[Témoignage] Babette : « J’ai laissé faire cet homme qui m’a voulu du mal. Rien ne m’obligeait à subir cet enfer conjugal » + L’espoir psychotique des victimes

Merci à Babette qui nous a déjà laissé de nombreux commentaires et qui aujourd’hui, partage avec nous le récit complet de son mariage avec un pervers narcissique. Cela fait 2 ans qu’elle est libérée. Bravo !

Ce qui ressort de ce témoignage est le fameux « espoir » que je qualifie de psychotique (et qui n’engage que moi), ainsi que l’ego qui pour le coup, joue un rôle destructeur dans le maintien de la relation perverse.

Tout abuseur joue sur votre ESPOIR, qui prend une dimension psychotique (dans le sens d’une rupture totale d’avec la réalité) avec un pervers narcissique. Comment s’y prend-t-il ? Il alterne les phases carotte/bâton ou le fameux chaud/froid. Cela n’a rien de compliqué, il suffit de faire croire à une personne qu’en fonction de SON attitude, elle peut influencer le comportement abusif de l’agresseur ou son système de récompense.

En réalité, il n’en est rien. L’agresseur vous harcèle, vous abuse, parce que c’est son mode relationnel, c’est ainsi qu’il impose son contrôle et sa domination sur vous. Il n’y a pas à chercher plus loin. Le piège dans lequel tombe la victime est de chercher à identifier ce qui provoque les mauvais comportements de l’agresseur et ce qui influence ses bonnes actions. La seule et unique logique du bourreau est… la sienne ! Il fait ce qu’il veut de vous, quand il le veut et comment il le veut. Vous êtes sa marionnette, son souffre-douleur. Les moments de répit existent pour que vous ne partiez pas. Évidemment que vous fuiriez s’il n’y avait que des insultes, coups, humiliations, mensonges et indifférence.

Il en va de même pour les femmes battues. Elles mettent autant de temps à quitter la relation à cause des « bons » moments, où l’agresseur montre son pseudo côté « gentil », il les attendrit, joue sur leur syndrome du sauveur, flatte leur ego : « tu es la seule, l’unique, la plus belle, la plus gentille » ET BLA BLA BLA. Tout ça n’est que du BARATIN. Les répliques sont toutes les mêmes et il est dommage qu’elles aient toujours le même effet. Mais… un homme qui vous aime ne vous traitera JAMAIS comme ça ! Seule une personne qui veut votre malheur agit de la sorte.

Il faut se sortir un énorme MENSONGE de la tête : une personne qui vous abuse EST EN CONTRÔLE. Tout est fait exprès parce que c’est ainsi que « communique » le bourreau. Arrêtez de vous dire « Ah mais, s’il changeait, les choses iraient mieux« .

Pour un abuseur, relation normale = humiliations, coups, violence.

Pour vous, relation normale = amour, tendresse, bienveillance, compromis.

Vous voyez le hic ? Le seul à être en contrôle est le bourreau qui a plusieurs longueurs d’avance sur vous et vous emmène droit à l’endroit qu’il a prévu pour vous dès le départ = en Enfer. Rien de ce que vous pourrez faire ne le fera changer, absolument rien. La seule et unique manière de vous protéger est de fuir. Si vous avez des enfants, ce sera plus difficile de gérer l’après-rupture mais au moins, ils seront à l’abri avec vous, loin du bourreau.

Pour ce qui est de la question du sens, je ne suis pas pour penser qu’il s’agit d’une forme de « punition divine ». Je crois qu’il s’agit d’un fonctionnement par l’ego de la victime, poussé à son paroxysme et c’est paradoxal. Cela va peut-être choquer certains d’entre vous mais dès le début, il y a cette petite voix que vous avez tous entendue, qui vous a dit « Pars ». Ceci est la voix de l’intuition, l’amour que nous avons en nous-mêmes et qui veut notre bien. Mais pour des raisons autres (dans le cas de ce témoignage, un besoin illusoire d’oublier une précédente relation), nous avons fait le choix d’écarter cette petite voix et de faire gonfler l’ego.

Résultat des courses : 18 ans ici passés aux côtés d’un pervers narcissique, toute une vie pour d’autres. L’ego est une puissance extrêmement dangereuse quand on n’écoute que lui. Il est intransigeant et écrase ce qui est réellement bon pour l’être humain et sensible que nous sommes. Quand on se pose quelques minutes, on entend clairement, on ressent clairement que tout est faux mais on reste à cause de questions d’ordre social, d’image, parce qu’on a besoin de se prouver qu’on a raison, qu’on n’a pas été dupé(e).

separateur

 

Tu n’as aucun défaut, tu es extraordinaire, tu es la femme que j’ai toujours voulu rencontrer, tu es la femme de ma vie.

Ce sont ses paroles du début et les mêmes soulignées celles de la fin de notre histoire. Ajoutons à la fin :

Tu verras même séparés, je t’aimerai. Tout cela n’est qu’un malentendu.

C’est l’entre deux que je veux raconter et par là même, me libérer. J’ai été mariée à cette personne (relation de 18 ans) et avons 2 enfants, suis en instance de divorce. J’ai une enfant d’une première union. Inutile de dire que j’ai été folle amoureuse de cet homme, que je l’ai aimé, et que la seule question qui vaille aujourd’hui est « pourquoi suis-je restée ? ».

J’aime la vie, les gens, ne suis pas idiote, suis quelqu’un de plutôt déterminée, avec un caractère assez fort et ai un tas de défauts (comme tout un chacun probablement). J’ai laissé faire cet homme qui m’a voulu du mal. Rien ne m’obligeait à subir cet enfer conjugal.

Je l’ai connu au sortir d’une séparation douloureuse d’avec le père de mon premier enfant . C’est comme si j’avais voulu effacer cette douleur et reconstruire, vite, trop vite.

Je veux jouer avec toi.

On peut ne plus s’aimer, on peut en aimer un(e) autre mais rompre peut aussi être une question de survie. Il m’a fallu des années pour arriver à concrétiser cette séparation et me sortir d’une situation tout simplement invivable, infernale.

Des dizaines et des dizaines de discussions stériles où tout se retournait invariablement contre moi alors que je lui demandais d’arrêter ses critiques, ses railleries, ses reproches, son cynisme.

Je suis un provocateur, disait-il.

Tu sais… Je vais te tromper.

Dit alors que nous étions ensemble depuis 2 semaines !! J’ai cru à la tromperie avec une ex, puisqu’il me disait voir toujours 2 ex, dont une qu’il allait présenter à un nouvel ami. Je venais d’entrer dans sa vie, n’avais aucune légitimité…

En fait, la tromperie est à entendre dans le sens de la duperie, il annonçait la couleur en quelque sorte.
Et les revirements constants :

« Tu es ma princesse », puis à la fois je suis devenue la méchante, les qualificatifs et les insultes : folle, hystérique, tyran, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, sale bourgeoise, obsédée de sexe, pantin, marionnette, t’es comme les vieilles de mon lycée , « casse-b….., casse-c……. , , coincée dans ton éducation bourgeoise , pète plus haut que….t’as de la chance que j’aime bien faire l’amour…

Dégage, sale bourgeoise ! Devant un ami qui aménageait les combles de la maison avec lui alors que j’étais venue à leur demande, et ne disais strictement rien !!

Avec toi j’ai connu l’amour.

Premières vacances : tout s’est joué là. C’est au retour que j’aurais dû partir.

Nous étions partis en Belgique, tous les 2. Une semaine de rêve, nous étions amoureux, je n’arrêtais pas de rire, l’accent belge me faisait rire, pas de moqueries mais simplement le bonheur qui amène de la légèreté. Nous étions chez une dame âgée, délicieuse, drôle, vive, attachante, jeune et large d’esprit, qui me faisait rire, une de ces rencontres inoubliables. Nous sortions souvent avec elle, elle nous expliquait l’histoire de son pays… Un contexte idyllique…

Je voyais bien, certes, le fait qu’il marchait systématiquement devant ou derrière moi, toujours éloigné, le détail qui cloche, mais qu’importe nous sommes fous amoureux.

Nous sommes rentrés en France et arrêtés dans la région parisienne chez des amis à lui. Soirée sympathique. Avec un petit couac : mon copain à l époque a balancé je ne sais plus quelle remarque à mon égard, son ami lui a répondu : « Pourtant tu sais… Je me souviens que tu étais mal avant de connaître A…»

Nous allions nous coucher, j’étais au lit avec un livre. Silence dans la chambre, silence dans l’appartement. Il se déshabille, je lui tournais le dos. J’ai reçu un coup de poing sur l’épaule. Je croyais qu’il voulait me chahuter comme ça. Mais des coups de plus en plus forts, il avait un visage méconnaissable, et continuait de me frapper, sans un mot. Je lui dis d’arrêter, mais ça a continué, coups de poings et de pieds, moi partie me cacher sous le lit. Le tout sans un mot sauf mes questions. Je n’avais rien dit, rien fait qui eut pu déclencher une telle violence froide. Le lendemain, nous rentrions chez nous, ecchymoses et bleus, corps meurtri, silence et pleurs sur le long trajet du retour.

Je me suis demandé si je ne devais pas le quitter. N’en dis rien. Il est parti un long moment et revenu avec un magnifique vélo… Il n’y eut pas d’autre violence physique, et je crois qu’il n’avait pas supporté d’être heureux et de me voir heureuse durant ces vacances, c’est ma seule explication.

Nous avions commencé notre relation sous le signe de la littérature : lui grand lecteur, très cultivé, autodidacte, me lisait des passages de certains livres, des romans, au téléphone. Je trouvais cela touchant, hors du commun, j’étais littéralement subjuguée.

Rapidement, il a dit de moi que j’étais «une femme de roman», unique, quasiment irréelle. Il ne lisait que des romans ! Cela me faisait rire, j’en étais flattée, et surtout a permis de bâtir le mythe de notre histoire. Je rentrais pleinement dans son fantasme.

Parallèlement, il a eu besoin de raconter, avec force pleurs et trémolos, son enfance, sa relation compliquée avec ses parents, le couple de ses parents dont sa mère l’a rendu acteur. Elle ne savait pas si elle devait divorcer, elle était une femme trompée. Lui, dernier de 4 enfants était le protecteur de sa mère, méprisait son père et des années après quand il me le racontait, il méprisait cette mère et voulait tout faire pour se rapprocher de son père à qui il n’avait pas parlé pendant 2 ans, qu’il craignait.

Phase grande séduction

J’étais sa princesse, et j’y croyais ! Avec le recul… Notre histoire ne fut que une question d’image et d’images. Un miroir aux alouettes, moi qui sortais d’une relation longue de 11 ans, mon amour de jeunesse, triste, infiniment triste de cette rupture, avec un jeune enfant, mais pas de torture ni de sentiment d’avoir été manipulée. Cet ex qu’il a dénigré tant qu’il pouvait, par petites touches l’air de rien. Je me disais qu’il était un peu jaloux de mon passé je ne m’imaginais pas encore à quel point.

La séduction, c’était les longues heures au téléphone à me lire des passages de romans, à refaire le monde, commenter la vie, l’amour, l’amitié…. Les longues balades, du romantisme.

Et je le trouvais si intelligent, charismatique, attentif à tout, et surtout à ma fille.

Et surtout, il ne cessait de clamer « C’est A…… avec sa fille, ou rien ». Le comble du bonheur, j’avais une petite fille de 1 an et demi, et son papa n’était pas très présent. Alors mille fois oui à celui qui m’acceptait avec ma fille.

Un tourbillon de paroles

Il avait des théories sur tout, des idées sur tant de choses. Il parlait souvent de personnes qui «se cachaient», il détestait cela. C’était pour lui la plupart des personnes. De fait, c’était de lui qu’il parlait. Mais cela ne m’intriguait pas à ce moment-là.

Il posait des questions, quiconque le connaissait était sous le charme. Et d’ailleurs, je me disais souvent que l’on ne pouvait qu’être sous son charme… Il posait énormément de questions, semblait sincèrement s’intéresser aux autres. Je le trouvais ouvert, intelligent, il me plaisait. Il s’intéressait à ma passion… Il n’avait soit- disant jamais connu un tel amour auparavant, le baratin habituel.

La lente descente aux enfers

La première inquiétude fut le message d’une certaine amie Jeanne Poisson… Je crois que c’était de lui en réalité. Ce mail est arrivé alors que j’avais une adresse électronique depuis peu, et donc très peu de personnes, d’ amis la connaissaient. J’ai d’abord cru à un spam… Je ne connaissais pas d’amie Jeanne… mais le message était personnalisé : bien écrit, évoquait des grandes balades ensemble, le long de la plage… se souvenait avec nostalgie des moments heureux, me souhaitait beaucoup de bonheur avec mes enfants et finissait ainsi :

PS : Au fait, j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir couché avec …(son prénom) !

Jeanne Poisson, marquise de Pompadour, était la favorite du roi… J’ai longtemps cherché qui pouvait être aussi méchant(e) et mesquin(e) de la sorte, aujourd’hui je pense que c’est lui.

Il disait avoir des valeurs… mais volait dans les magasins parce «qu’eux nous volent assez» et il est légitime de voler les riches. Dit toujours entre dérision et sérieux, on ne savait pas trop, toujours est-il qu’il volait… des petites choses et s’en vantait auprès de moi, et me reprochait de ne pas en faire autant. Je devais adopter son point de vue, et seule, quelques années plus tard, je me suis rendue compte qu’à propos de tout et n’importe quoi, je me disais : « Qu’est-ce que……..penserait ?« .

Les autres étaient toujours appréhendés du point de vue de leur statut social, soit des « bourges », soit des ouvriers incultes. Un système d ‘appréhension simpliste et qui n’a aucun sens pour moi. Souvent, là-dessus, nous n’étions pas d’accord. Il vient d’un milieu modeste, moi d’un milieu « moyen bourgeois », et cette différence de milieu m’était ressortie autant que possible, dès que possible. De fait, à la fin combien de fois m’a-t-il dit que s’il avait gagné 3000 euros, cela aurait fait longtemps qu’il serait parti, ou bien que s’il trouvait une femme qui en gagnait autant, il ne se poserait pas de questions

Au tout début, l’un de ses amis du moment avait vu qu’il y avait un souci avec moi, et une fois, alors que je l’avais rencontré seul, m’avait mise en garde «Ne lui cède jamais, si tu cèdes tu es fichue», je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, il m’a fallu 18 ans pour comprendre cette phrase.

Le dénigrement, les reproches, les phrases assassines, les humiliations, le cynisme, la malveillance, les retournements, les revirements, les mensonges et le double visage… A devenir folle. Et j’ai cru devenir folle.

Je préfère être malheureux avec toi que sans toi.

Les critiques étaient sur tout et sur rien. En vrac : les courses, les enfants, mes relations avec les autres, ma façon d’être qu’il psychanalysait en permanence, en permanence sur le grill. J’ai été affublée de nombre de qualificatifs, toujours en privé. En public il contredisait, mais de façon subtile, j’étais pétrie de bons sentiments, j’étais naïve. Ça, c’était pour la version publique, soft.

En privé, j’étais « un homme », une marionnette, un pantin, je ne savais pas montrer mon autorité devant les enfants, je ne savais pas aimer, Sarkozy ou Le Pen, une bonne à rien, dépensière… Rien de ce que j’étais ne lui convenait : femme, mère, amie, fille… J’avais forcément des problèmes avec mes parents, je me laissais faire par mon père qu’il dénigrait aussi beaucoup…beaucoup trop. Je n’étais pas tranquille, et avais le sentiment que je devais être en danger permanent.

Nous avions acheté une maison ancienne, à rénover… J’aimais beaucoup m’y investir, c’était le cocon, je l’adorais notre maison, la construction de toute une vie, et nous en avons passé des jours, des heures. Certes, il y a consacré beaucoup de temps, réalisant au fur et à mesure meubles, diverses rénovations importantes. Moi également, pas autant que lui bricoleur , mais aimant bien les travaux de décoration. La première fois qu’il s’est mis à me dénigrer m’a surprise, « tes 3 coups de pinceaux », puis cela n’a pas cessé, et je me suis habituée, réfugiée dans les symptômes. Le harcèlement s’est fait si intense que j’ai commencé à somatiser : attaques de panique, phobie de la voiture, peur d’avoir une grave maladie… J’ai consulté plusieurs médecins, hôpitaux, je n’avais rien, et j’ai fini chez un psychiatre qui m’a parlé de dépression masquée. Cela m’était pénible de lui parler réellement de ce que je vivais, alors je minimisais. Et abordais tout sauf ce quotidien oppressant.

Mes amis étaient ceci ou cela, c’était des critiques incessantes. Son frère était un nouveau riche , Mon frère aussi en prenait pour son grade, il l’a d’ailleurs utilisé à la fin en disant « Tu vois, rien que ça, quand je vois ta famille, ton frère, je ne peux pas rester avec toi »( !)

Ce frère – et ma belle-sœur – qu’il a réussi à manipuler et retourner vers lui, avec lesquels sont sortis des psychodrames familiaux que lui a créés de toutes pièces et qui me sont retombés dessus comme par hasard à la séparation.

Il est aujourd’hui très proche de mon frère que je ne vois plus.

Il me disait par ailleurs que je n’avais pas d’amis, parlait d’un ton monocorde la plupart du temps, mortifère, ponctué de nombreux soupirs. Ou bien que des amis lui parlaient de moi, de mes nombreux défauts, et malgré mes questions, impossible d’en savoir davantage.

Lui avait des amis, mais n’allait pas les emmener à la maison, car je n’étais pas sympa !

Je n’existais que pour être méprisée souvent, et quand il sentait être allé trop loin, revenait, gentil, m’achetait des cadeaux…. Tout ce qui appartient à la vie était source de conflit : les enfants, l’aménagement de la maison, les voyages, mais aussi le quotidien, les courses, les différents rôles dans ma vie : mère, épouse, fille, amie… Un seul domaine fut épargné, mon métier. A chaque fois que je partais à l’étranger, pour raisons professionnelles, il créait un psycho-drame, m’empêchait de dormir alors que je partais tôt le lendemain matin, responsable d’un groupe. Il n’en avait pas ou que trop conscience ? Le retour était invariablement très froid. Puis de nouveau conflictuel.

Et j’ai commencé à lutter, et à me rebeller, après avoir passé des années dans la tristesse, le désarroi, j’ai de la personnalité et me suis mise à le contrer. Prenant chacun de ses arguments, me défendant, cherchant le pourquoi, peine perdue, tout se retournait invariablement contre moi.  Poussée à bout, je devenais colérique, ça « bouillait ».

Plusieurs fois, je devais exorciser et prenais ma voiture pour faire un tour dans ma ville et j’y hurlais toute mon impuissance et ma rage de me faire traiter de la sorte. C’était humiliant jusque dans ma féminité intime.

Jusqu’au moment où, n’en pouvant vraiment plus, je sentais que je perdais le contrôle de moi-même et ai suggéré une psychothérapie de couple, sinon je le quittais. Il a fini par accepter.

La réflexion dont je ne suis pas saisie. Le psychothérapeute après nous avoir vus ensemble, la première fois que j’eus un entretien individuel m’a dit :

Mais quel est donc ce fonctionnement si c’est toujours de votre faute ? C’est elle, elle et encore elle… Mais que Monsieur… aille vivre seul ou avec une autre si rien n’est bien avec vous. Monsieur… est dans le jugement, et quoique vous fassiez, quoique vous disiez, ce ne sera pas bien, ce ne sera jamais bien. Il veut vous contrôler, vous dominer. C’est très difficile, vous savez, car il est persuadé d’avoir raison. C’est difficile avec ces personnalités… Il a des pulsions de mort et se sert de votre façon d’être vivante.Je vous souhaite bon courage, pour vous et vos enfants, car je sais que ce que vous vivez n’est pas drôle.

Je suis sortie de cet entretien abasourdie, sonnée. Nous avons un temps poursuivi cette thérapie, mais elle ne donnait visiblement pas de résultats et surtout, j’eus le sentiment d’avoir été au bout de ce que je pouvais. Le thérapeute a été d’accord pour dire que l’on ne pouvait aller plus loin. Je croyais toujours en un changement, et j’avais de l’espoir.

Quelques mois plus tard, j’étais devenue de plus en plus irritable, la moindre réflexion me faisait réagir, et il y en avait si souvent. C’est simple, j’avais remarqué qu’il ne lui ’était pas possible de me laisser « en paix » plus de 2 semaines, et le cycle repartait pendant des semaines, des mois, et un petit répit qui me faisait tout oublier. Et espérer. L’espoir psychotique dont parle Scarlett.

Je lui ai donc demandé de partir, ce qu’il a fait, un mois. Ce moment-là, cette pause a eu lieu après que j’eus écrit anonymement à une association contre la violence faite aux femmes qui m’a conseillé une séparation déjà provisoire suite à ce courrier :

Se faire respecter est pour moi difficile avec mon mari. Nous sommes mariés depuis 11 ans. Je ne subis pas de violence physique et peux d’ailleurs témoigner qu’un épisode de violence physique n’en engendre pas forcément d’autres (il s’est « déchaîné » une seule fois sur moi sans absolument aucune raison, je n’avais rien dit ou rien fait qui puisse l’irriter).

En revanche, depuis des années, il me critique au quotidien, dans mes fonctions de mère, d’épouse. Il m’humilie, m’a traitée de « grosse vache » quand j’étais enceinte… Je tente de réagir en lui demandant que cela s’arrête, que c’est trop répété, son unique réponse est que « je joue la victime » et que l’on ne peut rien me dire et que « tout est de ma faute ». Il me dit que je n’ai pas d’amis et les personnes que j’estime et que j’aime rencontrer sont dénigrées de façon systématique. Ou alors, il me parle de personnes (qu’il ne nomme pas) qui sont d’accord avec lui, qui me jugent comme lui.

Ou encore d’autres qu’il trouve sympas et que c’est justement parce qu’elles sont sympas qu’il ne me les fera pas connaître. Tout ce que je fais ou je dis n’est pas assez bien. En société, il fait beaucoup rire, a de la répartie. Dernièrement cependant, à une question que je posais à un copain, il est intervenu en disant « Voilà la question de la dinde ». Au silence gêné du copain, il a rectifié « je retire la dinde ».

Quand je commence à évoquer toutes ces difficultés, il souffle et s’en va, observe le silence ou bien me dit que je suis fragile, que je cherche une relation sécurisante qu’il ne peut me donner. Devant les enfants, il détruit ma parole en haussant les yeux au ciel à mes remarques, en soufflant ou en disant que je dois montrer mon autorité autrement. Je me sens abîmée, ai suivi une psychothérapie, sans grands résultats.

Parfois, je me dis que je deviens folle, que personne ne me croira. J’aime cet homme et me demande comment j’ai pu à ce point accepter de me laisser avilir, au point de ne plus pouvoir me regarder dans une glace. Je lis un magazine de psychologie et il me raille quotidiennement sur cette lecture. Quand je parle, c’est « Ah oui, ça tu l’as lu dans « Psychologies Magazine ».

Je vous passe d’autres nombreuses remarques du même acabit. Je songe aujourd’hui à la séparation mais cela m’est très difficile. Comment lui faire comprendre que s’il cessait tous ses reproches, toutes ses critiques, ses railleries, cela irait mieux entre nous ? Je le lui dis mais rien n’y fait, il répond que je suis susceptible. Quelle peut être l’attitude la plus conciliante possible, la plus intelligente possible de ma part ? J’ai l’impression d’être enfermée, dans un tunnel, de ne pas vivre dignement. D’avance merci de votre aide.

Je ne pouvais me résoudre à la séparation définitive, je n’y arrivais pas. Nous nous sommes séparés de façon provisoire. Je voulais alors « reconstruire », je me documentais, j’appliquais ce que je lisais, je me disais que j’allais bien y arriver à force de compréhension, d’écoute et d’amour. Je ne cessais de lui dire que les reproches et les sarcasmes étaient trop répétés, les discussions finissaient par se retourner contre moi, j’étais trop ceci, trop cela, un jour trop tournée vers l’extérieur, l’autre trop casanière, il disait ne jamais avoir sa place avec moi.

Et il y avait un autre aspect de lui auquel j’ai cru jusqu’au bout : la dépression. La « grande dépression » comme il disait. « Sa » dépression, associée à un pessimisme que je nomme constitutif et à son nihilisme, des idées et des projections négatives. J’y croyais, je n’y crois absolument plus. Cet homme est un comédien, excellent comédien, qui s’est fichu de moi.

C’était un écran pour se faire plaindre et finalement excuser ses écarts avec moi. Mais pas seulement, une posture de vie qui lui permettait de se donner une certaine consistance, alors que c’est le vide en lui.

Je ne sais même pas si j’ai une personnalité.

Lui qui en réalité a écrit ceci : ( je ne sais pas quand , je pense au début de notre relation)

Ne suis-je pas un donateur suprême lorsque je martyrise ma partenaire? Les femmes adorent les mâles grossiers. Parler de respect dans les affaires de sexe, c’est comme parler de droits de l’homme avec les Chinois. On fait fausse route. Le respect et la tendresse sont des qualités littéralement inhumaines. Le respect, je l’assimile à la mort. Non, la meilleure façon de connaître une femme, c’est de l’amener au-delà de limites qu’elle ne soupçonne pas pouvoir franchir, lui montrer des paysages inconnus, savourer sa puissance comme un voyeur puis lui dire simplement : « Je vous quitte ». La tendresse a sur moi l’effet d’un vomitif. Les femmes ou les hommes sont de simples mouchoirs en papier auxquels les femmes ou les hommes cèdent une parcelle infiniment secrète d’eux-mêmes.

Il se dépréciait souvent, se sentait « coupé en 2 ». Nous avions lu le livre et vu le film « L’adversaire », il se sentait proche de Jean-Claude Romand…. J’en avais ri et en étais effrayée à la fois, mais j’ai enfoui tout cela, tout son discours sur la duplicité. Jamais je n’ai été en mesure de faire un lien réel avec sa, notre vie.
Le répit entre deux phases habituelles d’enfer durait au maximum 2 semaines, j’avais compté… C’était comme un cycle invariable.

Des doutes, j’en ai eus sur une double vie supposée… et j’ai tout imaginé. Il est enseignant dans un établissement loin de notre ville, et me disait rester 2 soirs par semaine dormir dans sa salle de classe : prétexte officiel des économies d’essence… Cela a duré 3 ans. Je suis allée une fois voir sur place un soir, à son lycée, il y était en effet. Mais il y avait de plus en plus de réunions qui se terminaient tard… Et il avait du travail pendant les vacances scolaires, donc il y retournait la première moitié des vacances…. Je ne sais toujours pas s’il avait une double vie, je ne suis pas (plus) naïve, mais je doute encore, un double visage cela est certain.

Je suis tombée un jour sur un début de correspondance virtuelle, message qu’il avait imprimé et laissé négligemment( ?) dans la voiture, il s’était inscrit sur un site de rencontres, et là grand choc, j’ai mal réagi … Effondrée car il jouait le grand jeu de la séduction avec elle, puis j’ai cherché, cliqué, son mot de passe était déjà enregistré et j’ai pu entrer en contact avec cette demoiselle… Lire aussi la prose de mon époux dont voici un échantillon :

Je suis un homme marié qui aime les mots pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire de merveilleux objets de séduction, pour peu qu’on les manipule avec dextérité. J’aime à penser que ce monde est un grand corps malade qui pourrait bientôt courir à sa perte, que la meilleure chose que l’on puisse faire pour freiner sa chute irrémédiable est, justement, de ne rien faire. Je suis un homme bien sûr charmant, observateur et qui, plutôt que de pleurer préfère provoquer le rire. J’aime par-dessus tout les femmes spirituelles qui savent manipuler les différents niveaux de langue selon qu’elles se trouvent au lit avec leur amant ou en représentation dans une assemblée.

Ce n’était pour lui qu’un exercice de style, mais il proposait tout de même une rencontre. Je « n’étais même pas une femme de roman », sacrilège ! M’a juré que c’était terminé et en fait n’a eu de cesse de se réinscrire sous une ou d’autres identités. C’est cette femme avec qui je suis entrée en contact qui m’a transmis tous ses messages… Cela n’arrêtait pas… J’étais prête ou du moins pouvais accepter qu’il ait une aventure ( non pas que cela aurait été facile) mais ses « exercices de style » avec force grand jeu, je ne pouvais pas.

Je lui ai même suggéré, si c’était tant des exercices de style, de se lancer dans la littérature érotique pourquoi pas, lui qui avait des velléités d’écrivain… Il a été piqué que sa correspondante me transmette ses messages et lui a écrit une lettre assassine, gratuitement méchante dont voici le début. Inutile de préciser qu’en lieu et place de « franches conversations », ce furent des pleurs et des reproches, beaucoup de reproches de sa part, j’étais la seule responsable, c’était moi qui le délaissais. Cette lettre achetait surtout mon silence.

Chère…………… De la même façon que mon imagination peut me mener loin pour séduire, elle peut aussi s’avérer redoutable lorsqu’il s’agit de détruire. Je pourrais simplement vous dire qu’avec …………, l’élue de mon cœur, celle que j’aime depuis de nombreuses années, nous avons eu de franches explications …………………..Mais chère ……., je suis d’une autre race que les mâles aux instincts mal maîtrisés, je suis un esthète (…………………).

S’ensuit une longue diatribe sur ses mensurations comparées aux miennes… De fait, il a recommencé et recommencé encore, et je pense ne pas tout savoir et ne le souhaite pas. Il s’excusait pourtant mais recommençait.

Je suis un homme rare.

J’ai fini par avoir une aventure, étonnamment sans en éprouver de culpabilité ; l’intimité était devenue inexistante ou alors quelque chose que je devais mériter et qu’il refusait. J’ai décidé de lui dire cette infidélité qu’il trouvait géniale puisque cela correspondait bien à ses fantasmes. Il me disait sans cesse d’aller voir ailleurs. Nous n’avons pas pu en parler davantage, tout était normal, et il était redevenu amoureux comme au premier jour.

Je savais très bien à ce moment-là que cela ne durerait pas, que c’était transitoire et je ne sais dire pourquoi mais je n’y croyais pas. J’étais prise dans un tourbillon. En réalité, et a posteriori, je crois qu’il ne l’a jamais acceptée, il m’a fait croire par la suite aimer une collègue, dont il attendait qu’elle soit reçue à un prestigieux concours afin de la récupérer pour son argent… Il me baladait et je courais…

Aussi étrange que cela puisse paraître, pendant des années, j’ai lutté, me suis démenée, alternant les moments de tristesse, et ai voulu y croire. Croire à une relation d’amour, à une vie de famille. Je me suis accrochée à des chimères et la seule question qui vaille est de savoir, de comprendre pourquoi je suis restée dans cet enfer. Duquel j’ai forcément été complice. Je ne prendrai pas de bâton pour me battre, mais j’en ai juste honte.

Après bien des atermoiements, des essais de séparation, j’ai définitivement dit stop à cette relation de souffrance il y 2 ans, après des mois de silence de sa part sauf pour m’adresser des critiques . J’en étais rendue à vouloir l’enregistrer et faire écouter à quiconque tellement je me sentais à bout, au bord de la folie, tout était si contradictoire. Je lui ai demandé de cesser pour quelques jours, je ne savais plus que faire. Je me rends compte de mon ridicule à présent.

Les gens te disent ce que tu veux entendre ma pauvre fille, si un ami s’aventurait à me faire un compliment.

Il est parti, puis est revenu, nous devions cohabiter le temps de vendre la maison. Quelques temps avant son retour, alors qu’il ramenait les enfants, il s’est encore montré dénigrant, hautain, humiliant. Il m’a notamment comparée à l’ami chez qui il était hébergé ( gratuitement bien sûr) « Vous êtes pareils, vous marchez à l’affectif » et là j’ai eu le déclic.

En deux secondes.

Je me suis dit « Plus jamais ». J’ai cherché un logement, dès le lendemain j’avais trouvé et suis partie de la maison que je lui ai laissée. Cette maison qu’il critiquait tant et tant, il s’apprête à la racheter…. après avoir bien profité de mes ressources financières car j’ai continué de payer la plupart des charges. J’ai enfin saisi à quel point il était profiteur.

Je ne vais jamais avec quelqu’un si je n’y ai pas un intérêt.

Il a œuvré avec les enfants , en particulier avec notre fille aînée, adolescente, qui est sous son emprise et a choisi de vivre avec lui après m’avoir rejetée. De dénigrements en reproches devant les enfants, de cris , d’aboiements ( je ne vois pas d‘autre mot). Une de nos filles principalement a absorbé en grande partie un discours rabaissant sur moi, un travail de sape méthodique, qui n’est pas terminé. Pourtant, il anticipait que ce soit elles qui ne veuillent plus le voir.

Les premières vacances séparés, alors que les enfants étaient avec moi, il la couvrait de SMS, tous les jours, jusque tard très tard le soir, la nuit. Il a dit aux enfants qu’il « regrettait la séparation, mais qu’il ne pouvait faire autrement, car j’étais invivable !! ».

Des retournements, des mensonges, il s’est servi de moi et de ma vitalité. J’ai des défauts certes, mais aussi des qualités, et ce sont ces dernières que j’avais occultées et oubliées, je me sentais le plus souvent minable avec lui. Par petites touches et de façon insidieuse, sournoise, cela se passait ; offrant à la société un visage calme, montrant de l’intérêt aux autres (et les dénigrant par derrière systématiquement). Son discours était à la fois « je t’aime » et je te montre que je ne t’aime pas.

Dans le fond je crois qu’il méprise le genre féminin, et peut-être le genre humain tout court. Ses lettres du début disaient cela, le monde est laid, la plupart des gens ne savent pas apprécier la vie, mais nous avons l’amour. Je suis parfaitement consciente que d’amour il n’y a pas eu, de la séduction oui et une envie d’appropriation de ce que je pouvais représenter pour lui.

Il souhaitait que j’aille avec un inconnu après s’être inscrit sur un site de rencontres en se faisant passer pour moi… Je pense qu’il a même utilisé une photo de moi. Il chattait avec cet homme et devait utiliser des détails de mon intimité. Il me disait que j’étais invitée dans des endroits prestigieux de la capitale et de notre région… et ne comprenait pas que je n’accepte pas, j’étais con car cet homme m’aurait offert tout ce que lui ne pouvait pas m’offrir, en échange de quoi il fallait bien sûr que j’aie des relations avec lui !! La seule chose d’ailleurs qu’il m’a dit regretter avec moi fut que je n’aie pas réalisé ces (ses) fantasmes. Je me félicite de ne jamais avoir cédé même si cela paraît maintenant évident. La sexualité aussi une illusion, un autre moyen de me posséder, une illusion et surtout un grand problème…soi disant… son idéal était de s’en passer

Pour moi l’amour c’est posséder

De fait, lui qui disait ne jamais avoir d’argent, prétendait en demander à ses collègues…. a dissimulé une coquette somme en liquide que j’ai trouvée au domicile à la fin et dont je ne saurai jamais l’origine. Cela colle à son personnage qui aimait se cacher, avait besoin de se cacher.

Enfin, et cela est impardonnable et innommable, c’est la façon dont il s’est comporté avec ma fille, qu’il a élevée de 2 à 17 ans… Elle a beaucoup subi  mais c’est moi qu’il visait avec ses monstruosités (il parlait d’elle avec son nom de famille par exemple, mais seulement devant moi !), ses vulgarités et ses bassesses. Du trash.

Le pire est ceci mais il est derrière. Et surtout, elle aime ses sœurs qui le lui rendent. La plus jeune m’a un jour dit spontanément « Je crois que Papa n’aimait pas ……..parce que c’est ta vie d’avant » ; le manque d’amour s’est traduit en véritable obsession, violences physiques et psychologiques et focalisation sur ma fille aînée dont il voulait que je me sépare, c’était très clair « Soit elle, soit lui ».

J’ai couru, j’ai cru, étant sous la dépendance de cet homme. Avec un sentiment de malaise à couper au couteau dans les dernières années, il me parlait en utilisant la 3° personne « Elle va encore dire que… ».
J’ai la chance immense de savoir qu’une relation peut être autre chose, que l’on peut ne plus s’aimer sans torturer l’autre. La chance immense d’avoir connu autre chose avant lui.

Je doute fortement de l’amour de mon ex-conjoint, depuis que j’ai appris qu’il me critiquait et dénigrait auprès d’amis communs alors que nous étions ensemble !! Il avait fait le tour de mes amies pour se plaindre de moi, lui la pauvre victime ( il pleurait même réellement !!), et l’une d’elles avait essayé de me prévenir mais je ne pouvais pas entendre.

Au moment de la séparation, il ne lui restait plus que la perspective de la mort comme seule compagne, lui le grand dépressif qui quelques temps après est parti seul adulte en vacances de neige avec nos enfants et ceux de mon frère !…

J’ai été en colère, fortement, après lui, surtout après moi. Je n’arrive plus à lui trouver de qualités. En colère car je découvre encore qu’il a tellement joué avec moi et s’est fichu de moi : un anagramme cru par exemple crée à partir du surnom qu’il me donnait. J’en suis sidérée et quand même triste, et paradoxalement voir jusqu’où il a pu aller m’aide à comprendre à quel point il s’est fichu de moi.

La fin fut pénible, et jusqu’au jour de mon départ définitif, j’ai été plongée dans un double discours : je n’imagine pas ma vie sans toi, on verra bien la suite, ma porte est fermée, blindée, je ne suis pas prêt de te remplacer

Des mots et des maux, alors qu’il peut passer pour un taiseux auprès d’autrui, quelqu’un de discret, qui adapte en réalité son comportement en fonction de son auditoire. Il passe (presque, tout le monde n’est pas dupe) toujours pour quelqu’un de bien, et pour le parent modèle.

Je suis un père parfait.

Le pervers joue et jouit du pouvoir des mots : son pouvoir est celui-ci , et c’est surtout cette leçon que je retire de toute cette fange. Je refuse de rester la victime de cet homme, je l’ai assez été. J’ai beaucoup lu et me suis documentée sur le sujet des pervers narcissiques, les témoignages se ressemblent tant. Y a-t-il un sens après une telle sale expérience de vie ? Certes elle rend plus fort, plus lucide : sur soi d’abord. Il s’agit de s’accepter avec ses failles et devenir plus méfiant, de se pardonner d’avoir été si bas.

Mais ne peut-on apprendre autrement ? Pour autant édifiante qu’elle soit, je me permets de trouver un aspect positif à cette histoire qui m’aura permis de grandir. Je me pardonne, après en avoir désespérément cherché un sens. De sens, il n’y en a pas. Je n’ai cessé de lui dire ou lui écrire de cesser ses railleries, ses mesquineries, ses méchancetés, ses vulgarités trash, rien n’a jamais eu de l’effet. Quant à le pardonner lui, je ne m’en sens pas capable. Je souhaite d’abord me laver de ces souillures, et au fur et à mesure que cette histoire s’éloigne, j’en définis mieux les contours ; ils furent sociaux, financiers, pathologiques. Une volonté de destruction en marche. Je me suis libérée d’un enfer dont je paye le prix fort : la perte de l’une de mes filles, pour longtemps, et cela je ne l’accepte pas.

Je me suis posé la question de son intelligence. Certes il est cultivé, boulimique de culture, lui qui n’avait pas le droit de lire petit car c’était considéré être paresseux dans son milieu. Il est un vrai autodidacte. Cela prémunit-il de quoi que ce soit ? L’expérience de vie avec lui m’a appris que non, ses arguments n’étaient au final souvent que des lieux communs…

Par ce témoignage, j’extirpe le poison instillé, et il me faut du temps pour l’extirper totalement. J’ai vécu les mécanismes de perversion expliqués dans le livre « Pour en finir avec les pervers narcissiques », ai compris que ceux-ci existent s’il y a un terreau fertile à cela.

J’ai envie de comprendre, c’est ma façon de remettre de l’humain là où il n’y en a pas eu.

Crédit photo : Vologov

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36 réflexions sur “[Témoignage] Babette : « J’ai laissé faire cet homme qui m’a voulu du mal. Rien ne m’obligeait à subir cet enfer conjugal » + L’espoir psychotique des victimes

  1. Bonjour Babette, bonjour Scarlett,
    Merci pour votre témoignage. Je voudrais vous poser une question à propos du déroulement de votre histoire. A part la violence physique inexplicable lors de votre retour de « lune de miel belge », quand y avait-il des signes de dénigrement évidents ? Je vous demande ceci, car j’ai vécu 5 ans avec mon PN, sans vouloir qu’il s’installe chez moi, et en balisant mon territoire intuitivement (mais j’étais bien sure sous emprise malgré tout). Je suis partie au xème mensonge, et j’ai fait un voyage en solo de 3 semaines qui ont été merveilleuses. Ce qui a dû être pour lui je suppose un grand découragement sur sa nécessaire présence à mes côtés. Il a très vite rebondi sur une autre histoire avec « une belle personne » dont il a pris soin de me parler dans les détails (toutes ses qualités physiques et de coeur). Mais je n’ai pas subi le dénigrement et les insultes dont beaucoup de victimes parlent ici. Est-ce que dans votre histoire, longue, ceci est arrivé plus tard ? Ou ne peuvent-ils s’empêcher de mettre la machine en route très vite ? Est-ce seulement quand ils savent qu’ils ont « gagné » le territoire qu’ils peuvent alors commencer à s’acharner et tomber le masque ?

    Je pose la question aussi à Scarlett, car je reconnais tous les indices sur votre blog, sauf cette violence verbale et ces dénigrements que je n’aurais jamais supportés je pense. J’ai eu au bout de 4 années des remarques type « un jour ne ne reviendrai pas », ou « je te désire encore, c’est incroyable », « c’est incroyable ce que tu es forte, on ne peut pas te faire perdre ton assurance ». Mais pas de retournement de situation émotionnelle (amour puis haine).
    Mes questions :
    – étais-je face à un PN au final (toutes les autres caractéristiques y sont, et les phrases types retrouvées dans les témoignages aussi en période de séduction, mais pas vraiment la phase « 2 » et pas du tout la phase « 3 ») ?
    – ont-ils la patience d’attendre des années avant de tomber le masque clairement ?
    – si j’ai pu éviter par mon départ « anticipé » les phases de destruction plus grave (outre les désillusions et mensonges et trahisons à répétition), y a-t-il d’office un danger de retour plus grand, ou de vengeance à attendre (je vis seule, dans un environnement isolé) ?

    Jusqu’ici, le no-contact semble fonctionner (lune de miel ailleurs). Je croise les doigts…
    Laurence

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    1. Bonsoir Laurence,

      Un pervers narcissique agit toujours dans un but bien précis, avec un intérêt en vue. Il passe nécessairement par les 3 phases : idéalisation – dévalorisation – rejet. Pendant la dévalorisation, il peut tout à fait continuer à vous couvrir de cadeaux, à vous dire de belles choses, à être « gentil » mais le masque glisse de plus en plus souvent. Il tombe définitivement quand vous êtes engagée dans la relation et que le PN a obtenu ce qu’il voulait. Attention, vous avez aussi le droit de quitter le navire avant ! Une relation va dans les deux sens.

      Demandez-vous pourquoi vous êtes partie au bout de 5 ans si tout se passait si bien entre vous (à part ses problèmes personnels d’addiction) et surtout ce que vous lui avez apporté. Si vous ne lui avez rien apporté et qu’il est malgré tout resté dans la séduction avec vous pendant 5 ans, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un pervers narcissique, tout simplement. Vous l’avez peut-être jugé trop rapidement.

      Peut-être un homme « standard », avec des problèmes comme tout le monde, qui mène plusieurs vies de front avec plusieurs femmes, qui est marié quelque part et/ou qui ne vous voyait que pour les bons moments. La perversion narcissique n’est pas une réponse à tous les maux de la terre.

      Ensuite, chaque personne a son degré de tolérance. Ce que vous écrivez entre parenthèses : désillusions, mensonges et trahisons… C’est déjà beaucoup trop pour moi par exemple. Mais pour vous, cela semble normal. Donc, à vous de savoir ce que vous êtes prête à accepter et où se trouve votre limite. C’est ce qui explique que je sois restée 9 mois, vous, 5 ans et Babette, 18 ans. Il existe aussi des gens qui ne voient pas les abus comme ces femmes qui restent mariés pendant une vie entière à des tueurs en série et qui tombent des nues quand elles apprennent qui sont vraiment leurs époux. On peut être dans un tel déni qu’on devient aveugle. Pourtant, ces femmes vivent un véritable enfer mais elles sont comme cérébralement paralysées au fil du temps.

      Une séduction de 5 ans avec un pervers narcissique… Si ça avait été le cas, vous seriez encore avec lui ! Le love bombing avec eux est merveilleux donc peut-être que dans certains cas, ça a pu durer 5 ans mais que viendriez-vous faire sur ce blog ? Vous seriez en train de roucouler tranquillement avec votre amoureux. Ou alors, vous n’avez jamais eu de love bombing.

      La vie n’est pas une caricature. Il faut analyser le comportement d’un pervers narcissique de façon logique et non émotionnelle :

      C’est une personne qui a un besoin compulsif de contrôler et de dominer = en raison de ce trait de caractère, il revient toujours pour s’auto valider en quelque sorte. Quand il revient, ce n’est logiquement pas une bonne nouvelle pour l’ancienne victime puisqu’il va tout faire pour atteindre son objectif initial dont le processus a été interrompu par la rupture. Il va reprendre sa manipulation exactement là où elle a été stoppée, il va se recalibrer sur sa proie et lui faire miroiter ce dont elle rêve pour mieux la décevoir. Pour y parvenir, il utilise tout son attirail de pervers.

      Faut-il en avoir peur ? NON si vous ne le laissez pas revenir. ça se passe de façon tout à fait naturelle : vous recevez un texto de sa part ou un appel même des années après la rupture, vous y répondez, il vous baratine, vous retombez dans le panneau, et là, soit il vous montre ouvertement qu’il se fiche de vous ; soit il mène le jeu suffisamment longtemps selon son intérêt, selon l’attrait que vous représentez pour lui et selon son degré de rage envers vous. Dans tous les cas, le scénario se termine mal pour vous.

      Si vous ne le laissez pas revenir, vous continuez votre vie tranquillement et il ne se passe rien. Il peut vous harceler mais il ne faut pas en avoir peur. D’une part, c’est un harcèlement « fake », le PN ne ressent pas vraiment l’envie de vous reconquérir, il veut juste se prouver que vous êtes toujours sous sa coupe, inférieure à lui. D’autre part, il a toujours plusieurs autres proies sous la main, qu’il « travaille » en même temps.

      Apprenez à connaître vos propres failles car s’il doit se venger (si vous avez détruit son image sociale), c’est par là qu’il va attaquer. Quand je parle de « vengeance », on n’est pas nécessairement comme dans un film. Tout dépend vraiment de ce qui vous fait le plus peur, de ce que vous avez partagé avec lui comme blessures, de la confiance que vous lui avez accordée. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte. N’oubliez pas que c’est quelqu’un qui vous connaît bien, qui sait comment vous faire mal. Si vous l’autorisez à revenir dans votre vie, ça signifie qu’il a de nouveau accès à votre intimité, à vos nouveaux amis, à votre nouvelle vie et soyez certaine qu’il va vous pourrir.

      Et si votre ex n’est ni un PN, ni un psychopathe, ni un sociopathe, en principe, il ne devrait pas revenir et vous serez comme des ex normaux :).

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      1. Bonsoir Scarlett, et merci pour ces pistes de réflexion.

        Pour passer à autre chose, j ai besoin de comprendre et j ai encore des zones d ombre qui m en empêchent
        Vous me parlez d engagement : c est exactement ce que je ne pouvais pas lui donner (mensonges compulsifs, et passé trouble) malgré ses promesses de changement (grâce à la magnifique personne que j etais, bien sur). J ai navigué entre méfiance voire sauve-qui-peut, et tentative de poursuivre malgré tout car il « voulait » changer.

        C est un homme intéressé ; j etais son faire valoir pour ses collègues, sa famille. Et il profitait de ma maison (il louait une chambre assez minable dans une collocation pas loin ! Avec un salaire net de 4000€😊), de mes amis (il n a aucune relation non superficielle),…

        Je dois sans doute faire partie de celles qui comme vous dites ont quitté le navire à temps. Ce qui n empêche que l après est terrible à vivre. Les évidences tombent une apres l autre et on sent de plus en plus idiote d avoir tenu si longtemps. Quel temps perdu… et tant d humiliation…

        Je reste inquiète pour l avenir. Il a toujours recontactė ses ex quand on se disputait pour négocier des retours temporaires…
        J ai tout bloqué : portable, réseaux sociaux, mails. Mais l après PN est difficile. Sentiment de solitude extrême après une relation même si l autre était parfois « trop là « … et vous bluffait sur le bien être émotionnel qu il vous prodigait…à vous seule, la femme de sa vie!!!! Le discours avait beau être faux, l’espoir d une relation possible nous manque d un coup.

        La faille, c est exactement ça. ..la solitude. Je vis dans l angoisse qu il débarque un jour de blues (encore fréquents pour le moment)…
        Pfffffffffffffffffff! La galère ! ……….

        Mais bon, on va y arriver non ?

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      2. Chère Laurence,

        Même si chacun de nous sur ce blog a comme point commun d’avoir croisé la route d’un être vil, je me rends compte à quel point nous sommes tous différents. Chacun évolue dans SON univers, avec ses propres codes.

        Vous hébergez un parasite dans votre maison ?? Vous lui donnez accès à vos amis d’influence ?? Et vous vous demandez pourquoi la « relation » a tenu 5 ans ?? J’ai du relire votre commentaire pour être sûre d’avoir bien tout compris. Il vous a exploitée et bien comme il faut. Je ne sais pas si c’est un pervers narcissique mais un manipulateur et un profiteur, ça c’est totalement transparent. Vous le voyez ou je suis la seule à percevoir son manège…?

        Quand je parle d’engagement, ça ne signifie pas « mariage » ou « PACS ». C’est vous qui lui dites (sans le savoir) quand vous êtes engagée = impliquée à 100%. Il vous pose des questions. Pour certaines personnes, être « engagée dans une relation » signifie dire le premier « je t’aime » ou encore emménager ensemble ou se marier ou avoir un bébé ou même passer la première nuit ensemble. Le PN s’adapte à ce que vous voulez. Si c’est le « je t’aime », alors dès que vous le lui direz, il vous fera valider vos paroles puis commencera à vous faire avaler des couleuvres petit à petit, pour tester vos limites jusqu’à ce que le respect soit réduit à zéro.

        La manipulation perverse est un processus. Le PN ne se lève pas un beau matin pour vous traiter de tous les noms et vous dire « OK, tu es en phase 2, ma cocotte ». Il teste en permanence. A partir de ce moment :
        – si vous dites « oui », vous êtes finie
        – si vous dites « non », il vous vire ou il ralentit la cadence selon le projet qu’il a pour vous court/moyen/long terme. Puis, il revient à la charge

        Dans les deux cas, vous êtes finie. Le tout est de savoir quand la destruction va se produire, jusqu’à quand vous pourrez tenir. Son but n’est jamais d’avoir une relation harmonieuse puisqu’il n’aime pas, même pas une seconde. Son but est d’établir une relation perverse dont vous êtes le réceptacle.

        Pour l’avenir, une fois de plus, je ne sais pas exactement comment vous voyez la vie mais pour moi c’est très clair : si je ne veux pas de quelqu’un, je ne réponds pas… Enfin, il me semble que c’est logique. Il n’y a pas non plus 36 000 façons de communiquer et si c’est « no way », le mec n’est pas un surhomme non plus et se lassera. Après, si vous voulez de nouveau des mensonges, il suffit de le recontacter ou de donner suite. Je vous préviens que si vous retombez, votre chute sera encore plus dure. Pourquoi ? Parce qu’il sait exactement comment jouer avec vous et comment vous humilier.

        Ne me croyez pas sur parole (je ne suis pas un gourou) mais par avance, je vous envoie toute ma compassion pour quand il vous larguera cette fois-ci comme si vous n’étiez qu’une moins que rien. C’est ce qu’ils font et c’est leur nature.

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  2. Ces derniers jours je m’étais résolue à cesser de lire le blog, dans le but de prendre du recul car selon moi cela est nécessaire.
    Je découvre à l’instant ce témmoignage et la formidable préface de Scarlett et à chaque fin de phrase je murmure “amen” tant les propos me parlent. Et je me dis comme depuis ma découverte de ce blog, elle doit intervenir sur Ted ex.
    Pour ce qui est de votre témoignage Babette, il est si précis que j’ai le sentiment de connaître parfaitement ce monstre que vous décrivez et racontez. Et puis cette fameuse phrase si commune si violente « Chère…………… De la même façon que mon imagination peut me mener loin pour séduire, elle peut aussi s’avérer redoutable lorsqu’il s’agit de détruire. “
    Et tout le reste n’est qu’évidence dans le mécanisme machiavélique. Comme l’a dit si bien Eva “Fuyez, fuyez tant que vous pouvez… », seule la fuite la rupture totale nous permet de comprendre dans quoi nous vivions.
    Je vous souhaite le meilleur à venir et avenir.

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  3. Bonjour Babette,
    Je suis restée scotchée par votre témoignage : c’est, quasi au mot près, ce que j’aurai pu écrire de mon mari de 30 ans. Lui aussi était fasciné par Jean-Claude Romand, craignait particulièrement tout ce qui pouvait mettre en danger sa vie cachée ( il n’a jamais voulu acheter de voiture avec GPS par exemple, je comprends seulement maintenant pourquoi), et m’appelait « Hitler  » ou  » Beauté  » selon les jours. Moi aussi je le trouvais si intelligent, si plein de charisme, lui qui savait tout ( je sais maintenant que quand il ne savait pas, il détournait finement la conversation). Lui aussi alors qu’il gagnait bien sa vie a eu le besoin de voler ( des cintres design chez un médecin, un paquet oublié à une caisse…). Cela me heurtait (je faisais bêtement la morale), mais je l’occultais aussi.
    Et lui aussi se montre un papa parfait auprès de nos deux enfants ( qui me rejettent donc moi), maintenant que nous sommes séparés, alors pourtant qu’il ne s’en est jamais occupés auparavant.
    Et moi aussi, j’ai fini par tomber sur les sites porno sur lesquels il tchattait ( dont une sex-tape où je suis certaine qu’il s’agit de lui). Je crois qu’au bout de 30 ans, il en était arrivé à me prendre pour une telle femme stupide qui ne se rend compte de rien ( malgré des pétages de plomb de plus en plus récurrents) qu’il en oubliait même de se préserver !
    Courage à vous Babette ! Vous êtes lucide sur votre histoire et c’est bien cela qui compte : mauvais timing de rencontre à un moment où vous étiez fragile, pseudo investissement que l’on croit partagé auprès des enfants et d’une maison qu’on aime…. Voila vos erreurs. Sont-ce vraiment des erreurs ? Humainement, non. Sur le parcours d’une vie ( 18 ans c’est long) c’est évidemment regrettable. Mais le soleil revient toujours. Vous avez fait le plus dur. Reste le problème de votre fille : je sais combien cela est douloureux puisque j’ai moi-même « perdu  » mes deux enfants et mon petit-petit fils que je connais à peine.
    Mon coeur est avec vous.
    Eva

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  4. Chère Babette.
    Merci pour ton témoignage. Ton PN m’a d’abord apparu très effrayant et j’ai peu à peu compris que c’est juste parce qu’il s’est dévoilé. En jouant le grand écrivain, il laisse apparaître son mépris pour les femmes… Et après réflexion, je suis persuadée que mon PN a ce genre de pensées. Je te souhaite de t’éloigner le plus loin possible de cet homme infâme. Je suis triste pour ce qu’il a fait à ta fille uniquement pour te nuire et effacer tout ce qui rappelle ta vie d’avant votre rencontre. C’est en effet impardonnable!
    Quand je lis que la perversion narcissique n’est pas une pathologie, je ne suis pas d’accord. Ce sont des malades ! Nous sommes les seules à voir leur visage de fou quand ils ne sont contrariés ou frustrés. J’ai même assisté à une scène, une semaine avant qu’il me quitte, où, voyant que je ne cédais pas à un chantage affectif, il donnait des coups de pieds et a des coups de tête dans le mur puis a feint de s’évanouir. Devant ma totale indifférence à cette énième crise de colère, il est parti penaud. Je me souviens m’être dit: Mais il est complètement dingue!
    En ce qui concerne leur intelligence : Certes, ils sont parfois intelligents, mais je pense qu’on les surestime beaucoup. Il y a une grande partie de poudre aux yeux. Je m’en aperçois aujourd’hui que j’ai le loisir de l’observer. Je n’applique pas le no contact à cause des enfants. J’ai la force de l’affronter et je suis dégoûtée par ce que je découvre. Il continue de dire qu’il m’aime toujours tout en essayant de me rendre jalouse. Il me paraît tellement minable maintenant que le masque est tombé.
    Bonne chance pour ta reconstruction !
    Amitiés.

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  5. Bonsoir Babette,

    tout comme toi je m’interroge sur le sens des choses, des épreuves. Je me dis « pourquoi toute cette souffrance, pour quelle raison, où ça doit me conduire, et n’aurais-je pas pu y arriver en souffrant moins ? »…j’ai vécu des périodes pénibles dont je n’ai toujours pas compris la raison, pourquoi c’est arrivé. Selon ses croyances, sa foi, on accepte plus ou moins bien, on voudrait en arriver à accepter juste pour ne plus s’entendre se plaindre, nos problèmes de PN sont tellement insignifiants comparés à d’autres souffrances sur cette planète, soyons réalistes. Mais on a aussi le droit d’avoir notre histoire et de dire qu’on a mal. Alors je me demande s’il faut vraiment trouver un sens aux choses. Comme si ça arrive, parce que ça doit arriver. Tout comme toi j’ai eu tellement besoin de comprendre, j’ai beaucoup lu, beaucoup cherché, beaucoup réfléchi, trop sans aucun doute. Parce que nos PN nous ont habitués à vouloir comprendre. Comprendre pour ne pas devenir dingue, comprendre pour réaliser qu’on n’a pas tous les tords comme ils le prétendent, parce qu’ils le prétendent jusqu’au bout et encore après la séparation, c’est tellement facile d’être eux la victime. Comprendre pour ne pas en arriver à croire ce qu’ils veulent nous faire croire : que les malades c’est nous ! j’en suis sérieusement arrivée à douter que la PN ce n’était pas moi ! les psy que j’ai consultés m’ont bien fait comprendre et admettre que si la PN c’était moi, je ne serais certainement pas en face d’eux à essayer de comprendre et encore moins en train de parler à un psy, ils en ont une aversion profonde ! ouf, mais il m’a fallu du temps pour arrêter de douter ! le mieux je pense, c’est de tourner la page et regarder au loin, dans une direction totalement opposée, et se dire que le meilleur est là. Ne pas se retourner. Eux ne se retournent jamais, sauf pour te regarder agoniser et jubiler devant le spectacle qu’ils ont monté de toute pièce en connaissant la fin. Aussi difficile soit il. Tu dis vouloir mettre de l’humain là où il n’y en a pas eu…mais la maltraitance fait partie de l’histoire humaine, maltraiter c’est purement et uniquement humain. L’homme que tu as aimé de toutes tes forces, comme beaucoup d’entre nous, n’as pas une belle nature humaine. Il se complet dans le mal qu’il fait par la domination, le contrôle, le sadisme, la violence, que ce soit des mots ou des coups, rien n’est excusable. Je ne suis pas donneuse de leçons tu sais, j’ai sacrément dérouillé moi aussi. Je ne suis pas encore guérie, mais je garde la foi en l’humain malgré tout parce qu’il existe beaucoup de belles personnes bienveillantes. Il faut avoir la chance de croiser leur chemin, mais quand on a traversé tant de cruauté gratuite, on sait que tout est possible, non ? ;-). Quant à te questionner sur son intelligence, moi aussi j’ai eu les mêmes questions que toi. Alors dis-toi que l’instruction ne fait pas l’intelligence…c’est facile d’étaler sa connaissance comme de la confiture face à des personnes moins cultivées, juste pour se sentir supérieur et se croire mieux que tout le monde. J’ai connu ça aussi. Ce n’est que de la poudre aux yeux car quand ils tombent sur quelqu’un de plus érudits, comme pas enchantement ils vont changer de sujet, pour vérifier jusqu’où l’autre pourra suivre. S’il suit, j’ai constaté que ça fini immanquablement sur un discours de sourd parce qu’il est tombé sur potentiellement plus fort que lui. Leur égo l’emportera toujours sur tout et tout le monde. Il n’y a rien à comprendre, ils sont formatés comme ça, susceptibles et égocentriques. Les autres sont tous des cons, même nous si intelligente, si différente pourtant à chaque débordement de séduction intense ! on passe du 20/20 au 0/20 voire moins en quelques secondes. Je crois qu’une fois qu’on sait à qui on a eu à faire, il faut accepter et ne plus se poser de question. Notre petite vois nous l’a dit trop souvent. On savait qu’il y avait menace, qu’il y avait péril en la demeure. On l’a toujours su. Mais on n’a pas voulu entendre, parce qu’on aime inconditionnellement. Et parce qu’il faut aussi accepter qu’on y a trouvé un intérêt narcissique aussi. Parce qu’ils nous faisaient exister et le manque qu’on ressent après, le vide, réside là. Ca n’engage que moi, c’est ce que je crois. Accepter c’est aussi se libérer de la culpabilité de s’être soi-même trahie et abandonnée à cette manipulation, à cette emprise toxique et morbide qui ne peut mener à rien d’autre qu’un immense fiasco couru d’avance. J’ai pris conscience de tout ça en voyant le manège de mon PN avec sa nouvelle en titre…et comme l’a dit Einstein « la folie, c’est faire toujours la même chose, et en attendre un résultat différent » (quelque chose comme ça). Il n’y a rien à comprendre, c’est un schéma qu’ils suivent à la lettre encore et encore. Pas de bol on est tombé sur ces malades…la vie t’en apportera une réponse, ou pas. L’important c’est te retrouver toi et qui tu es. J’espère de tout coeur que ta fille saura te retrouver aussi, sincèrement.

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    1. Le seul sens de cette mauvaise rencontre est de comprendre qu’il existe des êtres profondément et exclusivement malveillants sur cette terre et qu’il faut s’en protéger. Des personnes qui, littéralement, ne valent rien et se vautrent dans la fange. Malheureusement, nous les attirons comme des mouches et il faut beaucoup de travail sur soi pour se libérer de cette énergie dégueulasse.

      Bon courage à tous et que la Force soit avec nous !

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    2. Bonsoir Nathalie , j adhère totalement sur ton discours ,il faut plus se poser de questions face à ces pn se sont des gens démoniaques,et c est vraie aussi qu ils sont pas si intelligents que ça c est une intelligence machiavélique et non humaine, Babette votre témoignage est bouleversant il faut se barrer fuir partir et plus se retourner,se reconstruire je vous souhaite beaucoup de courage ,ainsi que retrouvé vos filles tot ou tard tout se paye dans la vie .

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      1. La question de l’intelligence des PN…Ce que je reproche à beaucoup de blogs ou sites sur les P.N, c’est de faire peur en prétendant qu’ils sont supérieurement intelligents. FAUX FAUX FAUX ils sont comme tout le monde!!!Leur seule compétence, c’est d’avoir tout prévu à l’avance, d’avoir en tête ce schéma de destruction de l’autre, donc ils ont toujours un coup d’avance. C’est tout. Pour s’en défendre quand on est encore dans leurs griffes, il faut anticiper, les prévoir. Observer leurs actes, puisque leur discours ne veut rien dire (baratin comme dit Scarlett). Merci à Scarlett et à toutes celles et ceux qui écrivent ici, pour ce blog si intelligent et qui démystifie les P.N Celà est véritablement utile et constructif.
        Babette dites vous que vous valez 1000 fois mieux que lui!!! une fois dépouillés de leurs atours usurpés et de leur baratin, derrière la coquille est vide et noire.

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      2. Lunapark

        Les pervers narcissiques sont socialement plus intelligents que leurs victimes. Je l’écrivais ce matin encore. Ils sont beaucoup plus adaptés que leurs victimes (sans jugement bien/mal, on s’en fiche) et ils ont une faculté acérée pour scanner les gens. Ils se reconnaissent entre eux ou même entre prédateurs d’une façon générale. En cela, ils sont plus doués. Un pervers narcissique, face à une personne qui ne se connaît pas elle-même, va se révéler redoutable dans son approche parce que c’est un prédateur dont la survie dépend de son « talent » de vampire. Une personne lambda qui croit encore que ce monde est totalement bienveillant doit développer cette intelligence sociale pour se protéger de tels individus et c’est le but de ce blog.

        La mesure du QI est un tout autre domaine et sur ce plan, ils ne sont pas nécessairement plus intelligents.

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  6. vous avez écrit mon histoire (19ans d’emprise, sortie depuis un an et demi) une seule différence, UNE SEULE, c’était lui le bourgeois moyen qui m’avait sorti du trottoir disait il, alors que lorsque je l’ai connu il vivait dans une chambre meublée quand moi j’avais mes meubles et mon appart. je connais tous les détails que vous n’avez pas écrit, les soupirs, les regards, les cadeaux pour avoir de « l’avance sur les prochaines saloperies » les chutt, les tais toi, les t’es folle, ses provocations la nuit pour ne pas dormir alors que je me levais à 4h, les heures, les jours, les semaines, les mois, les années à se demander ce qu’on a fait de mal, les pleures qui le faisaient sourire. à cette époque je me suis longtemps demandé ce qui le faisait autant jubilé alors que j’étais si mal, la réponse était dans ma question, je me souviens comment on retenait notre respiration quand il passait la porte et suivant le poids de son pas, les enfants filaient dans leur chambre sans plus bouger, sans un bruit, jusqu’à avoir peur de sortir ne serait ce que pour boire une verre d’eau. il a aussi fait partir mes filles des le lendemain de leur 18ans sans délais, le préavis étant les menaces qu’ils leur assénait régulièrement depuis leur 16/17ans. je pourrai surement combler les trous de votre histoire et vous vous y retrouveriez à coup sur. ce qui m’étonne encore après tout ça c’est de réaliser à quel point ils agissent tous (je n’ai connu que des pn masculins) de la même manière. sans se connaitre, sans avoir eu la même éducation, sans avoir le même caractère, parfois j’ironise en disant qu’ils sont livrés avec la même carte sim.

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    1. Babette, courage vous avez fait le plus dur, vous libérer…C’est humain de vouloir y croire et de tout faire, c’était lui qui n’était pas humain. Ils savent s’appuyer sur nos failles…La votre était l’échec de votre premier couple, vouloir reconstruire un couple stable c’était noble, vous êtes noble lui est un affreux. Il faut savourer l’instant présent et vous reconstruire celà prendra du temps mais celà se fera. Surtout ne croyez plus jamais à ses mensonges…au cas où il revienne un jour…
      quant à vos filles, elles feront tôt ou tard la part des choses. Un enfant revient toujours vers un parent bienveillant.

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  7. Bonjour Babette, il me semble reconnaître mon « PN » en lisant votre témoignage. Ses mots, la tournure des phrases, une cetain « don » pour la rhétorique, cultivé (en apparence) …Et cette très haute estime qu’ils ont d’eux mêmes aussi. Ce sont des clones, ils ont le même ADN ! La même façon de fonctionner aussi, les mêmes mécanismes. Incroyable. Ma relation n’a duré que…4 mois. Bien maigre, tres maigre à côté de la vôtre….Et pourtant…je sais marquée à jamais. J’étais déjà en couple, j’aimais malgré tout encore mon mari et j’ai eu la chance d’avoir des amis qui ont souligné très tôt le comportement incohérent et toxique de mon amant. J’avais complètement perdu pied, j’aurais pu faire la plus grosse erreur de ma vie s’ils n’avaient pas été là. Plus de 2000 échanges de mails, SMS et je peux vous assurer que certaines phrases dites par mon PN étaient très proches de celles que vous venez d’écrire. J’étais complètement sous emprise, j’avais expérimenté le « love bombing « et bien sûr j’en redemandais. Pourtant à la fin de cette histoire courte mais intense dans la gamme des émotions ressenties, je ne faisais que pleurer. Il jouait le chaud froid avec de plus en plus de cruauté au fil du temps. Je m’accrochais parce que j’étais « amoureuse », mais de qui ? Un jour j’ai dit stop. Mais un an après, j’y pense encore. Le blog m’aide à tenir car j’ai parfois tendance à ne me rappeler que les bons moments : la « passion » , l’impression d’être unique, la pseudo complicité. Quand on voit de quoi sont capables ces abrutis lorsque l’on lit les histoires comme la vôtre, ça refroidit très vite. Par contre, comme j’aime voir en toute expérience un moyen de grandir, cette histoire m’a permis de mieux me connaître. J’ai appris en quelques mois plus sur moi et sur les gens qu’en plusieurs années. Éloignez-vous pour mieux comprendre, c’est la clef. Et s’il vous recontacte, analysez ses phrases, voyez la manipulation et la perversité des mots, prenez du recul…Je vous souhaite une bonne route et de retrouver le sourire.

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  8. Bonjour à toutes et tous,
    Ça fait plusieurs mois que je suis ce blog et chaque témoignage m’aide mais me glace le sang. J’ai vécu 17 ans avec un PN et je me retrouve tellement dans chacun des témoignages que j’en suis effrayée. Je raconterai moi aussi bientôt mon histoire (ou plutôt un enieme exemple de notre expérience collective) mais elle est si proche de celle qui vient d’etre racontée qu’on risque de penser que je m’en suis inspirée. Je n’arrive pas à imaginer que le comportement de ces personnages soit si similaires, voire stéréotypé et qu’on ne trouve pas des moyens de les mettre à jour !!
    Et je suis en même temps effarée de voir le nombre de personnes qui ont vécu cet enfer psychologique et j’imagine que nous représentons seulement une infime partie de la réalité des cas. Je ne comprends pas que ce problème soit encore si mal connu et reconnu encore à ce jour, vu le nombre de cas que j’ai pu lire sur le blog mais également ceux dénombrés dans mon entourage. Je sais que nous les victimes, devons nous protéger des PN et fuir (no contact) mais je crois que nous oublions de dire que c’est une injustice flagrante d’avoir a supporter tout cela, de ne pas pouvoir faire reconnaître notre statut de victime et surtout qu’on laisse impuni ce que j’estime être un crime. Comment peut-on laisser dans la nature des êtres aussi destructeurs ? Comment peut-on laisser des enfants vivrent avec des êtres si dangereux pour eux, pour leur construction et prendre la risque qu’ils deviennent eux aussi à leur tour des PN. Alors que les services sociaux peuvent vous interdirent de les voir pour seulement quelques coups physiques ,
    J’ai moi aussi une fille, née de l’union avec un PN et je refuse de la laisser vivre avec quelqu’un qui peut la mettre en danger même si le danger est invisible à l’œil nu ou non connu de la majorité des gens. Quel parent qui aime réellement son enfant pourrait s’y résigner ? Quel parent accepterait consciemment de laisser séquestrer ou emprisonner psychologiquement la chair de sa chair ?
    Or aujourd’hui, le caractère de PN n’est pas reconnu par la loi et cela nous laisse sans arme contre ces êtres abjectes ! Qui peut nous protéger nous mais surtout protéger nos enfants et les générations futures de ce mal ?
    Je refuse en quelque sorte de fuir (même si comme conseillé sur le blog, j’ai quitté moi aussi mon PN et que je limite les contacts avec lui) mais je voudrais plutôt me battre. Nous n’avons pas à nous taire, à nous cacher, à nous soumettre, à nous résigner et à oublier cet épisode malheureux de notre vie et à nous faire oublier d’eux ! Il faut que cela change, que la loi change, que la peur change de camps et que les vrais coupables soient enfin punis pour leur crime. Ce blog est une perle (merci Scarlett), tant il apporte du réconfort et du soutien aux victimes mais j’aimerai qu’il ne soit qu’une première marche qui mène les victimes vers la guérison et la libération et non la seule aide que l’on puisse trouver. Je suis prête à m’engager dans la bataille mais seule je n’y arriverai jamais tant le chemin sera long et rude !!!! Alors je voudrais savoir si quelqu’un sait si il existe une association spécifique qui pourrait nous aider à faire connaître et reconnaître ce problème ?
    Merci
    Soblue

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    1. Bonsoir Sonia, le harcèlement moral est reconnu dans le monde du travail et des lois ont été votées pour lutter contre (plus ou moins appliquées mais elles ont le mérite d’exister.)
      En revanche concernant le domaine privé et familial, rien n’existe à ce jour. Une personne peut tyranniser toute sa famille impunément, menacer, harceler, faire du chantage, tant qu’aucune infraction n’est commise , il n’encourrera aucune sanction. S’il n’y a pas de coups, pas de viol ou d’inceste, rien ne sera jamais fait pour protéger les victimes. Quand il s’agit d’un conjoint on vous dira « divorce ». Quand c’est un parent, c’est le grand vide juridique, puisqu’on ne divorce pas de ses parents. Je crois qu’un groupe de députés planche sur une proposition de loi concernant le harcèlement moral en famille, mais il me semble que c’est au point mort . (lobbying des P.N???).

      Je pense ceci dit qu’une telle loi est très délicate à rédiger, tant le risque est grand que les P.N s’en emparent pour mentir, manipuler et faire condamner les victimes…Voir ce qui se passe déjà dans certains cas de divorces…

      pour ma part je penche plus pour une résistance individuelle. C’est à nous de travailler sur nous même pour refuser les abus et réagir rapidement.Que ce soit un PN ou pas d’ailleurs.

      Je voudrais toutefois réagir à votre phrase qui m’a heurtée:

      « Comment peut-on laisser des enfants vivrent avec des êtres si dangereux pour eux, pour leur construction et prendre la risque qu’ils deviennent eux aussi à leur tour des PN. Alors que les services sociaux peuvent vous interdirent de les voir pour seulement quelques coups physiques » ,

      Quelques coups à mes yeux c’est déjà gravissime et révélateur d’un déséquilibre ou d’une pathologie, taper un enfant par définition petit sous quelque prétexte que ce soit est injustifiable et dangereux. Donc réprimé par la loi et c’est bien, c’est juste. D’autant plus que la plupart des P.N sont potentiellement violents en privé et la plupart cognent un peu voire beaucoup.C’est donc tout de même un indice. Tous les parents qui tapent ne sont pas P.N mais un P.N est toujours susceptible de passer à la violence physique lors d’une crise, même si en principe ils se maitrisent plutôt bien car ils tiennent à leur image sociale.

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    2. Bonjour Sonia,
      Merci de votre commentaire, je partage complètement votre analyse . Les victimes ont besoin d’être protéger, défendus à la hauteur de ce quelles ont enduré .
      A mon sens nous sommes face à de véritables malades qui se jouent de nous et de tout, difficile de les débusquer, impossible à punir . Ils ont pourtant des caractéristiques communes, tous les ouvrages écrits à leurs sujets détaillant leur mécanismes sont clairs Leur haine de l’amour ou l’amour de leur haine est pathologique, leur vice de formation aussi, combien d’années perdues à espérer pouvoir leur apporter ce petit quelque chose qui les aidera à percevoir les sentiments, les relations autrement, tout simplement la vie jusqu’au jour ou le malheur, le désespoir, la souffrance et la peur vous plonge dans la réalité et dans l’obligation de reconnaître que vous vivez avec un grand fou !
      Oui mais la difficulté ne fait que commencer, il n’y a que la victime qui sait qu’elle est sous l’emprise de ce grand fou, pire encore elle l’a choisi pour être le papa de ses enfants .
      Alors je pense sincèrement que le harcèlement n’est qu’une des composantes de la longue liste de malformations de cet être abjecte . Oui il y a bien une loi contre le harcèlement, elle a le mérite d’exister, reste après à prouver devant les tribunaux tous les détails de ce qui vous amène à dire que vous êtes harcelée . Après avoir vécu parfois des années la maltraitance, il va falloir décortiquer, expliquer, prouver votre malheur, votre erreur de jeunesse parfois . Une maltraitance qui laisse dans l’incompréhension celui qui l’écoute, et qui se demande comment et surtout pourquoi en subissant un tel régime vous êtes restée .
      Les victimes décrivent toutes les mêmes sévices, souffrent des mêmes maux . De l’aide de la part de psychologues pourraient alléger les procédures .
      Pourquoi la psychiatrie ne s’emparent elle pas de ces malades qui clairement sont dangereux ?
      Aussi je pense que vue l’importance de cette population de pervers narcissiques, il faudrait aussi faire de la prévention, dans les écoles, à l’âge où nos enfants commencent à découvrir les relations amoureuses, il serait important de mettre en garde filles et garçons du mode de fonctionnement de certaines personnes, d’expliquer que certains humains ont un défaut de construction et ne pourront jamais aimer personne au sens propre du mot, que leur motivation est de détruire en y éprouvant un immense plaisir . Ces êtres qui perçoivent tous sentiments à l’envers, la tristesse est pour eux une joie, le malheur du bonheur, le vice de la jouissance, le bien du mal, la vérité du mensonge . De véritables vices de formation, laissé en liberté dans notre société .
      Voilà Sonia, je ne répond peut être pas complètement à votre question si il existe une association qui pourrait nous aider, mais l’idée de lancer une grande pétition pour alerter ou pour faire rentrer cette folie au registre des maladies psychiatriques m’interpelle .

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      1. Je suis tout a fait d’accord avec vous. C’est une responsabilité individuelle et collective. Il y a une pétition qui est passée de 50 à 200 signatures. J’invite tout le monde à la signer et la diffuser. Courage à tous et action.
        Sur change.org , la pétition unissons nous contre les pervers narcissiques.

        Cordialement
        Akani

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    1. Nour,

      Je suis ce blog après avoir épuré tout genre de littérature sur le PN.

      Mon ex mari avait l’air super ouvert et travailleur (éducateur); quand je l’ai rencontré la première fois il se séparait de sa petite amie donc il ne fallait pas se presser et comme ils étaient encore dans le même appartement il ne voulait surtout pas rencontrer quelqu’un dans son dos…, bref j’ai pris cela pour du respect. Il travaillait beaucoup en déplacement et me contactait que lorsqu’il avait besoin , juste pour coucher mais sortie d’un mariage où j’ai subie le viol ça ne me branchait pas trop et je pleurais beaucoup, évidemment il me consolait me disait on prendra le temps qu’il faut, etc.. . Je sortais d’un mariage arrangé avec un passif de souffrances et un gros manque de confiance en moi. Un jour il m’a lâché : »tu sais je ne cherche rien de sérieux »… et je ne suis pas le genre de mec que l’on emprisonne, mais voilà au bout de quelques mois, il me trouvait superbe, il m’a présenté à son ami qui pour lui était comme un frère. D’ailleurs il m’avait dit si tu lui plait je t’épouse avec un rire jaune, mais moi grosse idiote et désespérée par le célibat, j’ai accepté sa blague mal placée… (d’ailleurs il avait un humour décalé)donc le fameux copain m’avait validé, j’étais gentille, belle, bonne cuisinière. Bref, donc après quelques mois il m’a fait sa demande en mariage avec tout le rituel et le tralala. Mais je sentais en moi quelque chose qui n’allait pas une voie intérieure que je taisais parcequ’il fallait que je me case à tout prix et avoir des enfants. donc on a fait un mariage religieux et nous nous sommes installé ensemble il gagnait bien sa vie et moi je joignais difficilement les 2 bouts. j’étais bien équipé. mais il ne participait pas au loyer et ce sont ses parents qui lui ont financé sa partie du mariage et moi j’ai financée seule avec mes économies. Je suis tombée enceinte dans la foulée le premier enfant 1 garçon il était content devant les amis la famille mais avec moi il me trouvait chiante, paresseuse… je travaillais et finalisait un diplôme. Il avait un tempérament de macho mais ayant vécu avec ce genre de personnes au sein de ma famille, ne me choquais pas plus. Il dénigrait souvent mon travaille, sortait sans moi, à partir du moment où on a eu notre premier enfant cela été la descente aux enfers, entre tu n’est pas une bonne mère, tu n’est pas top au lit.. je n’arrivait pas a avoir de rapports avec il y avait quelque chose en lui qui me répugnait mais j’ignorais ce que c’était. Peux être le viol subit par le passé… mais même après des années je n’avait pas de désir pour lui … très déçue par ses comportements chaud-froid, il m’écartait de sa famille qui d’ailleurs ne m’a jamais fait de vrai place tous distant. Lui était froid distant et quand je lui posait des questions sur son passé il ne répondait rien mais moi je lui avait raconté toute ma vie, mes peurs, mes angoisses toutes mes failles. Il en a bien profité. Quelques petites vacheries de sa part : il me privait de mon enfant en le confiant à sa mère et parfois m’empêchait de le récupérer parce que j’avais choisie un métier où on rentre tard. Un jour je me suis fais un fracture du pied je lui ai demandé de m’emmener au urgences, il a rigolé et m’a dit t’en pas marre des médecins.. et puis si c’était cassé ce serait gonflé. lendemain obligé de m’emmener car je l’ai confronté au médecin pour lui je l’avais humilié. Je n’ai jamais rencontré ses collègues, je ne connaissais pas sa famille (8 ans de mariage), me rabaissait sans cesse devant ses parents ou il me mettait la pression psychologique, me pressait si bien que j’était toujours en état de stress. pour lui je ne méritais pas d’avoir un deuxième enfant parce que j’étais une hystérique, sur ce sujet il a changé d’avis quand son amis d’enfance à eu le deuxième. J’ai vécu mes grossesses seule la deuxième plus difficile car dans sa famille il y a un pb génétique dont il n’a jamais voulut me parler et qui portait de gros risque, il avait juste à faire une prise de sang qu’il à toujours refusé de faire.. c’est bien long mais je me fatiguais et je lui un jour dit mais qu’est ce qui ne va pas ? il m’a répondu avec orgueil change ton caractère soit plus docile et ça ira… j’ai donc pris sur moi ses sorties, ses visites chez ses parents sans moi, assumer le foyer les enfants et les courses. il en a profité et il m’a coupé de ma famille en me persuadant qu’il étaient jaloux etc … J’avais toujours cette voix intérieure qui me disait sauve toi!!!. j’ai fini par faire un burn-out et là pour lui j’étais une moins que rien que je ne savais m’occuper de lui, il fallait que j’aille travailler quand même, que les autres femmes s’en sorte malgrès tout alors qu’elles sont seule, il ne fallait pas dépenser d’argent et il fallait accueillir ses amis faire à manger… le ménage, le bricolage, lui acheté ses caleçons ses chaussures, j’étais son escalve . quand j’ai commencé à aller de plus en plus mal il m’annoncé qu’il me quitte qu’il ne m’aime plus, qu’il me rend ma liberté, que tout le monde me sait forte… mais si j’avais besoin de lui pour les enfants il serait toujours là… il m’a quitté pour une autre femme. d’ailleurs quand il m’a quitté il a exactement répété ce que je lui avait dit il y avait 5 an que nous sommes plus coloc, que couple que je me sentait seule dans le couple, que je suis fatiguée, que peux être il fallait se quitter mais a cette époque j’étais au paroxysme de ma forme et ma féminité… cela fait maintenant 1 ans et demi qu’il file le parfait amour avec sa nouvelle compagne au point où il en a oublié ses enfants. Parfois dans les moments de grosses fatigues, et ayant vécue sous son emprise et son contrôle je me dis que peux être c’est moi qui l’ai rendu comme cela… mais quand je repense à ce qu’il m’a fait vivre je suis sûre que c’est un PN… d’ailleurs en ce moments bizarrement il a pris ses enfants car je lui ai envoyé mon bonheur en pleine figure de femme libre… je pense que cela ne lui plait pas trop. Aujourd’hui ma liberté me coûte mais pour rien ni pour personnes je ne la sacrifierai et avec un travaille de psychotérapie que j’avais entreprise avant la rupture m’a renforcé. D’ailleurs pour lui les psy c’est des fous… Ce que je prenais pour un caractère calme, c’est le vide profond qu’il a en lui mais a l’époque je ne comprenais pas. est un PN?

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      1. Bonjour Nour,

        Comme je comprend votre parcours …
        Alors que vous vouliez tourner la page d’un mariage et un divorce douloureux, vous avez rencontrez la mauvaise personne, au mauvais moment, au mauvais endroit.
        Ces années avec lui vous ont montré sa face cachée de MONSTRE, alors
        qu’il ressemblait à un ange gardien au départ.
        Moi aussi, comme vous, c’est à la naissance de mon 1er enfant que le masque de mon PN est tombé, puis la descente aux enfers, avec des humiliations détournées au début puis de plus en plus directes, méchantes, nombreuses… J’étais une mère indigne, une épouse incapable… (voir mon témoignage Doriane) etc
        Il n’avait même pas pitié de moi lorsque j’étais enceinte, ne m’aidait pas ..
        Pour moi aussi, il critiquait toute ma famille, qui était pour lui de la M….e, alors que la Sienne, c’était de l’Or.
        Votre Pn semble tout aussi arrogant et fier que le mien, le mien se croit, comme on dit chez nous , ‘le fils du Roi », ou le « fils de la Lune » ; ils se croient supérieurs aux autres, et je soupçonne les Pn d’être misogyne, et même allergique au genre humain…
        Alors que j’étais sa femme, il me considérait comme sa rivale, comptant le nombre de douches que je prenais, si je mettais le chauffage ou pas, me reprochait de mettre un coussin derrière mon dos (…..etc …)
        Sans compter son avarice, je l’ai entretenu financièrement pendant 7 longues années ( à payer toutes les factures), et au moment où j’ai eu besoin de lui, j’ai rencontré le Néant, il ne voulait RIEN me donner…
        J’ai été son esclave, et lui un tyran assoiffé de domination, et d’argent sans lever le petit doigt ..
        Bcp de courage pour la suite Nour, je sais pour le vivre moi-même, qu’élever des enfants seule est extrêmement difficile, surtout que les Pn nous font porter le chapeau. On est toujours les responsables de la séparation, ou du divorce ; que Dieu vous aide, vous et vos enfants,
        et ne regrettez pas d’être partie , la mort vous aurait trouvée ….

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  9. Bonjour,
    Je voulais réagir sur la situation des enfants de PN. Je me suis battue comme une lionne pour prendre mes enfants avec moi lors de la séparation. J’ai dû rester 3 mois de plus avec lui car il avait écrit au juge pour dire que j’avais changé d’avis et que je n’avais plus besoin de la protection de la justice. Le juge l’a cru sans ma signature. Je suis passée pour une girouette auprès du juge et j’ai du refaire une nouvelle demande. Les violences que j’ai subit durant ces trois et ce qu’on vécu mes enfants quel juge peut imaginer? S’il y avait une possibilité de faire bouger les choses dans notre société pour reconnaître cette violence faite aux enfants à cause des PN alors je m’engagerai.
    Merci pour vos échanges
    Courage
    Prenez soin de vous
    Marie

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    1. Bonjour Marie,

      Félicitations à la mère exemplaire que vous êtes !

      Tous les parents aux prises avec des prédateurs devraient s’accrocher, de battre, tout donner pour leurs enfants.

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  10. A toutes, et en particulier Dandoha, Eva, Caren, Nathalie, Géraldine, Lunapark, Ange, Amandine, Sonia et bien sûr « notre  » Scarlett,
    J’ai été très émue de vous lire. Et tiens à vous dire que tous vos messages , de soutien, de témoignages similaires au mien m’ont touchée et à la fois me redonnent foi en l’humain. Moi aussi combien de fois ai-je été troublée de ces stéreotypes que l’on retrouve à l’oeuvre dans tant d’histoires  » d’amour ». Je crois en fait comme le dit Nathalie qu’il n’y a rien à comprendre, ils sont une insulte à la raison et à l’affectif.
    La mort en somme.
    Mais rien ne change malgré la séparation, il y a deux jours j’ai dû affronter un face à face, mais en présence de nos avocats, car je ne veux plus me retrouver seule devant lui. Il a déployé le grand jeu, avec des pleurs encore , la voix cassée , mais aussi beaucoup d’agressivité.,( s’est fait remettre en place par son avocate)…car le masque social est tombé. Je suis allée jusqu’au bout de ce que je pouvais , sans procédure contentieuse, ni ne le peux ni ne le veux pour tant de raisons….Je n’ai pas ressenti de pitié, je n’oublie pas la cruauté. C’était flagrant les retournements …encore. Maintenant il y a du chantage, et je vais lâcher sur le matériel,tant pis , la perspective de la fin est si proche.
    A vous toutes que je ne connais pas, mais que j’ai l’impression de connaître un peu, chacun de vos messages est une pierre à un édifice de reconstruction . Tout ce que l’on peut espérer c’est que ces agissements destructeurs soient reconnus socialement, mais il en reste du chemin dans nos sociétés; je constate que ce sont souvent les femmes qui en patissent et cela n’est-il pas l’un des avatars de la domination masculine dans une société qui est encore loin d’être égalitaire à ce niveau-là? J’ai 3 filles et y suis d’autant plus sensible. J’espère être capable de leur enseigner à repérer la manipulation, et de la fuir , pas de compromis. Elles qui l’ont vécue de près. Cette emprise est inacceptable, et mon rempart est de ne pas donner d’eau au moulin, de m’entourer de personnes qui m’apprécient et m’aiment,je ne suis pas la mauvaise personne qu’il a essayé de leur faire croire que j’étais . Batailler ne sert à rien, voire serait contre productif je crois, à moins de preuves patentes. La perversion est une anguille, et agit dans l’ombre.
    Merci à chacune,merci de me donner de l’espoir quant à ma fille qui s’est éloignée, sous l’emprise de son père, merci à Scarlett, qui peut nous mettre en relation en privé si vous le souhaitez. Scarlett vos analyses sont lumineuses, et votre blog d’utilité publique.
    Je suis de tout coeur avec vous toutes, et vous souhaite aussi une belle année 2016.
    Bien amicalement.
    Babette.

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  11. Bonjour Babett,

    Oui, vous pouvez savourez votre joie d’être enfin LIBRE, et de VOUS retrouver, car le travail du PN est tellement puissant qu’il parvient à nous vider de notre identité, et de l’image positive que nous avons de nous-même…
    Je retrouve tellement de ressemblances avec mon PN, je ne suis pas une bonne mère, une bonne épouse …Pour me faire taire , il disait aussi que « je joue à la victime »….
    je crois que le mien est également misogyne, et allergique au genre humain.Il méprisait (et méprise encore) les gens, et est d’une hypocrisie incroyable avec les personnes qu’il connait, leur cassant du sucre sur le dos.
    J’ai moi aussi cru devenir folle, et je devais aussi prendre la voiture le soir une fois que les petits étaient couchés pour ne pas exploser …
    Pour votre fille, vous le dites vous-même, elle a absorbé à son insu le travail souterrain de son père PN, et il lui faudra du temps pour se désintoxiquer … Bon courage à vous!!!

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    1. Bonjour Lunapark

      Oui effectivement je sais que dans le domaine familial il n’y a rien à faire et c’est bien cela qui me chagrine. Je ne comprends pas que l’on puisse faire autant de dégâts et que cela reste impuni.
      Quand à ma phrase, je comprends que cela ait pu vous choquer. Loin de moi l’intention de dire que les coups physiques ne sont pas grave (je suis totalement contre toute forme de violence physique et j’en ai subi moi meme) mais cette phrase qui peut sembler provocatrice voulait simplement dire que la violence psychologique et pour moi tout aussi grave et destructrice que la violence physique et malheureusement contre celle-la il n’y a rien à faire ! La douleur physique finit par s’atténuer mais la douleur psychologique est beaucoup plus longue à guérir. D’ailleurs dans les coups, le viol, l’inceste, ce n’est pas la douleur ou maltrance physique qui laisse des séquelles car le corps à la faculté de se régénérer (certes dans une certaine mesure) mais bien la perte de confiance, l’abus, la peur et le traumatisme psychologique que ces actes entraînent. Or dans la perversion ou la manipulation les conséquences sont identiques. Il suffit de voir comment sont les victimes de sectes. Donc voilà pourquoi il me semble qu’une loi devrait aussi proteger les personnes fragiles de tout acte pouvant sérieusement altérer leur intégrité psychologique. On condamne les vols par ruse alors que plaie d’argent n’est pas mortel alors que quelqu’un (un ex conjoint) qui vous enlève vos enfants avec les conséquences que cela a pour les enfants, il suffit qu’il utilise un moyen détourné (la manipulation) et il s’en tire parfaitement, sans aucune sanction. Ou est la logique à cela ?
      Voila, c’est juste contre cela que je voudrait m’insurger. Le cas de Babette me révolte d’autant plus que je connais une personne dans la même situation, qui n’a pas réussi malgré toutes ses actions juridiques à empêcher que son fils de 15 ans vive avec son pere (grand PN) et qui refuse tout contact avec sa mere. Cet adolescent montre aujourd’hui de sérieux troubles psychologiques et sera potentiellement un prédateur pour d’autres. Voila comment la société entretient le probleme ! C’est pourquoi il faudrait aussi faire quelque chose à un niveau supérieur.

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      1. Bonjour Sonia,

        Je crois profondément en nos institutions. Aujourd’hui, le harcèlement et la violence psychologique sont punis par la loi alors que ce n’était pas le cas il y a quelques années. Il n’en demeure pas moins que c’est à chaque personne d’assurer sa protection en priorité, ainsi que celle de ses enfants.

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  12. Je félicite toutes celles et ceux qui se battent pour eux à leurs façons et notamment pour limiter les dégâts sur/pour les enfants. Je remercie Scarlett pour ce blog. Je nous invite tous à partager nos moyens,actions, comportements, stratégies respectives, nos échecs et réussites dans la résolution de nos situations respectives. J’ai hâte d’en connaître plus sur l’expérience de Baldwin et sa réussite de retournement de situation. Du coeur à notre ouvrage respectif et à tous.

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  13. Bonjour Babeth, la dernière phrase de ton histoire est pleine de sens pour moi qui depuis 1 an et demi m’emploie à comprendre mon expérience qui n’a duré que 1 an et demi avec ce grand malade. Il m’aura fallu un soutien psychologique à raison d’une fois par semaine pendant un an, écrire tous les jours mes pensées, utiliser la méditation, quelques mois d’arrêt de travail et enfin en octobre dernier, le recours à la technique EMDR avec un psy compétent. La libération de ce traumatisme enfin…
    l’Emdr m’a permis de ranger dans les bons tiroirs de mon cerveau les pensées obsédantes qui revenaient en boucle dans ma tête car je revoyais tout (les moindres détails de notre vie, de la maison) et j’entendais inconsciemment toutes les phrases dévalorisantes qu’il m’a dit, cela m’empêchait d’avancer dans ma vie, j’étais bloquée dans le passé. La première séance a été tellement forte que j’ai dû dormir pendant deux jours, mais quel soulagement après !!! je me sens revivre et j’ai oublié enfin…
    Pour ma part j’ai beaucoup avancé et pu retrouver l’estime de moi massacrée, me rendre compte que je peux tout faire seule (ce que je faisais avant lui du plus loin que je m’en souvienne) et qu’effectivement sans lui j’ai fait plus de chose pour moi qu’en toute ma vie d’avant. Je suis retombée sur un homme qui avait des traits de caractères similaires et j’ai immédiatement su qu’il fallait arrêter, maintenant ma vigilance est accrue et mon corps entier réagit à la simple vue d’un pn !!!! c’est fou d’ailleurs de les attirer comme cela, j’en ris maintenant (trop drôle, les mêmes phrases, les mêmes attitudes). Moi j’ai compris pourquoi en revenant sur mon passé depuis ma naissance, je ne perds plus de temps à essayer de comprendre le mécanisme des pn, je me concentre sur moi, je suis très fière d’être partie très vite même si cette relation a laissé des traces et des dommages collatéraux pour mes enfants. On peut s’en vouloir de ne pas être parties plus tôt d’avoir subi, car en effet sans nous il n’y a pas de pn…
    Je constate malheureusement qu’il y aura de plus en plus de pn dans les prochaines années car le monde est bien malade, mes enfants sont déjà confrontés à des camarades dont le comportement laisse supposer qu’ils seront des champions du monde du genre. L’amour est à développer en urgence…
    Ce qu’il y a de révoltant c’est qu’il faille soigner les personnes qui ont eu un lien avec des pn et que l’on ne puisse pas soigner les pn… le miens par moment savait qu’il était malade il le disait « je sais que j’ai un problème avec les femmes » « je vais embrasser mes enfants, leur dire que je les aimes » »on va se faire soigner ensemble » cette dernière phrase avant que je parte définitivement !!! je sais qu’il ne fera jamais aucun travail sur lui, la malade c’était moi… l’injustice elle est là, pas le choix que d’accepter et de se féliciter d’être partie et dire plus jamais ça. Moi je sais qui je suis maintenant et je suis sevrée de ma drogue mais le chemin a été douloureux.
    courage à tous et toutes
    Merci Scarlet

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  14. Babette, merci de vous avoir livré votre témoignage dans laquelle j’ai reconnu tant de choses de ma propre histoire !
    Scarlett, pouvez vous SVP me mettre en contact avec Babette parce qu’il y a beaucoup de similitudes et moi aussi j’ai un de mes enfants, la seule fille et petite dernière, qui m’est aliénée depuis près d’un an et demi, donc fratrie brisée, car je souhaiterais échanger avec Babette la dessus, pour voir si on peut se soutenir, s’entre aider et peut être trouver des astuces pour faire évoluer cette situation dramatique pour l’enfant comme pour la Maman que nous sommes.
    Merci par avance.
    Maria

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  15. Bonjour Babette, Scarlett…,

    Merci pour ton témoignage, très « riche » et révélateur malheureusement.
    Merci car il m a permis de réveiller des évènements qui me paraissaient anodins ou que Jai occulté , comme le vol, l éloignement en marchant, Le nom de famille attribué a l’enfant comme une insulte, une injure, mais en faite un rejet… heureusement cette enfant la ne t a pas rejeté, car la souffrance, l incompréhension qu’elle a subit, rejoint la notre et eux n’avaient pas « choisit  » ce monstre. c est l’Une de mes douleurs que je dois me pardonner pour ma part…processus en phase car mes enfts m ont pardonné mais surtt ils ont tout compris.
    Ce qu ils n acceptent c est que leur frère soit toujours la proie de cette individu malgré mes nombreuses démarchent.
    Droit d hébergement restreint et provisoire et décision après enquête sociale qui je cite : » ne souhaite pas séparer l enft de l un de ses parents car cest la partie qui en souffrira le plus « . Elle ne sait pas de quoi elle parle, mon fils a pu enfin accepté de respirer de rire de jouer quand son géniteur est parti dénitivement.. il avait 5 ans, je n avais jamais remarqué qu il ne jouait jamais ,par peur d’etre réprimandé… et ce choc quelques jours apres le départ définitif de notre bourreau, de le voir tirer cette énorme boite à jouer de sa chbre au salon… comme si il était libre enfin de vivre. Et la je me dis qu’ une justice qui a tous les éléments en terme de gravité, attends l irréversible pour mon fils…
    Dans tous cas les merci encore pour tes écrits, car j en suis désolé d ailleurs mais je suis incapable pour moment de témoigner ainsi car tout est encore confus, des éléments bcp, bcp trop mais en vrac.
    Et ce seuil de tolérance dont parle Scarlett qui me faisait croire à des normes qui n étaient pourtant pas les miennes.
    cest complètement dément cette histoire, chaque jour j hallucine un peu plus de ce que je comprends que j ai, nous avons vécu.

    Nini

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