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[Témoignage] Nicky : « J’ai vraiment cru t’aimer, mais comme toi, cet amour malade n’existait que pour m’aveugler de ma réalité. Je ne pense pas que ça soit ça, l’amour ! » + La remise en question personnelle obligatoire

Amis lecteurs,

Un témoignage de plus avant le week-end. Merci à Nicky pour sa belle écriture, très agréable à lire.

Mes commentaires en bleu au fil du texte.

La lettre qui se trouve en deuxième partie de témoignage n’a pas été envoyée au PN (Michel). Evitez d’envoyer de tels écrits à votre bourreau, faites comme Nicky si vous voulez apporter votre voix sans pour autant servir d’agneau sacrificiel encore une fois. Ce n’est pas un acte neutre que de confirmer la toute-puissance du PN, au contraire, cela vous dessert complètement car vous lui donnez des balles pour qu’il puisse être certain d’atteindre sa cible si jamais vous revenez dans ses griffes.

Dites-vous qu’il y a aujourd’hui… Et demain. Il n’oubliera pas vos confidences (même si pour vous, ce sont des « pensées intimes » visant à susciter la compassion d’un être qui n’en possède aucune) et vous « tuera » avec votre propre arme.

Passez un très beau week-end, les amis et restez vigilants !

Je vous embrasse❤

separateur

Bonjour Scarlett,

Je hante votre blog depuis des mois déjà, et vous remercie de tout cœur de l’aide qu’il m’apporte à chacune de mes lectures.

Que d’informations, de conseils et suggestions, de fines analyses sur le sujet de la Perversion Narcissique, sujet qui m’était complètement étranger, il y a si peu de temps encore, et qui a Ô combien bouleversé ma vie.

Une relation perverse s’inspirant singulièrement des « Liaisons Dangereuses » dans laquelle je tiendrais le rôle de Mme de Tourvel, sans toutefois en être « encore » morte de chagrin, m’a obligée à une profonde remise en question personnelle.

Une remise en question si profonde, j’étais si fermée presque autant qu’un PN, par mécanisme de défense également tout comme eux, mais sans perversité, pas de cloisonnement chez moi, juste un refoulement total de mon enfance. Je n’avais jamais même eu l’impression d’avoir réellement souffert dans ma vie, je ne savais pas. Sous antidépresseurs depuis plus de 12 ans (J’avais somatisé mais ne pouvait comprendre pourquoi, tout allait bien !), je me gavais de bouquins style développement personnel, qui n’ont fait eux aussi que maintenir et entretenir le refoulement, puisqu’extérieurement tout allait bien. J’étais même à envier pour beaucoup. Je ne voyais pas, je ne voyais rien vraiment.

Le réveil : tout bonnement le sexe et un PN. Les sensations physiques et émotionnelles liées au sexe suite à une longue abstinence, conjuguées aux montagnes russes que m’a fait traverser ce PN, et d’après ce que j’ai pu lire, c’est la norme, ont ouvert chez moi les portes d’un blindage sans doute vacillant, mais qui me permettait de vivre.

Je n’avais eu aucune relation sexuelle, et affective depuis plus de 15 ans, et j’avais 50 ans. Mon mari était (et est toujours) mon aîné de 25 ans, et était devenu famille, nous cohabitions. Personne ne savait, d’ailleurs, je voyais peu de monde, et dans une petite communauté comme dans celle où nous vivions, c’était mieux ainsi. Je n’avais pas à proprement parler d’amis et travaillais avec mon mari, en indépendants. Une vie en vase clos, nous avions notre bureau dans notre propriété, à quelques mètres de la maison. Des clients, quelques relations superficielles, c’était tout. J’étais tellement occupée, entre mes enfants, mon travail et ma maison, je n’avais pas le temps de me poser trop de questions, et mes antidépresseurs avaient fonctionné, je n’avais plus les troubles « physiques », soi-disant somatiques qui avaient généré leur prescription.

Puis, mes circonstances ont changé, nous avons vendu notre business, mon mari est tombé malade, les enfants n’avaient pas encore fini leurs études, et comble de tout, ce mari n’avait rien prévu pour moi, malgré ses dires, si quelque chose lui arrivait. J’étais seule face à tout ça. Une première claque. Puis j’ai rencontré ce PN, que j’appelle ici Michel, à Paris où nous étions maintenant pour soigner mon mari.

L’histoire est longue et compliquée, mais je vous joins ci-dessous, une lettre que je viens de lui écrire sans lui envoyer, qui résume, je crois l’essentiel de la situation. J’ai effectivement aidé ce monsieur à créer son blog, dans lequel, je peux encore entrer quand je veux, et c’est souvent tentant, la sortie de cette relation est très difficile, je souffre énormément. Je lui ai demandé de changer ses codes, ce qu’il n’a pas fait, et cette lettre, je voulais la mettre dans le tableau de bord du blog, en brouillon, afin de le pousser à changer ses mots de passe, mais je ne le ferais pas, je préfère vous l’envoyer.

Il m’aura fallu deux années d’analyse intense pour en arriver à ce No Contact depuis 3 semaines, qui je suis pratiquement certaine, est le bon. Je suis très lucide, il le sait.

J’ai eu beaucoup de mal à accepter ma lucidité dans cette histoire, car si je l’acceptais ici, il fallait également que j‘accepte n’avoir été que le symptôme de ceux qui m’ont élevée dans mon enfance, et aussi de mon mari. Je commence à accepter, mais j’ai peur du vide, et je repars en arrière assez souvent.

Edit Scarlett : Nicky, nous pouvons raisonnablement dire que vous êtes une personne codépendante ou dépendante affective (DA). Vous êtes le revers de la médaille, d’un côté le PN et de l’autre, le co-dépendant. Vous fonctionnez main dans la main et vous vous attirez mutuellement.

Maintenant, une autre vérité sur la dépendance affective. Qui dit « dépendance » dit forcément « contrôle » ou tentative vaine de contrôle quand vous essayez de vous attacher un PN. Vous êtes addict à Michel, tandis qu’il est addict au contrôle et au support de ce contrôle, qui se trouve être vous. Il est important que les dépendants comprennent bien ces notions et acceptent leur part d’ombre. Un dépendant n’est pas quelqu’un de « sympa » systématiquement. Il ne s’agit pas de comparer les individus et certainement pas un DA avec un PN, le rapport de force étant sans conteste du côté de ce dernier mais quand vous fréquentez une personne qui a tellement peur du « vide » et qui cherche à contrôler sa source de sécurité (= un autre être humain), c’est un cauchemar quand on est soi-même autonome.

A tous ceux qui lisent ces lignes et qui sont en souffrance : cherchez de l’aide pour vous et aussi pour votre entourage.

Car le vide est ce que je dois affronter maintenant. Je lis beaucoup sur l’amour de soi, se retrouver, mais mon histoire fait que je n’ai jamais réellement existé en tant que moi, j’ai vécu jusque-là à travers les autres, ma famille d’abord, mon mari ensuite. Il s’agit pour moi, non pas de me retrouver, mais bien de me TROUVER, et voyez-vous, à 53 ans, cela me fait peur, je comprends les mots mais je ne sais pas trop ce que cela veut dire, et je me sens épuisée, sous le choc de tout ce que je viens de découvrir. J’espère que mon psy saura me guider.

Au plaisir de vous lire, chère Scarlett, et merci encore pour votre blog !

Nicky

separateur

Lettre à Michel :

Je tiens la connaissance de soi comme une source de soucis, d’inquiétudes et de tourments. Je me suis fréquenté le moins possible.

Anatole France

Tout toi !

Je t’amuse… Je sais ! Profite encore un peu, au moins le temps de cette lecture.

Je souffre… Tu sais, et as toujours su, je me suis exprimée mais tu aimais ma souffrance, elle te montrait ton contrôle sur moi et te libérait de la souffrance de ton ego mis à mal par ton propre asservissement non contrôlé !

Tu avais besoin de gagner… Tu as gagné au jeu avec moi, jeu secondaire à ton autre jeu dans lequel tu as trouvé un maître de talent.

Je n’ai jamais voulu entrer dans un tel jeu, pour moi alors inimaginable.

D’après ce que tu m’avais décrit, nos situations maritales étaient ressemblantes, je n’en savais pas plus, l’attirance était là. Je ne cherchais qu’un peu de sexe enrobé d’affection, des jolis moments, un peu de compagnie cultivée… et tes bras m’ont juste transcendée, sans doute aussi parce que tu as su créer l’attente, en m’offrant ce que j’aimais au compte-gouttes, tout en m’entretenant de jolis mots doux réguliers et fréquents, et en me faisant croire rapidement que cette attente ainsi créée venait de moi. Une technique que je reconnaîtrai maintenant.

Je n’ai pas besoin de montagnes russes émotionnelles pour vivre. Pas à ce point-là ! C’est même dangereux pour moi !

Je porte la responsabilité de ne pas avoir vu/cru que tu n’étais pas fréquentable, alors que tu as peur toi-même de te fréquenter. J’aurais du voir, croire, tu m’as souvent dit que tu ne voulais pas te prendre la tête. Mais je ne comprenais plus rien, moi non plus, je ne voulais pas me prendre la tête. Je nageais dans la confusion.

Après le choc de la découverte d’une autre, ne pouvant décrocher, j’ai eu l’illusion, avec tes encouragements, de pouvoir avoir une relation décente si j’ acceptais tes amours multiples. Je n’en demandais pas tant, et je préférais ça au mensonge, et ma recherche première n’était-elle pas simplement de vivre de bons moments avec quelqu’un qui m’attirait, et je n’avais pas encore trouvé tes courriers à cette autre, femme de pouvoir, j’apprendrai plus tard. Mais avec toi, les bons moments ont certainement un prix.

Tes mots continuaient à m’encourager mais ton attitude n’a fait qu’empirer, un mix de mots doux et d’indifférence comportementale, des provocations suivies d’un semblant de promesse, de moins en moins de moments mais le maintien du lien, cocktail parfait synonyme d’emprise. Le lien de ton côté, n’était vraiment qu’un lien de contrôle sur moi. Je suis passée du stade d’amante trompée à une chose, une variable d’ajustement. Je suis responsable d’avoir cru qu’un lien affectif puisse exister dans une telle relation, et ce malgré ton comportement et tes provocations. Ce type de lien de pouvoir dépassait mon imagination.

Et comme tu ne te fréquentes pas, tu ne pourras jamais réellement évaluer par toi-même ta responsabilité vis-à-vis de quoi, ou qui que ce soit ! Donc vis-à-vis de moi, non plus ! Et bien sûr, c’est plus simple de ne pas me croire, et d’occulter les preuves tangibles que je t’ai montrées à travers tes lettres à cette autre, que j’ai trouvées, le copier/coller d’une histoire inversée sur une autre. Jouet d’une, bourreau de l’autre. Les même demandes, les même mots ou presque ! Un tel hasard n’existe pas, et j’ai consulté des experts en la matière, j’avais des difficultés moi-même à y croire.

« Tu es juste malade ! ». C’est la réponse à la question que je t’ai récemment posée, bien sûr restée sans réponse de ta part : « Comment as-tu pu me faire ça ? »

Edit Scarlett : arrêtez de vouloir « soigner » des personnes indépendantes et autonomes qui ne vous ont rien demandé. Nous ne sommes pas Dieu et si une tierce personne a un comportement qui vous trahit, c’est à VOUS de vous protéger et de VOUS soigner si le besoin s’en fait ressentir. Au-delà du débat PN/empathique, je rappelle que personne n’est parfait (et certainement pas les empathiques qui ont aussi des comportements malveillants) et donc il n’existe pas un modèle de référence vers lequel uniformiser les individus.

Aucune personne ne vous « appartient » et vous vous détruisez seuls à vous acharner à garder quelqu’un qui ne veut pas être avec vous. Bien entendu, ceci est valable une fois qu’on identifie un processus manipulatoire chez l’autre et qu’on veut le « soigner ». La constante chez toutes les victimes est de vouloir contrôler le PN… sauf que vous ne le contrôlerez JAMAIS, puissiez-vous vivre mille ans !

Même un psychiatre vous attend dans son cabinet. Il ne vient pas de force chez vous. Si vous étiez capables de soigner, vous commenceriez par vous…

Tu es pourtant le seul à pouvoir te soigner, l’aide d’un psy, qui n’est en fait qu’un guide, ne serait pas un luxe, mais il faut le vouloir ! Faire face à son humanité n’est pas chose facile, pour personne. Anatole France s’y refusait d’ailleurs. Les gens qui paraissent les plus normaux et sains cachent parfois de gros soucis… Tu en es la preuve vivante !

Un sentiment de manque de finalité, de vérité, d’humanité pour moi dans cette affaire, c’est certain, auquel, tu ne pourras jamais répondre, tu ne connais pas ta responsabilité !

Je regrette l’agressivité et la brutalité de mes mots, déclenchées par la souffrance, … mais Dr Jekyll/ et Mr Hyde, le transfert de ton autre scénario sur moi, et la similitude du profil des joueurs que sont Montreuil et Valmont dans les « Liaisons Dangereuses », c’est pourtant vrai. Déni, semi-conscience, inconscience… Je ne sais pas, et peu importe pour moi au final, cela ne changerait rien à mon vécu de cette relation.

Si je t’aimais vraiment réellement et profondément, ou si j’avais un lien impossible à couper, je n’aurais qu’une chose à faire, je prierais pour toi. Ta femme l’a bien compris. Mais bon, me consoler de mes souffrances en me jetant à fond dans la religion, ce n’est pas moi, d’autant plus que mes souffrances actuelles ne sont plus les tiennes. Mais je fais partie de celles qui savent voir l’humain sous les masques, celle qui connaissent le mot empathie, alors je sais qu’il y a quelqu’un en-dessous.

Edit Scarlett : c’est exactement ça. Le processus PN est conscient. Ce qui n’est pas pris en compte, ce sont les conséquences néfastes pour les « pions ». Quand une personne vous manipule (pour rappel X je ne sais plus combien de fois, hélas), c’est forcément qu’elle réfléchit beaucoup plus que vous. Je ne dis pas qu’elle est plus « intelligente » systématiquement (ça arrive) mais elle analyse ACTIVEMENT votre personnalité et vos points faibles. Vous, vous êtes en mode off car vous ne pratiquez pas de manipulation.

Dès que vous êtes en relation avec un PN, il annexe votre vie et votre esprit donc quand vous souffrez, il est heureux. Un tel processus ne peut exister sans la conscience de celui qui devient votre « maître ». On ne peut pas asservir un autre être humain sans autre recours que soi-même sans avoir un degré maximal de conscience et de stratégie. Cette stratégie est devenue naturelle comme tout art pratiqué depuis l’enfance.

J’ai parfois eu l’impression que tu voyais un peu plus que tu ne laisses entendre et que tu te rendais compte que l’excitation que te procure tes jeux et ta vie superficielle et dispersée n’a d’autre but que d’empêcher toute réflexion personnelle sur ton TOI réel.

Tu es tombé une fois, m’as-tu dit, à la mort de ton père, tu as peut être eu un aperçu, mais tu n’es passé qu’en touriste chez le psy que tu as consulté, et puis, tu es vite reparti avec tes antidépresseurs dans ton enfermement.

Et ce n’est pas la première fois que tu te fais prendre par ce scénario d’amour envers une femme de pouvoir qui te veut, sans te vouloir vraiment et qui te fait quémander, le lien que tu voulais reproduire sur moi ! (Il y avait d’autres vieilles lettres dans ta boîte mail que j’ai vues). On ne réplique pas ces situations sans raisons profondes, mais cela n’excuse rien. Comme je t’ai déjà dit, nous avons la responsabilité de notre inconscient.

Après tout ça, tu penses bien que je ne veux plus entendre parler de tendresse et de sincérité à mon égard, comme tu l’as fait l’autre jour en me disant au-revoir, suite à mes adieux. Il n’y en a jamais eu, sauf dans ton imagination et à la seule fin de te donner bonne conscience.

Socrate, à l’encontre d’Anatole France, prêchait la Connaissance de Soi.

Personnellement, je ne me suis jamais autant fréquentée que depuis notre rencontre, un mal actuel, espérons-le, pour un bien futur, mais je n’ai pas eu le choix, cette relation a cassé mon équilibre et m’a vraiment démolie, plus encore que je ne t’ai laissé voir… Les Cathos, dont je fais quand même un peu partie par mes origines, me diraient que je paie le prix de mon péché ! Je ne sais pas mais je fais face à mon humanité aujourd’hui, je suis très lucide. Moi aussi j’ai mes travers autrement je ne me serais pas laissée entrainée dans une telle situation, je connais ma part de responsabilité

J’espère que je vais y arriver, parfois j’ai peur, peur de ma propre lucidité, c’est compliqué, je perds pied, et souvent, je t’en veux de m’avoir obligée à me faire face et l’envie de t’obliger à te faire face m’a souvent tenté, je ne le cache pas.

Mais la souffrance que j’endure aujourd’hui, n’est plus la tienne, ce n’est plus celle que tu m’as infligée, c’est celle de faire face à mon humanité, elle m’appartient !!!

Les jeux auxquels tu joues peuvent représenter un réel danger pour les autres, et cette fois-ci, tu es clairement averti pour tes prochaines conquêtes, si elles sont du type emphatique ! Les Marquises de Montreuil, elles, ne risquent pas grand chose.

Allez maintenant, Michel, sors-moi de ce blog, il faut que je m’éloigne complètement de toi, que tous liens soient coupés !!!

Contacte l’hébergeur, demande leur de changer les mots de passe de ton hébergement. Il y a longtemps que tu aurais du faire ça, encore le jeu de ton côté, ce foutu jeu et son adrénaline… ne joue pas trop avec le feu tout de même, il peut finir par brûler, il me suffirait d’appuyer sur le bouton « publier ».

Ce petit texte, s’adresse à des gens au fonctionnement proches du mien. Difficile de faire passer de tels messages à des gens qui s’évitent !

Edit Scarlett : tout à fait ! Votre souffrance signifie son triomphe. Si un PN veut parler avec vous de tous ses « mauvais » comportements… C’est parce qu’il en jouit et a besoin de votre feedback pour peaufiner sa stratégie, mieux vous atteindre et mieux atteindre la victime suivante. Comment croyez-vous que ces individus se perfectionnent ?

Sans compter l’assurance de ne jamais être oublié, ce que vous lui confirmez. En gros, il gagne sur toute la ligne. Heureusement que cette lettre ne lui est pas parvenue.

Qu’en tireras-tu, toi à part un amusement, l’assurance personnelle que oui, toi, tu as eu ce pouvoir sur cette femme, amusant, rassurant, ça te fait bander ( et j’ai pu le constater) et alors ? Franchement aujourd’hui, moi, je m’en fous.

Quoi d’autre ? La cassure des quelques liens restants, c’est ce que j’espère !

Écrire cette lettre m’a permis à moi d’éclaircir un peu plus mes idées, de te faire part calmement, cette fois-ci, de ta responsabilité que tu veuilles la voir ou non et j’espère donc d’avancer un peu.

Je ne risque pas de t’oublier, je te l’assure… sans pour autant savoir encore comment mes pensées à ton égard évolueront.

J’ai vraiment cru t’aimer, mais comme toi, cet amour malade n’existait que pour m’aveugler de ma réalité. Je ne pense pas que ça soit ça, l’amour !

Nicky

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79 réflexions sur “[Témoignage] Nicky : « J’ai vraiment cru t’aimer, mais comme toi, cet amour malade n’existait que pour m’aveugler de ma réalité. Je ne pense pas que ça soit ça, l’amour ! » + La remise en question personnelle obligatoire

  1. Bonjour Nicky ! Merci pour votre témoignage et pour cette lettre qui pourrait s’intituler « Lettre type au PN dans le vent « . Le vent car il ne la lira pas , il ne le faut pas ! J’avoue avoir fauté, lorsque je l’ai démasqué, je lui ai dit , tout ce que je pensais, et pas tendrement… ( Très dangereux avec le recul car je ne l’ai jamais pensé capable d’être violent mais qui sait réellement à part lui ? ) J’ai décrypté chacun de ses mots et de ses actes , article , références psy à l’appui , j’ai eu besoin de vider mon sac, qu’il sache que je sais… Qu’il se fasse face aussi… Erreur ! Je lui ai tendu le bâton pour me faire battre si il avait voulu… Dieu merci, il avait d’autres chats à fouetter et de toutes manières, l’épave vide de toute substance que j’étais devenue ne l’intéressait sans doute plus, j’ai eu pour seule réponse à tout cela et heureusement pour moi : Le silence ! Disparu aussi vite qu’il était arrivé dans ma vie… 😬 J’ai ensuite continuer de lui écrire sans lui envoyer. J’aime écrire, c’est mon exutoire, ma thérapie. Extérioriser nous fait du bien mais nous ne nous faisons plus de mal et surtout nous ne nourrissons plus la bête, si nous ne lui transmettons pas ! Tenez bon Nicky ! N’appuyez plus jamais sur « publier » , choisissez vous, aimez vous tel que vous êtes et faites ce que vous aimez. C’est à vous et rien qu’à VOUS qu’il faut pensez maintenant ! Bon courage pour le travail sur vous à faire, je l’ai fait aussi en partant de mon enfance, c’est difficile, il m’en a coûté des larmes mais toutes ces larmes que je retenais était la source de tout ce qui en a découlé dans ma vie ensuite… C’est nécessaire ! C’est en cela, que le PN peut être utile. Vous lui en voulez aujourd’hui de « vous obliger à faire face » mais vous vous remercierez de vous être libérée et trouvée ensuite ! Plein de force et de lumière à vous ! Amicalement.

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    1. Lelandais : « Vous lui en voulez aujourd’hui de « vous obliger à faire face » mais vous vous remercierez de vous être libérée et trouvée ensuite »

      Peu de mots pour DIRE BEAUCOUP et FAIRE BEAUCOUP DE BIEN
      Aller à l’essentiel ce n’est pas simple, le formuler non plus mais quand on sait le faire et qu’on le fait partager : quel cadeau pour ceux qui sont prêts à le recevoir aujourd’hui… ou même plus tard.

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  2. Bonjour Scarlett. Je m’appelle Mirjana. Cela fait un moment que j’ai découvert vos articles, en ayant entendu l’année passée le therme « Le pervers narcissique », et en cherchant surtout a examiner profondément la personnalité du père de mon enfant. Je suis sous le choque. J’aimerais vous écrire plus… Mais je ne suis pas en mesure de trouver des mots.
    J’aimerais vous poser une question… Le PN j’éprouve aucune, aucune émotion sentimentale en lien d’amour? Un attachement, une peine, des regrets? Je sais que tout est écrit… Mais je n’arrive vraiment pas comprendre que une personne peut vivre et être de telle manière. En tout cas, Scarlett, votre blog m’a quelque part sauvé pour comprendre et depuis quelques semaines je reçois vos mails, puis c’est mon appuie pour être forte et rester consciente. Merci Scarlett. Meilleures salutations.

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    1. Bonsoir @Mirjana

      Merci pour vos encouragements.

      Oui, tout est écrit mais la meilleure façon de vous faire votre propre opinion est d’observer le père de votre enfant. Je ne sais pas s’il s’agit d’un pervers narcissique ou d’un autre profil et ce n’est pas le plus important. Quand on côtoie des êtres humains, il faut apprendre à analyser le comportement et à réfléchir par vous-même.

      Ce n’est pas parce qu’un homme :
      – ne vous aime pas
      – vous ment
      – vous trompe
      – vous humilie

      … qu’il s’agit d’un PN. C’est juste un individu qui n’a pas de considération pour vous soit parce que c’est sa personnalité, soit parce qu’avec le temps, ses sentiments ont évolué. Bref, le profil PN est particulier et doit être considéré dans son ensemble.

      Ne prenez pas quelques attitudes dérangeantes par ci, par là pour en déduire que c’est un PN.

      S’il s’agit bien de ce profil alors il n’a pas d’attachement ni envers vous, ni envers personne. Il est attaché à ce que vous pouvez faire pour lui, à la fonction à laquelle vous servez (objet sexuel, gagne-pain, fonction reproductrice, etc.) + punching ball et poubelle émotionnelle.

      Il n’a pas de regrets, ni de peine parce qu’il est tout-puissant et que sa vie vaut infiniment plus que la vôtre. Plus vous restez sous sa coupe, moins vous vous respectez et moins il vous respecte. Plus il se sent justifié de vous humilier. Ressentez-vous une peine pour un verre que vous cassez ? Non, si vous êtes comme 99% des humains. Le PN vous voit de la même façon. Je pense que vous avez rencontré un profil narcissique simple. Vous remarquerez que toutes les personnes qui témoignent sur ce blog n’ont pas autant de doutes quant à la malveillance du profil. Quand le doute est aussi important, c’est que l’individu en question ne vous aimait pas (ça arrive), était très égocentrique, égoïste, que vous êtes trop à ses petits soins et que vous acceptez des comportements dégradants.

      Les vrais PN sont rares. Par contre, ceux qu’on appelle traditionnellement des « c*ns » sont légion ! Des personnes immatures, irresponsables, voire même stupides qu’on met face à des dépendants peuvent passer pour plus forts qu’ils ne sont parce que l’autre est trop faible dans son estime personnelle.

      Si vous ne parvenez pas à le comprendre, sortez de votre vision égocentrée (sans jugement, c’est simplement pour dire de prendre de la hauteur) et regardez l’état de notre monde, toutes les injustices commises. Alors, oui, il est évident qu’il existe des êtres dénués de conscience d’autrui et de bienveillance. Ouvrez votre esprit sur le monde, à défaut de pouvoir ouvrir les yeux sur une personne qui a été votre partenaire intime. ça n’arrive pas qu’aux autres.

      Prenez bien soin de vous et soyez lucide sur votre environnement❤

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  3. Bonjour Nicky

    Cette lettre j’aurais pu l’écrire presque mots pour mots mais ça, c’était il y a presque 11 mois. Aujourd’hui il n’existe plus et n’a aucun intérêt, pas plus que les ordures que je sors régulièrement. J’ai aussi sorti mon mari de ma vie ! Deux ruptures simultanées, le grand saut !

    Vous êtes très courageuse, ne serait ce que de publier cette lettre sur ce site. Merci de votre confiance. Vous êtes également bien lucide mais peut être encore confuse et cela est bien normal car vous avez besoin de vous recentrer sur Vous. Maintenez le no contact, c’est essentiel, je peux vous assurer qu’une fois passé le manque (de son envahissement) on revit, on reconnecte ses neurones!! Cela ne se fait pas sans souffrance mais le renouveau est au bout.

    Il n’y a pas d’âge pour se remettre en question et réfléchir à ce qui vous a conduit à accepter l’inacceptable. Il n’y a pas d’âge pour être libre et heureuse. Mieux vaut alors ne pas perdre de temps.

    11 mois et je me reconstruis. Il y a 10 mois, j’aurais été bien incapable d’exprimer quoi que ce soit tellement j’étais démolie. Je progresse et suis super enthousiaste de mes progrès.

    Soyez fière de vous. Je vous embrasse fort et vous adresse mon énergie super méga positive !!!! 😘

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  4. Bonjour Nicky !
    Bienvenue parmi nous !
    Je te le confirme, cet exercice est bon pour toi parce que tu as résisté à envoyer cette lettre. Tu es sur le bon chemin. Maintenant, il faut passer un cap important et indispensable : Ne même plus avoir envie de lui écrire, ne même plus penser à ce blog et ces autres femmes, mais te concentrer sur toi et seulement toi.
    Tu es toujours dans la phase d’addiction. Il doit y avoir quelque chose qui t’échappe dans le travail que tu fais sur toi. C’est drôle comme ta situation paraît limpide quand on a passé ce cap. Peut-être y-a-t-il quelque chose que tu refuses d’affronter. Mais comprends bien, comme Scarlette te le répète, tu es la seule a te faire souffrir à présent.
    Avant, tu ne savais pas… Aujourd’hui, tu sais.
    Alors il faut que tu rassembles les forces que tu gaspilles à essayer de lui faire ressentir quoi ? des remords, de la pitié pour toi ? Tu serais alors la seule sur cette terre à obtenir cela d’un PN. Non… Sérieusement… découvre ou redécouvre ce qui est essentiel pour toi. Prends soin de toi et rapproche-toi de tes vrais amis. Tu en as sûrement qui seraient heureux de découvrir cette nouvelle Nicky en construction. Si il n’y a vraiment plus d’amis, alors il va falloir que tu trouves de nouvelles activités qui te feront forcément rencontrer des nouvelles personnes. N’oublie pas que tu n’es plus la même depuis que tu sais qui tu es. Plus tu seras proche de la vrai Nicky, celle qui n’est pas effacée par un PN quel qu’il soit, et plus tu auras de chance de rencontrer de réels amis. Continue de te documenter sur le sujet et surtout poursuis le suivi psy, le temps de te reconnecter au monde réel et alors je n’ai plus qu’à te souhaiter une bonne route pour ta reconstruction. Nous sommes désormais tes compagnons de route🙂

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  5. Bonsoir Nicky,

    Je n’ai plus de contact avec mon PN depuis des mois maintenant mais lors de mon 1er véritable No contact, j’ai brisé celui-ci pour lui dire que je l’avais démasqué et que je savais qui il était. Je suis allée jusqu’à lui donner les références de mes lectures sur les PN. En fait, je lui ai tendu le bâton pour qu’il m’assène le coup final… Ce coup aura au moins eu le mérite de mettre un terme définitif à cette histoire mais cela m’aura également apporté des souffrances supplémentaires dont je n’avais franchement pas besoin.
    Il a lu ce mail et m’a dit que je l’avais écrit parce que j’avais besoin de trouver un responsable à l’echec de « cette relation » (extra conjugale) et que je l’avais écrit sur le coup de l’émotion.
    Ceci pour dire que vous avez bien fait de ne pas le lui envoyer, ca serait lui accorder encore trop d’attention qu’il ne mérite pas, que du contraire.

    Vous connaissez certainement la chanson « Confidence pour Confidence », je pense qu’elle résume à elle seule la relation avec un PN:
    « Je me fous, fou de vous, vous m’aimez mais pas moi, moi j’aime sans, sentiment, confidence pour confidence c’est moi que j’aime à travers vous…. »

    Le chemin le plus difficile pour ma part est de faire face à ma responsabilité, à savoir travailler sur mes propres blessures. Celles qui m’ont amenées à cotoyer cet individu. C’est sur cela que je me concentre aujourd’hui car c’est pour moi la partie la plus difficile, tellement ces blessures d’enfance sont enfouies et ancrées en moi depuis longtemps.

    Cette relation aura été une « bad romance » mais elle aura au moins eu le mérite de me permettre une merveilleuse rencontre, celle avec moi-même.
    Et rien que pour cela et malgré les difficultés que je rencontre encore actuellement, de part mon introspection d’une part et d’autre part pour les conséquences que je dois assumer suite aux mauvaises décisions prises sous l’emprise du PN, je ne voudrais effacer cette partie de ma vie.

    Le chemin est long et difficile mais l’aboutissement est certainement salvateur.

    Bonne continuation dans votre No contact et dans votre cheminement.
    Maya

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  6. 33ans de vie passé j ai mis des années à comprendre son fonctionnement et puis je suis tombée sur votre blog et la qu elle fut la surprise , j ai eu droit à tout harcèlement moral tromperie et à la fin les coups . Séparée depuis plus de un an, il continue tout en ayant mise en œuvre le no contact . Mes enfants travaillent avec lui encore plus difficile pour moi car il les manipule aussi j ai perdu tous mes repères , j ai fais le choix de m acheter un appartement suite à la vente de notre maison qui n’a pas été sans mal mais dans la précipitation j ai fais un très mauvais choix au lieu d aller dans le bon sens il me semble que je vais en reculons tout ça parce qu on veut que les choses ailles vite on repart sur des chemins tortueux Le déclic on l à mais apres c’est le vide total plus de joie de vivre presque à envier les gens heureux

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  7. bonjour Nicky et merci pour votre témoignage qui fait grand écho en moi dans le sens où ma vie avant « pn » comme la vôtre, se faisait en fonction d’autres personnes, mon mari, mes enfants et ma mère avant eux. Je n’en avais nullement conscience, persuadée que c’était mon choix. Comme j’ai cru que ce que je vivais avec lui était également mon choix. Il a tout de suite compris cette faculté que j’avais de prendre la responsabilité de ce que je vivais tout en me « sacrifiant » pour mon entourage.

    La lucidité de ce que je vivais aussi, je m’y reconnais. J’étais lucide mais en même temps incapable de l’intégrer, incapable de réagir, de laisser tomber, sidérer! (par habitude?). Il s’est énormément servi de cette faculté pendant la rupture, comme si j’étais la seule responsable de notre relation! Il laissait souvent tomber le masque comme si j’étais capable, moi, de le voir, de le comprendre, que de la manipulation et beaucoup moins éprouvant pour lui!

    Leur but dès le départ que nous soyons lucides ou non est de se renarciriser, de tirer du plaisir de leurs jeux malsains et de nous détruire si c’est possible!

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  8. Je veux ajouter que j’ai pris conscience de tout ça en consultant une psy, le pire a été de lui faire un compte rendu de mes consultations, espérant surement aussi que lui prenne conscience aussi, il me le faisait croire, me disant qu’il voyait un psy aussi, sauf que ça lui a permis de juste garder son emprise sur moi et d’entretenir ma confusion, il répondait toujours mais juste en entretenant le culte de lui et quand il a compris que j’allais enfin instaurer le non contact, il m’a dit que ça ne fonctionnait pas ma psy, vu que je continuais à communiquer avec lui, il avait tellement raison sur ce coup là!

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  9. Bonjour @Nicky,

    Beaucoup de choses ont été dites après lecture de cette lettre. Je ne voudrais pas être inutilement redondante et je n’ai pas grand chose à ajouter suite aux bons conseils et encouragements que vous avez reçu.

    En revanche, quelque chose me frappe dans cette missive qu’effectivement vous avez bien fait de ne pas envoyer.

    « Les jeux auxquels tu joues peuvent représenter un réel danger pour les autres, et cette fois-ci, tu es clairement averti pour tes prochaines conquêtes, si elles sont du type emphatique ! Les Marquises de Montreuil, elles, ne risquent pas grand chose. »

    Les mots « danger » et « averti » représentent clairement une menace. Comment pensiez-vous qu’il l’aurait pris ?

    « Allez maintenant, Michel, sors-moi de ce blog, il faut que je m’éloigne complètement de toi, que tous liens soient coupés !!! »

    Vous lui remettez le pouvoir entre les mains. Qu’est-ce qui vous empêche de ne plus y aller sur ce blog ? Pourquoi devrait-il le faire pour vous ?

    « Contacte l’hébergeur, demande leur de changer les mots de passe de ton hébergement. Il y a longtemps que tu aurais du faire ça, encore le jeu de ton côté, ce foutu jeu et son adrénaline…  »

    Là vous insistez…

    « ne joue pas trop avec le feu tout de même, il peut finir par brûler, il me suffirait d’appuyer sur le bouton « publier ». »

    Et là vous recommencez à menacer…

    Que cet homme soit PN ou non, mettez-vous à la place du destinataire…;-)

    Comprenez-vous où je veux en venir ?

    C’est sans jugement aucun, croyez le bien. Parfois, changer de position permet d’avancer plus vite.

    Prenez bien soin de vous.

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    1. Isabel, les autres lecteurs, Nicky

      Une lettre non adressée ?
      Un mot, une phrase non prononcés ?
      La paix peut survenir par le silence,
      Déblatérer ne fait pas qu’on avance.

      Quelle paix intérieure !
      Quelle joie intérieure !
      ressenties
      d’avoir choisi l’option silence
      de se voir posséder cette force
      de voir que la sagesse de l’esprit prend le pas sur la faiblesse de l’ego.

      Le silence FACE à une personne en conflit peut mener à mon bonheur individuel
      Le silence AVEC une personne en relation peut mener à nos bonheurs individuels.

      ex-cobaye😢, théoricien😉 novice, commentateur amateur (pas toujours éclairé)😢 de l’abus narcissique.
      Greg💗☺💗

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    2. Bonjour @Isabel ! Je ne généraliserai pas mais j’ai eu aussi une période où ma haine était telle que je l’ai menacé ouvertement, j’ai joué avec le feu comme dit plus haut car les menaces je les ai bel et bien envoyé moi… Nicky le menace dans cette lettre mais elle ne l’envoie pas, on peut certes se dire que ce n’est pas très moral mais je préfère lire cela que « je t’aime encore malgré tout » par exemple. On est humain et lorsque l’on est (des)abusé, la riposte l’est aussi (humaine). C’est sa colère qui la fait s’exprimer ainsi et cette étape de colère me semble saine et indispensable pour rompre avec eux. Cela lui passera, comme cela m’est passé je pense 😉 Au plaisir !

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      1. Entièrement d’accord, Lelandais😉, je ne juge pas, je ne fais que mettre le doigt dessus…justement pour aider à la mise à distance.
        J’ai eu évidemment moi aussi cette période.
        Et crois moi, ça a été très, très violent.
        Le jour où j’ai « vu » et « compris »ce que j’envoyais comme message tant implicite qu’explicite, j’ai eu un grand choc mais cela a eu le mérite de stopper net mes égarements.
        Au plaisir de te lire également !😉

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      2. Bonjour à mes nouveaux compagnons de route @Caren 😊 et merci à tous de vos commentaires. Les visions, réactions et partages de tiers non impliqués mais qui ont traversé des épreuves similaires sont d’une grande aide à ma réflexion et j’espère faire de même à travers le partage de mon vécu. Merci encore.
        J’ai écrit beaucoup de lettres à ce monsieur que je n’ai jamais envoyés, elles m’aidaient personnellement à comprendre ce que je vivais, et je ne dis pas que je n’ai pas essayé de lui montrer, de le convaincre, mais nettement moins que dans mes écrits personnels.

        Je ne suis pas certaine d’être une vrai dépendante affective @Scarlett, même si les circonstances de ma vie ont fait que oui, j’ai vécu à travers les autres, mais je ne savais pas que j’avais d’autre possibilité. Et tout comme @poukette, je ne me suis jamais sentie victime de quoi que ce soit. J’ai toujours apprécié avoir de longs moments de solitude physique, qui étaient d’ailleurs difficiles à trouver avant mon changement de situation. Maintenant j’y suis relativement plongée, et cette solitude là, en tous cas pour l’instant, j’en ai vraiment besoin. (Serait-ce un morceau du vrai Moi ?)
        J’écrivais il n’y a pas si longtemps dans mon carnet de note :
        « Je réalise tout juste que mon enfance m’a formaté à accepter beaucoup afin d’être aimée, un fonctionnement automatique. Je réalise aujourd’hui que depuis ma naissance je m’égosille pour être entendue, de mes cris de bébé à la petite fille qui se roulait par terre apparemment sans raison, à l’adolescente qui piquait des crises de nerf inexpliquées, même à ses propres yeux dont elle cachait la honte ensuite, à ce que les autres enregistraient comme des plaintes mais qui étaient ses tentatives d’expliquer avec entêtement et sous toutes les formes possibles son ressenti, juste pour qu’on l’entende, qu’ on accepte que ses besoins, ses idées méritaient d’être pris en compte, même juste un peu, même si ils n’étaient pas ce qu’ils auraient dû être à leurs yeux»
        Je n’ai eu que peu d’expérience de la vie réellement, je suis passée de cette enfance/jeunesse assez isolée des autres de mon âge, dans laquelle je n’étais qu’un objet, à la vie avec mon mari, qui a finalement été très similaire en y ajoutant mon utilité. Mon isolement ainsi que le manque de répétitions n’ont pas contribué à me « réveiller ». Un objet passant d’une bulle confortable à une autre, encore plus éloignée de la réalité.
        Dépendance affective, ou simplement comprendre ce que c’est que d’être « Soi », c’est peut-être un peu différent. Je ne peux pas vous dire ici où j’ai passé ma vie d’adulte, mais si vous le saviez, vous comprendriez mieux. Un endroit de rêve, éloigné de tout, où il est facile de rester hors de « votre » civilisation qu’aujourd’hui je dois faire mienne. Accepter aujourd’hui d’avoir porté les symptômes des autres toutes ma vie sans me rendre compte de rien, et pourtant je cherchais à ma manière, mais j’étais tellement loin … Pas étonnant que mon corps m’ait envoyé des signaux … mais pas de possibilité de suivi psy sur place, c’est comme ça. Etonnement, je pense que mes enfants ne sont pas trop abimés et je souhaite profondément ne pas me tromper.
        Oui @Lelandais, cette relation avec ce PN, est d’une certaine manière une bénédiction, si je réussis la suite. Et il est plus facile d’apprendre que de désapprendre. Ce Michel n’est que la partie apparente de l’iceberg, et elle me permet de travailler sur tout le reste. Toutes les souffrances d’une vie d’un seul coup, en bloc. C’est un ouragan force 6 sur quelqu’un qui n’avait cru connaître que le beau temps. Choc … Sidération ….

        Je voulais que ce Michel me reconnaisse en tant que « personne », quitte à ce que cela soit pour une rupture, je savais tout de même que l’on ne peut forcer personne à nous aimer. Je voulais qu’il reconnaisse que le lien de son côté n’était pas un lien d’affection, et qu’il me laisse rompre sans toujours revenir me chercher, m’aguicher, qu’il me laisse couper les liens, ou même qu’il les coupe lui-même.
        Evidemment, c’était sans compter avec ses caractéristiques perverses narcissiques, qui même si clairement admises aujourd’hui, ont par moment encore un coté irréel.
        Et je comprends, depuis très peu de temps d’ailleurs, ce que veut dire « se reconnaître soi-même », l’estime de soi, avant je n’en comprenais que la rationalité des mots. Je découvre que j’aurais dû savoir exister à mes propres yeux, et que si j’avais su le faire, je ne me serais pas laissée traitée ainsi. Mais je comprends aussi pourquoi jusqu’alors je ne savais pas.
        Oui, je lui ai donné le bâton pour me battre. Mais quelqu’un de réellement bienveillant, comme il prétendait l’être, n’en aurait pas abusé de la sorte.
        Mon inconscient avait construit depuis longtemps un monde de bisounours, au départ pour me permettre de survivre sans doute, monde qui s’associait également bien l’irréalité des circonstances dans laquelle j’ai vécu. Je ne croyais pas au diable évidemment. Une vraie bisounours tombant d’une autre planète ! Oui, cela existe, et oui, j’en ai aujourd’hui même un peu honte ! Briser cette vision afin de pouvoir percevoir l’autre extrême qu’est la Perversion Narcissique, n’a pas été chose facile, et parfois j’y retourne, c’était vraiment passé d’une extrême à l’autre. J’ai eu la chance de trouver un psy formidable, et je ne vais pas le voir depuis deux ans en touriste.

        Oui @Isabel, le désir de vengeance m’a dévoré depuis un mois, et de plus ce Monsieur m’en a laissé, à mon avis volontairement, le moyen, son blog, pour lui une fierté ainsi qu’un support important de son nouveau business, que je pouvais détruire en un temps trois mouvements.
        Je l’ai quitté, il y a un mois maintenant, en lui écrivant ces derniers mots :
        “Tu as joué à un jeu sacrément dangereux ! Vois-tu ce que tes souffrances t’ont fait faire ? 
        Alors souhaite que je sois plus forte et plus bienveillante que toi, que j’arrive moi à trouver la force du pardon de l’âme, car tu es inexcusable.”
        Ce monsieur s’est déchargé sur moi, des souffrances infligées par une autre, tout ça n’était qu’un jeu pour lui. Tout n’est qu’un jeu pour lui, quitte à se mettre lui-même en danger. Me laisser libre accès pour une vengeance possible était délibérée de sa part, non seulement c’était un lien qu’il maintenait mais aussi il savait que j’allais devoir me battre contre moi-même devant une telle tentation, m’infligeant ainsi une nouvelle souffrance. Je n’ai été que le pion d’un joueur averti dans cette affaire. Ils savent très bien qu’ils déchargent une partie de leur perversité sur nous.

        Depuis deux jours maintenant, je n’ai plus les codes, et je retrouve un peu de sérénité, le diable m’a quitté. Oui, j’ai rompu le no contact, oui, je suis rentrée à nouveau dans le jeu pour une semaine, c’était le seul moyen. Je n’ai pas menacé, j’ai prévenu et re-prévenu de suites possibles si il ne changeait pas ses fameux codes d’hébergement, il n’y avait que lui qui pouvait le faire, je vous passe les détails techniques. Mon psy m’a accompagné dans ma démarche.
        Ce ne fut pas facile, une vraie épreuve de force, il trouvait toutes les excuses, compétence, temps, ipad mais pas d’ordinateur disponible en voyage, puis ce fut des raisons professionnels, des vieux amis, et j’en passe. J’ai tout fait pour l’aider, lui ai tenu la main, il n’avait qu’à faire un copier-coller de mon mail et l’envoyer à l’hébergeur depuis son adresse email.
        Mais il ne m’a pas entendu, mais je me suis entendue pour une fois, c’était important pour moi que ce lien de souffrance qu’il maintenait soit coupé. Alors, oui, j’ai fait, en tremblant mais j’ai fait ce que je savais allait le faire réagir sans toucher sa famille et son travail.
        Est-ce une vengeance @Lelandais, je ne suis pas certaine, j’ai l’impression de m’être défendue. Mais si c’en est une, je l’assume moralement, rien n’était moral dans cette histoire. J’ai prévenu, attendu une semaine, même aidé, je n’ai aucun remord.
        Il n’est pas violent physiquement, et il ne pourra pas me « mettre à mort » façon PN. Je n’y retournerai jamais. Il n’y a aucune chance que je rompte ce No Contact, et il est fort improbable qu’il essaie de se rapprocher une nouvelle fois de moi !

        Il me reste beaucoup de travail sur moi à faire @Maya1977, d’acceptation, de désapprentissage, d’apprentissage, et comme me l’a dit @Stellabat, passé la cinquantaine, il ne faut pas perdre de temps, mais aurais-je le temps ?
        Je ne suis plus certaine que le vide soit réellement mon problème, la remise en question est tellement totale et incroyable, le doute, l’irréalité de la situation (ne suis-je pas supposée avoir mis les pieds dans la réalité ?), l’inconnu devant moi. Qu’est-ce que ce monde ? Comment vais-je m’y intégrer ? Que vais-je faire de mon vieux mari, bien inoffensif maintenant, mais qui a besoin de moi ? Voilà un peu où j’en suis.

        Afin de sortir du statut de victime, il faut d’abord découvrir en avoir été une. @poukette

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      3. Chère Nicky

        Le piège ultime du pervers narcissique est de vous transformer en lui, que votre colère vous pousse à l’auto-destruction. Et que vous vous en preniez à lui publiquement… afin se retourner définitivement le statut de bourreau et de victime à son avantage et jusque dans votre esprit.

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  10. « Lucide et sidérée », ce sont des mots qui me parlent.
    Quand on commence à s’informer sur la manipulation, que l’on découvre le profil du PN, qu’il colle à celui ou celle que vous fréquentez, c’est une onde de choc qui vous laisse dans un premier temps K.O. La sidération s’empare de vous, un stunami. Il est important de pouvoir en parler, d’écrire pour évacuer.
    La souffrance est terrible mais que faire ? On ne peut rester sidéré des mois sans réagir. Continuer à se lamenter ou décider de ne plus jamais vivre un tel enfer ? La seconde possibilité me semble être la seule solution.

    Chercher auprès du PN la validation de ce que l’on vient de découvrir, c’est une erreur que l’on commet par ignorance. Lui balancer à la figure qu’on l’a démasqué c’est s’exposer à des représailles. Au mieux il vous lâche, au pire il vous harcèle et attend que vous vous écrouliez totalement. Les exemples de leur pouvoir de nuisance sont légions dans les témoignages que j’ai pu lire ici.
    On ne joue pas dans la même catégorie, nous poids plumes et eux poids lourds. Cependant, la victoire nous l’a gagnons d’emblée car eux sont et demeureront des éternels loosers, des parasites, des riens.

    A la lumière de sa lucidité retrouvée, il est important de comprendre que ces personnages entrent dans notre vie parce que la porte est grande ouverte.
    La première mesure à prendre c’est de verrouiller son intérieur et d’activer le système d’alarme. Pas de « ça » chez moi !!!
    Vous ne laisseriez pas un inconnu entrer chez vous sur sa bonne bouille, fouiller tous vos tiroirs, lire votre courrier, s’emparer de vos biens, vider vos placards, mettre à sac votre maison, se servir de tout ce qu’il a volé pour vous nuire et l’inviter à revenir quand il veut ?!

    Maintenir le No contact c’est l’unique solution pour remettre ses neurones dans le bon ordre et se premettre de réfléchir sans être parasité. Quand il y a des enfants en commun, très difficile, en revanche prendre la bonne distance, s’en tenir au faits, ne pas laisser de prises, cela est possible.
    Il nous a laissé sur un champ de ruines, l’avantage c’est que l’on peut tout reconstruire…en mieux.

    Le chemin est long pour retrouver sa confiance, son estime et se respecter. Se pardonner d’avoir fait cette mauvaise rencontre, se souvenir qu’il s’est immicer dans nos failles. Ce chemin est le bon. Oui il y a un avant et un après et l’après est tellement plus plaisant. C’est une rencontre avec soi même, une découverte, une richesse.
    Courage. On est bien plus fort que ce que l’on imagine.

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  11. Nicky

    Bravo pour votre courage
    Vous pouvez être fière d’être si lucide et de ne pas avoir envoyé cette lettre

    De tout coeur avec vous

    Greg

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  12. J’ai aimé « Sans compter l’assurance de ne jamais être oublié », c’est exactement ça ! Non seulement il nous a pourri la vie mais en plus, on n’arrive pas à s’en défaire ! Même après 18 mois de no contact, j’en suis encore à « espérer » une prise de conscience du mal qu’il m’a faite…Ca, mêlé à encore une forme de colère qui est extrêmement difficile à évacuer car faisant presque partie de moi-même maintenant !…pas simple !

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    1. Bonjour @Eveiloriental , je ne peux pas vous laisser dire que l’on arrive pas à s’en défaire ! N’esperez plus qu’il comprenne le mal qu’il vous a fait , il l’a compris et c’est précisément ce qu’il recherchait… Si vous êtes 18 mois après, toujours dans le déni (espérer qu’il change), je vous invite à relire les articles du blog et vous suggère une aide psychologique. C’est difficile mais il faut sortir du rôle de « pauvre de moi », il faut chercher en vous seule , ce qu’il faut régler, ce qui vous a conduit dans cette relation malsaine. Lui est incapable d’évoluer, acceptez le et concentrez-vous sur vous seule. Ne rabâchez pas en boucle les mêmes choses , sortez , lisez , occupez votre esprit à autre chose. Je sais combien c’est dur , j’entendais son nom et son prénom sans cesse dans ma tête pendant presque deux ans, j’ai cru être possédée mais quelque part nous le sommes… Ce qui m’a aidé, c’est dès qu’il me venait en tête, écrire , lire , dansez , me promener, passer un appel, n’importe quoi pour que cela passe , ça passait , et, je n’entends plus son nom et son prénom depuis que je m’aime moi… Je vous souhaite d’y arriver, courage, vous pouvez le faire aussi ! 😉

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      1. Je ne pense pas à lui jour et nuit, loin de là😉 pour vous, ça a duré 2 ans, moi j’en suis à 18 mois, donc ça va venir. Et puis, j’ai fait mon auto-analyse, je ne me sens plus « victime », mais j’ai encore de l’amertume c’est clair. Je pense que ces gens blessent l’enfant qui se trouve en nous, enfant qui était déjà blessé auparavant. Toute l’attention doit être portée sur cet enfant pour le remettre en selle, surtout bien mieux qu’il n’était avant de rencontrer le PN. Mon PN était spécial, c’était un religieux, il a nourri en moi de l’espoir pendant de nombreux mois, puis m’a dit qu’il avait rencontré une autre femme..je n’aurais jamais pu imaginer qu’un homme de son rang puisse agir de la sorte, c’est ça qui m’a désorientée…bref, peut-être qu’un jour je publierai mon message aussi😉 bonne soirée

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      2. oups, et puis j’ajoute, je pense qu’ils ont réellement conscience de ce qu’ils font, je n’ai aucun doute là dessus, ils savent qu’ils font du mal mais ne peuvent juste pas le ressentir. Reste que leur égo est tellement surdimensionné que l’idée même de s’excuser leur est impensable. Et c’est justement parce qu’ils ont conscience de ça qu’il y a une chance même infime qu’un jour, ils puissent s’exprimer. Ceci dit, j’ai connu plusieurs pn et aucun d’eux ne s’est jamais excusé donc…ça fait encore partie de mon histoire de ne pas arriver à complètement oublier, c’est comme ça, j’accepte ce qui est😉

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      3. Hello Françoise

        Bien entendu qu’ils savent ce qu’ils font ! Justement le piège numéro 1 des victimes est…de croire que le pauvre petit PN est totalement innocent et n’a pas conscience de ses actions. Allez, mords un peu plus dans ma gorge pendant que je détourne le regard 😅.

        Ils savent qui ils peuvent arnaquer et qui ils ne peuvent pas arnaquer. Un moment donné, chacun doit ouvrir les yeux.

        Je suis tombée sur une citation qui résume parfaitement les attentes complètement surréalistes d’excuses de la part des PN sur leurs propres méfaits : « A tiger doesn’t loose sleep over the opinion of a sheep ». En français : un tigre ne perd pas le sommeil à cause de l’opinion d’un mouton.

        Ceci est l’illustration parfaite de leur pensée. Pendant que les petits moutons attendent des excuses, les PN les saignent à blanc et avec le sourire en plus.

        S’ils s’excusent, c’est uniquement parce qu’ils ont un plan encore plus vicieux en stock.

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  13. Bonsoir Nicky,

    j’ai été émue par vos écrits, moi aussi j’ai ressenti cette colère immense contre lui et contre moi aussi d’avoir été aussi stupide ! Un an après notre rupture qui a duré 2 ans je me pose encore bien des questions est ce notre âge qui ne nous aide pas ? Passé la cinquantaine , je ne pensais pas pouvoir encore ressentir autant de chose pour un homme , avoir encore cette fraicheur que l’on a à 20 ans , cette émotion dans les sentiments, cette envie d’être vivante ! Alors oui nous sommes tombée dans les griffes du PN mais au début c’était tellement bien ! d’où certainement notre colère , moi je lui ai exprimé c’est un lâche et à part me traiter de folle , de psychopathe il n’est jamais revenu sonner à ma porte . Sur le coup ça me faisait du bien , mais le chagrin demeuré . Il faut faire le deuil de cette histoire ,c’est impératif car nous vallons bien mieux que ça ! Mais , comment le dire… il faut être lucide et les histoires d’amour sont de plus en plus compliquées alors oui on aurait tellement aimé qu’il soit juste « normal » ce PN et continuer tranquillement , nous avons tellement à donner et ça lui a su le voir et malheureusement s’en servir contre nous, un échec pour nous une victoire pour lui !

    Je ne sais pas si je dois regretter quelque chose .J’ai changé , j’ai avancé , j’ai compris mes failles , j’ai pansé mes blessures , les choses deviennent plus claires , je suis apaisée mais je garderai en moi ce goût amer d’un amour à sens unique , destructeur et au combien toxique un poison en somme ! Le réconfort vient des échanges comme ceux ci sur des blogs et je me dis que nous nous sommes solidaires , attentives les unes aux autres , nous pouvons partager nos expériences , nous épauler. Eux ils sont enfermer seul à jamais dans un monde vide , isolé dans un cercle infernal ! Finalement leur existence est tellement plus pathétique que la notre que les laisser à leur triste sort et la meilleur façon de se ressourcer et de reprendre sa vie là ou nous l’avions laissé plus riche encore de savoir et de connaissance sur nous même !
    Demain nous irons plus loin et nous vivrons mieux alors plus de temps à perdre on fonce vers le bonheur ,on y croit et surtout on continu d’AIMER la Vie !

    Avec toute ma sympathie , je vous envoie plein de courage !

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    1. Merci Rose de votre si beau et vrai partage.
      Oui, il est vrai que de ressentir à nouveau toutes ses émotions pour un homme a réellement été pour moi aussi une extraordinaire surprise au début, l’impression de vivre … et c’est bien le problème qui montre que « je ne vivais pas », que « je ne savais pas vivre ». Je vais essayer d’apprendre …

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    2. Chère Rose et tous ceux qui continuent à se comparer aux autres personnes :

      Je reprends votre phrase :

      « Eux ils sont enfermer seul à jamais dans un monde vide , isolé dans un cercle infernal  »

      Le fait de se rassurer/sentir rassuré(e) par le malheur PRÉSUMÉ d’autrui montre que vous n’êtes toujours pas sortie de la soumission et devenue un ETRE INDÉPENDANT. Votre malheur ou votre bonheur ne devrait pas dépendre de celui de votre entourage direct ou indirect mais bien de votre source intérieure.

      Parlez plutôt de vous, de vos accomplissements, de vos rêves et pas de la supposée « vie pathétique » des PN. Nous n’en savons rien, d’une part ; d’autre part, se focaliser sur du positif est beaucoup plus intéressant. ça rejoint toujours ce mode de pensée qui consiste à s’occuper de la vie d’autrui pour fuir la sienne.

      Alors, de grâce, mettez plus de commentaires sur votre vie, sur ce que vous avez réussi à transformer sans y inclure le triste sort de X ou Y.

      Plus de vous et moins de comparaisons❤

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      1. Chère Scarlett ,
        Vous me faites réflechir … cependant quand vous écrivez je cite « Votre malheur ou votre bonheur ne devrait pas dépendre de celui de votre entourage direct ou indirect mais bien de votre source intérieure. » je ne suis pas tout à fait d’accord car mon bonheur intérieur c’est une chose mais mes plus grands bonheurs viennent de mes enfants , ma famille , mes amis , mes amours (entourage direct) …. je vis avec et pour les autres : si mes enfants sont heureux je suis heureuse par ex . Moi seule: quel intéret ? J’aime partager , échanger , penser , rire , jouer , AIMER mais pas seule … ça me rappelle une citation :

        “Ce n’est pas parce que tu es belle qu’il t’aime, mais parce qu’il t’aime que tu es belle.”

        Alors oui mon bonheur dépend de mon entourage et le bonheur de mes proches dépend aussi du mien … j’ai certainement encore bien du chemin à parcourir …

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      2. @Scarlett , tu as raison mais quand on a pensé longtemps qu’ils s’en sortiraient toujours, on doit aussi , avant l’indifférence se dire le contraire, du moins on peut en passer par là … C’est une manière de se dire qu’ils ne s’en sortent pas si bien que cela… J’y suis passée aussi, pourtant je ne suis pas dans une vision comparative , que ce soit entre deux personnes, ou entre autrui et moi-même. Mais après lui, je me suis dit :  » Mince! Tout lui sourit , tout le monde l’adore , il gagne très bien sa vie , il n’est jamais triste alors qu’il ne fait que du mal, c’est injuste ! » Je pense que chacun est comme il est avec ses forces et ses défauts, se comparer est inutile en effet . Mais ça m’a fait plaisir et ça m’a donné de la force au début, de me dire que lui serait figé dans le même mode opératoire, qu’il serait à vie, une coquille vide, alors que moi pas. Cela a fait partie du chemin de l’estime de moi même. C’est peut-être bête mais c’est comme ça. Ça a aussi contribuer à chasser mon envie de vengeance. Me dire que la vie , se chargerait de lui. Maintenant je me dit, peu m’importe qu’il vivent bien ou mal, qu’il continue à se faire plaisir en détruisant, qu’il finisse seul ou pas, cela ne changera rien à ma vie. Mais c’est aussi une étape à passer, en tous cas pour certaines d’entre nous… 😊

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  14. Bonjour Nicky,
    Tout d’abord, merci de parler de cette introspection, par laquelle je pense nous sommes tous obliger de passer pour pouvoir, sortir réellement de l ombre, car comme a dit stellabat précédemment, et cette métaphore m a plu ENORMEMENT,  » le PN n’est qu une ordure que l on va jeter définitivement, mais s être débarrassée de ce déchet, il y a autre chose dans nos profondeurs, et la peur, la pudeur, l intimité et cela est normal, nous empêche de nous mettre face à nous même. Cela peut sembler confortable de s accrocher à autre chose comme le PN, qui n’est qu une chose, une addiction parmi tant d autre ? d’ailleurs j ai ressenti le même manque que quand j arrêtait de fumer quand l enfer c’est arrêté…
    Dans tous les cas, tu as eu l’instinct de partager cette lettre ici et pas à lui, et cela te sauvera certainement de multiples désagréments de la part de ce monsieur.
    Moi je la lui ai écrite cette lettre sous forme de sms, je n étais pas encore bien informée et avertie à l ‘époque, c’ était il y a 6 mois.
    Dis toi qu après coup, ses réponses tout aussi sidérantes et déstabilisantes les unes que les autres, comme : « on dirait que tu est encore sous mon emprise, » ceci en attendant ma validation pour mieux se réjouir, mais le simple contact validait ce propos.
    Après analyse je l’imaginais avec un rictus et une jouissance similaire à un orgasme en répondant à mes texto, et en lisant mes mots, »maux », et se foutre de moi en pensant, « pauvre conne je te tiens encore », mais ca c’était avant.
    Bref j’ai continué le combat malgré tout, c’est à dire le NO CONTACT MAXI, puisque nous avons eu un fils, qu’il » prenait », à l’époque.
    Nicky, je suis en pleine phase de reconstructions et affrontes chaque jours mes démons, cela réveil bcp de souffrances, certes, MAIS je préfère régler tout ceci définitivement, pour éviter de retomber sur un » révélateur  » de ce genre et de la revivre l enfer vécu durant 7 ans et une précédente relation similaire. Bref comme toi!vous! nous! je me découvre, et découvre mon dévouement pour autrui sauf pour moi, mais surtout je tiens à te dire que l âge n a pas d importance.
    Depuis ma libération, je suis heureuse de léguer à mes enfants et petits enfts le souvenir d une survivante heureuse de vivre aujourd hui, que de celle, souffrance que j étais avant. même si le combat n’est pas terminé, mais il est gagné d’avance cette fois.
    Alors espérant que tu trouve du soutien dans nos témoignages, je te souhaite BCP BCP de courage en te faisant aider, en étant centrer sur toi, pour ne prendre soin que de toi, t’aimer, comme je m aime tant depuis peu, et ne lâche pas, même quand cela te semblera insurmontable, tu as une belle vie à mener.

    Bien a vous à nous à moi Nini

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    1. le PN n’est pas une ordure, il a des connections et des zones du cerveau qui ne fonctionnent pas correctement. Il ne connaît pas l’empathie, est incapable d’anticiper le mal…j’ai vu une vidéo hallucinante à ce sujet, plus précisément sur les psychopathes, le degré supérieur du PN. A en donner la chair de poule !

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      1. Ce n’est pas le même profil et leurs motivations ne sont pas les mêmes non plus.

        Les pervers narcissiques sont créés par l’homme. Les psychopathes sont nés effectivement avec un cerveau différent. Les sociopathes sont des psychopathes mais aussi créés par l’homme.

        Quand un être humain est placé dans un contexte extrêmement abusif, le cerveau doit s’adapter. Selon la nature des abus et leur gravité ainsi que la sensibilité du sujet, il se dirige soit vers la perversion narcissique, soit vers la sociopathie, soit vers une maladie mentale. Ou encore il finit dépendant affectif et victime des profils précédents.

        Un sociopathe, typiquement, n’a pas d’image sociale comme le pervers narcissique, pas d’amis ni de connaissances long terme non plus. Le masque social et les milieux dans lesquels il évolue sont beaucoup plus versatiles qu’un PN.

        Les sociopathes appartiennent à une catégorie bien spécifique en psychiatrie ainsi que les psychopathes = personnalités antisociales.

        Antisocial ne signifie pas forcément criminel des rues sombres. D’ailleurs, quand tu lis les travaux de Robert Hare (spécialiste mondial de la psychopathie), il démontre que le plus grand nombre de psychopathes se trouvent dans les professions en lien avec le pouvoir… et la finance. ça rappelle quelque chose à quelqu’un ? Donc un « antisocial » est avant tout un individu dont la seule et unique raison d’être est de servir ses intérêts quel qu’en soit le prix, même si des millions de personnes doivent en perdre la vie.

        C’est simple. Pour un psychopathe, il n’y a que lui qui soit humain et mérite de vivre. Il y a d’autres facteurs biochimiques qui font qu’ils éprouvent une forme d’ennui (boredom en anglais) qui les pousse à chercher toujours plus de stimulations. Sauf que leurs stimulations les plus drôles se font systématiquement au prix de la destruction de tiers.

        Il faut bien se renseigner.

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      2. simple métaphore qui me convient pour me débarrasser du problème, pour moi que ce soit une partie ou son cerveau complet. Par contre effectivement, parfois j avais le sentiment que ces actes dépassaient ses pensées, qu’il ne prenait conscience ou se fichait de ce que pouvait engendrer ces agissements.
        @ Scarlett par contre les motivations du PN et sociopathes sont elles les meme ?
        car la j’ai un doute !!!

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  15. Bonjour,

    Le désir de vengeance est naturel et celui-ci m’a habité de longs mois. J’ai pensé à lui rendre la pareille, à savoir sonner à sa porte et me présenter auprès de sa femme. J’en ai rêvé même. Mais ma raison a finalement prit le dessus et surtout, je ne voulais pas descendre à son niveau de médiocrité.
    Vouloir mettre un terme à cette relation de manière claire, en lui expliquant le mal qu’il m’avait fait, en pointant du doigt ses incohérences (…) n’ont servi qu’à m’épuiser davantage. Car au final cet individu dénué de tout ce qui fait notre humanité aura toujours le dernier mot.

    Mais c’etait important pour moi à ce moment là. La plus belle des vengeance en ce qui me concerne est et restera mon silence définitif.

    J’avais déjà pas mal avancé avant de découvrir ce blog au niveau du deuil de la relation mais les témoignages, les commentaires et les échanges me permettent d’avancer dans ma reconstruction.

    Car au final, l’important dans toute expérience quelle qu’elle soit, s’est d’en retirer le positif.

    Les lectures conseillées par Scarlett et par tous les membres de ce blog pour se comprendre et se découvrir sont d’une grande aide en plus de la thérapie avec une psychologue.

    Apprendre à s’aimer pour soi peut se faire à tout âge.

    Il faut avancer chacun à son rythme, ne négliger aucune étape dans ce long et douloureux processus.

    Bon courage à toutes et tous.

    Maya

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    1. Hello à tous,

      Qu’un sentiment soit normal ou pas, finalement c’est à son émetteur de le décider… Si une personne souhaite se venger d’une autre, qu’elle le fasse MAIS il est impératif de bien peser le pour et le contre, surtout quand vous savez que l’autre n’a pas de conscience donc pas de limite donc pas de mesure entre la blessure infligée et le retour de bâton et bien entendu, pas de prise en compte de ses propres actions.

      Bref, avant de jouer avec quelqu’un, prenez garde de ne pas avoir à affronter un adversaire qui ne joue pas selon les mêmes règles que vous.

      Il y a aujourd’hui… et il y a demain et de nombreux autres jours (peut-être) avant de quitter cette planète. A bon entendeur😉.

      Concernant ce besoin de reconnaissance, j’avoue ne pas y adhérer. Psychologiquement, c’est un phénomène connu que de croire que c’est la même personne qui vous a fait du mal, qui va ensuite miraculeusement reconnaître tous ses torts et demander pardon. Logiquement, cela ne se tient pas du tout. Si une personne prend le temps de découvrir vos blessures puis monte un plan pour les exploiter à leur plein potentiel, en sachant le mal que cela va vous faire… quel est le pourcentage de chances que celle-ci vous présente des excuses sincères et non stratégiques ?

      On se rapproche dangereusement de la psychose. Cette pensée émane directement d’une illusion (Bisounours, cf le commentaire général de Nicky) et ne repose sur rien de réaliste sur notre planète. La vérité est que si cette personne prononce des MOTS d’excuse, ce n’est que pour vous maintenir dans le jeu morbide et avoir l’occasion de vous tirer une autre balle ou de vous achever plus tard.

      La preuve, s’il en faut une, est que cette même personne repart dans les mêmes malveillances si vous gobez ses MOTS… Quelle belle sincérité !

      C’est à vous de vous sauver. Le bourreau ne replace pas la tête du cadavre qu’il vient de décapiter pour lui redonner la vie…

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      1. Merci Scarlett.bien dit lorsque tu ecris qu après les excuses il repart ds la même malveillance.ca sent le vécu.quelle horreur ces personnes .réveillez vs les filles et les garçons tournez la page et sortez de ce cauchemar qui est reeel.moi c presque fait.😉

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      2. Ils jouent sur le doute et sur l’espoir illusoire d’un changement positif.

        Quand un manipulateur tombe sur une personne qui n’a pas confiance en son propre jugement et qui vit dans un fantasme de la relation idéale, c’est un jeu d’enfant que d’en tirer profit.

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  16. Nicky, je n’arrive pas à répondre directement en-dessous de votre réponse qui m’a émue comme jamais depuis longtemps !

    Prenez soin de votre mari, ce serait mon conseil comme je prends soin du mien, un homme qui m’a aimée comme j’étais, soumise et inconsciente de l’être car toujours rebelle mais toujours là, une homme qui m’a aimée et attendue pendant mon histoire avec « pn », un homme qui m’a ramassée après, un homme qui est là et qui m’aime quoi que je fasse, qui m’a aimée avec mes failles, qui m’a soutenue quand j’y faisais face, qui m’aime tout simplement quelle que je sois.

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    1. Chère Poukette

      Effectivement, vous nous brossez le portrait d’un Saint et vous avez bien raison de le chérir car peu de personnes feraient preuve d’une telle abnégation sauf les victimes de PN justement.

      Take care❤

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      1. Sa mère était « pn », je le comprend maintenant même si instinctivement j’ai limité son influence sur notre famille toujours avec l’aval de mon mari. Nous avons toujours eu des rapports cordiaux en surface quand il le fallait, elle n’a jamais eu aucune influence sur moi car je ne l’aimais pas. Mon mari lui recherchait toujours,je pense, une reconnaissance de sa mère tout en lui interdisant d’interférer sur notre famille.

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  17. Bonjour ! 😊 @ Nicky, la sidération que vous vivez est normale , c’est maintenant à vous de prendre le chemin de l’acceptation. L’acception qu’il ne peut RIEN comprendre de ce que vous souhaitez qu’il comprenne. Que les conséquences possibles dont vous l’avertissez sont précisément ce qu’il recherche, que vous tournerez en rond et perdrez de l’énergie, à rompre le no contact , quelle qu’en soit la raison. Je suis passée par là aussi, je lui avais demandé de me bloquer sur son téléphone , il a dit « je ne ferai jamais cela » , je l’ai fait, et , le faire moi même m’a soulagée, j’ai repris le contrôle ! J’ai compris qu’il laisserait toujours la porte entre ouverte, pour recevoir , ne serait-ce que des miettes de mon désespoir, de mon énergie … Qu’en lui disant cela , je lui donnais encore le pouvoir… Je rejoins Scarlett quand elle dit que le piège ultime du Pn c’est que nous nous en prenions à lui ! C’est nous transformer en lui ! Que nous ressortions le poison qu’il nous a injecté sur lui, sur autrui, que les qualités que nous avions en le rencontrant soient mortes… Je l’ai réalisé après l’avoir insulté (je déteste la vulgarité) et même menacé de mort… J’avais la sensation de me défendre également mais en réalité, je continuais son jeu, j’étais encore sa disciple… Vous êtes lucide et effectivement c’est vous qui avez le pouvoir de transformer cette expérience sombre en lumière ! Cela prend du temps et cela demande un travail sur soi énorme mais le jeu en vaut la chandelle 😉 @Isabel, il a été là mon électrochoc, effectivement … Je ne me suis tellement pas reconnue dans ces attitudes que j’ai dit stop ! Je ne veux pas être comme lui ! J’ai choisi de redevenir celle que j’étais avant, en mieux ! 😊 En mieux , parce que, j’ai fait le travail d’amour envers moi même que je n’avais jamais fait, j’ai chassé tous mes vieux démons pour ne pas en attirer de nouveaux ! Je suis bien seule face à moi même, et c’est à ce moment là que nous prenons la victoire ! Il peut revenir demain de quelque manière que ce soit, je suis sûre de moi , il ne m’atteindra aucunement et n’aura de moi , ce qu’il mérite, de l’ignorance… Tant qu’on lui répond, on a l’espoir de lui faire comprendre des choses , qu’il change, quand on a compris qu’il ne changera JAMAIS, on ne perd plus son temps et surtout nous mettons un terme à l’emprise… Je sais que vous ne jugez pas Isabel, je voulais juste que Nicky sache qu’elle n’est pas la seule à vivre cette colère. Bon dimanche à tous 😉

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    1. Bonjour @Lelandais et merci
      Ce que je sens en moi clairement aujourd’hui est un sentiment de « paix », d’éloignement … enfin! Je vais commencer à pouvoir prendre du recul, et il ne va pas disparaître de mes pensées immédiatement, évidemment. Mais 48 h après la coupure de ce dernier lien pourri, je sens nettement la différence, je commence à le voir différemment.
      Non, ce n’était pas une vengeance, c’était vraiment une défense contre le poison qu’il continuait à m’injecter à distance VOLONTAIREMENT et même si j’ai du entrer à nouveau dans son jeu, c’était cette fois ci pour en sortir définitivement, je n’ai pas agi par perversion, et je n’ai pas touché à l’équilibre essentiel de sa vie. J’ai demandé calmement, plusieurs fois, quelque chose de sensé et de très simple, j’ai même mâché le travail, et enfin, après plusieurs jours d’attente calme, j’ai prévenu clairement de suites possibles (eux ne préviennent pas). Effectivement, je n’aurais pas cru qu’il puisse aller jusqu’au refus de m’entendre. Inouï, le sentiment qu’ils ont de se prendre pour des Dieux. Ils ne croient pas plus dans les mots des autres que dans leurs propres mots. Maintenant le pouvoir est coupé, et je ne suis pas sa disciple.

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  18. Scarlett, je pense surtout qu’à l’age de 27ans, il a pris conscience et est sorti de l’emprise de sa mère, qu’il m’a rencontré quelques années après et que nous nous sommes reconnus dans nos failles, ma mère n’est pas « pn » mais sa mère oui et elle fonctionnait avec beaucoup de mécanismes pervers surtout avec moi, sa fille, moins avec mes frères, un peu comme avec un « pn ». Avec mon mari, nous nous sommes donné la reconnaissance que nous attendions. Lui est devenue une personne complètement autonome et moi non, il m’a fallu plus de temps et surtout me reconfronter à ma faille comme quand j’étais enfant. C’est comme ça que je m’ explique ma rencontre et relation avec « pn », une dernière tentation de résoudre un schéma que je connaissais, une dernière fois recevoir de l’amour et de la reconnaissance d’une personne qui en est incapable!

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  19. La victime de la violence psychologique d’un manipulateur fait les frais quand celui-ci daigne enfin baisser le masque d’un véritable chaos dans sa vie psychique. Après la sidération et le clivage pour affronter un tel séisme, la colère contre soi-même et contre l’autre habite chacun(e) d’entre-nous. C’est à cet instant qu’il convient d’appréhender son futur. C’est à ce moment qu’il est indispensable de choisir. Garder un lien avec son prédateur en s’abonnant à des ruminations, des ressentiments et des désirs de vengeance ne feront que parfaire ce que nous avons laissé installer par notre « maître es démolition ».
    Regarder derrière, rétroviseurs pointés sur une vie commune qui ne fut que simulacre ne sera encore qu’un moyen de vous distiller vous-même le poison qu’il vous a tranquillement inoculé et dont nul(le) n’a su se mithridatiser.
    Le seul remède qui ne soit pas un placebo est de redevenir l’acteur/trice de sa propre existence, en acceptant sa part, fut-elle infime de responsabilités dans cette relation toxique. Pour sortir de sa réification, il convient de se ré-approprier le « je » qui nous fait tellement défaut depuis bien plus longtemps qu’à l’instant de sa rencontre. Pour devenir un sujet à part entière, il n’y a pas de rendez-vous galant plus prometteur que de partir à votre propre découverte, de savoir qui vous êtes vraiment et de combler les failles qui sont systématiquement proposées en pâture à nos pires ennemis. Autrui n’est ni béquille, ni mécanicien, ni coach. Plus vous vous connaitrez vous-même, plus vous vous accepterez et plus vous laisserez entrer pour seulement vous-même cette part d’amour si vacante et prompte pour l’autre.
    Se victimiser est encore un moyen d’entretenir, me semble-t’-il un lien morbide avec son prédateur. C’est aussi lui donner plus de pouvoir qu’il n’en a en réalité.
    Oui, il vous a blessé(e); oui, il a violé ce que vous aviez de plus intime en commettant des effractions que seul(e) vous pouvez identifier; oui, il a transgressé le sacré, il a commis l’inacceptable. Mais une fois que vous avez identifié les innombrables délits de celui/celle-ci, il faut impérativement se refuser à la complaisance de ses larmes, de ses chagrins élégiaques et devenir d’une certaine manière un(e) masochiste. Peu vous chaut ce qu’il/elle devient, s’il/elle est heureux(se).
    Qu’importe le regard des autres puisqu’il vous faut seul(e) comme pour chacun d’entre nous partir à votre propre conquête et vivre avec vous-même dans l’amour, la sérénité et l’harmonie. Et nul ne peut interférer dans ce vaste programme. Il vous faut comprendre pour ne plus jamais être seule avec vous-même mais rempli(e) de ces émotions dont nous sommes si prodigues envers les autres.
    Aimez-vous vous-même pour prétendre un jour être aimé(e).
    Laissez entrer l’inédit dans votre quotidien et l’inédit n’est en rien l’exceptionnel. Pas besoin de gros moyens financiers, inutile d’aller au bout du monde ou d’édifier des scenarii alambiqués. L’inédit est cette part inconnue que vous n’avez jamais laissé entrer dans votre existence que vous pensiez suffisamment ennuyeuse ou pitoyable pour vous jeter à corps perdu dans le regard et le contrôle de l’autre pour vous sentir exister.
    La seule gageure qu’il convient après ce dernier prédateur est qu’il soit l’ultime. Nul(le) autre ne vous réparera mieux que vous-même. Vous êtes votre seul challenge. Cassez les miroirs des uns et des autres. Le « on » est mort. « Je » suis et pense par moi-même et je sais mieux que quiconque ce qui est bon pour moi. Je n’ai aucun besoin d’être aimée ou admirée si je ne suis pas déjà capable de m’apporter de l’amour et de l’estime.
    Je ne parviens pas à étancher ma soif de savoirs (les conférences, les formations pro, les cours en fac sont là pour cela), de laisser l’inattendu du quotidien me « malmener » pour mesurer mon autonomie. Je suis devenue le sujet de mon existence avec parfois de petites « régressions » que je m’accepte volontiers car je ne suis pas parfaite.
    Mais en aucun cas, je ne reviendrais en arrière. Un psy m’aide à faire cette construction. Certes, le chemin fut long, complexe et extrêmement douloureux.
    Mais je peux vous affirmer à 55 ans, revenue d’un autre continent il y aura bientôt 2 ans précarisée, escroquée affectivement et financièrement, seule et démunie avec 2 valises dans mon propre pays devenu étranger après 16,5 ans de loyaux et intègres sentiments à l’attention de mon ex-conjoint manipulateur que je n’aurai cependant plus désormais honte et peur.
    Que de chemin parcouru. Je n’ai rien d’exceptionnel, sinon d’avoir la vie chevillée au corps et d’avoir eu la conviction, en dépit d’une culpabilité pré-existante mais renforcée par une si mauvaise compagnie que je m’étais choisie en dépit de signes que j’ai déniés, que ma vie était aussi importante que celle de quiconque. Que mon existence par procuration était terminée. Je le remercie de m’avoir évacuée ainsi pour devenir enfin et désormais le sujet et plus jamais un objet de qui ou de quoi que ce soit.
    Je vous souhaite respectivement de belles rencontres avec vous-même.

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      1. Happy Sunday also to you Dandoha et merci pour votre bienveillance et votre générosité.
        Les un(e)s et les autres doivent comprendre que le prédateur/trice dont elles/ils sont séparés (enfin!!!), doivent être l’ultime à être entré(e) dans leur vie désormais. Ne pas se retourner, laisser le passé là où il se trouve en ce qui concerne le prédateur, pour regarder plus loin encore et comprendre enfin les raisons qui nous ont fait rencontrer le « maître es démolition ».
        Si ce voyage n’est pas des plus plaisants, plus encore en raison du contexte, il offre le long de son périple des stations qui permettent de se raffermir, d’acquérir la connaissance de soi.
        Il permet de nous repaître enfin de ce que nous donnions sans mesure à l’autre. Il faut donc être prodigue envers soi-même et n’hésiter en aucune manière de pratiquer la bienveillance à son égard. J’écris bienveillance, pas complaisance pour ne pas tomber à nouveau dans ce piège des ruminations, des projets de vengeance et de rétroviseur à regarder l’autre évoluer.
        Un peu d’égoïsme est nécessaire pour se protéger de ses mauvais penchants le temps de la construction. Avoir des projets dans la tête pour soi, seulement pour soi. Pas pour faire plaisir à…ou faire enrager « tu sais qui ».
        Des perspectives et des plaisirs rien qu’à soi, se laisser guider par ses émotions une fois « complète » et rester vigilante.
        Soyez heureuses avec vous-mêmes, vous avez chacune le potentiel. Et droit devant et hauts les coeurs!!!

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    1. @Nicky tu explique, bien ton ressenti dans ton 2 ème commentaire, il n’est pas toujours aisé de pouvoir mettre les mots sur un vécu, incompréhensible de prime abord, tu as relaté tout mon ressenti dans certains moments de mon cheminement, même si j ai bcp progressé, cela me rassure de te lire et me rassurer que cela faisait parti de travail de reconstruction.
      @ Gribouille, quel bonheur de sentir que je touche du bout des doigts, tout ce ressenti que tu nous as partagé. je n’aurais qu’a faire un copier coller quand j’en serais arrivé la et je sens que cela est assez proche, alors attention au plagiat. qu’elle booster ce commentaire.
      Nini

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  20. Good Day @Rose

    Je vous cite « je ne suis pas tout à fait d’accord car mon bonheur intérieur c’est une chose mais mes plus grands bonheurs viennent de mes enfants , ma famille , mes amis , mes amours (entourage direct) …. je vis avec et pour les autres : si mes enfants sont heureux je suis heureuse par ex . Moi seule: quel intéret ? J’aime partager , échanger , penser , rire , jouer , AIMER mais pas seule … ça me rappelle une citation :”

    Je crains que vous n’ayez pas compris le propos de @Scarlett et pour cause, vous avez choisi d’établir votre dépendance affective sur vos proches et particulièrement sur vos enfants. En d’autres termes si ils ne veulent pas avoir à culpabiliser de voire leur maman malheureuse ils ont intérête à être heureux. Aviez vous jamais réfléchi à la portée de votre affirmation sur la charge qu’elle dépose en termes de responsabilité de vos enfants?
    Une personne parent ou pas qui me dirait que son bonheur dépend du mien reviendrait à me déposer le poids de sa vie sur mes épaules et croyez moi que je prendrais mes jambes à mon coup et j’espère que vos proches n’adhèrent certainement pas à votre discours, plutôt que d’acquiescer une telle responsabilité justement irresponsable même si vous êtes convaincue vous, que vous partez d’un bon sentiment. Les gens n’appartiennent pas au gens ni même vos enfants ils ne vous appartiendront jamais. Pire je puis vous dire que j’ai eu droit à ce type de discours toxique parce que dénonçant la dépendance affective de son auteur et c’est etouffant, voire rageant quand on est ado parce que l’adulte en question qui raisonne ainsi ne laisse pas l’autre vivre ses propres expériences et la seule issue c’est de créer la distance pour échapper à ce genre d’emprise, pas du tout gratifiant ni même rassurant pour l’enfant mineur ou majeur qui le reçoit.
    Imaginez que vos enfants et proches aient le même discours à savoir qu’ils sont heureux seulement si vous êtes vous @Rose heureuse, le cercle vicieux ne s’arrêtera donc jamais.
    @Scarlett a parfaitement raison nous sommes individuellement les auteurs de nos propres malheurs et acteurs de nos propres bonheurs.
    Tu veux être heureuse dans ta vie alors démerde toi, et si tu veux être malheureuse c’est ton problème…. Voilà tout.
    ce qui ne vous empêchera pas de, je vous cite: « J’aime partager , échanger , penser , rire , jouer ,” Mais pour comprendre et le vivre il faut que vous soyez capable de justement , je vous cite  » AIMER “ seule. C’est à dire vous aimer vous et non à travers ou par rapport aux autres, ce qui est votre cas actuellement

    Ainsi ça vous évitera de je cite “vivre pour les autres “:

    Aujourd’hui, je vais être égoïste, je vais prendre soin de moi
    On nous a toujours appris à ne pas être égoïste, mais il arrive un moment où nous devons l’être pour ne pas que l’on profite de nous et pour pouvoir être heureux.
    http://amelioretasante.com/aujourdhui-je-vais-etre-egoiste-je-vais-prendre-soin-de-moi/

    Donc je la cite à nouveau  » Votre malheur ou votre bonheur ne devrait pas dépendre de celui de votre entourage direct ou indirect mais bien de votre source intérieure. “
    et j’espère bien que jutement cela va vous faire : » »Vous me faites réflechir … “selon vos termes.

    Pistes de réflexion:
    Les 5 erreurs que nous commettons dans l’éducation de nos enfants
    Il est fondamental que les enfants apprennent à apprécier la valeur des choses par eux-mêmes. Même si cela peut paraître étonnant, la sur-protection est nuisible.
    http://amelioretasante.com/5-erreurs-commettons-lors-de-leducation-de-nos-enfants/

    Éduquez vos enfants avec des rêves, pas des peurs
    Dans la mesure du possible, nous devons soutenir nos enfants dans toutes les choses qu’ils entreprennent et créer avec eux un lien sain qui leur permettra de devenir des adultes forts et équilibrés.
    http://amelioretasante.com/eduquez-vos-enfants-avec-des-reves-pas-des-peurs/

    Peace,

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    1. Merci Dandoha,
      cela fait plusieurs jours que je cherche des pistes pour éviter la toxicité sur mes enfants, car en effet dans mon cheminent, j ai réalisé que je vivais à travers mes enfants pour me fuir et que du coup eux se construisaient mal, et surtt « comment puis je éduquer suffisamment correctement mes enfants en ayant manqué de reperes et d ‘éducation suffisamment bonne. ( en sachant que je pensais leur donner une éducation  » Parfaite » avant que je ne me révèle à moi meme), dure fut la claque, mais je me relève tres vite et surtt agit rapidement dans certains cas.
      Nous avons débuté une thérapie familiale il y a plusieurs mois, suite à la séparation d’avec monsieur , mais je me rendais bien compte que même lors de la thérapie, les enfants n osaient pas m incriminer, et je prenais énormément de place de surcroit5 en plus d’etre « La mère » , tant je voulais peut être garder ce statut de victime à leurs yeux . Puis je me suis mise en retrait, les laissant enfin s’exprimer, et leur ai demandé d’oser me dire leur ressenti vis à vis de moi, leur parole s’est libérée.
      Désormais ils sont bcp plus en harmonie avec eux meme, et pour ma part je peux cheminer sans remparts et sans culpabilité.
      Pour me valider, j’aime à tester certaines mises en situations, et m aperçoit qu’auparavant les choses n’ étaient pas aussi fluides : j’ expérimente les sorties seule, les sorties en groupe sans mes enfants et avec mes enfants…
      Avant je sentais un vide ou une espèce de protection en leur présence.
      Désormais nous cheminons Tous seul, et expérimentons la vie, sans obligations affectives les uns envers les autres et avec une sérénité…
      Pour exemple, lors d’une sortie de groupe auquel je nous avez inscrits sans connaissances aucunes, nous nous sommes dispatché à peine arrivé, j ai du donc aller me présenter seule sans qu on me valide avec mes enfants, je ne me suis meme pas rendu compte que je n avais pas eu besoin de pallier avec mes enfants, c’était moi, uniquement moi, meme en présence de ceux qui me permettaient d exister et c’était la première fois en dehors du cercle familial bien sur, qui même celui ci pour moi me mettait mal à l aise, puisque meme la, je prétextait de m occuper veiller sur mes enfants pour me fuir et fuir les autres.
      je savoure le chemin que je fais chaque jour et prends plaisir.
      Comme toi je fais parti de ces enfants qui n osait respirer que selon l humeur du parent, ou se démènaient pour rendre son parent heureux, et je confirme le désastre émotionnel que cela engendre, et cette loyauté morbide à laquelle on est menotté .

      Nini

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    2. Dandoha
      le 31 juillet vous écrivez en parlant de votre mère « . Je lui ai reproché de ne pas m’avoir suffisament aimé pour me protéger  »
      Et bien sachez que mes enfants n’ont pas eu ni votre père ni votre mère comme parents , ils sont adultes maintenant heureux et épanouis . Je ne suis pas ici pour recevoir des leçons mais juste échanger et encore moins être culpabilisée par une juriste pleine d’aprioris je vous cite « Je suis donc une juriste qui n’a aucune sympathie pour les parents choisissant leurs hommes avant leurs enfants.😉 » avant d’émettre un jugement il convient de connaitre un peu mieux la personne à qui vous vous adressez .
      Et pour finir ma relation avec mon PN a duré 2 ans entre mes 49 et 51 ans c’est vous dire qu’ils s’en étaient passés des choses avant ,que vous ignorez complétement !
      Neanmoins pour les autres lectrices cette relation toxique m’a fait bcp de mal , mais m’a appris une chose : personne ne me fera plus culpabiliser suis je claire ?

      Une dernière chose je ne souhaite pas avoir d’autre de vos avis merci de respecter mon choix
      Et merci à Scarlett pour ce blog de libre échange

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  21. Bonjour Rose,

    Quand vous dites :  » je ne suis pas tout à fait d’accord car mon bonheur intérieur c’est une chose mais mes plus grands bonheurs viennent de mes enfants , ma famille , mes amis , mes amours (entourage direct)  »

    Vous n’avez sans doute pas saisi le message de Scarlett.

    La réalité c’est que vous êtes complète toute seule, et que vos enfants, votre entourage, tout le monde, l’est aussi.

    Si nous commençons à nous définir en mode « moitié de », voilà un aller simple, direct, et rapide tout droit vers l’enfer.

    La fusion est grande maîtresse d’illusion. De souffrance aussi.

    Partager du bonheur avec les autres, oui, mais le vôtre compte UN et celui de l’autre aussi. C’est seulement à partir de là que vous pouvez vous mélanger sans crainte😉.

    Car à vous deux vous êtes TROIS, et non pas deux.

    Comprenez-vous cela ?

    Aimé par 2 people

    1. N’ayez aucun souci par rapport à ma relation aux autres , vous avez raison 1+1 = 3
      Je ne fusionne pas je partage , je ne suis la moitié de personne , je suis moi unique et entiére , je suis celle qui donne et celle qui reçoit voilà !
      Je suis aussi celle qui avait cru rencontré à nouveau le grand amour et qui est tombée sur un sournois et retors de PN !
      Bonne journée

      J'aime

  22. @Nicky

    « Stellabat, passé la cinquantaine, il ne faut pas perdre de temps, mais aurais-je le temps ? »
    Je réponds sans aucune hésitation: OUI
    Partons du principe que vous avez 50 ans, que l’espérance de vie d’une femme sous nos latitudes frise les 80 ans, il vous reste 30 ans au minimum à vivre…au minimum ! C’est long et suffisamment long pour décider de ce que l’on va faire dans ses 30 prochaines années, vous ne trouvez pas ?
    Dites vous que vous auriez pu vivre toute votre vie dans l’ignorance, continuant à fréquenter des toxiques, vous plaindre de votre triste sort sans rien en comprendre.
    Vous n’êtes plus la même, vous avez déjà changé. Acceptez cela, c’est une chance, une occasion unique de vivre en harmonie avec vous, intensément et d’attirer naturellement à vous des personnes qui vous ressemblerons.

    @Rose

    Mes enfants me rendent heureuse par ce qu’ils sont des entités propres, uniques et merveilleuses, avec leurs qualités et leurs défauts. J’espère qu’ils sont heureux et que j’y participe en tant que maman en leur donnant de l’attention, du bons sens, des limites, des encouragements et des moments pour chacun. Ma joie, mon bonheur je leur transmets déjà par ce que je suis. Ne dit on pas que les bébés ou les jeunes enfants sont des éponges, c’est à dire qu’il absorbent nos ressentis et émotions. Plus grands cela fonctionne toujours. Quand ils ne sont pas biens, je ne suis pas bien alors ensemble nous cherchons à y remédier.

    Je sais qu’ils ne n’appartiennent pas. Je joue mon rôle de parent et de guide, je le souhaite, du mieux possible. Je commets forcément des erreurs, je suis humaine donc faillible, eux aussi.
    Je ne dirais pas que je les rends heureux et qu’eux me rendent heureuses, je dirai que nous nous rendons heureux tous ensemble. Ce qui rejoint Isabel quand elle dit que 1+ 1= 3. Donc avec mes 3 enfants cela fait 9, avec leurs propres interactions entres frères et soeurs cela fait 27 donc nous sommes heureux à 36 !! Voilà pourquoi parfois j’ai mal au cheveux 😋

    Un jour, ils voleront de leurs propres ailes et c’est ce que je leur souhaite. Je construits ma vie en pensant aussi à moi, à mes envies et désirs. Si j’attends d’eux qu’ils me rendent tout ce que j’ai fait pour qu’ils soient au mieux dans leur vie, quel qu’en soit le résultat, la dette sera énorme ! Je ne veux surtout pas être le créancier de mes enfants. Dans quelques années ils quitteront la maison, je serai alors sans eux au quotidien. Le vide sera sans doute étrange dans un premier temps mais je pense que si j’ai ma vie propre, mes activités, mes amis, cela ne devrait pas poser plus de difficultés que cela.

    Bises

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    1. Stellabat,
      Je partage compétement ce que vous écrivez , les miens ont quittés le nid et je le vis trés bien . J’ai repris du temps pour moi et c’est d’ailleurs en pensant à moi que j’ai fait cette rencontre avec mon ex PN . Comme j’étais pas mal secouée aprés la rupture mes enfants m’ont approté leur soutien . Aidée d’un thérapeute, je remonte la pente !

      Ci dessous un extrait du recueil Le Prophète
      Khalib Gibran

      Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
      Parlez-nous des Enfants.
      Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
      Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
      Ils viennent à travers vous mais non de vous.
      Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
      Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
      Car ils ont leurs propres pensées.
      Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
      Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
      pas même dans vos rêves.
      Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
      mais ne tentez pas de les faire comme vous.
      Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

      Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
      L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
      pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
      Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
      Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

      Bonne journée !

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  23. Une réflexion en passant…

    Nous devrions toujours nous réjouir quand les personnes qui viennent échanger ici nous disent enfin être apaisées après une tranche de vie toxique (bien que gardant un goût amer) et qui assurent être profondément heureuses, épanouies, tout en évoluant dans un entourage où tout va bien, et qui reçoivent sèchement les commentaires d’autres lectrices qui passent parfois beaucoup de temps à fournir des pistes de réflexion et d’évolution et décident par un clap-couperet final de mettre un terme brutal à la discussion car puisque tout va bien, pourquoi poursuivre ?…

    Je devrais donc être réjouie.

    Pourquoi est-ce que je me sens si mal à l’aise à alors ???

    Peace, love, and peace again

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    1. Isabel je pense peut être à tort que votre message m’est adressé .

      Ne soyez pas mal à l’aise !
      Ne dit on pas que tout ceci doit nous rendre plus forte , que la rencontre avec un PN nous fait nous remmetre en question et connaitre nos limites , nous conduire à connaitre nos failles et bien je ne suis pas encore tout à fait remise car je ne serai pas ici à raconter cet épisode de ma vie ( en le faisant forcément ça me fait remonter des choses et lui donne encore une place dans ma vie )
      Quand on est sorti compétement de cette emprise je pense que l’on doit passer à autre chose tout naturellement et ne plus avoir besoin d’en parler !
      Je ne vaux pas mieux qu’une autre et j’assume de penser encore à lui !
      Quand au reste de ma vie alors OUI je suis heureuse et OUI je suis épanouie et OUI je suis vivante malgré ce triste épisode ! Il ne m’aura pas complétement « bousillée » OUFF !

      La paix ,l’amour et la paix à nouveau

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      1. Rose , Nicky,

        Je vous reçois 5 sur 5 . J’ai aussi vécu le toxique qui se glisse dans votre vie de cinquantenaire heureuse du chemin parcouru , dont la progéniture devient autonome , qui a enfin du temps à elle et envie de vibrer encore un peu , avant ….
        Avant quoi d’ailleurs ? Stellabat a raison : nous avons encore quelques décennies devant nous !
        Moi aussi , de voir mes enfants heureux me rend heureuse , et voir mes amies heureuses aussi , et manger un gâteau au chocolat ou lire un bon bouquin aussi . les sources de bonheur sont multiples . Etre heureux de voir le bonheur de ses proches n’est pas une névrose. Si toutes les mamans qui aiment voir leurs enfants heureux devaient se sentir honteuses, il ne resteraient pas beaucoup de femmes pour marcher la tête haute .

        Quant à se sentir stupide ou coupable d’avoir laissé ces tarés entrer dans nos vies : Non , c’est hors de question. Quant on n’est pas informée , on ne se méfie pas forcément . Sinon c’est invivable de voir en chaque être humain un ennemi potentiel . On n’a pas forcement une flopée de pervers dans son ascendance sur 10 générations et uniquement des histoires d’amour avec des malades mentaux .
        Mais un accident peut arriver . La preuve. Et effectivement , en communiquant , en se racontant , on trouve les voies pour oublier . Mais comme aurait dit la marionnette de Chirac :  » Putain , c’est long ! » !!!!
        Patience .
        Merci encore et toujours à Scarlett de nous accepter sur le blog , avec nos âges et nos vécus différents , nos séquelles et malheurs inégaux , sans nous juger ou nous mettre en comparaison , et en nous apportant ses lumières avec patience et une incroyable pédagogie .
        Bises@toutes

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      2. Et merci à vous pour votre sensibilité, votre partage et votre participation active !

        Chaque voix, chaque expérience, chaque génération est la bienvenue sur cet espace. Notre objectif est le même et si chacun a sa perception, cela fait juste plus de vocabulaire au final😉.

        Je vous embrasse❤

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      3. À tous

        Ce qui vient de venir à l’esprit :

        On a le droit de se remémorer les faux bons moments vécus avec le pn
        On a le droit de se remémorer les vrais mauvais moments vécus, subits avec le pn
        On a le droit d’en pleurer
        On a le droit de prendre plaisir à haïr le pn
        On a le droit de se haïr d’avoir permis autant de maltraitance à notre encontre
        ….
        Si on sait que l’on a dépassé tout çà
        Si on sait que notre responsabilité est entière et que pendant tous ces moments là nous ne pouvions pas faire autrement
        Si on sait que cela ne risque pas de nous rendre fou
        Si on sait que cela n’arrivera plus parce que l’on est devenu assez fort

        On a le droit de penser ce que l’on veut
        Les autres ont droit de penser ce qu’ils veulent
        Tout çà beaucoup de personnes suivant le blog le savent.

        Chacun a sa façon de faire part de son point de vue
        Ne chercher, ne trouver que son bonheur dans l’avis des autres
        Accepter de recevoir, comprendre ce qui veut être dit
        Puis embrasser ou rejeter ce que vous voulez

        Le bon conseiller peut parfois donner le plus mauvais des conseils
        Le mauvais conseiller peut donner le plus lumineux des conseils
        C’est à prendre ou à laisser

        💗à toutes💗à tous

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    2. Cc Peut être devrions nous tempérer en disant que tout va mieux sauf le souvenir. Je comprends que cela ne soit pas toujours facile de se livrer et de recevoir des commentaires, toutefois je pense que cela peut faire parti de notre thérapie personnelle à tous afin de nous valider sans nous formaliser et revendiquer ce que nous sommes c’est à dire nous et personne d’autre sans nous formaliser sur ce que l autre en face dit, en acceptant en laissant en discutant, en se remettant en question ou non… un bonne exercice pour notre nouvelle vie, c’est ma pensée, uniquement la mienne .

      Bien à toi Isabel peace and love

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  24. Quelques réflexions personnelles suite à la lecture des posts d’aujourd’hui.

    C’est compliqué tout ça …

    Il me semble que nous sommes toutes là suite à la rencontre incroyable au sens propre (même pour celles qui arrivent d’un monde moins bisounours que le mien) et sidérante avec un PN. Toutes nos histoires sont un peu différentes mais ont d’étonnantes similitudes, d’où ces partages qui aident et rassurent.
    Et toutes, me semble-t-il, nous sommes tombées sous emprise sans rien voir, ni comprendre. Nous avons été manipulées par nos PN certes, mais surtout par notre propre inconscient, d’où ce travail de remise en question : notre inconscient, cette fois-ci, s’est fait entendre clairement, assez peu de doute sur ce sujet là. Qui pourrait ignorer un malaise, une souffrance si puissante et une telle perte de contrôle !

    Par contre nos histoires et existences sont toutes différentes, nos personnalités également. Le degré de remise en question minimum vital sera également différent, certaines voudront et/ou pourront aller plus loin, d’autres non !
    Sur ce chemin où nous en sommes toutes à un stade différent, il y a des évidences pour les unes, que les autres ne peuvent juste pas encore voir et comprendre.
    D’où le grand intérêt de ces commentaires très souvent bien pensés et intelligents. Parfois, la simple paraphrase d’une idée avec d’autres mots, une autre image, peut créer le déclic d’une compréhension plus profonde, parce que c’est bien ce dont il s’agit ici, comprendre les mots ne suffit pas, il faut vraiment en intégrer le sens avec notre vécu. Ce n’est pas chose facile de converser avec son propre inconscient.

    Les cheminements exemplaires sont beaux, intelligents, et donnent des pistes de réflexions, des idées et le courage de s’y mettre et de continuer. Mais parfois, ils peuvent également blesser une estime personnelle qui a déjà bien été maltraitée plus ou moins récemment. Serons nous à la hauteur de faire aussi bien ? Et au creux de la vague, il est normal de douter.

    Un exemple personnel pour illustrer:
    Il y a deux ans et demi, j’ai consulté le premier psychologue m’inquiétant d’avoir perdu le contrôle de moi même dans cette relation ( les mot PN et emprise m’étaient inconnus), que je voulais déjà arrêter. J’en étais au tout début de l’emprise, qui n’a fait ensuite qu’empirer, jusqu’au moment où j’ai pu vraiment intégré mon problème majeur, il y a peu de temps, et qui a coïncidé avec la fin de cette relation.
    Ce psychologue n’arrêtait pas de me dire de sortir de la victimisation. J’ai arrêté mes séances au bout de deux mois, en le détestant, et repris un analyse, cette fois ci avec un psychanalyste, qui me suit encore aujourd’hui.
    Je comprends maintenant ce qu’il voulait dire, il voulait vraiment m’aider, et pourtant ! Il m’était alors absolument impossible de le comprendre, n’ayant jamais pensé être une victime de quoi que ce soit, ou de qui que se soit dans ma vie, de laquelle, de plus, je me croyais fermement responsable.
    Il a fallu que je passe par ce stade de découverte et d’acceptation d’avoir été par le passé victime de mon enfance, et dans cette histoire victime de mon inconscient !
    En ce qui me concerne, cela a pris du temps, je vous l’assure, et je m’y suis consacrée à plein temps. Chacun son histoire !
    Mais ce passage était obligatoire pour sortir de ce statut de victime , première étape nécessaire, je n’ai aucun doute la dessus.

    Je reconnais aussi que fatiguées, nous pouvons être sujets à entretenir une certaine complaisance envers nous même, et que parfois un petit rappel peut aussi faire du bien.
    Que c’est délicat, tout ça.
    Je souhaite de tout cœur que personne ne se sente offusqué de mes pensées.

    PS. Je confirme encore aujourd’hui que de la coupure de ce dernier lien m’a libéré. Cette fois ci était la bonne aucun doute. Par contre, je me sens épuisée, et je m’offre une petite semaine de repos avant de commencer à ranger et m’attaquer à la suite🙂

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    1. oui tous les avis sont bons à prendre mais soyons toujours, à jamais bienveillant avec nous mêmes.

      Toutes les émotions que nous ressentons sont légitimes, tous les chemins ont la même valeur et chacun le sien. Nous ne sommes l’exemple que de nous-même, l’empathie nous fait entrevoir, ressentir les émotions des autres mais avec notre vécu. On se rejoint, se reconnait mais on est unique, seule nous avons la solution qui nous convient.

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    2. A toutes ou tous
      A vous lire je vous reconnais comme mes ami(e)s de « galére »
      Je vous embrasse toutes et tous , croyons en nous ,continuons d’avancer , échangeons nos expériences sans avoir la prétention de détenir la vérité , sans donner des conseils que nous n’avons pas sollicité , aimons nos enfants de toutes nos forces , aimons la vie et restons vigilant finalement le « vrai prince charmant  » nous firons peut être par le rencontrer …
      Bonne soirée +++

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    3. A toutes ou tous
      A vous lire je vous reconnais comme mes ami(e)s de « galére »
      Je vous embrasse toutes et tous , croyons en nous ,continuons d’avancer , échangeons
      nos expériences sans avoir la prétention de détenir la vérité , sans donner des conseils qui n’ont pas été sollicités , aimons nos enfants de toutes nos forces , aimons la vie et restons vigilant finalement le « vrai prince charmant  » nous firons peut être par le rencontrer …
      Bonne soirée +++

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    4. Pas offusquée du tout, qui ne serait pas épuisé après un marathon auquel tu ne vois jamais la ligne d’arrivée sauf quand tu es dessus, mais tu as déjà couru tellement de kilomètre qu’il faut t’en remettre.
      Ce travail, chamboule remue secoue berce, secoue, apaise … mais la compréhension par la suite est très constructrice. cela pourrait me faire penser à une grossesse et à un accouchement. grossesses différentes, accouchement merveilleux tumultueux traumatisant, le résultat est le bonheur que tout cela procure ou pas parfois… Alors oui nous sommes tous différents ainsi que nos histoires, c’est de même que les femmes se racontent leurs accouchements et pourtant au final… alors comme dans tout ya à prendre et à laisser, même mes propres pensées j’en laisse de coté parfois si cela ne me convient pas au final.

      Bien à toi Nicky et merci pour ton sincère témoignage,

      Nini bien a nous a vous a moi

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  25. @greg

    J’aime votre philosophie et la compréhension que vous avez des histoires, pour ne pas dire des aventures de chacun. Vous êtes apaisant, c’est une très grande qualité. Vos propos sont justes. Oui nous sommes différents, oui on a besoin d’être réconforté mais aussi bousculé, si non nous vivrions en vase clos à nous lamenter sur l’existence et à nous conforter dans nos croyances. Je trouve beaucoup d’énergie dans ce blog, malgré nos âges, nos expériences et nos différences. C’est la grande richesse de ce blog. Continuons à écrire, à nous engueuler, à nous réconcilier. Continuons à être vivants !

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    1. Stellabat

      On dit que ce qui est rare est précieux
      On dit que ce qui a de la valeur est précieux

      Vos mots à mon sujet me sont doublement précieux

      Merci précieuse Stellabat

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  26. Bonjour,

    Beaucoup de choses ont été écrites.

    Pour apporter ma petite pierre à l’édifice, mon cheminement m’a fait lire le livre « Cessez d’être gentil, soyez vrai », de Thomas D’Ansembourg. La version illustrée est vraiment plaisante à lire.

    Petit résumé :  » Découvrez comment devenir vous-même tout en respectant l’autre, sans culpabilité, sans sur adaptation, sans peur du regard de l’autre, sans écraser, ni vous écraser. Votre attitude encouragera les autres à faire de même. Etre vrai, c’est contagieux ».

    Maya

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    1. Maya

      Merci pour ce « petit résumé »… que je vis depuis quelques semaines.

      Grâce
      Aux nombreuses personnes altruistes et bienveillantes virtuellement rencontrées ICI directement ou indirectement
      Et à MOI

      Pouvoir Livrer Un Sourire = PLUS

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  27. Bonjour Nicky
    en vous relisant, votre témoignage, votre lettre , je me retrouve dans votre histoire, les mêmes mots, les mêmes façons de faire pour me manipuler et me contrôler.
    Votre lettre ressemble à toutes celles que je lui ai envoyées, mot pour mot.
    J’ai 54 ans et j’ai vécu une histoire similaire à la votre, mariée, et c’était mon amant qui m’a fait croire au grand amour avec ses belles paroles, jusqu’à ce que je découvre qu’il en voyait d’autres à qui il tenait le même discours.
    Ses excuses : je devais accepter ses autres relations car il avait besoin de ca sexuellement, mais c’était moi la seule et l’unique, encore un monstrueux mensonge de sa part.
    J’ai failli tout quitter pour lui, c’était déjà en route d’ailleurs, j’ai fais volte face au dernier moment quant il m’a dit qu’il n’était pas pret à vivre une relation de couple et qu’on resterait juste amant , qu’il fallait que je l’accepte c’était comme ca et pas autrement.
    Je sais que ce manque est difficile mais il y va de votre survie le NO CONTACT comme nous dit et redit Scarlett il n’y a que cela, sinon on replonge, c’est clair…
    vous pouvez lire mon témoignage sous Liliane , j’ai été son jouet sexuel
    bien à vous ainsi qu’à tout le monde sur ce blog
    je vous embrasse
    Liliane

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  28. Bonjour Liliane,
    Je vous lis, j’ai lu votre témoignage, et nos douleurs se ressemblent sans aucun doute: duperie, manipulation, mensonges mais le sexe pour moi dans cette relation a été une révélation, il faut dire que cela faisait bien longtemps en ce qui me concerne, et que je n’avais jamais eu d’expérience très positive en la matière. Jamais je ne me suis sentie obligée en quoi que ce soit, bien au contraire. Il a su me mettre tellement à l’aise, tout semblait si naturel et simple avec lui, j’avais l’impression de le reconnaître, ou de le connaître depuis toujours et en même temps, c’était du sexe comme on voit au cinéma, que je ne pensais réservé Qu’au cinéma d’ailleurs, irréel, passionné ! Aucune pratique particulière, c’était juste INTENSE. Alors imaginez l’effet sur une femme qui n’a pas été touchée depuis plus de 15 ans … Il me disait lorsque j’avais des doutes  » Je ne te ferais pas l’amour comme ça … ».
    Je n’ai de ma vie jamais désiré quelqu’un autant, son odeur, sa peau, ses bras … tout !
    Son corps allait parfaitement avec le mien ! Je nous trouvais beau ensemble. Et je crois que nous l’étions. But I guess, that’s really not enough !
    Que c’est difficile aujourd’hui de me dire, que oui, c’était bien du cinéma !

    Je manquais terriblement d’affection. Peut être aurais-je l’occasion de raconter ici mon enfance, mais mes parents ne m’ont pas élevé, ma mère était assez souvent présente pour que je ne sache plus à qui m’identifier. Je n’ai pas connu beaucoup ses bras étant bébé ! Mon mari, même du temps où il était réellement mon mari, la signature en bas d’une page ne veut pas dire grand chose pour moi, n’a jamais été affectueux, et en grand narcissique, ne s’occupait que de lui, aussi bien au lit que dans la vie. Il ne supportait pas de dormir contre moi, cela tenait trop chaud, disait-il. J’ai découvert avec cet amant, ce qu’était dormir enlacée en « chien de fusil » Quelle merveille ! Quel bouleversement pour moi !

    Et oui, je n’ai pas su isoler toutes ses sensations, émotions, comprendre d’où elles venaient à ce stade là, je m’étais tellement blindée depuis tant d’ années. J’avais beau me dire que l’on ne tombe pas amoureux comme ça, que je ne connaissais pas cet homme , nous avions eu si peu de temps ensemble, qu’il n’y avait aucun futur possible, j’étais complètement submergée. J’étais aussi devenue accro aux textos qui pleuvaient au rythme de 2 à 3 par jours pendant toute la première année! Je croyais en la significations des mots alors !
    Je ne savais pas encore qu’à part sa femme, qui s’était donnée à Dieu au point de faire des messes dans des chambres d’hôtel si il n’y avait pas d’église à proximité, il y avait une autre femme, depuis longtemps déjà, avec laquelle il avait des enjeux professionnels, qui savait, elle, le faire danser et dont il était soi-disant amoureux. Et là c’est la seconde partie de l’histoire où j’ai tenu le pire rôle sans vraiment réussir à en saisir l’horrible réalité que je vois clairement maintenant !

    Comme dit plus haut, j’ai réussi à lui faire couper le dernier lien que nous avions il y a presque 10 jours, les liens avec son blog, liens empoisonnés que je n’arrivais pas à ignorer, et il le savait parfaitement. Ce blog est la seule chose que nous ayons fait ensemble, c’était un peu notre bébé en quelque sorte, le symbole de nous deux.
    Le lien que ce Monsieur avait avec moi dépassait largement le sexe pour lui, c’était vraiment un LIEN DE POUVOIR, DE CONTROLE et aussi d’UTILITE (informatique en ce qui me concerne). C’est ça que j’ai mis tant de temps à voir, car je sentais bien que le lien dépassait le sexe, et j’ai cru ….. évidemment à autre chose. Ce type de lien était un mystère pour moi.

    Depuis pas de nouvel, un sentiment de libération les premiers jours, ensuite premiers regards sur ces trois dernières années avec plus de recul, pour un malaise immense par moment. Mon esprit est en train de refaire le tour de l’histoire en s’attachant particulièrement à tout ce qui m’a blessé, et que j’ai accepté ! Je me réveille deux, trois fois par nuit en y pensant avec angoisse. Je passe des journées entières avec la nausée. J’essaie de sortir, d’aller faire une marche, mais une fois dehors, j’ai envie de m’enfoncer sous terre et je rentre vite.

    Mon mari dans tout ça est complètement absent, il s’en fout complètement. Aujourd’hui je ne m’attends à rien d’autre, j’ai aussi compris beaucoup de chose le concernant. Il est dans son monde, et tant que tout est organisé pour lui, c’est ce qui lui importe, et tout le sera, car si je ne le fais pas, le poids retombera sur mes enfants, ce qui est hors de question.

    Aussi, la réalisation de cette dépendance affective dans laquelle je vis depuis ma naissance est très compliquée. J’ai été le double de ma mère idéalisée pendant tant d’années et ensuite le double de mon mari, qui s’en est largement servi pour me mettre petit à petit tout sur les épaules. J’ai toujours eu beaucoup d’énergie. Mon coté rebelle et mon énergie m’ont leurré. J’ai effectivement fait beaucoup de choses, cru décider, mais l’influence était énorme, et c’était pour nous. Et sans aval, juste pour moi, j’ai l’impression de ne savoir rien faire, je n’ai aucune motivation. Je ne sais même pas ce que j’aime. Je me traite comme on m’a toujours traité, avec peu d’importance. En le sachant, peut-être vais-je pouvoir changer cette vision de moi, mais comment ?
    Si seulement j’avais des envies … je les suivrais …
    Le Nous est définitivement fini avec mon mari, même si je continue à m’occuper de lui.
    Lui non plus, n’a plus d’emprise sur moi.

    Demain est un autre jour … et nous verrons bien !

    Amicalement à tous !

    J'aime

  29. bonjour Nicky
    oui nous avons vécu les mêmes tromperies, mensonges, manipulations, mensonges, fausses promesses, etc.. jusqu’à ce que tout s’écroule
    pour moi aussi, côté sexe cela a été la révélation, de ce côté là nous étions fusionnels, enfin je pense que lui l’était avec d’autres et il racontait à toutes la même chose, tu es l’unique , il n y a que avec toi que j’ai du plaisir, etc.. etc..
    il ne m’a jamais forcé à rien , j’etais consentante, je l’ai fais parce que je l’aimais et je pensais que j’étais l’unique avec qui il faisait tout ca, et je pensais certainement le retenir avec le sexe, vu tout ce qu’il m’avait promit!!!!
    mais j’ai été dupée, trahie, salie… je le sais aujourd’hui et c’est cela qui me donne cette haine envers lui, envie de me venger.
    Je maintiens le no contact depuis plusieurs semaines, bien qu’il ait essayé de me recontacter, mais je sais très bien pourquoi, il a besoin de sa « chose »
    voila pour moi, mon mari est toujours là et présent, et je sais que j’ai failli tout perdre, me retrouver sans rien, pour une ordure, une pourriture , on ne peut pas les nommer autrement.
    bien à toi Nicky
    Liliane

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