temoignage-mina

[Témoignage] Mina (contenu explicite) : « Deux psys ont diagnostiqué mon ex comme étant un PN et les deux m’ont dit que j’étais borderline » + Les borderlines sont le péché mignon des pervers narcissiques

Amis lecteurs,

Merci à la douce Mina de nous confier son histoire, d’apporter sa pierre à l’édifice de la lutte pour la libération des pièges pervers.

Son témoignage me permet de rebondir sur le trouble borderline qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog et qui doit être actualisé. Les borderlines font partie du même groupe psychiatrique que les narcissiques (la perversion narcissique n’est pas reconnue à ce jour comme un trouble de la personnalité) et sont inclus dans le « narcissisme pathologique », à tort selon moi. Même si ces personnes peuvent littéralement faire vivre un enfer à leurs proches, en raison de leurs multiples changements d’humeur, menaces de suicides et parfois tentatives réelles, ces montagnes russes émotionnelles en font plus souvent des victimes que des bourreaux.

Contrairement aux narcissiques, pervers narcissiques, sociopathes et psychopathes, les borderlines ont conscience du mal qu’ils font à leur entourage et sont capables de regrets, entre deux crises psychotiques.

Paradoxalement, un borderline en « rage narcissique » (psychotique pour le BPD) est le seul capable de « terrasser » les profils prédateurs car les borderlines sont réputés pour perdre tout sens de la réalité et des conséquences de leurs actes. Seulement, après la rage, viennent le désespoir et cette phobie éternelle de l’abandon.

Les borderlines sont les victimes rêvées des prédateurs à cause de leur immense réservoir d’émotions qui assurent à ces derniers, une source permanente de drama, de conflits, de désespoir et d’adulation. Les PN appuient sur tous les boutons des borderlines et savent qu’il suffit d’un petit rien pour provoquer la peur panique du borderline.

Sur la peur de l’abandon

Le trouble borderline repose effectivement sur une peur psychotique d’être abandonné. Ce qu’il vous faut est bien plus que du développement personnel. Vous avez besoin de la combinaison d’une thérapie cognitive et d’un traitement médicamenteux. Un psychiatre pourra bien vous orienter là-dessus.

Gardez espoir car c’est l’un des troubles qui arrive à être modifié favorablement sur le long terme si vous suivez les indications médicales.

Le trouble borderline est une condition psychiatrique sévère. 10% des personnes atteintes de ce trouble et diagnostiquées mourront par suicide en raison de l’énorme souffrance émotionnelle occasionnée. Néanmoins, vous avez un instinct de survie en mode « on » sinon vous n’auriez pas posté sur ce blog. Vous avez une belle volonté et une grande intelligence, ce qui est la base de la survie.

Maintenant, une maladie mentale modifie la structure biochimique de votre cerveau donc tout n’est pas en place pour vous permettre de mieux vous comprendre.

Sur la notion d’abus

Nous n’avons pas tous les mêmes limites et ce qui est considéré comme « abus » pour certains ne l’est pas pour d’autres. Tout dépend de l’environnement dans lequel nous avons grandi. Personnellement, j’ai grandi dans une famille où personne ne jurait, où personne ne s’insultait. Naturellement, pour moi, une insulte n’est pas naturelle et n’est donc pas acceptable. Pour d’autres, ce n’est pas si grave.

La loi reconnaît un certain nombre de situations abusives mais c’est à vous de déterminer où se trouve VOTRE frontière.

Dans certains pays, frapper sa femme est considéré comme un acte domestique banal. Personne n’y voit d’inconvénient. L’abus est aussi culturel et parfois, religieux.

Essayez de vous demander ce qui constitue un abus pour vous et, en vertu de cela, ne laissez personne vous maltraiter. Vos limites existent forcément mais vous n’en avez pas conscience. On vous a appris à être une « gentille petite fille qui dit oui » mais le corps lui, sait parfaitement ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.

Quand un enfant est violé, il ne sait pas intellectuellement qu’il s’agit d’un « abus » mais son corps s’en souvient d’où les nombreux traumas occasionnés.

Sur la validation extérieure

Mina, vous avez besoin d’une validation extérieure, d’une autorité extérieure à vous pour vous dire ce qui est bien et ce qui est mal pour vous sentir « digne ». D’où la phrase où vous écrivez ne plus savoir qui vous êtes et ce que vous aimez.

Le caractère dégradant de certaines pratiques sexuelles n’est pas déterminé par la morale générale, qui n’est qu’un ramassis de mensonges et d’hypocrisie, mais par vous et vous seule. Ne laissez pas « l’opinion publique » vous juger. Revenez à vous, à votre corps. Si vous vous sentez sale après un acte, ne le réitérez pas. Si vous vous sentez bien après un acte, c’est qu’il vous correspond. C’est votre corps qui est votre seule boussole alors écoutez-le.

Peu importe ce que pensent les autres. Focalisez-vous uniquement sur VOUS et vous vous épargnerez un monde de jugements à l’emporte-pièce. Le juge le plus sévère étant cette petite voix cruelle qui est probablement celle d’un de vos parents internalisée. Quand on a grandi avec des parents narcissiques ou avec une maladie mentale, ils inoculent un virus qui est celui de la perfection. Seulement, leur sens de la perfection est variable selon leurs « crises » et selon leur perception du moment. Aucun enfant ne peut se conformer à cela. Donc, aujourd’hui, vous projetez ce rôle de parent sur le premier qui vous témoigne un peu d’attention.

Les limites se créent au fur et à mesure de nos expériences. Si vous sentez (vous pouvez ne pas le voir mais vous le ressentirez forcément) qu’on ne vous respecte pas selon vos critères, il faut renforcer la limite.

Prenez bien soin de vous❤

separateur

Bonjour Scarlett,

Je vous remercie infiniment pour ces ressources inestimables que vous mettez à disposition des -trop- nombreuses victimes de pervers narcissiques.

Je m’excuse d’avance pour la longueur de mon témoignage, motivé par un besoin de poser des mots sur ce que je ressens et qui est pour l’instant très confus. Cela fait du bien de pouvoir partager avec des personnes qui comprennent, et malheureusement il faut l’avoir vécu pour le comprendre…

J’ai quitté mon compagnon PN il y a une semaine et ai instauré le No Contact que vous préconisez (changement de numéro, d’adresse mail, fermeture de mon compte Facebook). J’ai eu une relation de 10 mois avec lui et ai tenté de le quitter plusieurs fois (3 fois) sans y parvenir car il revenait inévitablement à la charge. Aujourd’hui, je compte bien en finir définitivement avec lui et l’oublier totalement, c’est la seule option qui s’offre à moi si je ne veux pas sombrer davantage… J’ai pris conscience de ma dépendance affective totale à son égard, c’est ce qui m’a fait rester à ses côtés malgré les abus et qui rend le No contact très douloureux (mais je tiendrai).

Je précise que j’ai consulté deux psys durant notre relation car je pensais avoir un problème, me sentant très mal psychologiquement. Ces deux psys ont diagnostiqué mon ex comme étant un PN et les deux m’ont dit que j’étais borderline (après plusieurs séances). J’avais conscience de ce trouble depuis longtemps sans parvenir à mettre des mots dessus. J’ai une estime de moi inexistante, une phobie de l’abandon, doute constamment de moi à tous les niveaux (physique, intellectuel, professionnel…), je suis sévèrement insomniaque et en proie à de très grosses angoisses quotidiennes qui m’ont souvent poussée à adopter des comportements dangereux pour les « occulter » (conduite dangereuse, vols, abus d’alcool et de médicaments, fugues…).

J’ai besoin d’adrénaline pour anesthésier mon anxiété. Mon estime de moi dépend très fortement de l’avis des autres. Bref, je suis l’AIMANT à PN par excellence… Disons j’étais, car je compte bien me servir de cette expérience pour ne plus jamais laisser rentrer de personnes toxiques dans ma vie. Je sais que je suis seule à pouvoir me guérir de cela et je travaille beaucoup sur moi pour en sortir…

Voici mon histoire : j’ai rencontré mon PN il y a 10 mois, j’ai 23 ans et lui 37, c’était mon deuxième copain seulement car malgré que je plaise à beaucoup d’hommes et que l’on me dise très jolie, j’ai toujours eu peur des relations (en partie du à mon passé et à cause d’un énorme manque de confiance en moi).

La relation a démarré sur les chapeaux de roues, première rencontre un soir, présentés par des amis communs, un peu d’alcool, il est très beau, très charismatique, il parle très bien, use d’un humour très grinçant et provocateur, tout le monde rit, tout le monde le regarde et surtout moi. Il me regarde beaucoup aussi, je suis fascinée et très flattée, on m’a dit de lui qu’il était un grand séducteur, que toutes les femmes lui tournaient autour, et c’est à MOI qu’il s’intéresse, pas à une autre. Il me demande mon numéro et deux jours après me propose de faire mes valises et de choisir une destination. A ce moment-là, j’ai senti une angoisse, mêlée à l’excitation, mais le fait d’avoir des amis en communs avec lui m’a mise en confiance – « il n’osera jamais me faire du mal puisque nous avons ces amis en communs » et je n’ai pas hésité longtemps.

Avant de préparer mes bagages, je me suis confiée à une amie proche qui nous avait présentés l’un à l’autre. Elle m’a mise en garde en me disant que cet homme avait un problème avec les femmes, qu’il avait eu un nombre incalculable de conquêtes, qu’il parlait des femmes de manière très « sale » et dégradante, qu’il couchait avec elles puis les jetait sans aucun remords, que toutes ses ex voulaient « le tuer » et qu’il allait me briser le cœur. J’ai écouté son avertissement sans vraiment y prendre garde et je suis partie avec cet homme, me disant que de toute manière s’il ne me rappelait pas après cette nuit, je n’en mourrais pas… mais il m’a rappelée, tous les jours, voulant me voir à tout moment, me disant qu’il pensait à moi sans cesse, que j’étais exceptionnelle, magnifique, brillante, qu’il n’avait jamais ressenti cela pour une femme.

De mon côté, je n’avais jamais ressenti une telle attirance magnétique pour quelqu’un, c’était surréaliste, passionnel. Très vite, j’en suis devenue « accro », à son omniprésence (intrusivité ?) dans ma vie, moi qui me sentais si vide et seule. J’en suis tombée follement amoureuse (je sais à présent que ça n’était pas de l’amour mais de la dépendance affective), lui était obsédé par moi, une centaine de messages par jour, appels incessants, messages à 3h du matin pour débarquer chez moi, ce que j’ai laissé faire, prenant cela pour de l’amour alors que ça n’était que contrôle.

Nous avons entamé une relation. Moi n’ayant eu qu’une seule relation avant lui qui n’avait duré qu’un mois, étais très inexpérimentée sur le plan sexuel. Lui se targuait d’avoir eu de très nombreuses conquêtes et s’est donné pour mission de me faire « découvrir ma sexualité », repousser mes limites. J’étais celle qu’il avait choisie pour faire tout cela. J’ai au départ été flattée par son intérêt pour moi, et très vite je n’ai eu qu’une peur, celle de ne pas être à la hauteur et qu’il me quitte pour une autre…

Il me disait qu’il adorait coucher avec moi, que jamais il n’avait ressenti cela, mais très vite, ses demandes ont été de plus en plus « extrêmes » (toujours des rapports de soumission, puis d’humiliation, pour finir par faire venir un homme de 50 ans en me demandant de m’ « offrir » à lui pendant qu’il regardait, ce que j’ai refusé et qui m’a valu une scène surréaliste de chantage affectif (tu ne m’aimes pas, tu n’a pas envie de me faire plaisir, si tu m’aimes, tu dois faire ce que je te demande…). Les demandes sont allées crescendo avec toujours une menace latente d’aller voir ailleurs si je ne le satisfaisais pas.

Il a commencé à choisir les vêtements que je devais porter pour le voir, pour sortir au restaurant, mon maquillage, mon vernis… Au début de la relation, j’ai trouvé cela excitant et stimulant, et me suis prêtée au « jeu » de bonne grâce y voyant une opportunité de pimenter la relation, mais j’ai réalisé par la suite que lui prenait cela trop à cœur, se mettant en colère si je m’habillais autrement pour sortir, m’envoyant me remaquiller lors de repas avec ses amis si mon rouge à lèvre était parti ou si mon crayon avait coulé. J’étais un objet que l’on exhibe pour frimer devant ses amis, ni plus ni moins, qui devait rester à sa place, flatter son Ego et surtout, surtout ne pas le déranger.

Il était obsédé par le sexe, la pornographie, m’envoyait des images porno dans la journée, des vidéos, tout tournait autour de cela. J’ai vécu des situations de plus en plus dégradantes que je ne souhaite pas développer, impliquant un exhibitionnisme extrême et de la violence de sa part, son plaisir étant de m’humilier pendant l’acte, il me crachait dessus systématiquement, me giflait fort, me traînait par les cheveux, avait une obsession pour la sodomie et lorsque j’émettais un refus, il me disait « on n’a rien à faire ensemble, alors. Moi je n’aime pas quand c’est tiède et fade » et me faisait comprendre que toutes les femmes qu’il croisait voulaient coucher avec lui (très modeste comme type) et qu’il n’avait qu’à choisir. Que j’avais de la « chance qu’il couche avec moi ».

J’ai subi beaucoup d’insultes aussi, surtout quand il avait bu : « Tu n’es qu’une pute, une traînée, une sale chienne, tu es mon objet, ma chose, tu ne sers qu’à ça…. ».

Il m’a forcée à plusieurs reprises à avoir des rapport alors que j’avais exprimé un refus plusieurs fois. Lorsque j’avais mal, il semblait prendre encore plus de plaisir. Il me disait : « Je sais que tu aimes être b****e comme une p**e, que je te traite comme une traînée mais tu ne l’assumes pas, tu n’assumes pas ce que tu es au fond de toi. »

Un soir où il avait bu, il a tenté de m’étrangler parce que j’avais essayé de le repousser et m’a menacée de mort en me regardant droit dans les yeux. Il m’a dit que si j’osais recommencer, il me tuerait, et j’ai su à son regard qu’il était sincère.

Lorsque nous sortions au restaurant, il prenait un malin plaisir à me comparer aux autres femmes, ou à décrire des scènes sexuelles qu’il imaginait avec elles et moi. Paradoxalement à cela, il était doux le reste du temps avec moi, me serrant dans ses bras toute la nuit lorsqu’il dormait, me couvrant de baisers et de compliments (Edit Scarlett : technique de la carotte et du bâton), je pense pour « compenser » ce qu’il faisait au lit et annihiler toute velléité de fuite de ma part… Car si je choisis de ne raconter que les moments d’abus, il n’en demeure pas moins que j’en ai vécu de très bons à ses côtés, où il semblait amoureux, où il me faisait rire, où les relations sexuelles se passaient « bien ». Je raffolais des bons moments tout comme je craignais les mauvais, son mutisme qui me faisait me sentir indésirable à ses côtés.

Le dénigrement n’était pas très fréquent par contre et se faisait toujours sous couvert de plaisanterie, surtout en public, il ne m’a jamais parlé mal « de front » et n’était pas violent verbalement au quotidien, (nous ne vivions pas ensemble mais nous voyions très souvent) à part une fois ou deux – et lors des rapports sexuels. Peut-être parce que la relation n’était pas allée assez « loin » et que la phase de dénigrement n’était pas encore totalement amorcée.

Il mentait tout le temps (j’en ai eu la preuve plusieurs fois), sur tout et n’importe quoi : les personnes avec qui il était, le lieu où il se trouvait, ce qu’il faisait, s’il mangeait un pain au chocolat, il me disait un croissant, comme ça, par réflexe ! Il s’absentait des heures lorsque nous partions en week-end ensemble, – moi le laissant très libre malgré ma dépendance, ne lui ai jamais demandé aucun compte pour ne pas l’étouffer – était paranoïaque à outrance (se croyait sur écoute, vérifiait s’il y avait des caméras lorsque nous allions à l’hôtel, sortait de chez lui dès qu’une voiture se garait près de sa maison pour aller voir la plaque… à l’entendre, il était suivi, harcelé, toutes ses ex lui couraient après pour lui faire du mal, toutes étaient folles…).

Je n’ai aucune preuve qu’il m’ait trompée mais ne nourris aucune illusion là-dessus : il recevait des appels de femmes, des messages tard dans la nuit de « Sonia », « Sophie », « Julia » etc. (je n’ai jamais fouillé dans son téléphone pour les lire). Cela me faisait mal mais je fermais les yeux. Je sais qu’il a revu une de ses ex lors de nos brèves « ruptures », soi-disant elle lui courait après et le harcelait pour qu’il recouche avec elle, bien sûr… Je suis intimement convaincue que c’est lui qui rappelle toutes ses ex, tout comme il essaiera de me rappeler dans quelques temps… J’ai appris il y a peu, que plusieurs femmes avaient porté plainte contre lui, mais je ne connais pas l’objet de ces plaintes. Il s’en sort toujours par des pirouettes, des claques dans le dos et son éloquence.

Étant en très haute dépendance affective, j’ai subi tout ça comme étant anesthésiée, prête à tout pour le garder et dans l’espoir illusoire qu’il n’aille pas voir ailleurs… Je n’ai été capable d’aucun esprit critique durant toute notre relation. La phobie qu’il m’abandonne a occulté tout le reste, même l’instinct que j’aurais du avoir de fuir ces abus, que je n’ai même pas identifié comme tels à l’époque … Il y a quelques mois alors que je venais de rompre pour la première fois avec lui, très mal moralement, je me suis confiée à une de nos amies communes (grosse erreur) sur ce qui se passait dans notre intimité (lorsqu’il m’a forcée) et que j’étais incapable de qualifier objectivement.

C’est elle qui m’a dit qu’il s’agissait d’un viol et que cet homme abusait de moi en profitant de l’amour que j’éprouvais pour lui. Je lui ai à l’époque fait promettre de n’en parler à personne car je voulais prendre de la distance avec tout cela et essayer d’oublier. Seulement, deux semaines plus tard, mon PN est revenu à la charge et je suis retournée vers lui car ma dépendance affective était trop forte et je ne suis pas arrivée à maintenir le no contact. L’amie à qui je m’étais confiée s’est éloignée de moi à l’époque car elle n’a pas compris que je retourne dans cette relation après ce que je lui avais confié et en a conclu que je lui avais menti en lui racontant cet épisode. Je ne lui en veux pas aujourd’hui car je conçois totalement qu’elle ne puisse pas comprendre. Je n’aurais pas compris non plus à sa place.

Il y a une semaine, j’ai décidé de rompre définitivement avec lui car je me sentais me diriger vers une très mauvaise passe, idées noires, dépréciation quotidienne, je n’arrive pas à me regarder dans un miroir car je me sens moche, boule au ventre permanente. Surtout, je sais maintenant ce qu’il est et je veux me reconstruire et vivre enfin. Je n’ai pas encore expérimenté l’Amour vrai, (de soi, et des autres), mais je sais ce qui n’est pas de l’amour.

Je suis très tourmentée aujourd’hui et je me sens totalement perdue, car je ne me comprends pas. Je ne comprends pas ce qui en moi me fait considérer l’abus et le contrôle comme de l’amour. J’ai conscience d’avoir en moi un tel gouffre affectif que je prends n’importe quelle marque d’intérêt pour de l’amour, même quand cet intérêt est porteur d’un poison mortel pour moi. Inconsciemment, j’ai préféré me nier et laisser cette personne faire de moi ce qu’elle voulait, plutôt que de subir de l’indifférence et de l’abandon (qui serait pourtant arrivé si j’étais restée dans cette « relation »). Ce qui m’effraie, c’est que je COMPRENDS mentalement ce mécanisme, mais je ne le RESSENS pas. J’applique le No contact parce que mentalement je comprends que je vais mourir si je reste avec lui, mais mon ressenti, mes émotions sont du manque, de la dépendance affective. Cela me fait peur car je crains de ne jamais arriver à sortir de ce schéma, car ma raison et mon ressenti ne s’accordent pas.

Aujourd’hui je me sens salie, honteuse, et pourtant je n’arrive toujours pas à éprouver de la colère envers lui. J’aimerais pouvoir en éprouver, mais je n’y arrive pas. Cela me fait peur car j’ai l’impression de ne pas avoir cet instinct de survie dont parlent les personnes qui s’en sont sorties. Cette rage, c’est contre moi que je la retourne. Je me déteste de l’avoir laissé me faire ça, de m’avoir souillée, traitée comme un objet, prête à tout subir pour ne pas le perdre. Je m’en veux d’avoir consenti à ces actes sexuels dégradants. Je sais que j’ai un énorme travail à faire sur moi-même. Je n’arrive pas à poser de limites avec les gens pour la simple et bonne raison que je n’en ai aucune.

Dès lors cette question me hante: peut on parler d’abus si je n’ai posé aucune limite ? Un abus ne consiste t il pas en un franchissement des limites de l’autre ? Comment parler d’abus si j’ai permis à cette personne de me faire certaines choses sans opposer de résistance (hormis deux fois où j’ai dit non) par peur qu’elle m’abandonne ? Je culpabilise d’avoir éprouvé du plaisir et de l’excitation à faire certaines choses avec lui et parallèlement de m’en sentir honteuse et salie.

J’ai l’impression de ne plus savoir qui je suis et ce que j’aime. C’est difficile car je n’ai plus de passions auxquelles me raccrocher pour m’aider, je suis très insomniaque (je prend des somnifères quotidiennement depuis deux ans) et prends beaucoup de cachets ce qui ne m’aide pas à avoir l’esprit clair. Je sortais d’une dépression lorsque je l’ai rencontré et me sens vraiment sur le point d’y replonger.

Le plus grave je pense est que je me rends compte que je l’ai quitté non pas pour les abus qu’il me faisait subir mais parce que j’avais tellement peur qu’il m’abandonne pour une autre femme que j’ai préféré prendre les devants. Je savais qu’il voyait d’autres filles sans en avoir la preuve et j’ai préféré le quitter avant qu’il ne le fasse. Je réalise que je ne l’ai pas quitté pour me sauver moi mais pour ne pas avoir à subir la tromperie et cela me fait peur car cela signifie que je suis toujours dans cette dépendance affective…

Je sais qu’il est recommandé de couper les ponts sans avertir le pervers narcissique, cependant j’ai tenu à le lui dire par texto, je lui ai fait part de ma volonté de rompre et de couper les ponts, de manière très neutre, il m’a répondu par un très gentil message qui m’a totalement surprise, me disant qu’il était surpris et décontenancé par ma décision, mais qu’il pouvait comprendre, qu’il me souhaitait du bonheur et qu’il tenait à moi…

Je me suis dit: « OK, cool, il me laisse partir … »
Il a tenu UN jour avant de m’envoyer un message pour me dire qu’il arrivait chez moi. Je lui ai répondu de ne pas venir et de me laisser, il m’a répondu « d’accord » … et m’a harcelée le lendemain. Puis plus rien pendant une semaine, jusqu’à ce que je change de numéro, d’adresse mail et que je supprime mon compte Facebook. Je pense qu’il n’a pas plus insisté parce qu’il a une autre proie en ce moment, en même temps que moi, il était plus distant les dernières semaines de notre relation, pas de harcèlement par texto, nous nous voyions moins.

Mais je sais qu’il essaiera de revenir si je laisse la porte ouverte, ne serait-ce que pour vérifier que je suis toujours sous contrôle (Edit Scarlett : bravo !)… Je ne veux plus jamais le laisser revenir dans ma vie, je ne veux plus rien savoir de lui et l’oublier pour me reconstruire et travailler sur moi. J’écoute ma raison puisque l’instinct de survie me fait apparemment défaut… C’est très difficile de l’ignorer alors que j’éprouve toujours cette dépendance affective à son égard. Je suis comme liée à cette personne et me retrouver seule subitement alors qu’il a occupé chaque minute de ma vie depuis 10 mois est terrible à vivre. J’ai une peur viscérale de la solitude, j’angoisse toute la journée mais je pense qu’il ne faut plus la fuir mais l’accueillir…

J’espère que mon pavé n’est pas trop indigeste, c’est très décousu car je l’ai écrit d’un bloc et que les idées affluaient dans le désordre … J’espère que cela ne vous découragera pas de le lire… J’avais vraiment besoin d’en parler sans me sentir jugée.

Merci encore pour votre blog Scarlett, vous m’avez beaucoup aidée et vous aidez de nombreuses personnes. Je vous souhaite beaucoup de bonheur et je souhaite beaucoup de courage à toutes les victimes, c’est terrible de voir le nombre de personnes confrontées à cette situation. Comment est-il possible d’éprouver des sentiments envers quelqu’un qui nous utilise et nous humilie en permanence ??

Je pense que ce genre de personnes n’entrent pas dans nos vies par hasard mais pour nous permettre de prendre conscience que quelque chose ne va pas chez nous (en l’occurrence pour ma part: absence d’estime de moi et dépendance affective).

Je vous souhaite d’arriver à vous reconstruire… cela sera long sans aucun doute mais l’être humain possède des capacités phénoménales à rebondir … Bien à vous…

Mina

Crédit photo : Laughs Park

25 réflexions sur “[Témoignage] Mina (contenu explicite) : « Deux psys ont diagnostiqué mon ex comme étant un PN et les deux m’ont dit que j’étais borderline » + Les borderlines sont le péché mignon des pervers narcissiques

  1. Happy Wednesday @Mina,

    Tout est dit dans votre récit les mots sont posés. @Scarlett vous a tout dit et je vous recommande fortement de lire et relire ses précieux conseils quand ou si toutefois le doute vous envahit durant votre reconstruction.

    J’interviens d’un point de vue légal et pragmatique, je ne saurais trop vous recommander d’obtenir une expertise de chacun de vos psy et de faire une copie de votre récit puis de vous rendre auprès des autorités de votre pays pour un dépôt de plainte pour viol afin d’obtenir une restriction définitive et une condamnation de cet individu si possible et si vous avez des preuves matérielles c’est le bonus ( messages de sa part par exemple). Car dans un couple un rapport sexuel forcé est aussi un viol.
    De plus je pense qu’avec ce dépôt de plainte et éventuellement si possible le témoignage de cette amie qui vous a présenté l’un à l’autre consciente de vous avoir mise en garde vous devriez être à l’abri d’un éventuel retour de sa part.
    Pour le reste faites confiance à la thérapie et au temps, l’issue ne vous sera que bénéfique.

    Prenez grand soin de vous, vous avez amorcez le processus continuez,

    Take care,

    J'aime

  2. Bonjour Mina, à 23 ans vous êtes encore toute jeune et ce n’est que votre 2ème relation amoureuse. Vous écrivez que vous avez eu la maturité et la présence d’esprit de consulter 2 psys durant cette relation « sur les montagnes russes » qui a duré 10 mois. Je trouve que c’est bien la preuve que vous êtes instinctive, intuitive et avez la tête sur les épaules. Cette relation vous a procuré, d’après ce que je lis, des sensations fortes, mais pas toujours agréables et valorisantes. A votre âge (j’ai plus du double) je pense que j’aurais pu être emballée de la même sorte car c’est l’âge où on teste, explore, découvre, on a envie d’être transporté, subjugué, suivant notre personnalité, nos rêves de prince charmant. Je pense qu’il ne faut pas vous en vouloir, vous sentir mal à cause de ça, prenez le comme une expérience, une aventure à laquelle vous avez su mettre un terme, car cela ne vous correspondait pas.
    Moi je vous dis bravo et vous souhaite plein de belles rencontres peut être moins excitantes, moins passionnées, plus calmes, posées, douces… vous avez la vie devant vous, ne précipitez rien et prenez soin de vous surtout.

    J'aime

  3. Un témoignage extrême qui prouve que l’on peut se sortir d’une situation extrême si l’on trouve la force d’y arriver.
    La personne qui ne vaut ce n’est pas Mina c’est l’autre qui ne pense qu’à trouver des personnes qui ne sont prêtes qu’à exprimer qu’elles ne valent rien. Pour qu’il puisse se sentir important. Ce qu’ il sait ne pas pouvoir être.
    C’est juste l’histoire de deux personnes qui veulent paraître plus importantes qu’elles ne sont. Une pour le bien de son bourreau et son propre malheur. L’autre seulement pour le malheur de sa proie.
    Le bon côté pour la victime, c’est qu’elle pourra un jour devenir importante à ses yeux et aux yeux des autres.

    Aimé par 1 personne

  4. Bonjour Mina!

    Tout d’abord félicitation d’avoir pris cette décision! Le NO contact est l’unique solution pour se débarrasser définitivement de ces individus. Je te trouve vraiment mature pour ton âge. Tu m’as l’air posée et réfléchie. Tu mérites un partenaire qui te correspond.

    Il y a juste un point qui me fait peur. Lorsque tu dis que tu n’es pas en colère contre lui mais contre toi. C’est mauvais signe, souvent c’est quand on essaye de trouver des excuses au PN en repensant aux bons moments. Il faut que tu gardes en tête et tu n’y es POUR RIEN à l’échec de cette relation toxique. Car dès le début elle était vouée à l’échec et même avec la meilleure des volontés on ne dompte pas un PN, à moins de l’être aussi.

    J’espère vraiment que tu tiendras le coup et que tu pratiqueras le NO contact jusqu’à la fin (de ta vie).

    Ne sois pas tentée de savoir ce qu’il devient. Mais si tu veux savoir sache qu’il est occupé avec ses nombreuses conquêtes. Pense à toi, rien qu’à toi. Sois heureuse, vie TA vie, le temps passe vite.

    Si tu veux parler ou échanger n’hésite pas.

    J'aime

  5. Bonsoir Mina,
    Votre témoignage m’a éblouie…vous n’avez que 23 ans!! Et quelle lucidité, quel travail sur vous même vous avez déja réalisé intérieurement, quelle maturité, vous avez…belle personne que vous êtes…
    Emouvante et belle. Certainement que les clés de compréhension se trouvent dans votre enfance et votre histoire personnelle…travaillez là dessus, vous avez déjà tout compris!
    Si seulement, à votre âge, j’avais su analyser les choses comme vous le faites…j’aurais gagné des années sur la vie, des décennies!!
    Bienheureuse que vous êtes, de comprendre les choses tôt dans votre vie…
    moi, j’ai mis trop de temps…je commence enfin à me réveiller…aimant à pervers narcissiques…je les ai attirés toute ma vie…trois psychothérapies n’y auront rien changé…je commence enfin à m’intéresser à ce malaise profond, à ma naissance non désirée, à ma mère mal-aimante…qui fait que je ne me reconnais que dans le désamour et les relations perverses et toxiques..comme ma relation à ma mère.
    Merci Scarlett, de tout cœur…je suis votre blog avec passion. Vous m’avez été d’une aide fabuleuse pour comprendre les mécanismes qui font que je n’ai pas été attirée pour rien par des êtres toxiques…merci grande dame, vous êtes un être qui fait du bien.
    Mina, apprenez à suivre vos intuitions, allez vers ce qui vous fera du bien…vous êtes jeune, c’est votre force! avez vous pensé à l’EMDR..?
    thérapie vitesse grand V…
    Vous êtes belle et riche,intérieurement, voilà pourquoi vous avez attiré cette vermine….
    votre potentiel est haut, et vous le savez…servez vous en pour vous réaliser…faites le tri dans votre tête….votre tête a déjà tout compris..allez vers les gens bienveillants…ceux qui font du bien…vous le sentirez quand vous croiserez leur route….on a qu’une vie Mina…une seule…et une seule jeunesse…
    je vous trouve époustouflante de beauté et de richesse intérieure.Soyez vigilante, désormais. Quand on en a attiré un, on les attire tous…
    Gardez votre beauté, ce que vous êtes intrinsèquement, pour qui le méritera…j’applique cela désormais dans ma vie…et vous ne pouvez pas vous imaginer les bonnes ondes qui se présentent tout à coup à moi, à mon grand étonnement…j’ai ENFIN décidé, que ces gens là ne m’approcheront plus jamais.. ils n’ont JAMAIS eu la moindre idée de ce que je suis, et moi, je suis ENFIN consciente, du haut de mes 47 ans, que je n’ai plus envie que l’on passe à coté de MOI.
    Bonne chance Mina, croyez en vous, en votre beauté intérieure,
    je vous embrasse et envie votre lucidité précoce,
    bien à vous…
    Célina

    J'aime

  6. Bonsoir Mina ! Pas d’inquiétude sur la rédaction de votre parcours , Je l’ai lu sans décrocher. Votre histoire est poignante , violente , j’ai eu mal pour vous en vous lisant. N’ayez honte de rien Mina , ce n’est pas vous qui devez être honteuse, c’est lui qui est sale ! Pour ce qui est de vos émotions, je ne vois rien d’anormal dans votre confusion, il y a des « palliers « . La confusion , le manque, le besoin de comprendre, la colère envers soi même puis envers lui , (après l’avoir aimé plus que tout Je lui ai souhaité le pire ), puis la reconstruction, la connaissance de soi, le pardon envers soi même puis envers lui, qui ont été pour moi la clé de la sérénité . Je ne vous livre que mon ressenti de victime , je ne suis pas une pro, c’est peut-être variable d’une personne à l’autre. Mais ne vous inquiétez pas , c’est « normal  » d’être perdu au début. Laissez vous du temps , prenez du temps pour vous et rien que pour vous. Ne vous maltraitez plus ! Dites vous que même si vous aviez fauté quelque part , ce n’est pas pour cela que vous avez mérité ce traitement. Comme vous le conseille Dandoha, relisez les précieux conseils de Scarlett, écoutez ceux qu’elle vous donne juridiquement aussi, elle sait de quoi elle parle. 😉 Et ici , vous trouverez toujours une écoute et des conseils bienveillants, n’hésitez pas ! Je vous envoie des tonnes de force et de courage ! Amicalement. ❤️

    Aimé par 1 personne

  7. Bonsoir Mina,

    Depuis peu sur ce site, j’apprends encore un tas de choses sur les PN aussi bien en lisant les témoignages tels que le vôtre (bravo pour votre courage!) qu’en lisant les « commentaires » éclairés.
    Je m’en suis voulue également, parce que j’ai refusé d’écouter la petite voix en moi qui me disait que quelque chose ne tournait pas rond chez lui, parce que j’ai refusé d’écouter mon corps dès les 1ers signes (perte de poids sans perte d’appétit, insomnie…). Cela m’a prit beaucoup de temps d’accepter le fait de n’avoir été pour lui qu’un objet et qu’il n’y ait jamais eu d’amour dans cette relation. Mais on finit par l’accepter, puis à se pardonner et à lui en vouloir. Ce sont des étapes nécessaires pour comprendre ce qui nous est arrivé. Ensuite, vient la reconstruction et cela passe par une grosse introspection. J’en suis arrivée là aujourd’hui et pourtant je reviens de loin comme toutes les personnes présentes sur ce site.
    Votre témoignage est plein de lucidité et vous êtes sur la bonne voie.
    Je ne peux que vous encouragez à ne plus jamais le laisser entrer dans votre vie de quelque manière que ce soit.
    Courage pour la suite.
    Maya

    J'aime

  8. Bonjour Mina,
    Je voulais vous témoigner mon admiration sur votre lucidité de là où vous en êtes et de votre capacité d’analyse par rapport à votre âge. Ce que je peux vous témoigner est que « le no contact » est pour ma part une règle que je me suis posée d’office, sans négociation possible de moi à moi. Depuis bientôt 11 mois, je tiens cette décision comme un garde « fou » qui, quoiqu’il arrive ne sera jamais remis en question même si je dois souffrir encore par moment de m’être trompée moi même avant tout. Le PN tente encore par tous les moyens de reprendre contact mais je m’y oppose par le recours systématique à mon avocat (nous avons un enfant ensemble et le jugement n’est pas encore passé, je vous passe les détails). Ce que je veux vous dire et qui peut-être pourra vous aider est que : suivre le no contact m’oblige chaque jour à appréhender, à éprouver (aussi physiquement du coup) la notion de limite. On a le droit de fermer sa porte à qui on veut, quand on le veut et quand on le décide! Le no contact m’apprend à ressentir ces limites dont vous parlez bien tant elles ont été absentes. J’ai 44 ans et j’apprends en même tant que mon fils qui va en avoir 3! Il y a du progrès et de l’espoir que lui ne mettra pas autant de temps que moi à découvrir cette dimension en soi même qui, moi, me rendait trop vulnérable.
    Je vous souhaite de tenir ce no contact pour vous offrir le luxe de traverser ces moments de solitude et de vide et de voir enfin la lueur de qui vous êtes, en face à face. Bonne exploration et bonne route, et tenez le coup car c’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir!
    Marion

    J'aime

  9. Bonjour@tous❤
    @Mina, j'ai été très touchée par votre témoignage, je ressens énormément de douceur (quand vous vous exprimez), et suis sûre que le jour où vous allez sortir de ce cauchemar (c'est fait( no contact à jamais!)) et retourner toute cette douceur vers vous, la guérison sera au RDV. Je vous souhaite le meilleur pour la suite.

    J'aime

  10. Bonjour Mina,

    Je suis admirative du recul que vous avez su prendre sur vous et votre histoire en regard de la violence des faits et aussi de ce que vous qualifiez de votre « peu d’expérience ».

    Quand vous dites : »je n’avais jamais ressenti une telle attirance magnétique pour quelqu’un, c’était surréaliste, passionnel. »

    Ce n’est pas vous en tant que personne qui avez magnétisé cet homme, c’est votre blessure, à l’instar d’un trou noir absorbant tout sur son passage.

    La nature étant bien faite, c’est également un message de la vie qui vous indique en même temps la porte de sortie vers un « autre univers », c’est-à-dire le départ vers la guérison.

    Vous êtes de surcroît suivie par deux psys, et vous savez que vous trouverez ici tout le soutien et l’écoute nécessaire à votre cheminement.

    Vos écrits respirent une grande intelligence. Je ressens en vous une forte capacité de résilience, vous avez toutes les cartes en mains pour cela.

    Courage belle Mina, vous y arriverez.

    J'aime

  11. Bonjour Mina,

    Récit poignant…de tels abus…sous différentes formes…l’horreur n’a donc aucune limite…
    L’œuvre de destruction atteint son paroxysme avec les abus sexuels.
    En lisant ce récit, j’aurais presque honte d’appartenir au même genre et à la même espèce que ces individus.

    Votre capacité de résilience sera votre force, comme beaucoup de personnes ici, nous sommes de tout cœur avec vous.

    Je n’élude absolument pas votre vécu et le récit que vous en avez fait.
    Je m’interroge simplement sur le diagnostic de « borderline », ou trouble limite.
    Sur quelles bases a-t-il été posé ?
    Psychologues ou psychiatres ?

    Je sais pertinemment que ce n’est pas le sujet principal de ce blog.
    Je reste circonspect quant aux diagnostics et aux étiquettes des troubles de la personnalité.

    Je me permets ici d’engager une réflexion quant à la distinction entre « borderline » et « haut potentiel ».

    Je reconnais volontiers que le débat existe et que les opinions diverges entre PN et « haut potentiel ».
    Pour moi il n’y a pas débat, un « haut potentiel » ne peut choisir volontairement de détruire une personne et d’en tirer une jouissance intense.

    J'aime

    1. Bonjour Alexandre

      BD/HP

      Il n’y a pas de débat entre « borderline » et « haut potentiel » car les deux organisations peuvent être comorbides/exister en même temps chez un seul individu. Le trouble borderline est une condition psychiatrique qui est due à des traumas survenus dans l’enfance mais cela n’exclut en rien la coexistence d’un haut potentiel chez cette personne. Un BD sera potentiellement HPE par contre puisque le dérégulation est émotionnelle dans cette condition.

      Il existe des marqueurs bien spécifiques au trouble borderline et qui en font une condition particulièrement dangereuse pour la personne atteinte (et qu’on ne retrouve pas, par définition chez un simple HP non borderline) :

      Tendance aux comportements auto-destructeurs : Mina en parle un peu = conduites à risque, alcool, sexe, drogue, auto-mutilation, scarifications et tentatives de suicide. D’ailleurs, l’un des premiers indices de ce trouble est l’existence d’au minimum une tentative de suicide.

      Instabilité dans les relations affectives : c’est ce qui en fait des proies de choix pour les PN. Il y a TOUJOURS beaucoup de drama associé aux borderlines. Ce sont des personnes qui sont dans une quête constante d’adrénaline, qui passent d’une émotion à une autre en l’espace d’une minute ET sans qu’il n’y ait de facteur extérieur relatif à ce changement d’humeur. En plus, comme Mina l’explique, les BD rompent souvent les relations… par peur d’être abandonnés paradoxalement.

      Et le plus important : borderline = état limite entre la névrose et la psychose. Alexandre, avez-vous déjà eu en face de vous un(e) borderline en mode « rage narcissique » ? Les BD basculent dans la psychose quand on déclenche chez eux la peur viscérale de l’abandon. Ils perdent absolument tout sens de la réalité, peuvent devenir violents voire meurtriers sous le coup de la psychose. Ensuite, ils redeviennent « normaux » mais pour combien de temps…?

      Contrairement aux autres profils du narcissisme pathologique, les BD regrettent sincèrement et peuvent se faire du mal dans une crise de culpabilité juste après la rage narcissique.

      Sur le diagnostic BD => il faut s’adresser à un PSYCHIATRE, les amis. C’est un état sévère, donc à ne pas prendre à la légère !

      Pour en savoir plus sur le trouble BD : AAPEL

      ***************************

      HPI/HPE/PN

      Raymonde Hazan fait bien de créer une distinction entre Haut Potentiel Emotionnel et Haut Potentiel Intellectuel car il existe des personnes qui sont très intelligentes mais sans empathie sans pour autant être dans la prédation. On peut être émotionnellement froid, raisonner logiquement, même ne pas comprendre les émotions des autres (Asperger, autisme, HPI) mais ne pas vouloir détruire autrui.

      Les HPI ne sont pas des pervers narcissiques mais les codépendants peuvent souffrir au contact de ces personnes qui ne sont pas leurs partenaires idéaux. Et en déduire que l’autre est un PN alors qu’il est juste sans empathie et indifférent. L’indifférence fait mal à certains mais pour d’autres, elle est reposante😉.

      Un PN est certes indifférent mais cette indifférence est incluse dans une stratégie globale et n’est qu’une arme qui est utilisée si le PN sait que cela heurtera l’autre. La dynamique est complètement opposée.

      J’ai bien pris conscience de cela à travers mon parcours. En fait, comme je raisonne peu émotionnellement, j’ai été attirée par la froideur du PN alors qu’en réalité, ce qui me correspond est un HPI. Plus dans la logique et moins dans l’émotionnel, mais en ayant conscience et respect pour l’humanité d’autrui et un psychisme bien à lui.

      En conclusion, nous avons tous un mode d’approche relationnel qui est soit sur l’émotionnel, soit sur la logique en mode majeur. Puis, à l’intérieur de chaque catégorie, nous sommes individuellement comme des « spectres » à plusieurs dimensions : le narcissisme, l’empathie cognitive (HPI/PN) et l’empathie « émotionnelle » telle que généralement définie.

      J'aime

      1. Scarlett

        Existe-t-il des personnes HPI+HPE ?
        Je dis çà car je me verrais plutôt comme MoyenPI+MoyenPE en toute innocente modestie

        Greg

        J'aime

      2. Ça me rassure. Moi qui me croyais une sous-personne. Là je comprends que je suis une sous-personne normale.😉

        J'aime

      3. Je crois qu’une personne peut sincèrement se considérer objectivement comme une sous-personne. Elle peut se le prouver quotidiennement par ses actes et ses paroles. Et elle peut le voir dans les actes et les paroles des autres envers elle.
        Évidemment cela ne veut pas dire que cette personne se sentira éternellement comme une sous-personne.
        Pour arriver à se considérer comme une personne normale il suffira peut-être qu’elle frappe à la bonne porte au bon moment…

        J'aime

      4. Oui ça s’appelle un complexe d’infériorité. Quand on se voit inférieur aux autres, on adopte certains comportements qui sont à leur tour, interprétés comme « inférieurs » par l’entourage.

        Nous sommes des animaux sociaux donc le langage non verbal joue énormément dans les réponses envoyées par les autres humains.

        La personne qui présente ce complexe et qui en souffre peut modifier sa propre perception et son langage non verbal s’adaptera naturellement.

        Respectons-nous d’abord avant de l’exiger de la part d’autrui.

        J'aime

    2. Alexandre

      Pour compléter la réflexion, il faut effectivement éviter les étiquettes à l’emporte-pièce.

      A tous les lecteurs : évitez les auto diagnostics pour vous. Renseignez-vous si vous êtes en souffrance et consultez de préférence un psychiatre surtout si vous avez des épisodes de psychose (perte de perception de la réalité).

      Pour l’étiquette PN : il est important de prendre en compte le comportement global de la personne et non se focaliser sur un détail pour « diaboliser » un être humain. Vous avez des gens qui mentent, trichent, ne vous aiment pas, sont dans le profit, etc. Mais ce ne sont pas d’office des PN.

      Un comportement enfantin et immature consiste à coller une étiquette PN sans regarder l’ensemble de la situation et son corollaire, sans prendre ses responsabilités.

      Ou pire, en voulant « soigner » le PN ou transformer une autre personne. Il faut arrêter le délire.

      Si vous êtes en souffrance, commencez par detoxifier votre environnement des personnes qui provoquent de la négativité en vous sans tomber dans la diabolisation. Remettez-vous dans un état d’esprit rationnel puis vous pourrez analyser vos interactions et la responsabilité que vous avez dans le choix de ces personnes.

      Peace

      J'aime

  12. Bonjour Nina,
    Vous êtes épatante je le ressens dans votre récit.

    Nina, je comprends votre mal être, car je l’ai ressenti au plus profond de mes tripes durant tant d’années. Juste pour que vous compreniez mon empathie :
    Je suis haut potentiel
    Je suis fille d’une mère perverse narcissique et d’un père « incestuel ».
    J’ai subi dans mon enfance des attouchements de la part de mon frère.
    J’ai été en couple avec un pervers narcissique qui m’a violé alors que J’étais enceinte.
    J’ai pensait au suicide (enceinte) pour sortir de ce calvaire.

    Moi aussi je me suis haï d’avoir accepté cela et même d’avoir ressenti du plaisir pendant les abus.
    Nina votre corps est physiologiquement fait pour réagir à des stimulations. Et votre esprit vous a fait accepter tout cela, car s’il ne le fessait pas vous en seriez morte psychiquement.

    Par contre, vous avez cette force, n’en doutez pas. Votre esprit c’est réveillé au moment où vous pouviez l’entendre et agir. Bravo

    Nina, d’abord suivez les conseils de Dandoha d’un point de vue juridique.
    Ensuite, renseignez-vous sur les hauts potentiels je rejoins Alexandre sur votre diagnostic.

    Pour ma part, je ne vais pas vous parler de tout ce qui va se passer pendant votre introspection, votre remise en cause, car c’est votre chemin, une chose va en amener une autre. etc. je sais par quoi vous allez passer, cela va faire mal oui ! Mais apres…

    Moi je vais vous parler de ce qu’il y a après ce travail je peux vous en parler, car je l’ai vécu et continu de le vivre.

    Après ce long chemin de la reconstruction il y a : L’AMOUR le vrai celui de vous-même.
    Vous allez vous accepter et vous aimer sans égocentrisme un pur amour qui vous libérera de toutes ses horreurs que vous avez subi. Vous allez rencontrer un homme bon qui vous aimera correctement, car vous le ferez déjà pour vous même !
    Quand j’écris ces mots je me dis que ça fait un peu « phrases toutes faites » si on m’avait dis ça il y a 2 ans j’aurais hurlé : « C’est impossible j’ai trop mal. » Faite le, hurlait le. Mais je vous le dis.
    Votre vie sera bien plus belle qu’avant même votre rencontre avec PN.

    Pour le moment cette lumière est toute petite dans votre brouillard actuel mais elle est la, vous allez y arriver.

    J’ai hâte de vous retrouver auprès des survivantes j’ai confiance, vous en êtes capable. A bientôt

    J'aime

  13. Bonsoir Lina

    La question des limites qu’on a pas su poser est évidente au début du deuil de nos pénibles expérience s. Je n’ai pas de doute à lire là où en es ton récit que tu es sur le bon chemin. Au début de mon deuil d’une expérience similaire à la tienne j’ai eu bcp de difficulté à ne pas poser de cadre, de mot, d’analyses en tout genre et je m’y suis aussi perdue. La seule chose que je sais aujourd’hui est que j’écoute cette petite voie qui me dit ….. Et je considère pour ma part aujourd’hui n’avoir jamais été une Victime mais d’avoir eu des rencontres qui se faufilaient dans mes failles parce que je ne reconnaissais plus mes propres limites. Crois en toi rien nest plus merveilleux de se voir enfin tel qu’on est et de l’apprécier. Je ris aussi de mes défauts et surtout surtout je m’en fou aujourd’hui d’ être mise de côté ou jugée. Je rencontre de ce fait des personnes d’un monde sensible similaire au mien … Enfin…

    J'aime

  14. Bonsoir tout le monde et bonsoir Scarlett🙂

    Je viens faire ma petite visite quotidienne sur le blog (que je lis tous les jours depuis des semaines) et je suis agréablement surprise de voir que Scarlett a fait un article avec mon témoignage ! Je pensais que mon commentaire n’avait pas été envoyé (j’ai une mauvaise connexion) et n’avais pas eu le courage de le réécrire …

    Agréablement surprise donc (avec en bonus l’image que vous avez choisie Scarlett pour illustrer l’article et qui est une peinture d’un de mes peintres préférés … bien joué ^^ )
    Tout d’abord un GRAND MERCI à tous pour vos commentaires bienveillants et constructifs … vous ne pouvez pas savoir à quel point cela fait chaud au cœur de vous lire … Scarlett, ce que vous dites en introduction concernant les borderlines est très pertinent et 100% vrai …

    Je confirme que c’est un trouble extrêmement douloureux à vire pour la personne atteinte comme pour son entourage. J’ai parfaitement conscience du mal que je peux faire lorsque je vais mal (ce qui arrive très souvent hélas) et culpabilise beaucoup, sans pour autant parvenir à de réels changements. J’y travaille…

    Tout d’abord un premier point positif : je suis en NO CONTACT depuis trois semaines et « mon » PN ne me manque plus du tout… Je pense souvent à lui, évidemment, mais cette pensée n’est plus génératrice de sentiment de manque. Je l’ai fait descendre du piédestal sur lequel je l’avais moi-même mis (autre point commun aux borderlines : l’idéalisation)

    Deuxième point positif, j’éprouve de la colère à son encontre🙂 cela peut paraître évident mais c’est totalement inédit pour moi ! Ma psy m’avait dit que le jour où j’arriverai à ressentir de la colère marquerait un tournant dans le processus de reconstruction… car… il est SAIN d’éprouver de la colère lorsque quelqu’un franchit nos limites. J’évoquais précédemment le sentiment que j’avais de ne pas avoir de limites pendant ma relation et cela me rassure d’éprouver cette colère, cela prouve que tout n’est pas perdu …

    Je prend conscience de plus en plus de choses sur moi, mon trouble et les raisons qui m’ont conduites à engager une relation avec un PN:
    Tout d’abord, et c’est une caractéristique commune à tous les borderline: le sentiment de ne pas avoir d’identité propre, de ne pas savoir qui je suis, ce que j’aime. C’est là le point essentiel je pense, les borderlines en général sont des « caméléons » qui adoptent l’identité voulue par la personne qu’ils ont « choisie ». J’ai pris conscience que j’avais toujours agi de la sorte et ce n’est pas très valorisant pour moi mais en prendre conscience est le premier pas vers le changement ^^ je faisais partie de ces personnes au collège et au lycée qui changeaient constamment de style vestimentaire en fonction du groupe d’amis qu’elles avaient, par exemple. Quelque part, il était « logique » que j’aille vers un PN puisqu’en un sens, ne me connaissant pas d’identité propre, j’ai choisi quelqu’un pouvant me « fournir » une identité. J’ai une telle peur de me trouver seule avec moi-même que je suis allée spontanément vers quelqu’un qui me controlait , car inconsiemment j’ai trouvé cela sécurisant et stable… Je sais maintenant que c’est tout sauf le cas, le PN est TOUT sauf sécurisant, il est tout sauf fort et stable, il ne se connaît pas, ne s’aime pas et tente de combler son propre vide intérieur et sa propre angoisse en aspirant l’énergie d’une autre personne…

    Je sais que ces comportements ont pris racine dans mon passé, comme le dit très justement Scarlett c’est la répétition d’une situation de l’enfance… J’ai eu des parents présents pour moi mais une éducation très rigide, et une mère que j’ose qualifier maintenant de « tyrannique » qui exigeait de moi la perfection et alternait entre l’intérêt pour moi et l’indifférence selon son humeur. Je sais qu’elle a fait du mieux qu’elle pouvait à l’époque car elle allait mal je pense, mais un enfant se sent toujours responsable de la peine de ses parents et j’ai passé mon enfance à penser que j’étais coupable de son état. J’étais dans un état permanent d’hypervigilance pour pouvoir adapter mon comportement en permanence à son humeur, et je me rend compte que le reste de ma famille agissait de même à son égard. J’ai toujours dit à qui voulait l’entendre que j’avais eu une enfance heureuse et il n’y a que depuis quelques mois que j’ose reconnaitre que ça n’était pas le cas, et remettre en question l’éducation que j’ai reçue et mes parents par la même occasion.

    Comme beaucoup de personnes j’ai appris que l’amour était conditionnel (en tout cas avec ma mère), qu’il fallait être parfait sous tous rapports pour être aimé. Je viens d’une famille où on parle très peu et où les émotions sont systématiquement tues. Ma mère considère la sensibilité et les émotions comme une faiblesse et j’ai fini par m’en convaincre aussi, ce qui est problématique pour une borderline ^^
    Je ne jette pas la pierre à mes parents car ils ont fait du mieux qu’ils ont pu selon leur propre bagage et les conditions de l’époque. Je sais juste qu’actuellement j’ai besoin de prendre un peu de distance avec eux pour pouvoir me trouver moi et me construire.

    Je sais grâce à vos articles Scarlett que la rencontre avec un PN n’est pas due au hasard, et que l’on reproduit à l’identique ce que l’on a connu dans le passé: amour conditionnel, habitude de correspondre à ce que l’on attend de nous, besoin de combler un vide affectif, besoin d’une validation extérieure …

    Il y a un article ou un commentaire que vous avez écrit Scarlett et qui m’a marqué, celui sur le mythe des âmes soeurs … et le fait que l’on nait COMPLET en nous mêmes. C’est regrettable d’entendre et de lire partout qu’il faut être deux pour exister, qu’il faut trouver sa « moitié » pour vivre et se réaliser … tant que ce mythe sera pris pour une vérité les PN continueront de prospérer car il y aura toujours des personnes crédules …
    Je n’ai pas pris mon PN pour mon âme soeur, quand bien même le magnétisme était foudroyant entre nous, parce que j’ai toujours su que j’étais complète en moi-même (même si je ne le ressens absolument pas) et c’est ce qui m’a un peu préservée.

    J’ai appris que l’on était toujours seul (et non isolé) car j’ai fait une dépression et que cette dépression a été là pour me permettre de voir cette réalité : la dépression nous fait éprouver une solitude incommensurable même au milieu de la foule, on est toujours seul et surtout, personne ne peut nous sauver de nous-mêmes. Les médicaments, les psychothérapies sont une béquille mais en aucun cas ils n’ont le pouvoir de sortir la personne de son état: seule elle-même a ce pouvoir. Nous sommes tous ici pour expérimenter et apprendre, et il appartient à chacun de décider d’évoluer ou de répéter les mêmes situations inlassablement. Personne ne peut forcer quelqu’un à changer.

    J’ai eu la « chance » de faire cette dépression et de travailler sur moi avant de rencontrer mon PN, car j’avais déjà conscience de certaines de mes faille, je savais que je ne le changerai pas, que je n’étais pas là pour cela et que je n’étais pas responsable de son état. Je ne l’ai pas pris pour mon âme soeur, je n’ai pas cru avoir trouvé « ma moitié », j’ai juste expérimenté une attraction hors du commun pour quelqu’un qui vibrait sur la même fréquence magnétique que moi.

    En tant que borderline, je suis « accro » à l’adrénaline, que cette relation m’a fournie en abondance, mais je sais que ça n’est pas bon pour moi et j’entend bien ne pas réitérer l’expérience… j’ai toutes les cartes en main à présent, en grande partie grâce à vous Scarlett et votre merveilleux blog… je le lirai autant de fois qu’il sera nécessaire pour intégrer toutes les infos… je pense déjà avoir un bon radar désormais …

    Je pense que je vais suivre le conseil de Dandoha, j’y avais déjà songé sans oser faire les démarches nécessaires mais cela m’encourage à le faire .

    Merci à vous Scarlett et aux personnes qui m’ont répondu, vous êtes lumineuses …
    Bonne soirée
    Mila

    Aimé par 1 personne

    1. @Mina ! Bravo ! Vous êtes sur le chemin de la résilience, votre intelligence vous permet d’intégrer et d’analyser très vite ce qui vous a mené au PN et ce qu’il faut faire comme travail personnel pour ne plus les attirer. Belle continuation ! 😉

      J'aime

  15. Bonjour à tous !
    Et vraiment Félicitations Mina pour vos prises de conscience !
    Vous êtes forte et sensible à la fois.
    Vous êtes tout simplement humaine et vous possédez un énorme potentiel pour guérir de vos blessures et apprendre à vous aimer et à vous respecter.
    Certes, un « travail » personnel sur soi de remises en question permanentes demande de la persévérance, de la vigilance de chaque instant mais grâce à votre volonté sans faille de « grandir » (au niveau affectif et émotionnel) en conscience pour atteindre la maturité affective qui vous a fait défaut jusqu’à présent, vous pouvez y parvenir !
    Surtout d’abandonnez jamais Mina, vous passerez par des hauts et des bas, mais gardez toujours en mémoire qu’au fond vous êtes une très belle personne avec d’énormes qualités…et que vous avez tant à apporter à d’autres…
    Vous exprimer de la sorte est le signe de nombreuses capacités, et sans vous en rendre compte, par votre témoignage, vous contribuez déjà à un autre niveau à aider notre humanité qui en a bien besoin, Bravo !

    Les psychotropes sont parfois indispensables en cas de passages à l’acte dangereux et en cas d’urgence, mais participer à des groupes de paroles, entreprendre une psychothérapie sont également bénéfiques et nécessaires pour ne pas s’isoler (un choix risqué par peur des représailles ou d’être confronté à de nouvelles violences…) et ne pas en être réduite à un statut de victime…
    Une « victime », lorsqu’elle est bien entourée, accompagnée avec bienveillance sans jugement, peut trouver des solutions pour dénouer le lien toxique et retrouver sa richesse intérieure, alors que le pervers lui, lui aussi totalement dépendant de sa partenaire, ne peut pas changer car sa faille narcissique est beaucoup plus profonde, il est intérieurement vide et cherche toute sa vie à combler ce vide intérieur, alors si son « esclave » lui échappe, il cherchera une autre « esclave »…tel un « maître » qui ne renoncera jamais à son pouvoir…

    Merci Infiniment Scarlett pour votre blog, qui est une source riche en contenus et précieux éclairages.
    Merci à vous d’avoir publié et apporté vos connaissances et votre expertise au touchant témoignage de Mina…
    Grâce à votre implication, vous permettez à chaque personne vulnérable et confrontée à ce genre de situation malsaine de mettre des mots sur leurs maux et partager leurs souffrances pour être entendues…, et pouvoir ainsi être soutenue et encouragée à retrouver l’estime d’elle même !

    Car c’est bien de cela dont il s’agit en réalité,
    d’estime de Soi, de confiance en Soi, de respect de Soi.

    Lorsque notre éducation, nos conditionnements, nos croyances ancestrales et limitantes ont entravé le développement normal de notre autonomie affective et psychique, les conséquences peuvent être désastreuses à l’âge adulte (dont parfois la maladie psychiatrique, qui, bien traitée et diagnostiquée assez tôt peut être guérie…) et inconsciemment conduire les personnes les plus vulnérables à rechercher à l’extérieur ce qu’elles ne parviennent pas à nourrir intérieurement (l’Amour de soi) et cette dépendance du regard de l’autre guide la personne en souffrance à « accepter » la manipulation…
    Elle « choisit » inconsciemment de souffrir, faute de ne pas être considérée, ne supportant pas la solitude.

    Et pourtant, nous ne sommes jamais seuls, nous interagissons quotidiennement avec tous les éléments de notre environnement, nous possédons tous en nous un potentiel inutilisé et illimité de source divine.
    Se connecter à son Etre profond véritable peut aussi faire des miracles…

    Je souhaite humblement vous apporter un complément de ressources, si cela résonne en vous et peut vous accompagner et vous aider autant que cela m’a aidé à me dépasser moi même et sortir de la dépendance affective…par un long travail d’introspection et de spiritualisation de ma vie matérielle à l’Ecole de la Transformation Profonde (des outils concrets, un forum de travail et d’échanges exceptionnel, la connaissance de soi par la numérologie karmique…qui en dit long sur qui nous sommes et pourquoi nous expérimentons telles situations de vie…parce que nous sommes tous des êtres divins incarnés pour accomplir une mission…). Et ce n’est pas un hasard si vous avez vécu ces expériences… la preuve, nous communiquons ensemble aujourd’hui…

    Je me permets de vous partager une page dédiée à l’Amour Inconditionnel avec d’extraordinaires enseignements dont la lecture a déjà au moins le mérité de faire énormément de bien à l’âme…et d’apporter un regard constructif et global sur nos personnalités http://guerison-karmique.com/page/amour_universel.php?r=3073

    Car s’aimer soi même est à la base de toute vie équilibrée et épanouissante.
    Trop de personnes cherchent à se faire aimer d’autrui, attendent d’être aimées, en oubliant leur propre individualité (unique à chacun) parce qu’on ne leur a jamais appris à s’aimer et à aimer sans rien attendre en retour…
    Voilà pourquoi cette quête incessante de pouvoir sur l’autre engendre colère, frustrations et génère tant de violences dans le monde…

    Bien à vous.
    Evelyne974

    J'aime

  16. Mina,

    Je ne dirai pas que j’ai lu ton témoignage avec plaisir, cela pourrait paraître déplacé, pourtant, c’est ce que je ressens. Tu es jeune, vraiment, et, pourtant, tu es d’une lucidité exemplaire!
    Tu as su quand aller consulter un psy parce que tu savais qu’il y avait quelque chose qui « clochait », rien que cela montre une maturité rare!
    Je suis admirative de ton parcours!
    Toi, tu ne le vois pas encore ainsi, pourtant, c’est vrai, avec tes manques et tes failles, comme tu les appelles, tu as su sortir d’une relation toxique relativement vite, tu as su écouter la petite voix de ta conscience qui te disait que certaines choses vécues étaient anormales, bravo!
    Je vois autour de moi beaucoup de gens qui ne sortent de ces relations qu’au bout de plusieurs années, sans pour autant avoir tes failles, comme quoi, tu es beaucoup plus solide que tu ne le penses…
    Et, bien entendu, pour avoir été prise comme victime par un PN, tu es forcément une belle personnes, il n’y a qu’elles qui les intéresse, il faut bien qu’il y ait « matière » à voler, un PN ne va pas être attiré par une personne méchante, mesquine, jalouse et que sais-je encore, non, il lui faut quelqu’un qui a de beaux sentiments, riche au fond d’elle même pour voler cette richesse, contrôler cette personne et la détruire dans bien des cas!
    Je n’ai pas vécu ton expérience, une autre pas plus simple, que Scarlet a aussi mis sur le blog, je n’ai pas choisi de vivre avec ce foutu PN, mais c’est arrivé à tant de mes amies que je connais les dégâts engendrés par une telle relation…
    Alors, oui, je te redis mon admiration pour ta lucidité et ton courage…
    Tu as toute la vie devant toi, profites en! Elle est belle et riche…
    Vis, ris, aime….
    Je t’embrasse et mille merci de ton témoignage

    J'aime

Partagez votre opinion !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s