[Témoignage] Ella : « Je suis perdue et malgré tout ce que je viens d’écrire, je n’y crois pas, est-ce cela un pervers narcissique ? » + Le fonctionnement de la manipulation

Merci à Ella, une lectrice du blog qui nous confie son témoignage sur 26 ans de mariage avec un pervers narcissique.

Malgré toutes ces épreuves que vous lirez dans son récit, Ella se demande toujours si elle a bien affaire à un pervers narcissique. J’ai donc noté toutes les étapes et stratégies utilisées par cet homme pour la maintenir sous emprise afin que chacun d’entre vous se rende compte du mécanisme. Ce sont toujours la même routine et les mêmes tactiques qui sont utilisées, comme si tous ces prédateurs appartenaient à une forme de « conscience collective prédatrice ».

Pour rappel, vivre avec un pervers narcissique n’est pas spectaculaire. La violence est toujours présente, souvent souterraine, parfois physique notamment quand la personne en face de vous présente également des tendances psychopathiques ou est à un haut niveau sur le spectre de l’impulsivité. Cette violence s’installe petit à petit et se renforce avec l’emprise que le bourreau exerce sur vous. Soyez plus attentifs aux petits signes qu’aux grands éclats de voix. ça commence par une petite remarque désobligeante sur vous et/ou sur votre entourage et évolue vers une manipulation de plus en plus évidente.

Cette mise sous emprise est subtile, et en cela réside son danger. Seul un esprit conscient peut s’en rendre compte. Il y a toujours un décalage entre ce que le bourreau DIT et ce qu’il FAIT. Il prétend vous aimer, mais dans ses actions, s’arrange pour que vous compreniez l’inverse. S’il est vrai que le masque tombe souvent d’un coup, la vérité est plutôt que le pervers lâche des indices et ce, dès le premier instant.

La réalité est que cette personne ne vous aime pas, dans le meilleur des cas, et vous hait dans le pire, surtout si vous résistez à ses attaques perverses. Il est intéressant d’observer la RÉACTION de cet homme au premier départ d’Ella. Il DIT qu’il est prêt à tout pour qu’elle revienne mais en même temps, ne FAIT RIEN dans ce sens. Derrière les – pseudo – colères du PN, se cache simplement son besoin de domination. Que ce soit vous ou une autre personne importe peu, voire pas du tout. Malgré ses beaux discours qui semblent personnalisés, ce n’est que du copier/coller adapté à toutes les victimes. Si vous n’êtes pas vigilant, vous tombez dans le voile de l’illusion perverse et vous reniez votre propre jugement qui est le bon.

La manipulation repose sur l’alternance entre le chaud et le froid, entre le mensonge et… un mensonge teinté de vérité, entre les « bons » et les « mauvais » moments. Ce qui la rend efficace, c’est ce balancement permanent dans vos émotions. Le simple fait d’être déséquilibré émotionnellement face à une personne est révélateur d’une manipulation cachée. Ceci doit être le premier signal. Si vous ne souffrez pas d’une maladie mentale en lien avec vos émotions comme le trouble borderline ou encore le trouble bipolaire, vous pouvez faire confiance à vos ressentis.

C’est un autre monde, basé sur d’autres valeurs que les nôtres. Un monde d’horreur dans lequel tous les visages sont les mêmes et où il n’existe pas de véritable connexion à l’être profond que nous sommes. Mais le hic, est que ces prédateurs veulent « notre peau ». Chacun de nous a un certain degré d’empathie, certains individus comme les personnes surdouées ou à haut potentiel intellectuel présentent un détachement émotionnel MAIS ne sont pas dans l’attaque d’autrui.

Un prédateur DOIT vous détruire pour exister. Tôt ou tard, vous devrez choisir entre survivre ou être dévoré par cette entité.

Restez vigilants afin de ne pas retomber/tomber sur un profil prédateur et surtout, sachez écouter votre instinct. Il ne se trompe jamais, même si la réalité n’a pas encore rejoint cette perception primaire qui vient de notre mécanisme de défense d’humains.

separateur

Ce texte afin de ne jamais oublier.

Je ne sais pas par où commencer, ce que je sais c’est qu’une partie de moi est morte, moi pauvre petite chose inexistante qui ne peut être aimée correctement car je croyais ne pas le mériter.

J’ai 16 ans quand je rencontre mon PN, innocente, romantique, joviale, pleine d’espérances avec un caractère un brin rebelle mais marquée par un père compliqué !!!

Vos failles narcissiques

J’ai 16 ans et je fuis ce père inconstant, non valorisant, parfois violent, je n’ai pas confiance en moi mais je pense que la vie va me sourire. J’ai peur pour ma mère, peur qu’il lui fasse du mal, je la sens en danger mais je me dis que c’est son choix et son mari, maintenant je me pose la question, a-t-elle le choix, est-elle lucide mais c’est un autre débat.

Love bombing + création du « faux moi » en miroir de ce dont vous aviez besoin pour tomber amoureuse

Donc, lorsque je le rencontre en janvier 2000 (je vais l’appeler IL, mon PN), c’est comme une bouffée d’oxygène, je lui résiste, je suis jeune, il n’est pas mon type d’homme physiquementMais il est tellement doux, tendre, attentionné que je me laisse embarquer dans cette relation, il est plus âgé que moi de 6 ans et c’est tellement rassurant.

Les 5 premiers mois sont idylliques, il est tout ce que je pouvais attendre d’un Homme, il me donne tout ce qui me comble, douceur, amour, attention, écoute sans compter.

Comment pourrais-je vivre sans cet homme parfait ?

Le masque tombe = début de la dévalorisation car vous êtes engagée dans la relation

En juillet, il me propose de partir en vacances avec lui, les patrons de sa mère laissent à disposition leur superbe maison (ils sont chirurgiens), en contrepartie nous devons la surveiller et en prendre soin. C’est à ce moment que tout a basculé, j’allais découvrir ce que c’était de vivre à ses côtés, les souvenirs sont flous mais je me souviens que c’était des disputes incessantes, il me reprochait de ne pas être assez libérée sexuellement, être un peu coincée car c’était ma première expérience. Il était maladroit car il ne connaissait pas grand-chose aux plaisirs charnels et cela n’était pas fait pour me mettre en confiance.

C’est à ce moment que j’ai connu la cabine de douche tout habillée afin de « me calmer ». Le choc a été total, j’apercevais une violence que je n’avais jamais vue chez lui mais je l’aimais et pour moi, cela devait être normal, j’avais du le provoquer ou le chercher.

En août 2000, il est parti à l’armée, ce fut un véritable déchirement, il me manquait, je l’aimais et lui aussi m’aimait (normalement). Sur un coup de tête, j’ai fait 800 kms en train pour le voir car il n’était pas bien, déprimait, supportait très mal l’armée et l’autorité qui y régnait.

On se voyait un week-end par mois, cela a duré 1 an et j’étais terriblement triste, il y avait des disputes régulièrement, il ne souhaitait pas trop sortir car voulait rester avec moi mais je pensais que comme j’avais un caractère fort, j’étais sûrement une chieuse, c’était normal d’autant plus qu’il me disait qu’il cherchait une femme avec du caractère, c’était une qualité à ses yeux. Dès qu’il était là, j’étais collée à lui, il me disait qu’il m’aimait.

Dès son retour de l’armée en août 2001, alors âgée de 17 ans, je décide avec l’aval de mes parents d’emménager avec lui, une petite maison qui serait le nid de notre amour.

Les conflits à ce moment se sont amplifiés, sa mère envahissante, toxique, faisait du chantage pour que son fils vienne la voir régulièrement, tentatives (bidons) de suicide et lui accourait en pleine nuit, j’étais jalouse qu’il puisse lui donner tant d’attentions alors qu’il en avait désormais beaucoup moins pour moi. Je lui demandais de résister à cette femme qui mentait et nous pourrissait la vie car elle était jalouse, puis les disputes se sont amplifiées. Il ne voulait pas sortir car il avait 23 ans et avait bien profité avant notre rencontre.

Nos sorties hebdomadaires étaient dans sa famille, rendre visite et jouer à des jeux de société chez sa sœur. Je n’allais plus en cours, me couchant top tard et étant fatiguée, je décidais de me consacrer à notre vie de couple.

Renforcement du contrôle et de la domination : Un abuseur qui vous frappe le fait CONSCIEMMENT. Le reste n’est que du bla bla pour vous endormir. La violence va TOUJOURS crescendo.

Violence physique

Puis les premières bousculades sont apparues, me faisant tomber 1 fois ou 2. Il était au chômage et ne faisait pas le ménage. Pour lui, c’était (à mon avis) le boulot d’une femme puis il était déprimé donc n’avait pas le courage. La maison était devenue insalubre, nous vivions dans un souk, j’étais tellement malheureuse de me sentir rejetée et incomprise, l’impression d’être toujours la seconde femme de sa vie. Puis il m’a frappée, meurtrie physiquement et psychologiquement, j’ai décidé de retourner quelques temps chez mes parents.

Renforcement du contrôle 2

Mon père à ce moment crée sa propre entreprise dans le tourisme, et tout naturellement propose de l’embaucher pour lui donner une chance de sortir du chômage, en acceptant je sais maintenant que cela créera un peu plus ma prison. Je ne pouvais le quitter, cela devait être passager et je devais avoir ma part de responsabilité. J’y suis retournée au bout de 15 jours, les choses ont du se calmer mais j’ai oublié et j’ai du lui pardonner une première fois et cela ne fera que commencer. Il était vraiment désolé et ferait attention désormais.

Abus sexuel + violence psychologique + début de la culpabilisation

Les relations étaient difficiles, je ne désirais plus cet homme, j’avais du mal à avoir des relations sexuelles, je devais avoir un « souci » car je le rendais malheureux, il me le reprochait sans cesse et je me sentais tellement coupable de ne pouvoir lui donner ce qu’il désirait.

Je suis allée voir un sexologue mais sans succès.

Dépendance affective de votre part + Chantage affectif de la part de monsieur + Harcèlement par tiers

J’ai pris la fuite en essayant de rencontrer un autre homme mais c’était voué à l’échec car je l’aimais encore et puis il était tellement triste et prêt à faire n’importe quoi pour que je revienne. Encore une fois, j’étais responsable et une femme infidèle, je ne comprenais pas où était MON souci, je devais être incapable de donner, je devais être une handicapée de l’amour pour ne pas lui donner de sexe et en plus le tromper.

Je suis donc revenue, gênée et jugée par mon père comme une « salope » (c’est ce qu’il m’a dit à ce moment), et c’est mon grand-père qui avait essayé de le raisonner car c’était mon choix. Ce gendre lui paraissait tellement gentil, parfait, il devait être ma victime, la victime d’une fille qui joue avec les hommes. Et moi qui n’osais pas dire ce que j’avais subi par peur qu’on juge l’homme que j’aimais et que cela lui fasse du mal.

Nous avons déménagé de cette maison qui était devenue notre enfer. La nouvelle était parfaite et nous allions partir sur de nouvelles bases, mes parents nous offraient de l’aide et c’était notre nouvelle chance. Et cette fois, cela serait parfait….

Gaslighting

Les disputes ont continué. Il était absent, pouvant jouer toute la journée à l’ordinateur, fuyant ses responsabilités et le quotidien. Quand je demandais de l’aide ou de l’attention, il m’envoyait paître mais j’insistais et le cherchais, donc cela partait en vrille. Effectivement, je pensais être une vraie chieuse et il était tellement tendre à certains moments. D’autre part, j’étais toujours coupable de ne pouvoir lui offrir une vie de couple normale (sexuelle) même si maintenant avec le recul, il ne faisait rien pour être désirable, pour me séduire, pour prendre sa douche (pouvait rester 5 jours sans se laver), se couchait tard vers 2h du mat ou que pour avoir du sexe.

Des fois, il me mettait la main aux fesses, me demandait pour rire « si je suçais », me disait de montrer mes seins et écartait mon tee-shirt. Je me sentais gênée avec cette sexualité qui me paraissait trop compliquée, puis quelques fois, il a eu des gestes déplacés la nuit et je me sentais nulle et minable.

Cela me paraissait normal et même si je m’en défendais, j’étais une mauvaise compagne sans aucun doute. Je lui ai demandé en 2005 de m’épouser, mon vœu le plus cher étant d’avoir des enfants, j’étais en mal de maternité et je devais penser que cela allait nous sauver !!!

Lui travaillait longtemps, semblait apprécier ses nouvelles responsabilités, nous vivions à côté de l’entreprise (mes parents nous ont fait une donation sur une maison) et je pouvais le voir souvent. Je n’avais pas de permis de conduire donc je dépendais entièrement de son bon vouloir. Les disputes étaient toujours présentes, il menaçait des fois de me quitter, me faisait du chantage en pointant un couteau vers lui, que je souhaitais sa mort, je le suppliais, en larmes, crises de nerf, je ne comprenais pas que rien ne pouvait l’atteindre, il était froid, criait, me disait que j’aurais du y penser avant de faire mon cirque. J’étais donc une devenue une folle hystérique, j’avais honte et des fois, il y avait tellement de cris que je n’osais pas affronter le regard des voisins.

Je traînais sur le net, essayant de m’enfuir virtuellement, rencontrer pourquoi pas LE prince charmant, puis je me suis laissée charmer par un homme (certainement dérangé aussi) à 9000 kms de chez nous, aux USA. Moi naïve, j’ai donc organisé ma fuite, mon PN a découvert les choses, mais impuissant et désespéré, il a laissé faire. Il devait savoir que je me ramasserais et qu’il jubilerait de me voir emplie de remords et culpabilité, venant ramper. Je partais et lui laissais la maison avec tout ce que je possédais. Je sais maintenant que j’ai essayé de fuir le plus loin possible et bien entendu, ce fut la douche froide.

3 jours plus tard, je revenais chez nous et lui bienveillant, me pardonnait ma mauvaise conduite. Entre-temps, il avait selon lui tenté une relation avec une copine de sa sœur afin de m’oublier mais cela n’avait pas fonctionné car il n’aimait que MOI.

A mon retour, il était plus amoureux que jamais, attentionné, je suis tombée enceinte sans même y penser. En 1999, ma fille est née, le comble du bonheur pour moi, j’étais sur un petit nuage mais j’allais devoir m’en occuper seule, il ne donnait pas de biberons, ne changeait pas les couches et puis après tout, c’est MOI qui voulais des enfants.

J’ai donc assumé l’éducation de notre fille, la maison, le quotidien, les papiers, j’étais devenue la parfaite femme au foyer (la semaine) sans permis de conduire, dépendante financièrement de lui mais comme je gérais les finances, je me sentais « libre », je travaillais le week-end comme hôtesse d’accueil avec lui dans l’entreprise de mon père. C’était donc cela le bonheur ?

Les choses se sont dégradées au travail entre lui et mon père, ils ne s’entendaient plus, mon père le trouvait nonchalant, n’assumant pas ses responsabilités, jamais coupable de rien, rejetant la faute sur l’incapacité de ses collègues. Ils en sont venus aux mains, mon père a voulu le frapper et lui bien entendu subissait. Premier épisode et cela s’est répété 2 ou 3 fois. J’étais dans le chaos le plus total, mon père et mon mari qui ne pouvaient plus se voir, c’était impossible. Ma famille éclatait en mille morceaux.

Moi et ma mère sommes devenues les conciliatrices, les choses se sont plus ou moins apaisées mais il restait des traces. J’ai donc demandé pour notre tranquillité à mon PN de partir. Il a tout simplement refusé en expliquant qu’il n’avait pas à se rabaisser devant mon père et qu’il n’allait pas lâcher une entreprise au sein de laquelle il s’était tellement investi (il était devenu actionnaire gratuitement). Il m’a fait payer cette situation, pourtant je l’ai défendu corps et âme, je l’ai soutenu, accepté sa décision mais le prix pour moi a été lourdement payé. Il disait que je ne le soutenais pas assez, que je le laissais tomber, qu’il était en « dépression », j’étais une fois de plus une mauvaise épouse. Quelques années plus tard, la société allant mal, il a fini par accepter son départ, en le proposant « grand prince » comme étant le sauveur !!!

Mais encore une fois, j’ai vécu un enfer car j’ai continué pendant 1 an à travailler pour mon père, sans lui. C’était une terrible trahison à ses yeux jusqu’à la fermeture définitive en 2011. Cela arrondissait nos fins de mois difficiles car il était au chômage.

Assumant seule nos finances, j’ai cherché un nouveau moyen de fuir, j’ai ouvert des crédits, je m’achetais mon bonheur artificiel, cela me procurait une sécurité sentimentale, cela me donnait l’impression d’être aimée et choyée, j’ai couvert de cadeaux mes proches, ma fille avait tout ce qu’elle souhaitait, je pouvais nous payer des vacances. La dégringolade, le surendettement, la peur de lui avouer, j’ai ouvert d’autres crédits pour payer les premiers, notre train de vie était confortable et lui ne voyait rien (volontairement à mon avis). Acculée, effondrée, au bord du gouffre, j’ai tout avoué et j’ai assumé. Je porte le poids de la culpabilité une fois de plus. A cause de moi, nous avons vendu la maison, je ne peux plus offrir le même confort à ma famille. Il a été « compréhensif » et m’a pardonnée mais j’ai tout mis en place, tout organisé, affronté les huissiers et les reproches déguisés. Je devais porter mon fardeau.

Entre-temps, notre fils est né en 2002 dans cette tension. Ma grossesse a été un calvaire, j’étais malade, je n’avais pas de soutien, et il me mettait la pression, aucune empathie, pas d’égards, je me revois pleurer, hurler, le supplier d’arrêter ses méchancetés et sa dureté pour le bébé que j’attendais. Je me rappelle avoir ressenti une telle détresse sentimentale, j’en ressens encore le poids et la douleur. Il disait ne pas vouloir de garçon car cela le renvoyait à sa propre enfance. Moi crédule, je lui trouvais des excuses : le pauvre avec une telle mère toxique !!!

Immaturité émotionnelle affichée

J’ai une fois de plus assumé MES enfants, mes choix, car lui n’était pas prêt (ce sont ses paroles). La société fermée, la maison vendue, plus les moyens de rien faire, inondée par le poids des remords et avec un mari absent, nous avons déménagé dans une très jolie maison que mes parents nous ont louée. Troisième série pour moi d’antidépresseurs, somnifères, mais tout devait s’arranger maintenant, mon PN ayant retrouvé un poste de responsable pas loin de chez nous et un meilleur salaire, c’était la fin.

Avec le reste de l’argent de la maison, malgré un dossier de surendettement, j’ai réussi à créer un élevage de chats de race. Il n’a rien dit et m’a laissée faire. Encore une fois, cela permettait d’assumer les problèmes, la maison, les enfants et le quotidien pendant que lui travaillait pour faire vivre sa famille. Les disputes se sont un peu espacées mais il y a eu plusieurs grosses crises, mon esprit a commencé à s’ouvrir avec l’aide de mes enfants. Il provoquait les disputes pour un rien, me rejetait, me mettait en détresse sentimentale. Comme il travaillait beaucoup (sous-entendu que moi je ne fous rien), il ne donnait plus du tout de son temps. Le week-end, il passait son temps à jouer sur son portable, plus de câlins, pas d’empathie malgré mes demandes incessantes d’attentions, plus de sexe, maintenant que les choses allaient mieux (et oui j’étais redevenue normale), il était trop fatigué ou avait des problèmes de santé. Des fois, il s’excusait de me rendre malheureuse et compatissait avec ma détresse mais cinq jours après, les choses recommençaient.

Le déclic s’est produit il y a 1 an et il aura fallu jusqu’à ce jour pour que le cheminement dans ma tête se produise. Ma fille de 16 ans a pris parti une fois de trop pour moi. De sa chambre, elle entend toutes les discussions et ce jour de février 2015, nous nous disputons une fois de plus et je lui manque de respect (lui le fait sans arrêt), il m’attrape par le bras, me gifle et met des coups du revers de son poing, je crie au secours, j’ai peur, peur qu’il me tue, je vois de la rage dans ses yeux. Ma fille dans sa chambre descend et demande à ce que cela s’arrête. Lui, incontrôlable, l’insulte, la poursuit dans les escaliers en lui disant que cela ne la regarde pas. Il est dans une colère noire, je m’interpose pour qu’il ne la touche pas, elle ne panique pas, se protège, je hurle et il finit au bout de 10 minutes par partir. Ouf, il ne l’a pas frappée. Une fois de plus, ma vie s’écroule. Il s’excusera au bout de 2 jours en trouvant qu’il avait exagéré mais que je l’avais provoqué en lui manquant de respect. Ce jour, j’ai senti mes enfants en danger. Je suis allée chez le médecin faire une constatation, je n’ai pas porté plainte.

J’en ai parlé à mes proches, je pensais le quitter, j’ai cherché sur le net, trouvé des articles sur les PN, j’y ai cru puis me suis ravisée. J’ai mis cela sur ses troubles de l’attention (il en a tous les symptômes ou pas ?). Je lui ai demandé de se faire suivre par un psy. Il a dit oui et puis n’a jamais rien fait, je devais lui prendre un RDV mais souffrant de procrastination, dépression, lassitude, je n’avais plus le courage de bouger, je me sentais engluée, malade, plus capable de rien faire, plus bonne à rien, ni même trouver un job. Mon image me dégoûte, j’ai pris 15 kilos en 6 ans, je suis moche, misérable, je n’ai plus de patience pour mes chats, mes enfants, mon mari, tout m’énerve. Je pense à mourir. Oui, mais mes enfants… Je ne peux fuir et les abandonner !!!

Je fais des crises d’angoisse la nuit depuis cet énième épisode de violence, prends des anxiolytiques, somnifères, je suis malade, dépressive chronique, suis-je folle ? Mon fils, décroche à l’école depuis sa 6ème, fait pipi au lit, souffre de troubles de l’attention, il est très angoissé, inquiet, je le sens en danger mais j’ai encore ce sentiment que je suis la seule à m’en inquiéter. JE l’emmène chez le médecin, chez le psy , infirmière scolaire, etc. Je ne comprends pas pourquoi je suis la seule à l’aider.

Ah oui c’est vrai, parce que je lui ai enlevé son rôle de père (c’est ce qu’il dit devant les enfants), ce rôle de père qu’il n’a jamais assumé et a fui. Par contre, cela ne le dérange pas de faire preuve d’autorité mais les bons moments sont absents, il doit « les éduquer », des enfants sages, obéissants, j’ai l’impression qu’il veut les dresser, les soumettre.

D’ailleurs, ma fille se révolte et c’est source d’affrontements réguliers, mais elle est ado donc cela doit s’expliquer. Il lui manque de respect, pour un rien, il lui dit : « Ferme ta gueule », « Tu es une ‘abrutie’ », « Dégage avant que je m’énerve », « Mon fils c’est ‘un couillon’ ». Je les ai mal éduqués, c’est évident. Il se trouve des excuses pour péter un plomb et se donner raison de nous rejeter.

Il me prive d’amour, de tendresse, d’empathie (sauf des fois), fait du mal aux enfants (pas vraiment de façon directe, mais en passant par moi), j’ai perdu une partie de ma vie, j’ai l’impression de mourir à petit feu. Ma seule porte de sortie : lui dire de partir. Il dit sans arrêt que nous devrions nous séparer, qu’il en a ras-le-bol et quand on lui demande pourquoi, il reste flou et ne sait que répondre, contourne le sujet pour mieux rejeter la faute, tout en laissant sous-entendre qu’il a sa part de responsabilité, n’arrête pas de dire qu’il a changé, s’est assez remis en questions depuis 26 ans.

…Oui, c’est un pervers narcissique !

OUI, 26 ans de galères et je lui cherche encore des excuses. Je me dis qu’il ne peut être un PN car des fois il est tellement gentil, tendre, il s’excuse, dit qu’il m’aime, va faire des efforts, dit qu’il s’inquiète pour moi, etc. Bref, semble sincère. Je souffre mais il va partir, car encore une fois, moi bonne poire, lui ai demandé de voir un psy en lui donnant un ultimatum. Bien entendu, il a refusé en me disant qu’il ne tolérait pas les ultimatums. JE lui ai donc trouvé un appartement, fait les papiers, etc. Mais encore une fois, il est prêt à me laisser tout et ne demande rien sauf quelques biens. Il se sacrifie mais ne semble pas attristé par la situation, dit que cela le touche mais qu’il ne le fait pas voir. Je suis perdue et malgré tout ce que je viens d’écrire, je n’y crois pas, est-ce cela un pervers narcissique ?

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54 réflexions sur “[Témoignage] Ella : « Je suis perdue et malgré tout ce que je viens d’écrire, je n’y crois pas, est-ce cela un pervers narcissique ? » + Le fonctionnement de la manipulation

  1. Bonjour Ella, je suis très touchée par ton histoire,
    je te confirme que tu es devant un beau spécimen de pervers narcissique. S’il te plait pas d’aide pour ses paperasses, appartement, « il est prêt à te laisser tout », n’en crois rien c’est encore une façon de te tenir…il jubile d’avoir encore la possibilité de communiquer avec toi en se victimisant ou mettant le masque de l’agneau qui se sacrifie, du classique chez le MPN. Mes paroles vont te paraître dures mais tu n’es qu’une dose, sa dope. Mon but n’est pas de te culpabiliser, nous avons toutes eu du mal à voir et avons vécu avec plus ou moins de différences ton cheminement. Être soumise à un drogué et addict te semble t’il être une bonne chose pour ta famille ?
    Quelle est la meilleure façon de sevrer un malade ?

    IL n’aime pas VOS enfants et vu SA logique, il n’hésitera pas à les utiliser comme des bombes contre toi seulement pour t’anéantir. Parce que lorsque la victime s’éveille et le démasque, il accélère sa stratégie, fait lui croire que tu ne t’es aperçu de rien car évidemment « la malade » c’est toi, la preuve les antidepresseurs !
    Ma fille de 12 ans l’a cru aussi dans un premier temps car j’avais fais un choc psychologique après qu’il m’ ai foncé dessus sans témoin. HS durant 6 jours, pas de médicaments, si tu peux essayer de diminuer c’est bien car ça altère les pensées. Ma fille m’a regardé droit dans les yeux m’a dit  » maman t’es folle ». Je devine qui lui a soufflé =  » Mon IL … » , elle n’était que la manifestation de la haine de son père. Aujourd’hui IL l’utilise en m’accusant de lui avoir montré des vidéos porno, mais je sais qu’elle me protège et ne mentira pas cette fois-ci à la juge, je l’ai vu dans ses yeux.
    Il faut se préparer à être forte et maline, faire de la pédagogie auprès de ses enfants. Ma plus grande peur est que l’un d’entre eux soit comme leur père.

    En vérité, le vrai amour, c’est celui qui ne fait pas mal, qui à une âme, qui te laisse libre de penser par toi même certes plus tranquille parfois un peu plus fade mais au moins dans lequel tu ne risques pas la mort cérébrale voir physique. La conclusion que tu fais de tout cela est normal lorsque l’on s’éveille à l’ampleur des dégâts toujours douloureuse à assumer  » se dire j’aurais du tout arrêter dès les premiers signes (la douche froide !) alors que je me suis enfoncée « . Une douche chaude ne te semble t’elle pas plus agréable ?

    Cela fait mal de regarder en face mais c’est nécessaire pour avancer et se battre, trouver en soi les ressources que tu as vu ton caractère. Désormais lorsqu’il te fera des reproches répond lui simplement  » et alors… » ça peut un peu le désarmer ou ignores. Fait semblant que ce qu’il dit ne te touche pas, tu verras avec le temps tu te rendras compte qu’il est pitoyable, vide, un pauvre type.
    Personnellement j’ai mis deux ans après mon départ et le changement de garde de mes enfants, IL a la garde principale, à ne plus être touchée par ses mots assassins. IL t’a choisi parceque tu es formidable, pleine de ressources, belle, intelligente et IL à voulu s’approprier ta substance. Mais ton toi intérieur est ton identité que personne ne peut falsifier ou voler. Si tu as les moyens de trouver une technique pour gérer et restaurer ton énergie vas-y !
    Je me tiens à ta disposition si tu souhaites discuter, réchauffer ton cœur…parceque ça tu l’as encore et IL n’a pas réussi malgré ces 26 ans de galères à te l’enlever, donc tu as gagné et doit prendre le chemin de ta guérison pour panser ton passé.
    Bien à toi Syrianne

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    1. Bonjour à toutes les victimes de PN,

      J’ai beau lire tous les témoignages possibles et inimaginables, ces PN semblent fonctionner à l’identique, comme des robots et je retrouve le mien dans vos récits, à chaque fois.

      Ceci dit, une chose qui revient souvent aussi m’interpelle énormément : jugement sur la victime et sa façon d’être. A lire certaines personnes (qui n’ont probablement jamais rencontré de PN et je leur souhaite d’ailleurs que ça n’arrive jamais), la victime doit réagir au plus vite. Tout à fait d’accord sur ce fait MAIS :
      1°) comment réagir lorsque l’on ne sait pas à quoi ni surtout à qui on a à faire ? N’oublions pas que le PN est considéré comme le « sauveur » par sa victime et qu’il fait tout pour ça. Ses piques n’arrivent pas du jour au lendemain, il est très patient et sa méthode est tellement efficace que sa proie pense que c’est elle la cause du problème et se remet sans cesse en question pendant que le temps passe, passe…Au moment où elle se questionne, l’agresseur redevient « affectueux », pas stupide non plus le PN, à croire qu’il possède un don de voyance.

      2°) Partir, oui ok mais … OU ? Personne ne propose jamais de solution concrète. C’est bien de prendre la fuite mais après ? Dormir sous les ponts, dans la rue avec ses enfants sous le bras ? les foyers d’accueil débordent et demandent des preuves (physiques). Comment prouver que l’on subit du harcèlement psychologique ? Sur le papier, c’est simple, dans les faits, c’est complètement différent. Le PN s’arrange pour qu’il n’y ait pas de témoin, agit en sourdine et sa victime passe pour folle-dingue quand elle ose parler de son quotidien, personne ne la croit.

      3°) Enfin, le point qui a son importance : chacun s’accorde à dire que le PN, comme sa proie, ont tous deux souffert dans l’enfance et que chacun a pris une voie différente : celle du bien, de la compassion, de l’hypersensibilité pour l’une et celle du mal, du mensonge, de la fourberie, du déni d’autrui pour l’autre. Toujours Ok SAUF QUE:
      Aux yeux du grand public, le pervers ne change pas, c’est comme ça, . Il continue ses méfaits avec d’autres proies sans être inquiété, normal, il n’y peut rien, le pauvre… Il a tellement souffert, laissons-le tranquille, il n’y est pour rien s’il ne ressent rien. FATALITAS
      Par contre, sa victime, très souvent jugée comme naïve, comparée à une personne faible qui ne sait pas agir, une (un) abruti(e) qui ne voit rien, ne comprend rien, juste bon(ne) à satisfaire l’égo du pervers se doit de prendre sur elle, changer intégralement, tout quitter, fuir n’importe où, n’importe comment, même sans rien pour redémarrer sa vie. On ne l’écoute pratiquement jamais, on la laisse dans son coin car elle invente, elle est folle, en plus c’est son pervers qui le dit, celui en qui on a entière confiance, le merveilleux conjoint, celui qu’on respecte, qu’on adule, qui a une super carrière professionnelle.c’est comme ça.

      Mais ce même grand public, bien pensant, a-t-il ne serait-ce qu’une fois pensé que la victime, tout autant en souffrance que son agresseur, est liée de par son passé, de par son vécu, à une espèce de façon d’être ancrée dans ses tripes, dans ses entrailles, dans son âme, tout comme le PN ?. Très difficile pour elle aussi de changer et c’est pour cette raison qu’elle retombe bien souvent dans les griffes d’autres pervers après avoir pris la fuite. Celles qui s’en sont sorties étaient des personnes qui ont eu la chance d’être sérieusement épaulées, bien guidées, indépendantes financièrement, entourées de personnes sincères qui ont cru en elles et en leurs récits. Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
      Seule, sans un entourage dépourvu de pervers, la victime ne peut retrouver un bon équilibre. Dans notre société, rares sont les personnes qui ont un esprit assez ouvert pour comprendre (ou du moins essayer) le quotidien d’une proie choisie justement à cause de ses souffrances passées. On la voit comme une « radoteuse », une personne frustrée, aigrie, limite « chiante » lorsqu’elle ose parler de sa vie en enfer. Les gens n’aiment pas côtoyer ce genre de personne car trop de problèmes, trop de peur d’être mêlés. Notre société n’agit que lorsqu’il est trop tard.

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      1. @Marredupervers: c’est tristement vrai ce que vous écrivez…

        je vais choquer mais je me dis souvent, en apprenant certains faits divers, qu’en France une bonne victime, une vraie victime, est une victime morte…Ah! si le PN tue sa victime, là pas de soucis on lui reconnaitra post mortem le statut de victime. Bien sûr on trouvera des circonstances atténuantes au PN (pauvre victime de son enfance gna gna gna discours lénifiant des avocats pour lui réduire sa peine).Et il sortira de prison et recommencera aussi sec…

        Mais si la victime est en vie elle est suspecte; serait ce une menteuse? Une mytho? A t elle au fond une part de responsabilité? Elle est complice, elle est niaise, elle aurait du voir et se barrer, elle exagère, elle fabule, elle fait son intéressante…elle est trop sensible, elle a qu’à s’endurcir un peu…Et puis était ce si grave, ces insultes, humiliations, pièges divers…

        Bref les mentalités sont longues à évoluer, car les gens, tant qu’ils ne sont pas concernés directement par le problème, n’en ont rien à faire. De plus beaucoup de gens sont dans le jugement péremptoire et imbécile.

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      2. Bonjour Lunapark,

        Beaucoup de gens confondent « responsabilité » avec « culpabilité ». La victime n’est en rien coupable d’avoir été bernée et dupée mais elle a une part de responsabilité pour avoir maintenu la relation avec le pervers narcissique dès le moment où elle comprend qui il est et qu’elle accepte de rester. Le cerveau fait son travail en hurlant littéralement DANGER. Et dans la section « déni », je prends aussi mes responsabilités car j’ai vu un maximum de drapeaux rouges sur lesquels j’ai passé l’éponge. Donc, on voit bien qu’il se passe quelque chose d’anormal, le corps le ressent ainsi que l’esprit.

        Il est important de reconnaître ce déni, cette part active bien qu’involontaire dans le maintien de la relation perverse pour ne pas retomber dans le même panneau. Se dire que c’est exclusivement de la faute du PN revient à lui donner tout le pouvoir et c’est le chemin assuré pour être de nouveau victime. Fermer les yeux sur soi n’aide pas, vraiment. Au contraire, tout doit être porté à la lumière. Le PN n’est pas tout-puissant, il a besoin de « l’aval » de sa/son partenaire pour que la danse continue avec cette personne en particulier. La danse continuera de toute façon dans le manège pervers car peu importe l’identité de cette victime, elle est interchangeable. Donc… C’est à chacun de se protéger.

        Il faut également porter un regard bienveillant sur ceux qui jugent sans avoir connu la situation. Souhaitons-leur de ne jamais être victimes à leur tour.

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      3. Bonjour Marredupervers,

        J’aime beaucoup votre pseudo :).

        Je comprends totalement votre réaction même si je ne partage pas tout votre point de vue. Mon opinion est que la meilleure façon de sortir de la perversion narcissique est de redonner son pouvoir à la PERSONNE qui en a été victime. Oui, c’est une personne, un être humain avec un cerveau comme vous le rappelez à juste titre. La « victime » doit justement se rappeler qu’en tant qu’être humain, elle a autant d’importance que l’autre partie, le pervers narcissique. Le statut de victime n’est pas une couverture bien chaude sous laquelle se réfugier trop longtemps. Le sentiment d’impuissance est absolument horrible ! Il est primordial de se souvenir de la force qui réside en chacun de nous, celle qui fait tant peur au pervers et qui provoque sa fuite quand elle se réveille. Et les parties saines de notre cerveau se manifestent, nous exhortent à partir. Que dire des cauchemars, des maladies psychosomatiques ? Autant de signes qui hurlent au danger mais qu’on choisit d’ignorer. Ce n’est pas pour culpabiliser les victimes mais sans prendre ses responsabilités, sans considérer son propre mode de fonctionnement, sans se remettre en question, on ne peut pas avancer et c’est là qu’on prend le risque de retomber avec un prédateur.

        Le/la PN est dans le triangle sauveur – persécuteur – victime. Il/elle navigue entre ces 3 rôles, ainsi que son/sa partenaire. Le « sauveur » est l’accroche, l’hameçon et il disparaît rapidement à la fin de la phase de séduction. Les PN ont une façon de vous faire croire qu’ils vous aident alors que si vous ouvrez les yeux, vous réalisez qu’ils vous enfoncent. Avec le temps, cela devient de plus en plus évident donc… l’emprise cimente la relation mais il y a un point de rupture où votre instinct ne peut plus se taire et vous ressentez que c’est le PN ou vous.

        Partir, oui, c’est la seule et unique solution mais pas dans n’importe quelles conditions. Et vous avez du également le lire dans vos sources. On recommande bien aux personnes de se préparer, de retrouver une activité professionnelle ou une autre source de revenu, de savoir quel sera leur point de chute, de faire des photocopies des papiers importants, etc. J’ai rédigé un article là-dessus. Il est évident que si vous êtes sans revenus, que vous quittez le foyer avec vos enfants n’importe comment, le PN va engager des procédures judiciaires contre vous et la justice lui donnera raison (abandon de domicile + enlèvement d’enfants). La loi doit être respectée. Donc, certaines étapes doivent être suivies pour partir sans mettre sur la balance la garde de vos enfants.

        Personne n’a dit que c’était facile, il n’y a pas de « solution miracle » et la pensée « magique » a ses limites. Si vous avez bien lu les témoignages, il n’y a pas une seule personne qui s’en soit sortie indemne mais toutes s’accordent à dire que leur qualité de vie est bien meilleure sans le poison pervers. La vie n’a rien de facile. Parfois, on se retrouve seul, et ce n’est pas une raison pour se laisser bouffer par le pervers. Cela s’appelle l’instinct de survie. Soit vous l’écoutez et vous vous en sortez. Soit vous ne l’écoutez pas, et vous mourez. Chacun a le choix. Votre vie est de VOTRE responsabilité et non de celle de la société ou de je ne sais qui d’autre. Tant que vous êtes en attente d’une réparation par les autres, vous mettez sur eux un poids qui ne leur revient pas.

        Vous retombez exactement dans le même schéma que quand vous étiez avec le pervers (et après, on se demande pourquoi on est un aimant à prédateurs…). Vous cherchez une tierce personne ou entité sur laquelle projeter vos rêves, vos demandes d’attention et de protection, le rôle de vos parents, etc. Les autres ne vous doivent rien. Ils vous aident s’ils en ont l’envie et la possibilité mais cela n’est pas une obligation, ni un dû. Pendant que vous vous voilez la face sur cette attente démesurée que vous avez de la part des autres, le prochain prédateur est justement en train de flairer le bon filon de cette « attente » qu’il fera semblant de combler pour vous leurrer.

        La clef est d’accepter de prendre le contrôle de notre vie, de nous réaliser en tant qu’êtres, individus. De remettre les autres à leur véritable place, celle de compagnons et pas de béquilles ou de divertissements parce que notre vie ne nous satisfait pas mais qu’on n’a pas envie de faire les efforts nécessaires pour la changer. Votre bonheur est dans vos mains, pas dans celles de la « société ».

        Pour finir, les notions de « bien/mal » sont purement subjectives. En tant que survivante, je ne considère pas m’être rendu service en me laissant exploiter par l’individu en question donc je me suis fait du mal, j’ai suivi la voie du « mal » de mon point de vue même si cela a donné naissance à du positif à travers ce blog. Il n’y a pas de médaille à la fin du jeu pour ceux qui se laissent maltraiter par les autres. Au contraire, il faut se rebeller, dire non POUR VOUS. C’est aussi arrêter de vouloir changer les autres à tout prix quand on est incapable de changer soi-même. Le pervers a fait son choix de vie, c’est à nous de nous protéger et d’évoluer. Vous parlez de compassion, d’hypersensibilité, certes mais quelle compassion avez-vous pour vous-même…? C’est une vraie question que chacun devrait se poser. En autorisant une tierce personne à nous détruire, quelle sensibilité, quel respect avons-nous pour l’être que nous sommes…?

        Chaque ancienne victime doit s’analyser, s’observer et comprendre pourquoi elle ne s’est pas protégée, quel est le programme inconscient qui a été implanté en elle (plus on reste avec le PN, plus il faut se poser cette question) et comment le modifier. Le PN n’a pas accès à ce type de questionnement puisqu’il surfe allègrement sur tous les cadavres de ses proies, sans jamais s’attarder sur ses actions. C’est en développant une connaissance de nous-mêmes, un amour de nous-mêmes et une vie personnelle riche qu’on se protège des prédateurs. Se mentir à soi-même, attendre une aide extérieure qui viendra ou pas, se réfugier dans le statut permanent de victime est le meilleur moyen d’en rester une. Il ne faut pas confondre « difficile » et « impossible ». Cela demande des efforts, un travail sur soi quotidien et une bienveillance à laquelle nous ne sommes visiblement pas habituées mais ce n’est pas impossible.

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      4. Bonjour Scarlett et Lunapark, merci pour vos réponses.

        @ Scarlett : je suis tt à fait d’accord avec vous sur le fond mais pas sur la forme quant à la société. Ne rien attendre d’elle ? Mais si, au contraire et à juste titre puisque c’est bien celle-ci qui encourage la perversité, qui plus est, sous toutes ses formes. En tant que victime, je suis très réaliste… Apparemment, vous êtes bien jeune et votre époque (internet) vous a permis d’ouvrir les yeux rapidement je suppose. Mais qu’en est-il de ceux de mon âge ? J’ai 50 ans et la première fois que j’ai entendu parler de PN, j’en avais… 45 … JAMAIS, je dis bien JAMAIS je n’aurais pu imaginer qu’un être humain puisse être aussi monstrueux, semblable à un, disons le mot, vampire. Impensable !!! Pour moi, le pervers c’était un taré assoiffé de sexe ou un psychopathe, donc je ne me sentais absolument pas concernée. Les langues ne se délient que depuis peu car auparavant, personne n’osait aborder ou même témoigner au sujet de sa vie de couple. Le sujet était très tabou. C’est pourquoi, je comprend ce que vous dites : la victime ne doit plus se laisser faire, soit, mais encore faut-il qu’elle sache de quoi il en retourne. Et c’est là que le témoignage d’Ella prend toute son importance car je suis certaine que, tout comme moi, elle ne savait pas et lorsqu’elle a compris IL ETAIT TROP TARD ! Des années gaspillées pour rien, un conjoint que l’on pense lunatique et que l’on pense pouvoir changer avec le temps… Votre génération a la chance d’avoir brisé ces fameux tabous et c’est tant mieux car il faut que tout le monde sache et agisse en conséquence. Malheureusement, d’un autre côté, sans vouloir jouer les vieux-jeux, nous sommes bien loin de là car la société est de plus en plus permissive, les gens sont de plus en plus narcissiques, le respect de l’autre n’est plus de mise. Bref. c’est une fabrique à pervers. Et en ce qui concerne le fait de préparer son départ, encore faut-il trouver un emploi… Pensez-vous que ce soit si simple lorsque vous avez perdu le vôtre, que vous avez fait des petits boulots pour ne pas sombrer dans la totale dépendance mais qu’au final, vous atteignez mon âge avec, dans le meilleur des cas, pour seule source de revenus la vente de votre habitation à partager avec le PN ? Je n’attend rien pour moi de cette société mais pour les futures générations, il serait peut-être temps de réagir ne pensez-vous pas ? Mettre fin aux agissements d’un PN en solo, c’est bien, arrêter d’en fabriquer, c’est mieux.

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      5. Scarlett comme je l ai déjà écris bizarrement je me suis pas senti victime mais plutôt trop naïve je comprends se que dis marredupervers et Lunapark ,dans son ensemble ,disons qu avant de trouver votre merveilleux blog qui m a ouvert les yeux sur ces hêtres pitoyables inhumains que sont les pn je pensais pas que cela puisse exister ca m a ouvert les yeux sur l horreur que je vivais oui j etais plus que malheureuse éteinte vide je comprenais pas se qui m arrivé mais le plus c est que je savais pas se qu etait un pervers narcissique même le qualificatif c est pourquoi il est important que les femmes hommes victimes de pn parlent témoignent car y à que comme ça qu on pourra les démasquer le plus important j ajouterai c est que nous les empathiques évoluons dans notre amour pour nous même pour faire reculer les pn qu ils aient plus de mal à attraper des proies je deteste ce mot . Je me croyais une personne forte et bien non a cause de mes émotions sans le savoir donc mille merci à Scarlett

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      6. Tu as parfaitement raison, je suis encore aujourd’hui dans les griffes d’un P.N mon problème c’est que je n’ai personne de mon entourage à mes côtés pour me soutenir, je n’ai plus d’amis depuis que je suis avec lui et j’ai honte de les appeler pour leur raconter mes problèmes car je ne suis plus cette femme qu’ils connaissaient avant forte personnalité joyeuse dynamique. J’ai même arrêtée de travailler je gérais avant un complexe touristique qui appartient à ma famille dont je suis associée et c’est là où il m’a rencontre d’ailleurs. Il me colle tout le temps , je l’aide à régler ses problèmes, il est irresponsable jaloux de tout le monde bref je n’aime plus parler de lui. Après cinq ans de mariage (heureusement on a pas d’enfant car tout le temps je pensais au divorce) je suis convaincu qu’il ne va jamais changer. La je sais que j’ai besoin d’un suivi thérapeutique et ……. C’est pas du tout évident quand on est sous emprise mais je vis avec l’espoir qu’un jour je serai libre

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      7. Bonjour Jazz,

        Je vous souhaite bien du courage.

        N’oubliez pas que l’emprise n’est qu’une illusion et à sens unique. Vous vous en rendrez vite compte si votre conjoint rencontre une femme qu’il perçoit comme « mieux » que vous sur tous les plans. Il n’hésitera pas une seule seconde. Le PN n’est pas un surhomme. Au début, il vous ment puis vous croyez tellement à son mensonge que vous vous accrochez à lui. Le fait qu’il vous « colle » signifie qu’il vous contrôle et pas qu’il tient à vous. De nombreuses personnes font cette dramatique confusion.

        Bien à vous

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  2. Bonjour Ella, il est certain qu’Il est pervers narcissique, aucun doute là-dessus.
    Ce sont mes 22 années passées avec un pervers narcissique, mes trois enfants, mes lectures et ce blog génial qui me permettent de te le dire.
    Je ne suis pas certaine qu’il va partir et s’il le fait c’est parce qu’il sait que tu vas le laisser revenir.
    Je suis désolée de te le dire, mais je n’ai pas l’impression en te lisant que tu es tout à fait prête à le sortir de ta vie définitivement, tu culpabilises encore beaucoup et c’est normal car tu viens de te réveiller.
    Les conseils de Scarlett sur ce blog te seront précieux, surtout le no contact.
    Il est possible de le pratiquer même avec des enfants en commun, c’est plus difficile mais il y a moyen par ce que j’appelle moi : du very short contact (temps de discussion et de palabres inutiles fortement raccourci).
    Mais le travail sur toi-même, le bien-être de tes enfants et ton courage seront tes seuls ressources, cherche de l’aide autour de toi d’une ou deux personnes qui pourront faire face à la tempête. Prépares tous tes papiers importants mets les en lieu sûr.
    S’il voit que tu es décidée à te séparer de lui, il va redoubler d’efforts pour te séduire, ce sera difficile de résister comme par le passé, s’il voit que tu résistes il va devenir extrêmement menaçant ,violent, il ne faudra accorder aucune pitié, il faudra porter plainte encore et encore, protéger tes enfants.
    Le mien a menacé de tous nous tuer (les enfants, lui et moi), de nous tuer lui et moi, de se tuer. J’ai eu terriblement peur, j’ai perdu 15kg en un mois, je ne dormais plus, je ne mangeais plus, j’ai fuit avec mes enfants là où ils ne pouvaient me retrouver, brouillant les pistes, mais toujours en prévenant la police pour ne pas me mettre en tort.
    Je suis toujours vivante, mes enfants aussi, le procès est en cours, je me reconstruis même si c’est difficile, ça va de mieux en mieux.
    Tu peux le faire. Tu dois le faire.
    Mon fils de 15 ans qui comme le tien avait tout de sorte de symptômes psy et autres est en pleine renaissance, il revit, il resourit, il reparle,…
    Courage!! Et viens-nous donner des nouvelles.

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    1. Bonjour Valérie,

      oui le « very short contact » bravo ! J’ai demandé à Scarlett une petite liste sur la relation avec le Pn lorsque l’on a des enfants car là le no contact est difficile et se retournerait contre nous concernant le lien parent enfant qu’il va utilisé évidemment à sa guise avec sa propre interprétation malgré que un départ dans la plus grande légalité. J’aime beaucoup la formule et je l’applique. C’est même intéressant comme il perd pieds et raconte des choses ubuesques. En gros je serais à la fois sataniste et ultra catholique, (très forte la fille), associable et instable… Conclusion c’est avec le temps, notre éveil et le partage d’expériences que l’on peut confondre un PN.

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      1. Bonsoir Syrianne,

        Le very short contact est une excellente notion. Merci, Valérie, au passage 🙂

        En fait, pour établir ce very short contact, il faut revenir au cœur du no contact. Le principe est de rompre le lien émotionnel qui vous unit au bourreau. La clef de son emprise et de sa manipulation repose sur les sentiments que vous avez pour lui. La première étape de toute emprise est bien évidemment de construire un « lien » avec la victime. Donc, si vous arrivez à briser ce lien, vous pouvez même être dans la même pièce que le PN et qu’il devienne complètement transparent à vos yeux. Mais pour en arriver à ce stade, il faut bien comprendre que cette personne veut vous faire perdre votre sang-froid, qu’il se nourrit de vos réactions émotionnelles.

        Avec des enfants, il s’agit déjà de restreindre au maximum les interactions avec le PN et de les limiter à ce qui concerne les enfants. Bien entendu, vous devez établir une frontière nette entre votre vie personnelle et celle du PN, ne pas demander d’informations sur sa vie et ne pas lui en donner sur la vôtre.

        Je compatis sincèrement à la situation de tous ceux qui doivent assumer une co-parentalité avec ces individus. Déjà que dans une simple « relation », c’est l’enfer alors j’imagine bien le cauchemar quand on essaye d’éduquer des enfants dans ce climat.

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  3. Christophe Willem/Amel Bent – Quand On n’ a Que l’Amour – Duos Des Coeurs 20 06 2007 Comme je ne peux copier le lien je vous laisse l’ouvrir! Après de telles horreurs nous pensons forcément que nous ne pourrons plus jamais aimer et faire confiance ! C’est faux et c’est le plus beau cadeau voire plus la plus belle réponse que nous puissions apporter à ces manipulateurs! Votre témoignage m’a beaucoup émue je vous souhaite beaucoup de courage !

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    1. Oh que oui, l’amour existe ! C’est justement parce qu’on le ressent à l’intérieur de nous que nous sommes des proies de choix pour les PN. C’est ce qu’ils veulent nous arracher : tout ce qu’il y a de beau en nous et qu’ils n’auront jamais.

      Merci pour ce partage et pour votre contribution au blog !

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  4. Bonjour Ella,

    C’est sûr, c’est un pervers narcissique. J’ai vécu 16 ans avec un PN. Il m’a fallu des années pour parvenir à le quitter tellement je me sentais nulle et coupable. Il était parvenu à me faire croire que c’était moi la responsable du non fonctionnement de notre couple. Je trouvais beaucoup d’excuses pour ne pas le quitter mais quand j’ai vu que notre fils allait très mal et qu’il était en danger psychologiquement, j’ai décidé de demander le divorce. Voilà 4 ans que nous sommes divorcés et il continue régulièrement à me faire des coups tordus en se servant de notre fils. C’est difficile à vivre mais je ne regrette aucunement ma décision. Je sais qu’il ne me lâchera pas avant longtemps mais je suis décidée à ne plus me laisser me détruire. Tu dois fuir ce gars et te faire aider car ils sont très forts pour se faire passer pour des victimes… Courage mais ne l’écoute plus car ses propos ne sont que des mensonges ! Les PN ne changent jamais car ils sont persuadés qu’ils ont raison.

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  5. Bonjour Ella,

    votre histoire est à la fois touchante et vraiment terrible …

    Je crois que vos premières lignes sont extrêmement importantes, lorsque vous évoquez votre père « inconstant, non valorisant, violent » ; la personnalité de votre père est à l’identique celle de votre conjoint.

    Vous rajoutez ces phrases concernant votre mère « a-t-elle le choix, est-elle lucide ? » peut-être pourriez-vous vous poser ces mêmes questions.
    Je crois que vous avez peur de quitter votre Pn – il en a tout à fait le profil – car vous vous accrochez à l’espoir de recevoir de lui protection et amour que vous n’aurez JAMAIS, non parce que c’est vous, mais parce qu’il est INCAPABLE d’offrir quoi que ce soit de positif à quelqu’un, fussent ses propres enfants…

    J’ai exactement le même problème avec mon Pn que j’ai quitté il y a 3 mois, avec 2 enfants en très bas âge, il s’en désintéresse complètement, et le plus grand a aussi des problèmes psy …

    Ce que vous décrivez par rapport à votre 2ème grossesse fait vraiment écho en moi : oui, même devant leur femme enceinte, parfois malade à
    crever, les Pn s’en CONTREFICHE, ce n’est pas leur problème.
    Et là, on voit vraiment qu’ils ne sont pas humains …

    Je vous conseille vraiment de sauver votre peau – oui, car il s’agit bien de cela, ce n’est pas exagéré – soit en exigeant qu’il parte (si vous engagez une procédure une divorce, le juge décide qui va garder la jouissance de votre maison, et il sera obligé de partir ), soit que vous partiez vs – même, de préférence avec vos enfants …

    Personnellement , je pense que vous ne devriez en aucun cas lui faciliter une quelconque démarche en sa faveur ( recherche de logement, paperasse etc…) Laissez-le se débrouiller comme un grand, ce qui au passage il n’a jamais été. Il vous a toujours laisser vous dépatouiller sans apporter une quelconque aide, il est peut_être temps que la roue tourne pour lui…

    Si vous mettez un terme à cette illusion de relation, vous constaterez vite que l’air est bcp plus respirable sans lui, vous allez retrouvez qui vous êtes vraiment, entourez-vous de gens qui vous aime et vous verrez la différence.

    Ce site aussi est une mine d’informations sur le profil Pn, il m’a vraiment aidé à ouvrir les yeux – merci à Scarlett – et c’est sûr qu’au début, la lumière de la vérité est tellement aveuglante qu’on a dû mal à accepter qu’on s’est fait berner tellement d’années .

    Beaucoup de courage !!!

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    1. @Scarlett et Marre du pervers:

      Scarlett j’ai le même âge que marre du pervers (50) et je partage tout à fait son point de vue. Tout comme elle j’ai vécu la période sans Internet, sans informations psy diffusées à tout va à la télé, dans les magasines etc…Le sujet PN n’existait pas. Du reste la perversion narcissique était absolument inconnue, sauf de quelques rares psys (dont le mien) qui connaissaient les travaux de Racamier. La famille était le rampart sacré et indéboulonnable. On ne touchait pas à la Sainte Famille (civilisation judéo chrétienne). Nous sommes nées avant mai 68, qui a beaucoup fait bouger les lignes. Il était devenu d’un seul coup interdit d’interdire, tout était possible, les limites devaient être repoussées (ce qui a pas mal fait le jeu des pervers d’ailleurs) mais la société restait archaïque et basée sur de vieux principes. Songez que dans les années 80 je passais pour une p..te car j’ai refusé de me marier! Je vivais en concubinage notoire!

      Dans cette société on ne pouvait concevoir que de tels êtres existent, le pardon chrétien était rédempteur et il fallait tendre la joue gauche quand on nous frappait la joue droite. (je schématise).

      l’un des premiers à « médiatiser » les pervers narcissiques fu Jean Luc Delarue, et à l’époque dans les années 90 celà apparaissait comme une figure un peu exagérée du barnum médiatique pour faire de l’audimat, des cas extrèmes et rarissimes que seul Delarue savait dénicher. Le conjoint tyrannique qui ronflait à nos côtés, le parent acariatre et venimeux, non ça ne pouvait pas être un pn, autant dire un serial killer…

      De ce fait quand on vient nous dire « tu aurais du voir et te barrer » je conçois bien que celà énerve. Pour ma part je n’ai pas eu à subir de conjoint pervers vu que j’y suis allergique, mais j’ai supporté longtemps mes parents par esprit de conformisme, de sacrifice, je devais être une bonne fille, c’était pas bien de s’opposer à ses parents etc etc. C’était comme ça, en ce temps là.Si j’avais épousé un pervers et divorcé ensuite (ce qui n’aurait pas manqué de se produire, je ne les supporte pas…) j’aurais du subir l’opprobe et le rejet de toute ma famille car dans ma famille « on ne divorce pas », eh oui celà fonctionnait comme celà il n’y a pas si longtemps (20 ans, 30 ans..)

      Certes, les jeunes générations sont mieux informées que nous, mais comme la société fabrique plus de pervers, je ne sais pas quel sera le résultat final, le bilan. Boris Cyrulnik a écrit que ça sera la pathologie du XXIème siècle, et pour ma part j’en suis persuadée.

      Bien sûr je suis tout à fait persuadée qu’il faut sortir du statut de victime (il y a bien longtemps que j’en suis sortie) et qu’il faut surtout ne pas leur donner du pouvoir sur nous, mais il faut replacer les choses dans leur contexte historique.

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  6. Bonjour, Allez je me lance … Premier post…. Comment ne pas commencer par un grand merci … Merci à Scarlett et aux témoignages de tous … C’est en faisant les recherches que j’ai découvert la réalité … Devrai je plutôt dire la triste réalité … Enfin après tant d’années d’errance d’incompréhension je mettais un nom sur ma douleur … La manipulation … Ce fut un choc mais aussi une délivrance … Je n’étais pas complètement dingue non d’ailleurs je suis plutôt chaleureuse gaie drôle bienveillante et gentille les méchants disaient NAÏVE …. je ne reviendrai pas sur ces différentes rencontres j’ai failli mourir de chagrin mourir tout court d’ailleurs je voudrai surtout témoigner de l’après PN et cette fantastique énergie de vie d’amour oui oui … De bienveillance que ces personnes m’ont et ce de manière indirecte obligé à déployer pour rester en vie ! Je ne leur dirai pas merci bien évidemment ! Ce blog m’a beaucoup aide à refaire le chemin à l’envers et à comprendre pourquoi j’attirais systématiquement le même type de personnes! ah ces failles narcissiques…. Quelle plaie! Et le no contact .. Vital pour se retrouver soi même …. Un jour je prendrai le temps de tout raconter ! Mais pour ce premier témoignage je voulais juste dire en passant que la vie reprend son court après toute cette douleur certes on a perdu nos illusions mais n’étaient elles pas justement que des illusions ? On réapprend à vivre différemment quand la colère le chagrin se sont estompés on lève les yeux et il y a des êtres bienveillants qui nous sourient qui nous aident à nous relever ils ne nous jugent pas il y a nos enfants il y a l’amie qu’on avait perdu de vue il y a le membre de la famille le voisin le collègue et quand on enfin on est sur nos 2 jambes on voit le ciel l’horizon le soleil et un sentiment de bien être nous habite enfin après toutes ces épreuves ! On réapprend à vivre à écouter les autres oui on les écoute plus attentivement on sait maintenant entendre cette voix au fond de nous oh bien sur on ne fait pas confiance totalement tout de suite mais on les écoute avec attention! Et puis petit à petit cette formidable énergie de vie revient cette envie d’aller sur le blog de Scarlett par exemple pour se raconter et puis écouter les autres les guider leur dire qu’on a vécu le même cauchemar ainsi de son isolement de sa peine de son immense chagrin on se dit qu’on n’est pas seul qu’on n’est pas dingue juste de belles personnes gentilles et bienveillantes qui ont tout donné par amour ! Que de cette capacité à aimer l’autre il faut en faire autre chose la transformer et apprendre à s’aimer soi même se respecter et vivre! Bonne soirée

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    1. J aime beaucoup votre commentaire Monica.
      Votre joie de vivre se ressent!
      Oui s aimer soi meme, avant tout!
      Et malgré les épreuves et faire un beau pied de nez à ceux qui auront voulu nous nuire…

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  7. Bonsoir Ella, je vais être la 10 personnes ici à confirmer que tu as bien à faire à un PN, en toute modestie car je ne suis pas psy ou médecin, mais dès l’instant où tu doutes, tu te remets systématiquement toi en question sous prétexte que tu as du caractère, la violence physique que tu as subie, le désintérêt total pour toi…je me retrouve un peu quelque part dans ton récit ! si tu savais combien de fois j’ai pu culpabiliser d’être « la grande gueule », celle qui dit et qui vexe, qui mérite donc ses départs et retours répétés et incessants, ses retours pourtant plein de soit disant compréhension de sa part, que j’ai raison, que je suis clairvoyante et perspicace…et que ça l’énerve ! combien de fois m’a t’il dit toutes ces choses pour revenir alors que je n’allais pas le chercher, combien de fois m’a t’il demandé ce que je pensais de ses actes, en se victimisant, il voulait constamment vérifier comment je le voyais pour savoir si je m’approchais trop de qui il est. Je suis certaine de ne pas être la première à lui avoir dit qui il est. Dès l’instant où tu peux te poser toutes ces questions, jusqu’à douter de toi, et justement jusqu’à douter de toi, et culpabiliser, alors écoute ta voix intérieure. Tu n’es pas venue sur ce site pour rien. C’est juste inacceptable qu’il s’en prenne à toi physiquement, et que tu aies eu peur pour ta fille. Parce que sois certaine que la violence monte toujours crescendo, ce n’est pas vrai qu’ils arrêtent, ils n’arrêtent rien, ni mentir, ni d’être lâches, ni méchants, ni absolument dépourvu de la moindre empathie. Leur affect ne fonctionne pas comme le notre. Ils s’en fichent royalement de tout ce que tu pourras traverser, subir, souffrir. Je suis comme toi, j’ai cherché à lui trouver toutes les excuses, mais entre ce que dit le coeur et ce que dit la tête il y avait toujours un décalage. C’est ça que tu dois écouter. j’ai même été jusqu’à lui demandé pardon ! Tu es indéniablement la victime d’un PN qui fera tout pour montrer à quel point la tarée c’est toi puisque toi tu consultes psy et toubibs et que tu es médicamentée. forcément c’est toi qui pète un cable, c’est toi qui est responsable car ils ne sont jamais responsables de rien, je te le garantis, et c’est eux qu’on croit. Mais ici on t’écoutera, n’hésite pas à dire les choses trop lourdes, et surtout pas à lui, il s’en servira contre toi d’une manière ou une autre. 26 ans !!!!! j’ai tellement souffert après « seulement » 5 ans, je n’ose imaginer quelle est ta détresse dans ton emprise. Je pense tout comme Syriane, ils se nourrissent de qui nous sommes parce que eux sont vides de personnalité. Ils s’approprient qui nous sommes, ce que nous sommes, nos connaissances, notre vie…mais pas notre capacité d’aimer. Ca, ca leur passe au dessus de la tête puisque ce n’est pas du tout ce qu’ils recherchent. Plein de courage à toi 🙂

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  8. Bonjour Ella,
    Les confirmations de diagnostiques ont été faites . Je me manifeste simplement pour t’encourager à te PRO TE GER coûte que coûte. En lisant ton témoignage j’avais l’impression de relire une vieille affaire pénale. Quand je vivais avec cet EX PN j’avais souvent ces flashs en le regardant d’être avec un individu dont j’avais eu à traiter le dossier au tribunal ou en prison. En lisant ton témoignage je me répète à chaque nouvelle phrase, “ça ne sent pas bon du tout”. Je te souhaite de croire un jour très proche que tu mérites tellement mieux que ça….

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  9. Chère Ella,
    Votre fille âgée de 16 ans en 2015 est née en 1999. Vous écrivez que vous aviez rencontré cet homme en janvier 2000 alors que vous aviez 16 ans !?
    Très touchée par votre récit, je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite.

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    1. @Scarlett, marredupervers et Ange: j’ajouterai que j’ai eu la chance de ne pas vivre avec un PN car je pense que j’ai des limites personnelles très nettes, un psychisme bien équilibré dixit mon psy (aucune pathologie psy), et une sorte de sixième sens qui m’alerte dès qu’on tente de me manipuler. De plus je les repère assez vite, donc je m’en méfie. Mais du coup ils me détestent et je suis souvent leur souffre douleur, la personne à abattre car trop clairvoyante et lucide.

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      1. Lunapark vous avez de la chance ,moi c est depuis que j ai eu connaissance du blog de Scarlettje suis pas niés non plus je pensais que certaines personnes étaient soit bipolaires ou borderline mais c est quand j ai compri que c étaient des manipulateurs ou pervers narcissiques et que j ai compris qu ils sont animés par le mal qu ils font que maintenant je l ai repère j aurais pas la prétention de dire que je les voient arriver à des km mais en discutant quelques heures avec je comprends à qui j ai a faire et je disparaît ,ils ont un language à part ils poses trop de questions et analyses tout voilà comment je m en premuni aujourd’hui

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      2. Bonsoir Ange,

        … D’où l’importance de comprendre que charité ordonnée doit commencer par soi-même. Il faut commencer à prendre ses distances émotionnelles dès qu’on perçoit les premières attaques perverses. Ne surtout pas tomber dans ce « syndrome du sauveur ». On ne peut pas forcer les gens à changer ! C’est une illusion extrêmement dangereuse qui occasionne des dégâts à des millions de personnes chaque jour.

        Les PN jouissent de la souffrance de leurs proies donc tôt ou tard, en fait dès qu’ils savent que vous êtes « à eux », ils affichent sous votre nez des preuves claires de leurs actes pervers. A partir de cet instant, il faut reculer émotionnellement ou physiquement si vous le pouvez.

        Bravo pour votre clairvoyance !

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      3. @Ange: Scarlett a fait une excellente réponse sur ce blog, à une autre page, sur la différence entre bipolaires et pervers.On ne peut les confondre, à l’usage, même si un PN pour mieux manipuler, peut parfaitement simuler une crise maniaqueou dépressive, ou se comporter comme un borderline. Mais il simule…Il est dans le contrôle…Un bon test: lui envoyer les flics, un bipolaire réel continuera sa crise devant les flics (il n’y peux rien le pauvre, il ne maitrise pas son psychisme). Alors que le PN devant les flics, se calmera net et reprendra son masque mondain, preuve qu’il simulait une crise.
        Les psys disent que certains PN peuvent décompenser et se retrouver en HP, là j’avoue je ne suis pas assez calée sur le sujet. S’ils sont dépressifs au point d’être hospitalisés, je pense plus qu’il s’agit, là encore, d’une stratégie qui servira leurs intérêts (échapper à une sanction pénale par exemple).

        Pour autant, ils ne sont pas à mes yeux « normos névrosés » , ils ont bel et bien un sérieux problème psy, je fais partie de celles qui croient aux théorie de « psychose blanche ».

        Je ne sais pas si je suis bien claire, je ne suis pas psy (vous aurez compris que je suis juriste en fait).

        Ange vous ne connaissiez pas la perversion narcissique dans le détail, vous avez cru avoir affaire à un bordeline ou un bipolaire, la personne a actionné chez vous le syndrôme de l’infirmière, du sauveur, hélas ce faisant elle vous détruisait à petit feu, c’est bien que vous l’ayez compris, afin de prendre les décisions qui s’imposent en pareil cas.

        Effectivement le pn peut prendre le masque du malade psy , si celà sert ses intérêts et si celà correspond au tempérament de sa victime, vouloir sauver l’autre. Ils s’adaptent…Ils peuvent aussi prendre ce masque pour se faire pardonner leurs agissements et en profiter pour aller toujours plus loin.

        En réalité, ils ont la tête près du bonnet et n’oublient jamais de sauvegarder leurs propres intérêts, je l’ai 1000 fois constaté auprès de « mes » pn, alors qu’un bipolaire va se ruiner, agir d’une façon qui ira totalement à l’encontre de ses intérêts, tout dilapider sa fortune , donner aux SDF dans la rue….Chose qu’un pn ne fera jamais!!! ils sont super radins un truc de malade.

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      4. @Ange: question repérage des PN oui ils ont un langage très particulier, je les repère beaucoup grace à ça, mots utilisés, tournures de phrase, manque de clarté dans le discours, questions incongrues, changements de sujets fréquents…Les intonations et le non verbal aussi…
        Il faut une interaction avec le pn pour le repérer c’est pas simplement visuel.
        ya des gens qui ont un air rogue et antipathique et qui sont géniaux!!!!Pas pn pour deux ronds!
        ya aussi des pn qui ont l’air rogue et antipathique. L’air ne veut rien dire.

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      5. Oui, Luna. D’une manière générale, dès la première interaction, méfiez-vous :
        – des personnes qui vous posent beaucoup de questions personnelles et spécifiques + les premières critiques/remarques sur vos proches ou sur des situations qu’une personne lambda ne commenterait pas par pudeur
        – des personnes qui vous livrent des détails en apparence personnels sur leur vie et vous vous sentez mal à l’aise mais vous vous dites : « Il/elle a juste besoin de parler »

        Dans un cas comme dans l’autre, vous avez face à vous quelqu’un qui veut vous soutirer des informations mais la technique d’approche sera différente selon les barrières que la personne perçoit chez vous. Non, ce n’est pas un soudain « coup de foudre » amical, professionnel, amoureux, humain. Non, ce n’est pas votre âme sœur… mais une s*******e de manipulateur/PN/psycho-socio-pathe !

        Des questions comme :
        – tu as de la famille dans la ville ?
        – depuis combien de temps connais-tu tes ami(e)s ?
        – as-tu l’intention de déménager ?
        – où vis-tu ?
        – vis-tu seul(e) ?
        – quels sont tes objectifs ?

        Ce sont des questions spécifiques visant à établir un profil et à vous évaluer en terme de potentiel manipulatoire.

        Ensuite, les personnes qui vous racontent leur vie instantanément mentent souvent, rajoutent des faits tirés de leur imagination, avec pour but de créer un faux lien intime entre vous. En vous faisant croire que vous avez leur confiance, elles espèrent bien qu’en retour, vous vous livrerez intégralement. Sauf que la « confiance » n’est que dans un seul sens.

        Méfiance !

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  10. Merci Scarlett et Lunapark oui le comble c est que j ai grandis avec une mère que je peux qualifiée de pn maintenant meme si c est difficile à l admettre et pourtant je me suis entouré que de gens de cette catégorie sans le savoir pourtant quelque chose me mettais mal à l aise je me disais pourquoi m a t elle ou t il parlait de cette manière je resté sur les fesses c est grace a ma dernière relation de 3ans que l on met parlé de pn et avec mes recherche je suis tombée sur votre blog Scarlett et là j ai implosé tout etait claire ma vie mes relations amicales amoureuses familiale n étaient qu un leurre au mon Dieu comme j ai eu mal ,pourtant depuis petite je ressens des choses comme un 6eme sens tres développé c est curieux se que je dis mais je suis sensible à la misère de mon prochain mais voilà depuis cette rencontre avec mon ex pn et tout se que j ai pu apprendre sur ces individus ma vision à totalement changé vis à vis de la race humaine je fais attention je ressens tres vite quand on essai de me manipulé, c est dure de ne plus pouvoir faire confiance ,je fais un metier que j aime tant dans l humain l échange on m apporte beaucoup et je donne aussi je pense que sans le savoir j attirai beaucoup de gens pn car j ai une joie de vivre j etais aussi NAÏVE je pensais que personne ne me voudrais du mal tellement j etais dans la compassion l amour et bien tout ça c est fini c est triste .

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    1. Comme je vous comprends, c’est une abomination ! Ouvrir les yeux et se rendre compte qu’on est envahis de nuisibles pervers narcissiques autour de soi donne un avant-goût de l’enfer. Quand on est soi-même bien intentionné, on ne réalise pas leur vampirisation, leur envie maladive ainsi que leurs plans machiavéliques pour nous saboter dans l’ombre.

      C’est également ce que j’ai vécu et je compatis totalement à votre douleur. Néanmoins, il faut garder la foi tant que nous sommes vivantes.

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      1. Quand j’ai compris qui était ma mère (grâce à mon thérapeuthe qui m’a un peu « secouée » car j’étais dans le déni) ça m’a fait un gros choc psychologique; trois ans de thérapie pour à tourner en rond sans voir les vrais problèmes; mais pas pour rien quand même, une thérapie c’est long et on tourne en rond souvent; j’ai fait une dépression cachets et tout ça; ensuite j’ai fais le ménage dans mon entourage, j’ai pris de la distance émotionnelle; j’avais enfin la réponse à mes questions, et je savais aussi pourquoi certaines personnes m’insupportaient rapidement et pourquoi c’était la guerre!
        mon psy m’a aidée à developper ce fameux sixième sens dont tu parles, Ange, que j’avais aussi mais sans pouvoir le rationnaliser. Il m’a aidée aussi à m’endurcir, à mettre des barrières entre les autres et moi, à m’affirmer, à cesser d’avoir peur du regard et du jugement des autres. parfois tout celà revient, si je suis fragilisée par tel ou tel évènement. Mais au moins, je sais pourquoi.La confiance en soi est restée fragile et fluctuante mais au moins je pouvais vivre normalement.

        Je n’ai pas ressenti la désillusion dont vous parlez sur l’espèce humaine, parce que de part mes études,et sans doute aussi le milieu où j’ai grandis, je n’ai jamais eu aucune illusion sur la race humaine et je sais que l’homme peut être un loup pour l’homme.Je n’ai pas beaucoup d’affect au plan social, dans mon métier, je fais mon job mais ne m’investis pas corps et âme, je suis bien trop méfiante de nature. Le seul domaine où je suis moi même, investie à 100% c’est ma vie privée, mes enfants.

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      2. Quand je dis que j’ai peu d’affect au plan social, celà signifie que certes je suis sensible au sort d’autrui donc j’agis à mon niveau, mais je ne m’épuise pas en combats inutiles, je préfère garder mes forces pour mes proches, je n’ai jamais été naïve et je pense que mon intelligence m’a sauvée (en toute modestie) en tout cas c’est ce que disait mon psy. Je suis méfiante quand on me demande trop, des dévouements insensés, quand on exige trop de moi, notre monde économique fonctionne d’une manière très perverse et de celà aussi, il convient de se protéger. Plus jeune je me suis largement faite exploiter, celà n’est plus le cas aujourd’hui je dose mes efforts j’ai conscience de ma valeur et personne ne peut plus me rouler dans la farine, comme avant.Avant que je réalise tout celà.

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  11. Je rajouterai que la psychose blanche oui j y ai eu droit Lunapark ,je savais bien que ma mère avait de sérieux problèmes c est pour ça que j ai cru qu’elle etait bipolaire mais apres ma relation d avec mon ex pn on m a parlé de pn et j ai lu et relu votre blog Scarlett tout y est passé et là je me suis dis c est pas possible comment j ai pu croire qu une mère pouvait être à se point fourbe comment j ai pu croire qu’elle ne voyait pas le mal qu elle à pu ns causer j ai fais le tour de mes relations amicales et celle avec mon ex pn et j ai explosé de douleurs ,mes épaules me font souffrir j ai des vertiges chroniques depuis 5ans et cliniquement rien ils savent pas d ou ça peut venir j ai 40 ans et mon corps m a dit stop , c est là que mon instinct de survie m a alerté je devais sauver ma peau ,j ai beaucoup encaissé dans ma vie croyant que je pouvais tout affronter mais mon corps m a dit STOP et je m en suis voulu .

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    1. somatisation….Ton corps t’avertissait que quelque chose n’allait pas, que tu allais droit à la catastrophe…le corps est souvent plus intelligent que nous!!!!

      ceci dit on peut être bipolaire et pn j’ai un exemple dans ma famille. C’est un cas de figure très mauvais, bien sûr.Mais je ne sais pas si c’est le bon diagnostic, ou si elle est juste pn simulant une bipolarité. En tout cas cette personne a été diagnostiquée bipolaire et histrionique suite à une crise et internement en psy.

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      1. Une comorbidité est possible entre le trouble de la personnalité narcissique (qui n’a rien à voir avec la perversion narcissique) et la bipolarité. Mais on ne peut pas être bipolaire et pervers narcissique. Les bipolaires sont souvent confondus avec des PN en phase maniaque. Sans plusieurs entretiens de la personne (et pas uniquement des témoignages de proches), un psychiatre digne de ce nom ne peut pas se prononcer sur un diagnostic.

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    2. Le sixième sens en fait, c’est notre intuition, et notre intuition est très bonne…C’est notre ressenti…Auxquel il faut faire confiance, et que le pn s’évertue à brouiller.C’est l’un des plus grands dangers de la fréquentation du pn, on finit par plus savoir où on habite.

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  12. Merci infiniment Scarlett vous m avez sauvé vous n imaginez pas le bien que vous nous faites grâce à vous j ai mis un terme à toutes ces incohérencesj ai jamais voulu changer qui que ce soit j accepté les gens dans ma vie comme ils étaient ça m a coûté cher j avoueje fais partager mes connaissances à d autre que je connais qui se poses les mêmes questions que je me posées et j ai la foi en Dieu ça m aide énormément j ai tourné la page avec mon ex pn malgré ces interventions ces bassesses il me pourri à qui veut bien l entendre ca me laisse de glace je ne peux pas imaginer que j ai pu ne serai ce lui avoir adressé la parole un jour j ai aucune difficulté à tourner le dos à tous ces cons qui on essayait de me détruire je suis vivante et je ne veux pas croire que j ai etais une victime merci je raconterai mon histoire j espère sous peu bonne nuit merci

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  13. Il y en a pas tant que ça, des vrais pn, mais ils font de très gros dégats sur de très longues années avant d’être démasqués; ceci dit ils se font démasquer notamment dans le travail c’est inévitable car ils sont trop nuisibles à la bonne marche d’une organisation, ils finissent toujours par se faire dégager quand ils mettent en péril la survie du groupe. Mais ça peut être long, très très long.

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  14. Merci Scarlett pour cette précision concernant les bipolaires, pour un psychiatre histrionique ça veut dire « trouble de la personnalité narcissique »? Je connais cette personne, pour moi c’est une pn mais bon. Je ne suis pas psy.

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    1. Les histrioniques ont un besoin pathologique d’être en permanence au centre de l’attention donc ils ont une dimension fortement narcissique. Étant donné que ce sont des personnalités addicts à l’attention, les histrioniques sont beaucoup plus ouvertement théâtraux, dramatiques, acteurs que les narcissiques. Ce sont des « attention whores » comme on dit en anglais (je n’ai pas le terme en français) alors que les narcissiques veulent de l’admiration pour regonfler leur ego défaillant.

      Voici un diagnostic différentiel entre les deux que j’ai trouvé sur ce site :

      – bien que la personnalité histrionique se caractérise par un besoin d’attention accrue, le narcissique est imbu de son importance et de sa supposée supériorité, ainsi que du sentiment selon lequel tout leur est dû : aussi, ces narcissiques ont désespérément besoin d’attention, mais cela doit être une attention particulière, qui s’accompagne nécessairement d’une reconnaissance de leur supériorité ou d’une admiration sans réserve.
      – les individus narcissiques ont également une opinion élevée et relativement stable d’eux mêmes. Ils sont peu sujet à la suggestibilité, puisqu’ils pensent la plupart de temps qu’autrui ne peut juger mieux qu’eux.
      – le narcissique n’est pas non plus forcément sujet au mensonge ni au théâtralisme. Il exploite certes autrui, parfois de façon inconsciente, mais ceci provient « simplement » de la croyance inébranlable selon laquelle leurs qualités et leurs compétences uniques justifieraient le fait qu’ils soient traités de façon spéciale.

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  15. Bjr Scarlett et Lunapark narcissique c est sur pour ma mère elle divise pour mieux régner je là compare souvent au Messi elle se crois au dessus de tout elle passe son temps à déformer la réalité à son avantage elle ment tjrs pour ses propres intérêts elle a constamment besoin d attentions que l ont s occupe d elle en permanence et pour tout quand j etais petite on avait chacun une tache particulière à faire à la maison ,tout lui atait dû sinon gare au retour de bâtons je disais toujours que ma fratrie et moi même nous etions un investissement pour elle , elle est jalouse à en mourir si on est heureux ou si on se parle avec mes frères et soeur mais voilà après la mort de notre père elle a réussit à nous faire disputer pour de bon ,mon père un homme formidable qui m avait fait promettre que s il venait à mourir j avais la fonction de toujours réunir ma fratrie car ta mère fera tout pour vous diviser j ai réussi quelques temps mais elle a fini par gagner j etais fatiguée de me battre voilà pour ma mère

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  16. D ailleurs plus aucun de nous allons la voire qu elle soit pn , manipulatrice ,narcissique ou autre moi je sais qu elle est toxique je me suis accroché mais mon corps m a dit STOP ma grande voila le désastre j ai échoué mais je comprends mieux pour moi et puis dans la fratrie y en à deux qui sont comme elle comment tenir ma promesse c etait mission impossible je le savais pas encore ,mais ça m a fait grandir plus vite que les autres j en tire un enseignement positif car rien est de ma faute je le comprends trop tard et j ai pas envie de trop changer pour des gens inhumains se serai trop leurs donner raison je les plaint voila tout car être dans la haine et ne jamais être rassasié à la longue ils me font pitiés ces PN

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    1. Si tu parles de changer pour satisfaire les PN, Ange, tu fais fausse route totalement, le fond du problème n’est pas là du tout, une fois que tu as compris que PAR DEFINITION tu es un mauvais objet pour eux, puisqu’ils projettent toute leur noirceur sur toi, tu as tout compris.Leurs critiques et remarques ne veulent absolument rien dire, sont absolument infondées, et ne visent qu’à agresser, démolir, humilier. Au bout de 20 ans de ce régime tu es morte et n’as plus d’identité, ou alors tu deviens comme eux.Ils critiquent par principe , pour nuire et détruire, le langage est une arme, les mots sont des coups. Fourre toi bien ça dans le crâne. Leur discours ne veut rien dire, n’a pas de sens. Ce sont des psychos. Tu tiendrais compte des dires d’un schizophrène? Non. Ben là c’est un peu pareil. Sauf que le schizophrène délire et ne cherche pas à nuire.
      Il ne faut absolument pas tenir compte de leurs paroles c’est un ramassis d’inepties. J’ai constaté ça chez tous ceux que j’ai rencontré (puisque je les repère). Contradictions, incohérence totale, paradoxes perpétuels, aucune suite dans les idées, aucune idée claire d’ailleurs, leur intelligence est purement manipulatoire et à visée destructrice. Voilà c’est ça la réalité du P.N. Désolée de détruire tes dernières illusions.

      après, dans le travail, ils peuvent au plan technique être des professionnels corrects et connaitre leurs dossiers (encore que, ils sont souvent plutôt mauvais). Mais leurs capacités d’analyse sont médiocres car ils sont parasités par leur structure psychique défaillante. Ils commettent des erreurs.

      Ils sont assez bons dans certains métiers (professeurs par ex, ou il faut un talent d’acteur; médecin car l’aspect psycho intervient peu de nos jours il faut surtout être bon technicien)

      Puis surtout, le PN vieillit mal! Très très mal! Il a horreur de vieillir! Il devient affreux ,de plus en plus méchant il peut perdre la boule complètement.On dit alors qu’il est gateux, démence sénile, mais en réalité ce n’est que le stade ultime de sa perversion à mon sens.

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  17. Bonjour ange, ATTENTION C’EST UNE GROSSE ERREUR DE PLAINDRE LE PN
    c’est souvent le début de la rechute

    il ne faut pas les plaindre, jamais; ils n’ont aucune excuse

    pourquoi parlez vous de chercher à changer? Je ne comprends pas.

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    1. Bonjour Lunapark merci de l intérêt que vous me portez quand je dis changer c est pas changer pour eux ou contre eux mais il est vraie que ma vision des hommes aujourd’hui est différente j etais naïve et insouciante de croire que les gens joué les méchants mais dans le fond pouvaient etre des êtres plus humains et bien non et après toutes ces découvertes j ai sombré j etais vide et surtout je ne retrouvé plus cette personne aimante que j etais je n arrivais plus à etre dans l empathie plus rien pendant 2mois et là j avais 2 choix soit ne plus avoir de coeur soit essayé de grandir avec ce que je sais et etre moins dure avec moi même,je ne me berce plus d illusions j ai ressentie le vide d essence des pn et c est juste invivable et quand je dis je les plaints j ai pas envie de leurs donner du pouvoirs c est les plaindre dans leurs âmes leurs miserables vie c est une insultes car si ils souffrent un jour ou l autre je serais contente avec tout les dégage qu ils commettent ce sont des vermines il faut arrêté de leurs donner le pouvoir sans personnes ils sont MORTS

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      1. Ange: une personne ne « joue » pas la méchante….Une personne méchante, c’est qu’elle est méchante….C’est de la logique pure. Surtout si elle est méchante qu’avec vous. C’est l’emprise qui vous faisait espérer que cette personne était au fond, bonne (???? raisonnement très surprenant vu de l’extérieur).Dans ce cas, non seulement elle est méchante, mais en plus, injuste! Pourquoi avec vous seulement! parce que vous êtes sa chose, sa victime, son souffre douleur….C’est du harcèlement et c’est pervers, on est donc en présence d’une personne perverse. Au minimum. La personne peut aussi être psychopathe, sadique….

        Comme l’a écrit Scarlett ailleurs, il faut se méfier des personnes qui traitent avec brutalité et injustice leurs proches sous vos yeux; même si elles sont charmantes avec vous, qui vous dit que ça ne sera pas votre tour un jour?

        idem les comportements vulgaires, grossiers, en votre présence, le serveur qu’on pourrit au restaurant, la serveuse qu’on traite avec goujaterie…Tout ça ce sont des clignotants, des indicateurs que je prend très très au sérieux dans mes relations.

        Faites vous la différence entre une personne bienveillante et une personne méchante au moins? Les pn ont ils brouillés tous vos repères? Vous êtes certainement déstabilisée en ce moment, prenez du temps pour vous, laissez reposer tout ça dans votre tête, plus tard vous y verrez bien plus clair, une fois passé le choc de la découverte.

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      2. Tres juste ange.j ai ressentis ce vide qu ont les pn juste après ma rupture.c est terrible et il faut les éviter vertes mais au fond ils sont à plaindre.ils sont déjà morts.ils se lèvent mais la journée est sans saveur sincère.quelle horreur.

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  18. J’ai toujours du mal avec cette notion de « tirer un enseignement positif » du fait de vivre avec un ou des pn, pour ma part j’en tire rien du tout d’être enfant de pn, c’est juste un état de fait. Etre né quelque part, c’est le fait du hasard…Chantait Maxime Le Forestier. Je suis née là, j’aurais pu naitre de parents bipolaires, drogués, escrocs ou naitre dans le quart monde, je suis née en France au XXèSiècle de parents pas stables mentalement, voilà c’est comme ça.
    De rencontrer d’autres pn dans ma vie ça m’a bien fait….biip, ils m’ont pourri la vie au boulot et ailleurs parfois, j’en ai tiré aucun enseignement sauf que la seule méthode efficace face à eux c’est « courage fuyons », il ne sert à rien de discuter ni de les confronter, il faut les ignorer. Eventuellement si c’est possible, une petite vengeance discrète de telle sorte qu’ils ne sachent pas d’où ça vient…

    Quant à changer, pour qui, pour quoi? On est comme on est et si on ne plait pas, la porte est grande ouverte…c’est mon credo depuis toujours, si on cherche à me changer ou me dicter des choix de vie, je fous le camp. Je serais une bien mauvaise adepte pour une secte par exemple.

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  19. Bonjour Lunapark merci de me donner de votre temps pour y voire plus claire oui je reconnais les gens bienveillants au gens calculateurs aujourd’hui ,je parlais au passé et vous avez raison j ai du chemin à faire encore car comme vous dites ma découverte est récente je suis sur le choc et cela me va droit au coeur qu une personne me dise la réalité sans détour car quand j en parle autour de moi de ces personnes toxiques , ils pensent que j exagère ,j ai cru devnir folle alors merci Lunapark

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  20. @ Marredupervers @Scarlett et Lunapark
    Je viens de voir vos échanges. Apparemment je ne peux pas répondre en dessous.
    Je suis du même avis que vous Marredupervers. Votre témoignage résonne en moi.
    J’approche la cinquantaine et c’est seulement en 2012 que j’ai découvert le profil des PN sur internet alors que cela faisait 25 ans que je m’interrogeais sur la famille de mon mari. C’est mon beau-père qui est PN. Quand on connait pas que ce personnage existe, on nage en plein brouillard.
    Lors de ma découverte j’en ai beaucoup voulu au corps médical dans son ensemble de ne pas avoir mis le doigt sur le véritable problème qui gangrenait toute la famille. Ma belle-mère a fait 2 séjours en HP, mon mari également puis 1 cure de désintoxication pour alcoolisme, mon fils ainé a passé un an au CMP sans que personne jamais n’évoque la proximité d’un PN. Mon médecin traitant de l’époque m’encourageait plutôt à quitter mon mari. Je vivais l’enfer avec mon mari devenu alcoolique et nos 2 enfants mais l’enfer était provoqué journellement par beau-papa PN. Mon mari et son père travaillait ensemble. C’était la valse des chaises musicales comme vous le décrivez si bien Scarlett. Mon mari était à la fois proie du PN et complice tout comme sa mère.
    C’est seulement lorsque j’ai eu connaissance de l’existence des PN que j’ai pu comprendre tous les évènements qui ont jalonnés ces 25 ans de vie passé, assembler toutes les pièces du puzzle et mis au jour les actions immondes que le PN avait réalisé envers mon mari (compris certains évènements qui étaient arrivé à mon mari 20 ans auparavant par exemple) et envers moi, envers également mon fils et les autres membres de la famille.
    Si j’avais eu connaissance plus tôt de l’existence de ce personnage, j’aurais pu y mettre fin plus tôt car chaque année supplémentaire a engrangé des souffrances suppléméntaires. Quel gachis.
    J’ai beaucoup de mal a accepter que ces PN fassent pleins de victimes encore et encore et restent impuni. Mon beau-père a 76 ans et continue de pourrir la vie. Même s’il a pris du plomb dans l’aile suite à ma découverte il poursuit sa petite vie minable sans être inquiété outre mesure. Ma belle-mère passe aux yeux de beaucoup pour folle (c’est pas loin de la vérité car passer 50 ans sous son emprise elle a le cerveau complètement retourné à l’envers)

    Merci Internet Merci au témoignage de victimes sur ce Blog et sur d’autres Blog.
    La connaissance de l’existence de ce profil avance et c’est tant mieux.

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  21. Bonsoir je crois que je suis avec un pn.
    là il est en train de me mettre toute sa famille à dos.
    Il dit que c’est moi la on.
    Il s’en prend constamment à mes enfants d’une première union.
    il m’a frappé et dit que je le méritais…
    Le problème est que je voudrais partir mais on a un enfant ensemble et il dit qu’il aura la garde car je suis folle…
    vous en pensez quoi ?
    merci

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    1. Bonsoir

      « Il aura la garde car je suis folle » => La folie n’existe pas légalement. Avez-vous un diagnostic établi par un psychiatre (et pas un psychologue) faisant état d’un trouble de la personnalité ou d’une maladie mentale ? Si oui, ce diagnostic mettrait-il votre enfant en danger en votre présence ?

      Nous ne pouvons pas vous aider avec une seule ligne d’infos.

      Aimé par 1 personne

    2. Happy wednesday@Pn,

      En lisant votre post, je me suis demandée si vous n’étiez pas entrain de rédiger en cachette …Est ce le cas?
      A vous lire on pourrait croire à un appel au secours pendant qu’il terrorise dans le foyer?
      Maintenant je ne peux dire si c’est un PN , mais c’est un vrai prince charmant votre bonhomme n’est ce pas, battre sa femme la mère de ses enfants quoi de plus romantique que ça…Et pour cause vous restez prendre les coups.
      Vous saisissez maintenant la gravité de votre comportement face à cette violence?
      Il va falloir sérieusement penser à appeler les autorités contre ce bâtard.

      Je vous cite: Il s’en prend constamment à mes enfants d’une première union.
      il m’a frappé et dit que je le méritais…
      Le problème est que je voudrais partir mais on a un enfant ensemble et il dit qu’il aura la garde “

      Vous savez @Pn si vous restez il va continuer à vous frapper jusqu’à vous tuer puis certainement tuer vos enfants et effectivement le dernier sera sans mère ni père parce que vous serez dans un cercueil ou au mieux dans le coma et lui en prison et cet enfant sera placé et orphelin.
      Donc pensez vous que ça vaille le coup de rester afin que vos enfants apprennent par cet individu comment battre une femme?
      C’est l’héritage que vous voulez transmettre à vos enfants comme éducation la soumission d’une mère qui accepte de se faire battre parce qu’elle aime son homme plus que la sécurité des enfants?

      A vous de voir,

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