      merci pour vos encouragements !
      Oui, il cherche encore à m’atteindre en me critiquant via des sms, à m’énerver en se désintéressant de ses enfants quand je lui demande quelque chose pour eux. Il cherche encore à garder le contrôle en intervenant pour eux quand LUI l’a décidé …
      Et n’oublions pas que les PN cherchent à combler la vacuité de leur existence, donc oui, je l’aurai malheureusement toujours sur le dos, mais au moins je ne vis plus avec lui, et c’est un pas de géant, Dieu merci.

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  3. Bravo Doriane d’être partie…On ne le dis jamais assez, mais c’est un acte très courageux et peu importe le temps que ça prend, c’est courageux!!! Et seul celles ou ceux qui sont passé
    par là le savent…En lisant ton témoignage, j’ai reconnu le mien de PN, et comme dans tant d’autres témoignages, c’est comme si il avait un mode opératoire à eux…Le chemin est un peu long quoique une fois parties les forces nous reviennent naturellement, ta spiritualité va t’aider comme la mienne m’a sauvé….Bon courage à toi et belle reconstruction car même si c’est difficile à avouer on en ressort un temps cassé et après vraiment grandit!!!

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    1. Merci Karen pour tes belles pensées !
      C’est vrai que parmi tous les PN qui sont décrits à travers les témoignages, on distingue bien comme tu dis un mode opératoire, un fil conducteur communs qui mènent à chaque fois à la gangrène psychique de la victime, à son implosion psychologique .
      Leur but est bien de nous asservir pour servir LEURS intérêts, et provoquer notre détresse pour nous affaiblir et ne plus pouvoir s’échapper . Mon PN voulait me briser les jambes au sens figuré comme au sens propre …
      C’est un constat incroyable, mais c’est bien la réalité .

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      1. Oui.. Une bande de déséquilibrés extrêmement toxiques. Il ne faut rien croire de ce qu’ils disent, ni leur flatterie, ni leur dénigrement. Rien de tout cela n’est fondamentalement vrai. Doriane, tu l’as échappé belle 🙂 !

        Ils sont tous pareils. Certains sont un peu plus « subtils » que d’autres mais le mécanisme est le même : 1 – 2 -3.

        Je suis désolée, je m’emmêle un peu les pinceaux entre le tutoiement et le vouvoiement mais bon, l’essentiel est de se comprendre :).

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  4. Comme je l’ai écrit ailleurs, la fuite c’est un instinct de survie…Il faut les laisser à leurs délires et fuir…Bravo Doriane et courage, vous avez fait le plus difficile, sortir de l’emprise. Tant qu’on est en présence du P.N on est sous emprise (qu’on le veuille ou non, même si on pense y arriver, à ne pas le croire, à ne pas être atteint C’EST FAUX les mots sont impactants, TOUJOURS)
    La force du P.N ses balles, ce sont les mots, les paroles, et c’est pour celà qu’il faut fuir et qu’ensuite, le NO CONTACT est extrèmement important. Si on les écoute, on peut être influencés. Il faut se boucher les oreilles et fuir.Il n’y a que par cette méthode qu’on peut ensuite reprendre ses esprits, reconnecter son cerveau et se reconstruire.

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    1. Oui , Scarlett, je l’ai bien échappé belle … et j’ai sauvé en même temps mes enfants qui commençait à montrer des signes de malaise ; cela aussi a été un déclic pour moi.
      Parfois, on peut prendre ses jambes à son cou plus pour des personnes qu’on aime que pour nous même …
      Je suis écœurée d’avoir perdu autant d’années de ma vie avec un incapable de ce genre, bourré de défauts n’étant attiré que par l’appât du gain et la mise à terre de sa victime, mais je suis fière de n’avoir pas fondamentalement changé .
      Bien-sûr, on change forcément avec le temps avec un PN ou un non PN, mais je pense avoir garder des qualités humaines que j’avais dès le départ, tout ce qui faisait que j’étais moi … Il n’a pas réussi à me pervertir, ni à me plonger dans la folie . Bien fait pour lui !!!

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    2. Malheureusement Lunapark, le No contact n’est pas possible lorsqu’on partage des enfants avec un PN.

      Ce serait mon rêve de ne plus jamais entendre aucun mot sortir de sa langue venimeuse, de ne plus voir ses textos sur mon téléphone, de ne plus le voir MAIS on partage 2 petits enfants …

      Le No réaction me permet quand même de mettre un maximum de distance entre lui et moi, de ne jamais montrer mes sentiments ou mes émotions, et de le traiter aussi froidement que possible (on dit bien « garder la tête froide « ?!) , d’être quasi professionnelle avec lui.

      Bien-sûr, il continue de parsemer dans les textos ou lors de nos échanges
      des critiques, des insinuations mais je garde le contrôle et cela ne m’affecte plus parce que je sais où il veut en venir, et comme tu dis Scarlett, rien n’est vrai dans ce qu’il avance .
      Par exemple, la dernière fois qu’il est venu voir les petits, mon bébé toussait, et il m’a regardé avec un regard plein de reproches en me disant :  » qu’est ce qu’il a le petit ? ça fait 3 fois de suite qu’il tombe malade en 1.5 mois!!!  »
      Il a essayé de me culpabiliser et sous-entendait que je m’occupait mal de lui.
      Lorsque les critiques se font par texto, je ne réponds pas.
      Si c’est au moment où se parle, je ne laisse pas passer pour lui montrer que je n’accepterai plus aucun écart.

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      1. C’est exactement cela, le NO REACTION ou GRAY ROCK dont je parlerai peut-être dans un prochain article. Le principe est de devenir aussi ennuyeuse, plate et sans réaction que possible pour ne plus attirer l’attention du PN, ne plus nourrir sa soif d’émotions. Gray Rock/No reaction est également un bon moyen pour :

        – ne pas être repéré(e) comme victime potentielle ni par un PN, ni par un psychopathe
        – pousser un psychopathe à vous quitter et à ne pas revenir en provoquant une sensation insupportable d’ennui chez lui
        – démanteler toute tentative de manipulation
        – ou si vous n’arrivez pas à quitter le PN, pour que ce soit lui qui parte

        C’est très efficace quand on est obligé(e) d’avoir des contacts réguliers avec le PN.

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  5. Oui, un article relatif à ce sujet serait très utile je pense.

    Je voulais te remercier Scarlett pour ton introduction tout à fait pertinente car tu as démontré avec brio que les ingrédients nécessaires à l’emprise narcissique étaient tous présents dès le début : entre autres une future victime qui veut « sauver » un être aimé et un agresseur qui veut écraser et profiter …

    Plus je mets des mots sur ce qui m’est arrivé, mieux je rationalise, et plus je comprends qu’il m’a complètement dupé, du début à la fin….
    C’est aujourd’hui que je me rends compte que sa vie n’est qu’une illusion, un mensonge .

    Il y a tellement de choses qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille….
    Par exemple, il ment sur ses diplômes aux autres, il maquille son CV, il ment sur son métier (en fait, il n’en pas du tout de métier ) voire s’invente un ou plusieurs métiers quand la situation le nécessite.
    ( je me souviens par exemple que nous avions un jour un problème avec notre bailleur par rapport à des travaux, il a dit à la dame qui s’occupait du dossier qu’il était juriste, tout simplement pour lui faire peur …)

    Quand il se promène (pour faire les courses ou autre) , il met très souvent un cahier ou un livre sous le bras pour faire croire aux gens que c’est un intellectuel, un homme instruit.
    Quand parfois il dépose le petit à l’école, il emmène une sacoche pour ordi pour ressembler à un cadre qui va travailler (alors qu’il ne bosse pas , et ce depuis 5 ans et n’a pas du tout le niveau d’un cadre).
    J’observais tout ça , mais je n’avais absolument pas pris la mesure du problème .

    C’était comme si je n’avais réussi à relier tous les différents éléments de sa personnalité dans un même puzzle ; je voyais bien que des choses n’étaient pas normales, mais je ne pouvais les relier les unes aux autres
    pour dresser finalement le tableau hideux du pervers narcissique.

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  6. Un manipulateur se fait constamment d’illusions, il ne vit pas dans la réalité et déteste qu’on le ramene à la réalité. J’en ai connu une qui n’avait jamais fait d’études, mais se moquer de ceux qui comme lui n’avaient aucun diplôme. .. voulait me voler ma personnalité, en voulant s’habiller comme moi et decorant son appartement comme le mien. S’approprier mes expressions,répéter mes phrases. Des vrais malades mentaux!!

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    1. C’est vrai qu’au fond ce sont des malades mentaux, mais à la différence des autres malades mentaux , ils savent très bien tirer les ficelles à LEUR avantage au début de façon détournée, puis une fois que vous êtes pris ds leur filet, au grand jour (mais toujours devant vous, pas devant les autres ) …

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    2. Moi aussi j’ai connu une femme PN qui s’achetait les mêmes habits que moi, dans les mêmes magasins (alors qu’à la base nous n’avons pas du tout le même style, ni la même morphologie) , c’était saoulant de la voir clonée en moi, quel manque de personnalité, quel vide total…Saoulant et inquiétant, impression qu’elle voulait me « tuer » et me remplacer, bref je ne sais pas comment expliquer mais c’était glaçant, ce n’est pas une attitude normale…Elle me jalousait et m’a fait beaucoup de mal au travail et ailleurs, m’a diffamée…

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    3. Le Pn qui a partagé ma vie pendant presque 4 ans a aussi volé mes expressions.
      Cet être si triste était fier de lui quand il revenait le soir du bureau en me racontant qu’il avait fait rire ses collègues avec une de MES expressions favorites…
      En ne mentionnant pas que c’était la mienne bien sûr… Pathétique…
      Ils sont tellement rien, qu’ils doivent copier les autres pour exister…

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  7. Bonjour Doriane,

    J’ai été choqué par tout ce que je viens de lire, ma dernière histoire à côté de la votre n’est rien, bien que, quoiqu’il en soit, quel qu’elle soit l’histoire ils arrivent à nous détruire. Mais j’en ai eu une première pendant pas mal d’années, trop… qui m’avait bien détruit aussi, mais à l’époque je n’avais pas pu mettre des mots là-dessus, aujourd’hui je comprends tout. Ça ne fait pas longtemps que vous avez pris votre liberté, le chemin ne sera pas facile, surtout quand il y a des enfants mais c’est le premier pas pour se retrouver, trouver la lumière, la vie, la vraie. Et moi aussi je vous dis bravo d’être partie! Il faut en être fière.

    Quant aux rêves dont parle Scarlett, ils nous inspirent vraiment des choses, il faut les écouter. Une fois j’avais rêvé que mon ex PN était dans un bateau et allait au fond de l’eau, comme si c’était chez lui, son visage était déformé et moi je le rejoignais. Il me disait « Non, va-t-en, tu ne peux pas m’aimer! Il ne faut pas! » et moi je lui disais « Si, je t’aime, je t’aime! » et je m’enfonçais avec lui, le visage déformé aussi. Le lendemain je l’avais croisé ans la rue. Ou un autre ou je me promenais avec des enfants, peut-être les miens quand ils étaient petits et on voyait dans une maison un énorme Pinocchio qu’un monsieur était en train de fabriquer, les enfants, une fois vu le grand pantin, ils s’en désintéressaient et partaient jouer ailleurs et moi, je restais fascinée. J’appelais souvent (dans mes pensées) le PN : Pinocchio, tellement j’avais trouvé qu’il mentait… J’en ai fait plein d’autres, toujours très significatifs et inquiétants.

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    1. Bonjour Annitta,

      Les cauchemars mériteraient bien un article complet !

      Merci, l’inconscient. Nous avons tout ce qu’il nous faut pour nous défendre mais nous pouvons aussi choisir d’ignorer les avertissements…

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      1. oui ces cauchemars mériteraient un article
        J en ai eu 4
        Le second fut l alerte la plus importante pour moi,
        J avais revé ( alors que mon ex beau père venait de décédé), que mon ex mari venait me voir, en pleurant, et me disait que son père lui avait dit que si je restais avec lui, le pn, je tomberai gravement malade.
        Je ne l oublierai jamais!

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    2. Bonjour Annitta,

      merci pour votre soutien, cela fait chaud au cœur de ne plus se sentir complètement seule …
      Oui, c’est vrai que je faisais énormément de cauchemars ces dernières années, mais je n’y prêtais pas vraiment attention.
      Je me disais que c’était simplement l’expression d’un mal-être général …

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  8. En effet Scarlett, l’inconscient nous avertit… et le corps aussi parfois.

    Après 18 ans de vie commune avec un PN, je suis devenue sourde, sans aucune raison médicale ni héréditaire…
    Il m’a fallu encore 10 ans pour pouvoir prendre la décision de fuir… il y a de cela un an.
    Mon audition s’est dégradée de plus en plus pendant ces 10 années…

    Je suis en thérapie depuis quelques mois et ma psychothérapeute a soulevé la question… En fait, je pense que je ne voulais plus rien entendre de tout ce que ce PN me disait. Je ne réagissais pas ; mon corps l’a fait pour moi…

    Ecoutez votre inconscient, écoutez votre corps… ils nous donnent des signaux d’alarme.

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    1. Bonjour Scally65,

      bien que je ne vous connaisse pas, je suis attristée pour vous d’avoir perdu votre audition de cette façon-là ….
      Votre PN, lui, s’en est sans doute sorti sans aucune égratignure !
      Vous avez mis du temps à partir car il vous avait sans doute amputé d’une partie de vos facultés intellectuelles, mais aujourd’hui, vous comprenez TOUT .
      Vous n’êtes plus victime, et vous êtes maître de votre destin, sortie de l’enfer. Bravo d’avoir pris cette décision, il n’est JAMAIS trop tard.

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    2. Bonjour, Meilleurs vœux à tous et toutes. Scally, ton témoignage raisonne en moi car moi aussi je suis devenue sourde pour ne plus entendre mais surtout pour me ré-entendre ! J’ai rencontré d’autres victimes et il y a plusieurs choses communes qu’il faut souligner. Quelque soit nos finances, l’argent est toujours un problème. Lorsqu’un PN s’exprime, nos amis, loisirs, famille, passé, etc sont ‘de merde’ (pardonnez-moi l’expression). De plus, vu que ce sont des personnes sans compassion, lors de fatigue, maladie, hospitalisation, grossesse, accouchement (à ce moment-là le masque tombe toujours) il n’y a AUCUNE AIDE, seulement Sarcasmes et Indifférence. Il y a aussi toujours un geste discret qu’on est seul(e) à connaitre et qui nous met sous pression. Tentative aussi de nous convaincre que l’on est folle, dépressive. Pour ma part, j’ai résisté mais mes amis l’ont cru pour cela il s’est servi de ma surdité (n’entendant plus le tél, il les a convaincu que je refusais tout lien social). Il ne m’en reste presque plus. Il a demandé aussi à mon médecin de me faire interner (il a refusé : Chance !) Il a récupéré aussi mon entreprise. Cependant, il a oublié un paramètre, j’ai une joie de vivre immense et surtout, ses insultes, claques, mensonges, chantages ont développé en moi une force énorme. Alors à tous ceux qui vivent cette situation, faites-en un tremplin pour VIVRE, pour devenir des personnes FORTES et COMPATISSANTES. Courage à tous, ils vous ont choisies car vous étiez lumineuses, retrouvez cette lumière en vous et faites la briller encore plus ! Maria
      Sur le site plaisirsdecriture.wordpress.com, il y a des textes sur le sujet (à consulter)

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  9. Bonjour Maria,

    je partage tout à fait vos idées ; c’est clair que les points communs que vous faites ressortir sont présents, immanquablement.
    J’ai vécu 2 grossesses avec mon PN, et à chaque fois, c’était la misère, sa petite personne passait avant moi et le bébé, et je n’avais droit à aucun traitement de faveur.
    Parfois, je me souviens que je n’avais plus la force de me préparer une tisane, et lui qui était le plus souvent avachi devant la télé ou discutait avec sa mère adulée, et ne m’apportait même pas un verre d’eau.
    Mais on ne se rend pas compte sur le moment de la monstruosité de ces personnes.
    C’est quand on est affaibli que les vrais visages des personnes se révèlent, Pn ou pas Pn.
    Et c’est vrai qu’on en sort plus fort, comme si on était sorti vivant d’un attentat, ou d’une guerre.

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  10. Je suis entrain de vivre tout ce que tu as raconté et je peux même compléter la liste. Je suis mariée à un PN. Je n’ai découvert ce terme que récemment. J’ai un bébé qui a deux ans et la on souffre de violence morale et physique tous les deux. Je suis déprimée depuis que je l’ai connue il y’a 6 ans. J’ai essayé de m’en fuir il y’a 3 ans et çà n’a pas marché et il a une grosse rancune de cet acte. Il se rappelle toujours de ça. J’ai vraiment besoin de l’aide je suis dans un pays étranger loin de ma famille et je n’ai aucun ami. Il m’a effacé isolé de tout le monde.

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    1. Bonsoir Farah

      Avez vous au moins parlé de votre souffrance à votre famille ? Si oui, quel est leur positionnement face à la violence que vous subissez ? Si non, pouvez vous envisager de leur demander une aide logistique pour quitter cette relation ? Et surtout envisagez vous de quitter cet homme ou de rester avec ?

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