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[Témoignage] Sofia : « De fait, je me sentais soulagée, mais le nombre de fois où je me suis dit « Cette fois, c’est la bonne » et d’un coup le MANQUE, des crises physiques. » + Le secret qui vous fait rester avec le PN

Amis lecteurs,

Merci à Sofia, nouvelle lectrice du blog qui nous fait partager son calvaire avec un pervers narcissique. Ce témoignage donne l’opportunité de voir clairement le plus grand secret des pervers narcissiques. Le lien qui les unit à leurs proies n’est pas un lien d’amour, contrairement à ce que certaines personnes croient, mais un LIEN TRAUMATIQUE. Ainsi que son appellation l’indique, il repose sur le trauma et pas sur l’amour. Ces deux mots sont totalement opposés, d’ailleurs.

Les personnes neurotypiques (ordinaires) sont capables d’amour et d’empathie, elles créent naturellement des liens d’amour.

Les personnes perverses narcissiques sont dénuées d’amour mais remplies de malveillance, elles créent naturellement des liens traumatiques.

Ce n’est pas la même chose😉. On ne peut pas donner ce qu’on ne possède pas. Ne soyez pas crédules : une personne qui ne vous aime pas et qui n’a pas d’empathie ET qui est animée par un besoin de faire le mal… ne vous donnera que des larmes et de la souffrance. Ainsi est sa nature.

A quoi servent les LONGUES discussions que vous avez avec le pervers narcissique et qui sont souvent initiées par ses soins ? A recueillir vos larmes, votre souffrance, à s’abreuver insatiablement de son pouvoir sur la faible créature que vous êtes devenue… et à remplir son stock de munitions pour la prochaine attaque.

Ils pratiquent tous cette alternance de coups de poignards près du cœur et de pseudo cautérisations à grands renforts de « Livre-moi tes pensées », « Allons au fond des choses » ou encore « Dis-moi tout ». Cette technique est le renforcement du lien traumatique et c’est le plus grand secret des pervers narcissiques et autres prédateurs, pédophiles purs y compris.

D’un côté, le PN ci-dessous agresse Sofia en lui infligeant les plus grandes peines qui soient pour elle (peines qu’il a pris le temps de découvrir en phase 1) puis juste après, il se place en « innocent », en « sauveur » et promet plus de « discussions », à « cœur ouvert » (évidemment) et des changements positifs puisqu’elle est la femme de sa vie (même s’il ne sait pas vraiment s’il l’aime). Sofia le lui dit franchement en plus, qu’il fait exprès, mais comme elle n’y croit pas elle-même, sa remarque est ignorée.

Bref, voici donc le grand ressort psychologique sur lequel ces individus s’appuient. Quand on ne prend pas le temps d’analyser le comportement de ceux qui nous entourent, on peut facilement se retrouver sous emprise. Je ne vais pas forcément détailler le processus de lien traumatique étape par étape ici mais quelle est la leçon à tirer de ce témoignage ?

Lorsque vous êtes en état de choc (minutes et heures qui suivent un choc émotionnel) car une personne en qui vous avez confiance, vous a blessée profondément, vous a trahie, vous a humiliée de façon abominable en utilisant une de vos plus grandes failles ET que vous savez que vous en aviez parlé à cette personne au préalable ET que votre état émotionnel est à son paroxysme négatif : isolez-vous immédiatement, quittez l’espace dans lequel vous vous trouvez, éteignez tout moyen de communication extérieur et laissez les choses se remettre en place dans votre tête. Quitte à ce que cela prenne plusieurs jours. L’important est de ne pas communiquer à chaud. Plus la trahison vous fait mal, plus vous devez voir clair dans votre esprit avant d’intervenir.

Si vous avez affaire à un prédateur, IL SAIT EXACTEMENT CE QU’IL FAIT. Donc, sa réaction sera extrêmement rapide pour ne pas perdre les « bénéfices » de son agression. Il DOIT établir une communication avec vous dans les plus brefs délais (dans les heures qui suivent) et quel que soit le moyen. Il INSISTERA pour vous parler, se présentera à votre domicile s’il le faut, pour vous laver le cerveau et vous faire avaler SA version selon laquelle :

  • VOUS avez réagi de façon démesurée
  • VOUS êtes coupable
  • Il ne SAVAIT PAS que cela vous ferait aussi mal
  • Il ne RECOMMENCERA PLUS (cette partie peut arriver bien plus tard selon la « valeur » que vous avez pour l’individu en tant que proie)

Si vous avez ces 4 messages réunis, accompagnés du contexte indiqué, vous pouvez être certaine à 100% que la personne est en prédation et que vous êtes son casse-croûte.

Une personne qui vous aime réellement attendra que vous soyez prête à parler et ne vous incriminera pas. D’autant plus si elle vous a trahie et est en tort.

Quand vous vous trouvez en état de choc, vous êtes hautement susceptible aux suggestions (conditionnement) donc il doit rapidement intervenir pour vous remplir la tête de pensées culpabilisantes envers vous et de pardon envers lui. A ce moment, vous êtes au fond du trou, vous n’en revenez pas d’avoir été trahie et soyons honnêtes, vous donneriez le bon Dieu sans confession à un être aussi inoffensif, maladroit et qui se prétend l’amour de votre vie. Votre esprit est complètement malléable car il est focalisé sur la douleur et sur l’évitement de cette douleur.

Vous signez ainsi votre arrêt de mort. Une fois que le PN a pris le contrôle sur vous de cette façon, sachez que cela deviendra une routine jusqu’à ce que vous soyez sa serpillère. Petit à petit, ce climat vous met dans une peur latente et inconsciente de quitter la relation. En plus, vous n’avez plus foi en votre propre jugement et vous vous en remettez exclusivement au PN pour vous dire ce qui est vrai et ce qui est faux.

Sans un sursaut, un déclic, en principe, vous êtes sa prisonnière et pour longtemps. Faites bien attention à cette technique. Elle est répandue mais on peut ne pas la voir si on n’est pas sur ses gardes. L’autre est conscient de ce qu’il fait, ne croyez pas en ses paroles de regrets. Il altèrera durablement votre sens de la réalité si vous pensez qu’il agit innocemment. Nul besoin de préciser que les trahisons se succèderont au fil du temps et elles seront de plus en plus dures.

Le lien traumatique peut être créé par un ami, un conjoint, un parent, un frère, une sœur, toute personne en qui vous avez confiance et avec qui vous avez autorisé une connexion émotionnelle.

Que le Ciel nous garde, tous, de croiser ou recroiser la route d’un de ces tristes sires. La déchéance de l’humanité.

Sofia, vous avez eu bien du courage de supporter autant. Ma propre patience n’aurait jamais atteint un tel niveau de manipulation.

@ tous, restez vigilants !

separateur

Août 2013

J’ai rencontré F. alors que je rentrais d’un voyage initiatique de 9 mois et demi qui m’a ouvert le cœur et l’âme comme jamais🙂
(J’étais d’ailleurs partie pour ça, à la rencontre de moi-même, mes défauts et mes qualités)

En rentrant, j’étais perdue, mais bouillonnante de vie, d’amour, de joie, ouverte à 400% ; 0 filtre et dans le refus de voir les « mauvaises » choses… je planais totalement.

Quand je l’ai rencontré, je me rappelle m’être dit « Pourvu qu’il soit pris » et comme il m’a été présenté par une copine rencontrée dans mon périple et que je ne connaissais qu’une personne, j’ai été amenée à le revoir… C’est lui qui me cherchais, j’avoue qu’il m’attirait physiquement mais je n’aimais pas particulièrement le personnage et je résistais (il y avait quelqu’un dans ma vie…G.. en phase de l’être en tout cas) jusqu’ au jour où… j’ai craqué.

Une des premières fois où je l’ai vu, il me collait vraiment et m’a dit : « Tu sais, je peux t’aider à te sentir femme… » (Et c’était un besoin profond dont je lui avait parlé).

Il parle très peu, il est fin, intelligent et très drôle (perçant). Il séduit, partout, et beaucoup par la danse. Il a un côté assez maniéré, théâtral, on lui disait souvent qu’il pourrait être acteur, il est beau en tout cas plutôt charismatique pour la gente féminine.

Moi, je parlais énormément et je donnais plein d’amour mais j’étais aussi dans une forme de séduction inconsciente.

Il était addict aux jeux d’argent. Je ne l’ai pas su tout de suite. En tout cas pas à quel degré. ça m’a fait peur et je l’ai quitté, surtout pour ça, et parce que je voulais vraiment construire. Mais la dernière soirée qu’on a passée ensemble a juste été parfaite : une complicité de malade, des fous rires, j’étais bien comme jamais et le lendemain, j’étais super mal à l’idée de le quitter, c’était devenu impossible.

Je n’ai pas compris. Lui m’a regardée en me disant : « ça va être compliqué ». Mais il n’avait pas l’air touché, au contraire il semblait bien. Et moi, dévastée pour une décision qui était pourtant la mienne, prise à tête reposée et que je ne me sentais plus du tout capable de tenir.

Le G en question était descendu de Paris pour me voir, je n’ai fait que parler de F, obnubilée, et j’ai fini par lui dire : « Ce n’est pas un cas mais le cas, et ce n’est pas grave, je vais apprendre des choses. »

Je parlais du jeu… et comme une copine m’avait dit :  » Ne t’inquiète pas, ce n’est pas la mort, le jeu. Il y a d’autres trucs bien pires« . Je pensais que j’allais apprendre sur l’addiction, pouvoir l’aider, l’aimer tout simplement.

C’était paradoxal. En même temps, je me sentais incroyablement bien avec lui et ses silences me mettaient super mal à l’aise.

Je m’ennuyais même parfois. Un côté de moi ne l’aimait pas et il y avait en moi une envie de rendre ce que j’avais reçu en voyage, on m’avait aidée et guidée (parce que je le voulais !). Je savais que c’était possible et j’ai voulu faire pareil (je me sentais tellement bien, tellement forte), il y avait une forme de résonance avec lui et je suis tombée « amoureuse » sauf que… erreur de casting TOTALE !!! Les humains perdus sans collier ne sont pas la même chose que les animaux domestiques.

Je suis revenue quelques semaines après. Il était content. Le « Je t’aime » est arrivé très vite. Et puis, un mois après : très froid, très distant.

Il m’a dit : « J’ai envie d’aller voir d’autres meufs. Et puis toi, avec ton mec-là… »

Ses amis disaient qu’il était quelqu’un rempli d’amour, il « était comme ça » avec les femmes mais c’était son « meilleur ami » et ça, je l’ai entendu de la bouche de 2 ou 3 personnes différentes alors que lui ne m’a jamais parlé d’eux comme ses « meilleurs amis ».

Ses potes, oui mais il n’a que deux « véritables amis » et quand on était ensemble, il était dans une période assez dure (addiction aux courses). On venait quand même le voir pour parler avec lui, se confier etc. Il a ce truc.

Novembre / Décembre 2013

J’ai essayé de partir, j essayais tant bien que mal de mettre mes limites. Je les cherchais aussi, j’étais en plein processus de « découverte de moi-même ». Nous nous sommes dit que nous verrions mais c’est lui qui a vu.

Il m’appelait ou plutôt non c’était des textos, toujours très, très bien écrits, négation parfaite, pas de fautes, mots choisis, ça m’avait d’ailleurs frappée et j’appréciais prenant cela pour un gage d’intelligence. « Je me demandais si tu pouvais venir me tenir compagnie cette après midi, ce soir… ou les deux ? » ou alors il m’appelait 5 à 10 fois en pleine nuit. Comme j’éteins mon téléphone, je voyais les appels le matin au réveil, et parfois, je dois l’avouer j’étais plutôt contente. Était-ce de l’amour ?

Janvier/Février 2014

Il m’a dit, après qu’on ne se soit pas vus depuis un petit moment : « Après la destruction, la construction« . il me dit ça après l’amour, nous étions au lit. Pas un moment, je ne me suis dit que la destruction me concernait moi. Je pensais qu’il parlait de lui.

Et je n’arrivais plus à partir.

Et puis petit à petit, j ‘ai mis des « limites ». Je n’avais pas l’impression de me laisser faire. C’est quelqu’un qui a l’air éminemment bon et gentil et puis avec ses airs de victime, on a juste envie de tout lui donner et c’est d’ailleurs ce qui se passe sans qu’il ne demande rien.

Et de l’extérieur, beaucoup pensaient que c’était top qu’il sorte avec une fille comme moi (tu as vécu tellement de choses, tu es forte et merveilleuse), qu’il avait besoin qu’on le tienne.

En clair, j’étais la femme qui pouvait le sauver.

Chaque fois qu’on se séparait (et ça venait de moi parce que je n’en pouvais plus), j’étais claire, et lui JAMAIS. « Je ne sais pas« , « Tu crois ?« , « Je ne comprends pas« . Du coup, il m’arrivait souvent de ne plus trop savoir ce que j’avais réellement dit, mais comme je parlais beaucoup, j’avais certainement « oublié » ? Et puis, comme dans ma vie il fallait que je réajuste pas mal de choses suite au voyage…

La dernière fois que je l’ai quitté, quand les autres fois il semblait indifférent, (sans pour autant arrêter de m’appeler, sans pour autant ne plus vouloir me voir) il m’a consolée alors que la cause de mon mal-être, c’était lui.

« Pourquoi tu ne m’en as pas parlé ? On aurait vu. »

C’était par rapport au fait qu’il aille voir ailleurs. Je lui avais dit que je préférais le savoir et qu’on en parle et j’ai fini par lui dire qu’au final, cela ne me correspondait pas. Il me disait qu’il ne m’aimait pas mais il était super tendre et quand on faisait l’amour. Il me disait : « Je suis tellement bien dans toi« . Ce sont des actes qui m’ont choquée. Il y avait quelque chose d’assez humiliant maintenant que j’y pense. Au fur et à mesure, sans m’en rendre compte (ou un peu), j’ai commencé à perdre pied. Pour moi, c’était à cause du jeu.

Il savait que les choses les plus importantes pour moi étaient : une relation basée sur la confiance et le respect, et mon intégrité. ça l’est toujours d’ailleurs. Il m’a tout pillé, à ce moment-là mais je croyais que ça venait de moi parce que je n’avais pas du tout le sentiment d’être soumise dans mes discussions avec lui.

Mais c’était dur, peu de moments de répit. Je l’avais tout le temps dans la tête. (ça fait longtemps c’est difficile de se remettre dans l’ état de ce moment-là). Je regardais beaucoup de documents sur le jeu pathologique, on en parlait et d’autres choses. Il me disait que j’étais son amie (et moi aussi), et c’était super important pour moi.

En fait ça me reportait sur mon rôle de grande sœur qui porte, qui sauve et qui aime, rôle que j’ai toujours tenu dans ma vie,avec pourtant une vraie et profonde mésestime de moi

Un point sur mon enfance : père violent verbalement et parfois physiquement les dix premières années de ma vie, qui paradoxalement me disait que j’étais super belle et intelligente et à côté de ça me hurlait dessus quand je posais des questions tout en me disant : « Mais demande quand tu ne sais pas« . Ambivalence, bonjour ! Une mère qui en avait peur et qui n’a pas su / pu me protéger. Tout ça est passé et pardonné, il a changé et s’est réellement remis en question depuis. Mais c’est bon de comprendre d’où tout cela provient même si je n’ai eu le déclic qu’il y a 3 semaines.

F disait souvent : « ça se joue à rien. Comme quoi les apparences… Tu es belle. »

De l’extérieur, la girouette c’était moi. On parle de 7/8 mois de combats pour ne pas sombrer et garder mon intégrité psychologique. Et j’ai sacrément ramé, j’avais même trouvé un homme bien , X, pour l’oublier, et ça a marché un temps.

Avril à fin mai 2014

F ne m’a pas laissée partir.

De toute façon, chaque fois, il fallait que j’explique pourquoi je partais, ce que je ressentais derrière ma « carapace » et c’était le seul à comprendre directement ce que je ressentais.

Il comprenait et devinait beaucoup de choses. J’ai confié tant de choses intimes. Il continuait d’appeler, j’étais son amie, on devait se faire confiance mutuellement.

ça n’ a pas fonctionné avec X. Je pensais être prête au célibat. Je me sentais bien, seule. Et non, j’ai rappelé F saoule et je lui ai fait LA déclaration d’amour (j’avais besoin qu ‘il m’aime). Je n’ai JAMAIS fait ça de ma vie. On est rentrés chez lui, il me serrait dans ses bras. J’ai eu l’impression d’une inversion des rôles totale ! Je ne voulais pas faire l’amour tout de suite quand je l’ai rencontré la première fois et il m’a dit cette fois : « On ne va pas faire l’amour tout de suite !« .

Et puis plus tard : « Tu es sûre que tu veux rester avec moi ?« . En me serrant dans ses bras.

Tout mon corps hurlait non, ma tête, tout et je me suis entendue dire : « Oui« . Et surtout, au moment où je lui ai fait ma déclaration, je n’ai tellement pas compris comment j’avais pu faire ça, me faire ça, que j’en ai eu profondément honte et j’ai arrêté d’en parler. À qui voulait l’entendre, je disais que finalement c’était bon, que ça allait bien, qu’on avait des tempéraments qui se correspondaient, qu il avait des problèmes mais que bon je n’étais pas parfaite non plus.

Honnêtement, j’avais perdu foi en moi-même.

Je continuais de batailler mais je pensais que j’avais un problème, que j’étais incapable de me tenir à ce que je disais alors je me suis convaincue que je n’avais pas aimé comme ça depuis 10 ans, ce qui n’était pas totalement faux mais enfin, ça clochait sévère.

J’ai renoncé à me faire confiance à ce moment-là, j’étais dégoûtée je ne comprenais pas comment je pouvais être aussi divisée.

Alors, parfois j’avais des sursauts et je disais : « Si mes amis étaient là, je ne serais pas avec toi », « En fait, X je n’avais pas envie que ça s’arrête« . C’était vrai.

Je n’avais pas d’amis, enfin personne à qui je me sentais de parler de tout ça, de toute façon je n’en étais absolument pas consciente. Mon groupe de musique monté à mon arrivée était en stand-by pour l’été, je n’avais pas de travail (reconversion professionnelle), pas de sous (RSA) donc j’ai dû lâcher mon appartement et habiter chez lui. Il me l’a proposé, ça faisait quelques temps que je dormais là-bas de temps en temps et puis ça se passait bien. C’est quelqu’un de très lucide avec beaucoup de bon sens aussi (sic)
mais dans l’idéal, je ne voulais pas. Donc j’avais fait la demande à plusieurs « connaissances » qui m’ont toutes dit : « Mais reste chez ton copain, c’est cool » ou « Désolé, ça aurait été avec plaisir mais je n’ai plus de place« .

Juin 2014

J’ai commencé à me rendre compte qu’il manipulait vraiment tout le monde ou alors il y avait un accord tacite entre lui et son pote de toujours. Ce sont des gars de la campagne, une énorme bande de potes qui se connaissent pour la plupart depuis le lycée. Je sentais vraiment un truc étrange.

Pour garder ma vie privée, ou un peu à moi, j’avais fixé qu’on s’échange des textos pour respecter le besoin de liberté de chacun, ne pas le déranger s’il jouait par exemple, mais petit à petit, c’est devenu impossible.

Au quotidien, il me reprochait de ne pas faire attention à lui, il remettait ma parole en question, exemple, match de foot, je suis sortie rejoindre une amie et lui ai dit : « On se tient au courant » (j’en suis quasiment certaine) et il m’appelle une heure plus tard, en me disant : « Tu ne fais pas ce que tu dis, tu m’avais dit que tu m’appelais, tu ne me considères pas » (c’était constant, enfin très régulier) et je rentre toute penaude en m’excusant et en me sentant un peu coupable de l’avoir laissé seul.

Comme on était « amis » à la base et qu’on se faisait « confiance » dans un rapport en « vérité », au bout d’un moment, j’y croyais vraiment, surtout que les fois où je « manquais de constance », il me le faisait « payer » et puis il s’excusait derrière en me disant : « Oui pardon, moi non plus, je ne te considère pas ».

Mi-Septembre

Est venue la période de jalousie maladive, d’engueulades générées par ses soins (je n’étais pas venue le voir en rentrant, la bouffe que je faisais n’était pas bonne, devant son pote, chaque homme qui me parlait voulait me baiser, pour une fois il n’avait pas envie d’aller voir ailleurs, je ne lui parlais pas assez, ça l’excitait que je lui aie dit qu’en fait, je voulais pas quitter X, etc.)

Encore une fois, ce n’était pas collé, tout ça. Entre chaque, il y avait d’autres choses qui faisaient que ça ne paraissait pas aussi dégueulasse et choquant, c’était extrêmement insidieux.

Le jour de mes trente ans, j’avais organisé une grosse fête, hyper importante pour moi, avec des amis (qu’il avait rencontrés l’été. On devait y aller ensemble, il allait prendre son billet et il a TOUT joué. Donc plus d’argent, alors que son pote plus tôt m’avait dit : « Mais comment tu as fait pour qu’il parte ?« . Je lui avais finalement payé le billet et les vacances n’avaient pas été ce qu’on peut appeler géniales) et des connaissances musiciens dans une grande salle. Tout se passait hyper bien jusqu’à son arrivée. Personne, à part une amie et deux ou trois personnes, n’a remarqué mais il a généré une dispute entre son ami et sa copine, la faisant pleurer. Il me demande de partir avec lui à l’anniversaire de son ami et j’ai appris bien plus tard qu’il avait clairement dragué une fille (amie d’un invité). Une amie m’a dit après, avoir vu une haine totale dans ses yeux alors que je jouais sur scène.

Tout ça bien évidemment, on lui pardonne, il est tellement perdu, tellement plein d’amour, il ne fait pas exprès.

C’est allé en crescendo, j’avais l’impression de marcher sur des œufs, j’étais fatiguée, angoissée, je faisais des cauchemars, mais aux autres je disais : « Tout va bien. C’est dur mais on a des tempéraments qui se complètent ». Je cherchais un appartement et me disais que quand je l’aurais, notre couple irait mieux.

Jusqu’ au soir où, énième engueulade générée par monsieur, j’arrive à me calmer et lui dis : « En fait, tu le fais exprès ? Tu génères les engueulades ». Il me dit : « Peut-être, oui ».

29 octobre 2014

Le soir, absolument pas envie de le voir (je lui avais proposé qu’on se voie pour se poser), alors j’étais chez des amies, il était invité mais il n’a pas voulu venir.

Le fond du problème, c’est que je n’arrivais absolument pas à partir et je me voyais faire, impuissante, sans aucune conscience de me faire manipuler, moi. C’était inavouable mais j’avais envie de partir et je pense qu’il le sentait.

Depuis quelque mois, je commençais à comprendre que son problème n’était pas le jeu et je lui avais d’ailleurs dit, je commençais à me poser des questions sur sa santé mentale mais pour moi c’était possible qu’il change.

Bref, il appelle et me traite de menteuse. Je panique, je me bouge, je n’ai jamais couru aussi vite de toute ma vie. Et je le retrouve au bar à côté de chez lui. Il m’agresse verbalement en public et me dit de me « casser de chez lui », que je suis « dégueulasse ». Il était minuit et je n’avais nulle part où aller.

Avant de partir en voyage, à cause du stress occasionné par mon ancien boulot, j’avais un rapport à la nourriture où je mangeais, je mâchais et je recrachais. Il n’y avait que ça qui me calmait. Avec la rencontre avec F, ça avait recommencé en mode vraiment grave, avec des cauchemars récurrents. Il le savait, je lui en avais parlé et j’en avais vraiment honte.

Donc je suis dégueulasse, je lui fais honte. Bref, il me fait vraiment péter les plombs et je lui colle trois claques, après je rentre me coucher.

Oui, j’avais bu. Je m’endors et je ne sais pas combien de temps passe, il me secoue, il me pousse violemment. Je me réveille un peu et là, il me saute à la gorge en me traitant de menteuse, de p**e. Il avait regardé mon téléphone et mon Facebook. Je me débats et me retrouve de l’autre côté du lit, contre le mur lui au-dessus toujours ses mains sur ma gorge. Il n’a pas assez serré pour que j’aie des marques, je n’ai jamais eu aussi peur et quelque chose dans mon plexus solaire est « tombé ». Je l’ai senti, j’ai pleuré, il a arrêté mais ses mains étaient toujours sur moi.

Il avait les yeux noirs comme le Diable (pas les pupilles dilatées, juste noirs alors qu’ils sont marrons) et ce n’était pas la première fois que je les voyais mais c’était à chaque fois un laps de temps tellement court que je ne m’y suis pas attardée.

Une de mes meilleures amies qui a dormi chez eux le soir de mon anniversaire m’a avoué cette année qu’elle avait vu le « mal en lui » et qu’il lui avait fait peur. Après ça, je lui ai dit que je ne voulais plus qu’on soit ensemble, que c’était allé beaucoup trop loin. En même temps, il me disait qu’il comprenait, en même temps il pleurait tellement que je me suis retrouvée à le consoler. Et il continuait de me faire des confidences sur ses états à lui, me disant que c’était possible que je ne sois qu’une obsession, qu’il avait déjà envoyé des messages assez violents à d’autres femmes (menaces de mort, etc.).

Novembre / Décembre / Janvier 2014-2015

Il ne m’a laissé aucun répit, moults appels, mails, etc. où il me reprochait de lui dire qu’on pouvait parler et que je l’ignorais (oui, j’étais à bout et je n’arrivais pas à le consoler), qu’il respectait mon besoin de ne plus le voir et des textos, des appels.

« Sofia, merci. Grâce à toi, j’ai arrêté de jouer. Je me suis dégoûté de te perdre, je me suis dégoûté de me pourrir la vie. Merci, c’est grâce à toi« . (Il n’a d’ailleurs pas repris)

Quand je ne répondais pas, il me disait que sa passion était arrivée quand la mienne s’estompait. Il disait aussi vouloir rester sur la note de « douce tristesse. Quand je vois la façon dont tu me traites, je me sens comme un moins que rien« . Je l’avais juste ignoré en le croisant dehors, je n’avais pas envie de lui parler. On est même allés voir une psy pour couple à sa demande, une fois seulement. J’ai refusé par la suite, c’était totalement absurde.

S’en sont suivis des allers retours de ma part avec des mails où je lui demandais pardon de ne pas pouvoir le pardonner, de fixer des limites et de ne pas arriver à les tenir, pardon d’être aussi girouette, j’en passe et où il me reprochait de ne pas faire appel à lui pour mon déménagement et puis quand comme une idiote, je le fais, il me le reproche par mail, toujours très impeccablement écrit :

« Je comprends que ce soit difficile de rester constante dans tes émotions mais comprends aussi que je me sente utilisé quand je vois que tu n’hésites pas à faire appel à moi pour ton déménagement, lunette, frigo, etc., ce que d’ailleurs je fais avec plaisir »

En fait, je ne pouvais pas être en colère parce que tout ça était enrobé dans des phrases superbement construites où de l’extérieur, on ne comprenait pas où était le mal sauf moi. Enfin, ça me mettait surtout dans des états de confusion totale sans que je sache vraiment d’où ça venait. Là non, je culpabilisais juste encore plus, je me remettais encore plus en question.

JE n’existais pas. c’était NOUS ou lui à travers moi. Et c’était comme ça depuis le début, c’est comme la grenouille dans la casserole avec de l’eau chaude.

J’avais commencé à voir un psy pour violences physiques et verdict sans appel : manipulateur, pervers, narcissique.

Chaque fois que je le voyais, j’arrivais en colère et je sortais comme anesthésiée, endormie, hors de moi. Lui toujours si calme et posé, en volonté de discuter. Il me fallait deux jours ou plus pour que cette saine colère revienne mais elle était souvent contre moi.

Alors oui, tous ces termes : impensable, reconstruction, contrôle, destruction, agression sexuelle, emprise, no contact etc. était un jargon totalement inconnu au bataillon. Je n’y comprenais rien, un tsunami d’une violence hors pair.

J’avais l’impression d’avoir du poison dans le corps. J’en avais en fait, le sien, j’étais vide, j’avais perdu 7 kg mais je m’étais trouvé mon appartement, j’essayais d’en faire un cocon et de continuer à vivre, d’inviter des amis, je m’étais remise à mon livre.

De fait, je me sentais soulagée, mais le nombre de fois où je me suis dit « Cette fois, c’est la bonne » et d’un coup le MANQUE, des crises physiques.

Je ne comprenais pas pourquoi, des crises de vomissements chroniques, et mon corps tremblait sans s’arrêter, je ne pouvais manger que du fromage et j’en étais à prendre je sais pas combien de médicaments aux plantes pour juste pouvoir respirer et arrêter les tremblements. Donc je bataillais entre insomnies, crises d’angoisse, séances chez la psy avec états d’hypervigilance aiguë, crises de terreur, incapacité totale d’aller dans des endroits proches de chez lui.

Je refusais d’admettre que j’étais l’ombre de moi-même. Ce n’était pas possible, pas moi, pas comme ça, pas aussi insidieusement. Un refus total d’admettre l’impensable. Tout ça enrobé dans du chocolat au lait acidulé.

Et puis, pourquoi moi ? Pourquoi personne n’appelait ? Pourquoi j’étais seule, pourquoi moi qui avais tout pris, devais subir la triple peine : santé, solitude, deuil amoureux totalement involontaire (et non, je n’avais pas envie de me séparer de lui). INJUSTICE TOTALE. Alors que lui se faisait mousser car il avait arrêté le jeu, qu’il gardait tout ses amis, son appartement, sa vie, rien ne changeait.

Avec une conscience un tout tout petit peu plus éveillée pour cause des attentats de février (Charlie Hebdo), je me suis décidée à porter plainte pour violence physique, par conviction que se taire, c’est être d’accord, c’est prendre la responsabilité que ça puisse arriver à d’autres sans qu’on n’ait rien fait. Je ne pouvais pas. Je l’ai vraiment fait par devoir. Je l’ai aussi fait à ce moment-là pour remettre des limites largement détruites depuis longtemps.

Ces gens jouent avec des failles déjà bien ancrées en nous, ils ne les créent pas, ils les agrandissent et c’est bien ça qui les rend si dangereux. Mais la source est ailleurs. Loin, dans l’enfance. En tout cas, pour moi.

15 janvier 2015

Quand j’ai réalisé que cette plainte m’empêchait de le revoir, la donne n’a pas été la même. Je précise que porter plainte à ce moment-là, pour moi est une démarche à la fois libératrice et extrêmement difficile voire violente. Je lui ai même envoyé un mail pour le prévenir de ma démarche en lui disant que c’était important qu’il assume son acte, qu’en aucun cas je n’avais porté plainte pour le détruire, ce qui est vrai, mais que s’il voulait m’aider à m’en sortir, qu’il « assume son acte ».

Parce que dans le fond, on se sent coupable, on a peur de faire du mal à ce pauvre petit être… qui nous a juste brisée psychologiquement ET physiquement mais pauvre chéri, il souffre. J’avais peur qu’il se suicide (plusieurs fois, il m’en avait fait la demande en me mettant la main autour de son cou) et beaucoup de personnes de son entourage croyaient à son suicide potentiel.

Mon problème est que je ne savais pas ce que voulait dire « se protéger ». J’ai toujours été une frondeuse, une fonçeuse qui ne s’est jamais laissé imposé quoi que ce soit et me voir dans cet état-là était inacceptable. Je n’avais JAMAIS vécu un truc comme ça, accepter que c’était un e****ré qui m’avait roulée dans la farine, joué avec ce que j’étais, pillé qui j’étais… C’était juste pas OK pour moi, c’était juste totalement impossible que CA puisse exister.

A ce moment, j’étais pleine de déni, d’amour, de compassion et d’empathie et d’envie d’en parler avec lui.
et le pire reste à venir.

17 février 2015 => RUPTURE DU NO CONTACT

Je l’ai rappelé, grand moment de faiblesse. J’avais eu le malheur de garder UN message de sa part alors que je l’avais viré de Facebook, viré de mon téléphone et j’ai rappelé, saoule (petit clin d’œil aux précisions du NO CONTACT)

Je lui ai même fait lire ma déposition (eh oui). Déni, déni, quand tu nous tiens. ça a duré un tout petit mois, pendant lequel il a bien pris soin de monter ceux qu’il avait mis au courant contre moi.

« Sofia, elle ne te dit pas tout, tu sais… Elle ment »

« Elle a voulu retirer sa plainte, je lui ai dit que non »

Et à moi :

« Tu es calme, j’aime quand tu es calme »

« Tu vois ? On ne peut pas parler avec toi, tu t’énerves tout le temps »

« Moi, je m’en fous, tu sais. C’est toi qui as rappelé, je t’avais oubliée »

« Tu n’es pas obligée de retirer ta plainte, mais moi je pense qu’elle ne te fait pas de bien du tout »

« Mais tu t’en fous, des autres meufs ! »

Il m’a refait une crise par téléphone, je l’ai de nouveau quitté et là il me dit, très calmement comme d’habitude :

« Tu sais, je suis allé me renseigner sur les violences physiques sur internet et j’ai vu qu’il parlait beaucoup de manipulation. Tu crois que je te manipule ? »

Et moi : « Eh bien, tu as un côté comme ça oui. Je pense« .

Il n’a pas manqué de le retourner contre moi, à la fin, la menteuse et la manipulatrice, c’était moi.

« De toute façon, je n’ai pas le choix. C’est toi qui décides, c’est toi qui me manipules » avec une voix horrible et mielleuse alors que j’avais tellement de mal à dire non, non et re-non. Évidemment, sa version officielle : « Relation passionnelle, elle m’a menti, j’ai pété les plombs« .

Mars 2015

J’ai réussi et cette fois définitivement (j’étais toujours suivie par ma psy) à ce qu’on se sépare d’un commun accord. Une semaine après, il a téléphoné dans la soirée pour savoir comment j’allais.

27 Mars 2015

Il me dit de le rappeler plus tard (j’étais en réunion avec mon groupe de musique, je m’y suis accrochée coûte que coûte). Encore une fois, j’aurais du écouter mon intuition mais non, je l’ai rappelé. 40 minutes d’insultes insidieuses et retournement de cerveau. Encore une fois, il est triste, il ne veut pas qu’on se sépare, je joue avec lui, je le manipule, je lui mens…. J’ai craqué et il est venu à la maison. Il était tard et rien n’était ouvert sinon j’aurais été dans un lieu public. Je lui ai ouvert et je me suis dit : « Si je dois mourir ce soir, je vais mourir« .

Réalité parallèle et c’est effrayant de voir dans quel état d’anéantissement on se trouve alors, pour être dans une incapacité totale à réagir, se défendre, réfléchir. On n’est plus. Ne restent que honte, division, peur, mensonge, une espèce d’acceptation à la fois consciente et inconsciente de l’ horreur.

C’est pour ça que je veux finir ce témoignage même s’il est long. Que celles et ceux à qui ça arrive aient la foi et le courage de le dire ou juste aient une prise de conscience. Le silence permet à cette violence d’exister.

Comme Placide Gourbil le disait : « C’est en allumant la lumière qu’on fait fuir les ténèbres ».

Il refusait de partir de chez moi en disant : « Vas-y, appelle les flics. C’est toi qui a rappelé ils vont rire maintenant« . Il s’est mis dans mon lit et a procédé à des attouchements. Je lui dit d’arrêter, il m’a répété : « Vas-y, appelle les flics, je ne partirai pas » sur un ton mielleux provocateur, dégueulasse. Et puis, l’élément déclencheur : une histoire avec un ex de l’étranger qu’il ne connaissait pas, qui avait beaucoup compté pour moi et dont je ne lui aurais jamais parlé de cette « manière ».

Il me plaque au matelas, je hurle. Main sur la bouche, il me dit d’arrêter, il est fort. Je le regarde, hébétée et lui dit qu’il est complètement cinglé. Je veux descendre de la mezzanine, il me rattrape par les côtes, me plaque sur le matelas et ma tête dans le vide, il me crache à la figure en disant que je ne suis qu’une p**e qui n’a aucun sens moral.

Il descend de la mezzanine extrêmement calme, reboutonnant sa chemise et me dit :

« Je comprends mieux pourquoi je pète les plombs, tu es une menteuse. Tu mens sans t’en rendre compte, il faut que tu te fasses soigner. Assume, je t’ai toujours tout dit« .

(Mon Dieu, ce que j’avais insisté sur ce point au début, qu’on se dise les choses. Et à ce moment-là, je pensais qu’il avait raison).

A la fin j’avais l’impression qu’il était dans ma tête, que je ne pouvais plus rien lui cacher, il devinait tout même au téléphone.

J’ai couru au commissariat en panique, lui enfermé à l’intérieur de mon appartement. Ils ont failli me garder pour séquestration. J’ai assumé que c’était moi qui avais rappelé et que je me faisais suivre par un psy. J’avais un énorme bleu en forme de griffe sur le bras qui me faisait super mal mais je n’ai rien dit. Je n’ai pas reporté plainte, j’ai simplement demandé à ce qu’il sorte de chez moi. Il s était caché sous ma couette.

Ils l’ont sorti après qu’évidemment il ait dit devant les policiers : « Il faut vraiment que tu arrêtes de mentir« .

Seule, vide, hagarde, je savais pas où j’étais. Il a sonné 3 minutes après, violent à l’interphone : « Tu as appelé les flics sur moi ? » ; « Ils rigolaient dans la voiture« , « Connasse » ; « Allez, ouvre, tu ne vas pas me laisser seul dehors« . ça m’a mise dans un état de panique, je suis tombée dans le trou noir et j’ai rouvert.

Et là, calme face à moi : « Tu ne veux pas me tuer ». Moi prostrée… Il avait un air tranquille, petit sourire. Comme il a un visage « gentil », on s’y croirait. La personne la plus lâche que j’aie jamais vue de ma vie. Il m’a même demandé le lendemain matin si je voulais pas aller travailler à sa place.

Il a dormi à la maison. J’en étais à dormir par terre sur des coussins tellement j’avais peur et il m’a parlé tout doucement. Il pouvait vraiment faire ce qu’il voulait je crois. On a refait l’amour, le matin, enfin moi, c’était désespéré, un dernier sursaut de vie et là, je lui ai juste demandé de me tuer. Je n’en pouvais plus, j’étais au bout, je n’étais plus là, et j’ai vraiment compris profondément le sens de ces phrases « perdre son âme », « ne plus être là », et c’est comme si lui avait été aux anges, soulagé et heureux. Oui, ça lui enlevait ses angoisses, il me l’a même dit. Moi, j’ai senti mon âme partir et déni. C’était trop, il fallait quelque chose de normal mais rien ne l’était. Peut-être que j’ai mis des défenses perverses en place, pour ne pas me perdre totalement.

Et puis finalement, dernier épisode de cette saga morbide. Je sors avec un ami, deux jours après, je n’avais rien dit. On finit par en parler et je lui dis juste : « Je veux bien être une menteuse mais de là à retourner mes défauts pour me détruire… Je ne comprends pas« .

Deux amis ont vu le bleu et ils ont surtout vu l’attitude de F dans un bar où il s’est trouvé en même temps que nous ce même soir. Il vient se poser à notre table en me demandant s’il peut me parler, me disant que je parle tellement fort qu’on m’entend des toilettes alors que je ne parlais pas. Mon amie me prend par la main et m’emmène ailleurs et là, phase finale ; mes deux amis veulent en découdre et il les neutralise rapidement. Il dit :

« C’est spécial entre Sofia et moi. Si je meurs, elle meurt avec moi et puis vous ne savez pas tout, elle ment, elle ne vous dit pas tout« .

J’y ai laissé mon âme. J’ai abandonné la partie, il avait gagné et la seule chose qui me restait à faire était mourir ou reporter plainte et cette fois, aller à l’hôpital. Je l’ai fait. Morte de honte (après tout, c’est vrai, j’avais menti, j’avais rappelé, je m’étais fait du mal) de peur, en colère mais je ne savais pas contre qui ou quoi. J’ai eu 2 jours d’ITT. Et on a été au commissariat.

1er avril 2015

Convocation de chez les policiers et garde à vue.

Juin 2015

Appel de sa part, il n’a soi-disant pas fait exprès. Il me propose qu’on aille boire un café. Non de ma part et re : « Tu me manipules de toute façon, je n’ai pas le choix etc. Quand on aime, on n’enlève pas le numéro de téléphone« .

Je le croise dans un festival : j’étais seule depuis 3 min. En deux secondes, il était là et m’invite à danser, me harcèle, m’insulte, me hurle dessus parce que je ne me laisse pas faire, mes amis le remettent à sa place et il dit : « Vous ne savez pas ce qu’elle m’a fait, Sofia. Cassez-moi la gueule !« .

Et puis, une amie parle avec lui pendant ¾ d’heure. Il est posé, calme, raisonné, sympa et… il la drague ! Elle a halluciné mais m’a bien dit que si elle ne m’avait pas connue… Tout était plausible, cohérent, etc.

Depuis, je sais qu’à ce moment-là, il avait une nouvelle copine (ou elle était déjà bien repérée) avec laquelle il est encore. Non, je ne l’espionne pas, on me l’a dit. La suite a été le pire été de ma vie.

7 septembre 2015

Le jugement en septembre 2015 a été en ma faveur et comme j’ai refusé les dommages et intérêts, il n’a rien eu si ce ne sont trois jours de stage de citoyenneté à ses frais. Mais le jour du jugement, il a trouvé le moyen de sortir son fameux « j’assume », ce qui m’a mise hyper mal, en plus il est venu sans avocat puisque celui-ci s’était décommandé le matin même et lui n’avait pas d’argent.

Mi septembre 2015

J’ai replongé, remonté, toute cette année 2015-2016, essayant de me tirer le plus possible vers le haut. J’ai rencontré son ex peu après le jugement. J’avais besoin de savoir si elle aussi avait voulu partir et ne s’était pas sentie libre, si elle aussi avait souffert de sa jalousie maladive, si elle avait vu Dr Jekyll et Mr Hyde. J’ai fouillé jusqu’à ce que je la retrouve. Résultat des courses : viols, battue, humiliations, manipulations, tromperies ignobles, ne se sentait pas libre de partir. Elle est restée 3 ans.

Juin 2016

J’ai reçu 4 appels en pleine nuit de son fixe, il a su que j’avais vu une de ses amies. Je les ai vus le matin au réveil et cela m’a mise dans un état d’angoisse assez intense.

Un mois plus tard, j’ai reçu un texto à 9h du matin de son ex de la part de F. pour « savoir où j’en étais ». J’ai vu sa manipulation dans les mails qu’elle m’a fait suivre et là, plus de doutes possibles : les mêmes expressions, tout paraît super sympa mais on se sent folle et coupable et j’en ai vomi.

« Je ne comprends toujours pas pourquoi quand on s’est séparés on se parlait en douceur et que maintenant tu es si froide » ; « Et pour info je vais voir une psy 2 fois par mois« . 10 appels en 30 minutes pendant 4 jours pour elle et une quinzaine de textos.

Au final, elle a changé de numéro et il n’a eu aucune nouvelle ni de ma part, ni de la sienne, on s’est parlé et, pour elle qui n’en avait jamais dit mot à personne, notre rencontre a été une libération. Elle ose en parler et elle se rend compte qu’il l’avait certainement fait avant et qu’il recommencera. Elle n’a pas porté plainte et elle pourrait mais c’est son chemin.

Bien sûr que quand je vois le connard que c’est, je me dis qu’avec ce qu’il a déjà de ma part (2 plaintes consécutives), si elle dépose plainte, il tombe et il n’emmerdera plus personne. Mais ce n’est pas ma décision.

Aujourd’hui, j’ai mis tout le dossier plainte et le reste à la Poste, chez mes parents qui l’ont caché dans un endroit inconnu de moi. Voilà.

Je ne sais pas du tout jusqu’où est allé son travail de sape. Je sais que des gens m’ont vraiment diffamée l’été avant le jugement, mais ses amis, enfin ceux que je croise sont à chaque fois très sympas avec moi (voire même super contents de me voir), le peu de fois où je les croise. Il l’a fait, je le sais mais je ne sais pas à quel niveau et honnêtement je m’en fiche.

J’espère qu’il n’ira pas plus loin.

J’ai investi dans mon bien-être : psy deux fois par semaine, reiki, rebirth, art thérapie, acting reichien.

Lectures conseillées :

« Femme qui court avec les loups » ( pour les femmes)

« L’âme du monde » de F. Lenoir

« L’homme qui voulait être heureux » et « Le jour où j’ai appris à vivre » de Gounelle

A ceux et celles qui s’en sortent, ou qui sont encore dedans c’est important :

Peu importe que la personne avec laquelle vous êtes si mal soit ou non un pervers narcissique : BARREZ-VOUS

Dans tout les cas : la parole est libératrice…
Parler, témoigner, c’est acter et sortir de son statut de coupable, c’est remettre les limites , être reconnue, et préserver sa dignité.

Chaque jour la vie donne au moins une raison de sourire, une petite dose de douceur, prenez là, ne vous refusez rien que vous ne puissiez vous offrir. Rien.

Sofia

75 réflexions sur “[Témoignage] Sofia : « De fait, je me sentais soulagée, mais le nombre de fois où je me suis dit « Cette fois, c’est la bonne » et d’un coup le MANQUE, des crises physiques. » + Le secret qui vous fait rester avec le PN

  1. je ne sais pas non plus maintenant que j’en suis sortie, comment j’ai fait pour supporter autant…. comme les amis de longues dates à qui j’en ai parlé, j’étais dans un moment tres particulier de ma vie, avant et apres, me laisser faire par un triste sir de son espece n’aurait probablement pas été possible… il faut vraiment écouter son instinct!!!!

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    1. Chère Sofia

      Vous écrivez pourquoi vous êtes restée ici (en plus du lien traumatique, bien évidemment) :

      « Mon problème est que je ne savais pas ce que voulait dire « se protéger ». J’ai toujours été une frondeuse, une fonçeuse qui ne s’est jamais laissé imposé quoi que ce soit et me voir dans cet état-là était inacceptable. Je n’avais JAMAIS vécu un truc comme ça, accepter que c’était un e****ré qui m’avait roulée dans la farine, joué avec ce que j’étais, pillé qui j’étais… C’était juste pas OK pour moi, c’était juste totalement impossible que CA puisse exister. »

      En fait, vous devez avoir un sérieux tête-à-tête avec votre EGO. Là, il vous a bien desservie. Au lieu de vous dire justement que vous ne méritez pas un tel traitement parce que vous êtes une frondeuse, vous êtes tombée dans l’excès inverse = vouloir à tout prix avoir le dernier mot sur le PN et délire total, vouloir même le changer.

      Les personnes avec un gros ego sont les plus facilement manipulables. Parce que vous pensez avoir les clefs pour tenir un match contre un homme qui manipule depuis le berceau, qui ment comme il respire et qui brise des vies 24h/24, 365 jours/an. Je l’ai déjà écrit dans un autre commentaire mais c’est comme lancer un défi à Roger Federer ou Usain Bolt😉.

      @tous les lecteurs => Vous ne gagnerez JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS contre un vrai pervers narcissique
      ! JAMAIS. Vous n’avez pas le mindset pour cela et vous ne l’aurez jamais. Soit on est PN, soit on ne l’est pas. On peut imiter le comportement extérieur mais sans la motivation intérieure, sans l’esprit du mal, on ne peut pas gagner en jouant selon SES règles. A moins d’être soi-même PN, psychopathe, sociopathe, c’est impossible.

      La seule solution est de vous PROTEGER en fuyant loin, sans regarder en arrière. Et vous l’avez appris à vos dépens. Checkez cet ego, qu’il vous serve à sauver votre dignité et à savoir reconnaître quand la bataille n’en vaut pas la peine.

      Même les grands généraux qui ont marqué l’histoire de l’humanité savent que c’est une règle essentielle : savoir se retirer quand on ne peut pas combattre.

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      1. @ scarlett lol Mais completement !!!:) ça fait quelque temps que la leçon est comprise j ‘ ai d’ailleurs regardé la vidéo de david maison dupin sur l’égo elle est pleine de sagesse. il est bien évident que j’ ai été victime de cet égo, et de cette combativité veine dans ce cas là…. je suis juste contente de me dire que cette expérience peut éviter à d’autres les memes erreurs, il m’aura fallu ce cauchemars pour mieux me connaitre me respecter et m’aimer espérons que d’ autres l éviteront. ma dignité n’est pas perdu, je pense qu’en portant plainte sans dommages et intêrets a été ma façon de rester debout et qu’il gagne.
        sa version est que il a dit aux flics ce qu’ils avaient envie d’entendre et que je n’allais deja pas bien avant. qu’il la garde!!!!🙂 milles mercis à vous !!!!!

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      2. C’est exactement la vidéo que j’allais vous conseiller 👌. Il faut le maîtriser, cet ego, et le rassurer aussi.

        La dignité se récupère, heureusement. Il n’y a pas de honte à avoir une fois qu’on a réussi à s’extraire de ce piège. La honte est pour cette déchéance humaine qu’on appelle pervers narcissique.

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    2. Bonjour, en vous lisant, j’ai revu un peu mon film, en aussi violent psychiquement.
      C’était depuis dix ans que je n’avais aimé, j’avais des passions comme l’écriture, un côté fonceuse et surtout ce besoin à ce moment de ne voir que « le beau » désormais dans ma vie ! Comme vous, j’ai compris que j’avais été une proie de choix ! Trois ans de contradiction entre colère, culpabilité et pardon. Déphasement complet de ma propre personnalité !
      On se bat contre rien, c’est bien là le pire et le plus déstabilisant ! On y perd TOUT, ignorant que quoique l’on fasse, l’issue sera notre propre destruction ! Reste l’instinct de survie, celui que l’on va puiser au plus profond de notre être ! S’ensuit un processus, bien propre à chaque victime.
      Quand j’ai vraiment commencé de comprendre le comportement de mon PN, il s’est installé comme deux cerveaux et deux mémoires dans ma tête ! Intérieurement, je vivais et raisonnait véritablement avec la première, l’originale, celui qui faisait que j’étais moi et qui m’avait toujours guidée et « l’autre », une sorte d’extension que je copiais à l’image de mon PN, froide, dénuée de sentiments.
      Je me servais de l’un ou de l’autre, mettant soigneusement l’autre sous contrôle de celui d’origine.
      C’est à la suite d’une sérieuse dispute et de mon retour chez moi, pendant lequel j’ai pu regarder les choses de loin et avec du recul, et après quinze jours, d’une mise au point (par téléphone) pendant 5 heures, pendant laquelle on se dit tout, qu’automatiquement, ce deuxième cerveau est venu se greffer ! J’ai commencé au début de cette longue discussion, à sa demande, de lui dire avec fermeté et patience, ce que je ne voulais pas et ne voudrais jamais, et de lui poser des questions précises, exigeants des réponses précises et je ne l’ai pas lâché, selon quoi je raccrochais. Apparemment, discution constructive et salvatrice pendant 4 heures, et j’étais soulagée… puis, vint ce je prévoyais… Le retournement de situation ! J’étais devenue la « décidatrice » de tout ! C’est moi qui ai voulu partir, le laissant cogiter son inquiétude, SES incertitudes, Sa peine !
      Tout ce que je venais de lui dire de façon claire et articulée, venait de tomber à l’eau ! Puis bien conscient que ma réaction allait être décisive, c’est à dire abandonner notre relation, il s’est vite repris en argumentant ses torts, avec MES propres mots, MES propres convictions mais tout de même de temps en temps en glissant que ni lui ni moi n’avions tort, cependant qu’il fallait comprendre qu’avec une femme comme moi, c’était normal qu’il ne sache plus où il en est , enfin bref, est-ce que je m’en rendais compte !!! Gardant patience, je lui rappelle les faits concrets et je précise que si j’avais été une personne plus faible, je me serais déjà fait bouffer et que quoiqu’il arrive, c’était inconcevable ni même pensable ! Sur ce, s’ensuivit toute un monologue de sa part, prônant ses grandes valeurs, son âme charitable, son amour inconditionnel pour ses enfants et pour moi et que de tout ces faits, il en était un être particulièrement exceptionnel (et que moi aussi ! Que NOUS étions au dessus de la masse !!!!) ! Je lui rappelle, qu’il est du ressort de chaque parent d’être naturellement ainsi et que cela n’a rien exceptionnel, bien au contraire ! alors, ce fut des phrases à répétions et contradictoires, avec des mots coupés, reprenant exactement les choses claires que je lui avait dit, ponctuant à chaque fois : « c’est pas vrai? » ou « tu comprends » ? Je lui répondais qu’il était inutile de me rappeler ce que moi-même je lui avais dit et que sa voix commençait « de partir », qu’il était temps d’arrêter ! 5 heures du matin !!! Il fut d’accord sur le fait que je devais me reposer, mais ne lâchait pas le téléphone, tout en s’embourbant dans des propos inutiles et répétitifs, sans oublier de temps en temps, des petites phrases qui devaient tout de même me rappeler que tout de même c’est moi qui avait tout décidé de cette séparation, dont j’étais la seule qui allait en décider l’issue !!!!! Inutile de dire que je sus que j’avais usé ma salive pour ABSOLUMENT rien ! C’est pendant son monologue qu’un flot tranquille de larmes est monté à mes yeux, avec ce ressenti de petite mort et de révélation en même temps, que ce deuxième cerveau est venu se greffer dans ma tête ! Automatiquement !
      Par la suite, mon cerveau d’origine m’a permis de rester exactement moi-même et le deuxième de se mettre en marche en présence du PN, comme une connexion automatique selon l’utilisateur de l’ordinateur !
      Ce fut le seul moyen pour adapter exactement mes propos et réactions en sa présence, tout en restant moi-même ! Plus de colère, plus de contradiction en moi, plus d’attente ni de déception ! Je continuais et restais quelqu’un de foncièrement gentil, j’ai retrouvé joie de vivre, apaisement, sérénité… Tant que ce deuxième serveur dans ma tête restait bien installé et en état parfait de marche ! Je ne dus plus me forcer à ne pas baisser ma garde, je ne dus plus démêler l’indémêlable. Terminer les effets « yoyo » de ma santé morale et physique ! D’ailleurs, dés le début de ce processus, tout le mal physique que je je ressentais depuis lui, fatigue, douleur, fièvres courante… venaient de s’envoler en un tiers de seconde, comme un mal qui serait sorti pendant une séance de désenvoûtement ! Le bien être venait d’en prendre la place ! Je comprenais les pièces du puzzle tordu qu’il avait monté lui-même et je regardais ces pièces de puzzle, tomber en douceur, les unes après les autres. Il venait de me donner la clé de son incroyable plan diabolique.
      Je me suis restructurée, j’ai repris ma place, et enfin depuis trop longtemps, j’ai enfin pu entrevoir un bel avenir qui se présentait à moi. Je reste naturellement consciente de la dangerosité de ce genre de personne, que mon système d’alarme garde sous haute surveillance, mais je vis bien et je peux dire aujourd’hui que j’ai retrouvé la paix.
      Bien entendu, le seul moyen de ne point se retrouver entre les griffes d’un PN, est de ne pas y tomber. Je trouve qu’il serait primordial que tous soit informé que ce genre de personne rôde et quand on en détecte une, la faire connaître de tous !

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  2. Happy Friday @Sofia

    Je vouss cite « J’ai rencontré F. alors que je rentrais d’un voyage initiatique de 9 mois et demi qui m’a ouvert le cœur et l’âme comme jamais🙂”
    Si je comprends bien vous êtes passée d’un voyage initiatique a une expédition traumatique . Vous êtes entrée dans une relation avec quelqu’un au lendemain d’un voyage spirituel de 9 mois (ce qui n’est pas anodin soit une période de grossesse symbolique donc de renaissance avec soi même, quoi de plus vulnérable qu’un nouveau né).
    Ma question: aviez vous pris le temps de retour de ce voyage de vous reconnecter avec vous même dans votre environnement habituel afin d’y retrouver vos repères avant de vous ouvrir aux autres, du moins sur le plan affectif?
    Il me paraît en lisant votre témoignage que le retour d’un voyage aussi lourd que celui d’une expédition spirituelle nécessite lors du retour un temps de réadaptation afin de réduire tout risque de vulnérabilité qui ferait de vous une proie pour ce genre de prédateur. Qu’en pensez vous?
    Car si j’ai bien compris le principe le voyage initiatique est ue quête de soi à travers la rencontre de l’autre sur sa terre à lui et par définition le voyage initiatique est une tendance actuelle en réponse à la pression économique de ceux qui vivent dans les pays développés ( pertes de qualité de vie personnelle spitituelle). Les gens qui sont dans les pays pauvres ne font pas de voyage initiatique principalement faute de moyen et leur quête est tout autre d’abord alimentaire et économique tandis que les profils comme les vôtres vont à la recherche d’eux même. Vous me suivez?

    Peace,

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  3. @dandoha je pense que c ‘est totalement exacte.🙂 Malheureusement non je n’ai pas pris le temps de me poser… cela aurait été à paris et c’était impossible… je m’étais rapprochée géographiquement de mes parents, et famille, bien m’en a pris malgré tout. Tout était totalement chamboulé. oui le retour a été violent à tout point de vue et j’étais aussi pleine de projets🙂 j ‘étais heureuse je me sentais neuve, j’étais en train d’écrire un livre et le groupe de musique que j’ai monté à mon arrivée marche très bien maintenant…
    Mais pour le coup je n’avais aucune connaissance de l’existence de ce genre de prédateur, jamais entendu parler ….
    aujourd’hui je suis totalement reconnectée à moi même, comme jamais. Et j’apprends à être, une femme, libre, debout, ancrée; assumée…. c’est en fait à cause de ce voyage que je suis tombée dans ce piège et paradoxalement probablement grâce à tout ce que j’y ai appris que j’ ai eu la force de partir finalement assez vite ( tout est relatif on est d’accord….) j’ai compris tellement de choses sur moi même, mes failles, ma culpabilité mes valeurs etc.. j ai aussi appris parmi d’autres choses que le trésor qu’on a en chacun de nous est beaucoup trop précieux pour qu’on le donne et qu’on le partage n’ importe comment,comme toute belle chose il a besoin de protection.
    le don n « est ni synonyme de sacrifice ou de destruction…. de soi.
    enfin je pense qu ‘une autre leçon à retenir c’est de vraiment se protéger lorsque l’on rentre d’un tel voyage🙂 passer du temps seul et prendre conscience simplement de sa vulnérabilité à ce moment là plus le fait que le réajustement peut nécessiter du temps. le gestation😉

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    1. Happy Saturday@Sofia

      Vous avez eu de la chance de vous en être sortie c’est ce sur quoi aujourd’hui il faut se concentrer. Pour ce qui est des amis qui présentent des “éventuels amoureux” méfiez vous en. Si cette amie n’a pas coupé tout contact avec ce PN , vous devriez vous mettre un terme à tous liens avec elle et vite.
      Soyez prudente et prenez le temps pour vous, la quête de soi est un travail intérieur que l’on peut accomplir n’importe où, y parvenir requiert plus une disponibilité en terme de temps que de lieu, les réponses arrivent toujours en temps et en heure et le temps de la vérité n’est pas celui des Hommes.
      Prenez soin de vous et prenez le temps pour vous,

      Pour être heureux, il faut prendre des décisions : 5 clés pour y parvenir
      http://amelioretasante.com/pour-etre-heureux-il-faut-prendre-des-decisions-5-cles-pour-y-parvenir/

      Peace,

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      1. Bien parlé, ma @Dandoha.

        La quête spirituelle n’est pas un événement ponctuel mais un chemin qu’on parcourt tout au long de notre vie. Et il faut également filtrer les philosophies qui sont enseignées, les adapter à votre perception de la réalité et enfin, veiller à ce qu’elles soient en accord avec votre intégrité physique et psychique.

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  4. Bonjour Scarlett, bonjour Sofia.

    Si je n’avais pas vécu des moments d’intenses souffrances au contact de mon ex toxique et sans avoir lu les nombreux témoignages d’autres ex victimes, j’aurai eu sans doute beaucoup de mal à vous comprendre Sofia. Mais je vous comprends. L’État de choc, la sideration, les allers retours jusqu’à être plus forte. Merci Scarlett de rappeler et rappeler encore les mécanismes de l’emprise, ça finit par rentrer !
    Je ne porte aucun jugement sur votre histoire Sofia , c’est la vôtre. L’important c’est votre sursaut vital, celui qui vous a fait fuir, prendre les bonnes décisions et l’effort que vous faites aujourd’hui pour ne plus vous laisser manipuler à l’avenir. Maintenez le cap.

    Porter plainte dès qu’il y a abus ou violence est très souvent conseillé. Je pense que cela les arrête tout de même, ou tout du moins les calme dans leur projet de destruction. En revanche, je me suis demandé si cela ne les confortait pas dans l’emprise qu’ils essayent de maintenir sur leur victime car cela implique toujours d’être en lien par la procédure ?! Ils pensent pouvoir manipuler tout le monde y compris la justice, alors ne verraient ils pas cela comme un jeu de plus, avec potentiellement la possibilité de le gagner ?
    Et quand ils sont condamnés, continuent t’ils a se comporter de la même manière ou adaptent ils leur comportement encore plus finement pour ne pas se faire pincer une nouvelle fois ? Un PN meurt PN, donc j’en déduis qu’ils continuent leur chemin de criminel ?!

    Porter plainte bien sur, c’est aussi une étape pour se sauver soi avant toute chose.
    Je conseillerais néanmoins si cela est possible de se faire accompagner d’une personne de confiance, pour être soutenue. C’est une étape difficile, très courageuse. Je l’ai fait pour une amie.

    Je souhaite vous faire partager cette histoire car je la trouve assez révélatrice de la personnalité de ce PN et de sa famille et ceci illustre pourquoi je me pose la question de l’emprise à travers une procédure juridique.

    Comme moi cette amie s’était posée beaucoup de questions sur l’homme qui partageait sa vie depuis 9 mois, tout allait vite, trop vite. Elle n’avait pas l’air heureuse. Je l’ai juste invité à y réfléchir, au calme. C’est elle qui a mis le mot PN dessus apres s’être informée.

    Je suis allée avec elle chez lui, pour qu’elle puisse récupérer ses affaires dont ses meubles. Elle devait s’y installer la semaines suivante. Il vivait chez ses parents dans une grande maison ! Elle m’a avoué que les parents lui demandait 500 € de loyer et le financement des travaux de rénovation pour son arrivée !!! On a appris par la suite que son ex avait un crédit sur le dos pour la terrasse. J’imagine que la suivante s’occupera de la façade (sic).

    Il lui a donné plusieurs rdv, tous annulés à la dernière minutes. Bref, elle lui fixé un rdv, il répond ok. En chemin, nous avons fait un détour par le centre ville car nous étions persuadées ne serait pas chez lui …et l’y avons trouvé. Elle lui a parlé par la vitre, il lui a dit qu’il avait mieux à faire et qu’il partait en province. On a foncé chez ses parents, son père a ouvert avec le chien de garde. Il a dit que son fils était parti en WE et qu’il ne la ferait pas entrer dans la maison. Les affaires devaient être sur la terrasse, et là évidement rien. Il nous a dit menacant « vous n’avez qu’à venir avec les gendarmes car je ne rendrais rien » . Nous nous sommes donc rendues à la gendarmerie qu’elle avait pris soin de contacter la veille leur expliquant qu’elle avait peur de s’y rendre, car il était menaçant. Il lui avait d’ailleurs écrit « tu n’as qu’à venir avec les gendarmes, je m’en fou « . Je pense que ça les a motivé pour venir !

    En 10 mn, nous étions de retour avec eux. Ils ont cernés la maison, main sur leur arme, j’ai haluciné. Le père pas démonté du tout, les a menacé, leur hurlant dessus et leur disant que sans dépôt de plainte, il ne rendrait rien. Les gendarmes lui ont fait répèté et lui ont dit qu’ils reviendraient avec le dépôt de plainte. Retour à la gendarmerie, elle a donc déposée plainte, encouragée par les gendarmes, en leur montrant les textos et mails de menace , elle a aussi établi la liste de ses affaires. La plainte a été enregistrée pour « abus de confiance » . Pendant 2 jours mon amie a beaucoup pleuré, elle avait peur et était sidérée. Elle m’a tout raconté, les abus, la perte de confiance, les mensonges, ect…

    Ses affaires ont été déposées à la gendarmerie en 48h00 et nous sommes allées les récupérer. Elle a alors retiré sa plainte.
    No contact absolu. Il a cherché à la joindre par tous les moyens. Elle a changé tous ses comptes et codes banques car comme elle se connectait de son ordinateur, il les avaient sans doute conservés.

    Jusqu’à un mail 2 mois plus tard sur une boite qu’elle avait oublié de fermer . « Puisque tu ne répond pas et que je ne peux pas te nuire par ton travail, sache que tu m’obliges à porter plainte pour tout ce que tu m’as fait, tu l’auras bien cherché ».
    Elle montré ce mail aux gendarmes qui on relevé les menaces mais pas matière à intervenir. A plusieurs reprises ils lui ont dit que si les menaces se faisaient répétitives et que si il l’a harcelait, il fallait qu’elle les prévienne.
    Ils ont été remarquables je dois dire.

    1 mois après, convocation à la gendarmerie. Il avait bien déposé plainte pour « calomnies et accusations mensongères ». Ce gros malin s’était rendu à la police d’une autre ville mais il ne se doutait pas qu’elle serait transmise à la gendarmerie de son village.
    Les gendarmes ont décidé de présenter la plainte au procureur en argumentant qu’elle n’était pas recevable. Ils ont expliqué à mon amie que sa seule solution dans le cas contraire aurait été de porter plainte à son tour et que c’était sans aucun doute ce qu’il cherchait pour maintenir son emprise.

    Elle n’a plus eu de ses nouvelles, jusqu’à il y a 1 mois soit 8 mois après sa rupture. Il l’a suivit après qu’elle ait déposée sa fille a l’école et l’a abordé tout souriant, calme, apprêté en lui disant qu’il voulait savoir pourquoi elle ne répondait jamais à ses messages et surtout pourquoi elle avait porté plainte ?

    Sans se démonter, en ravalant sa peur, elle lui a répondu calmement qu’il était sorti de sa vie, qu’elle était très heureuse et que sa plainte elle l’avait déposé à la demande de son père pour récupérer ses affaires puis levée ensuite. Donc Adieu. Et a tracée son chemin.

    Le lendemain, il a suivi sa voisine-amie en voiture, elle l’a bien reconnu. Et depuis plus rien. Je souhaite qu’il s’en tienne là. Mon amie en est persuadée.

    Une plainte, une condamnation, est ce que cela les arrête ou bien faut t’il vraiment changer de région pour être en paix ? Ne renoncent t’ils jamais sauf si ils ont sous la main une nouvelle victime ?

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    1. Hello

      Le seul langage qu’ils comprennent est celui de la force. Donc ton amie a bien réagi en gardant son sang-froid. Qu’elle n’hésite pas à multiplier les plaintes chaque fois qu’il commet un acte répréhensible envers elle ou ses proches.

      Un PN revient systématiquement mais ça ne doit pas être une hantise non plus. Il y a juste des mesures de précaution à adopter comme éviter de se retrouver isolée face à lui, le laisser entrer chez soi, montrer qu’on a peur ou lui donner des émotions. Ce qu’il veut avant tout est une réaction.

      Ce sont surtout des pauvres minables dont le seul but sur cette terre est de nuire donc que ton amie n’en fasse pas une maladie. Il va revenir la harceler de temps à autre, probablement par vagues entre des proies mais si elle lui montre qu’elle n’est pas une marionnette, elle ne risque rien physiquement.

      Qu’il ait une nouvelle proie ne change rien du tout. Le truc est que c’est un maniaque du contrôle. Ton amie a eu le malheur de le faire entrer dans sa vie, lui donnant ainsi son accord inconscient pour être son jouet. Le harcèlement fait partie du pervers comme les roues d’une voiture. Elle doit juste s’accrocher et vivre sa vie. C’est comme l’herpès, on l’a pour la vie mais on le gère 😅.

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      1. On a déjà répondu 1 million de fois à cette question…

        Pour faire court : oui ils reviennent sauf si vous changez de région et plus moyen de savoir où vous êtes

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    2. Non ils ne renoncent jamais. Moi jai une ordonnance de protection qui lui interdit de rentrer en contact avec moi. Mais cela fait deux plaintes sur je dépose car il m’insulte par texto et juste des rappels à la loi.!!!! Pour lui.
      Si votre amie peut changer de région cest ce qu’il y a de mieux…
      Moi j’attends la décision du juge pour enfants Pour partir
      Accrochez vous toutes et n’attendez pas qu’ils en arrivent là…

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      1. Bonjour Valentine

        Avec des enfants, c’est short contact et pas no contact. Malheureusement, c’est une sentence jusqu’aux 18 ans des enfants quand on est co-parent avec un pervers narcissique.

        J’adresse tous mes encouragements et ma compassion à ceux qui sont dans cette situation.

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  5. j’hallucine! c’est EXACTEMENT la même histoire qui m’est arrivée!! pratiquement TOUT est pareil, à quelques petits détails près!! Quel bonheur de vous lire, merci pour votre témoignage… Quelquefois , on se demande si on a tort ou raison, et comme vous le dites si bien on est sous emprise , on n’arrive pas à se détacher , à quitter ces enfoirés…. ces pervers, ces malades… tout ce que vous écrivez me conforte dans l’idée que j’ai bien fait de partir, d’arrêter cette torture, avoir peur , être angoissée et à la fois succomber sous ce charme… on est au fond du trou… mais j’en suis presque sortie!!!merci encore!!!

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    1. Bonsoir de Laforte

      Ce n’est juste pas « normal » de vivre dans l’angoisse et la peur. Le PN sait très bien que dès que vous appliquez le no contact pendant un certain temps, en fonction de votre degré de réflexion, vous finirez immanquablement par faire le lien entre cet état d’angoisse et… lui. Vous ne pourrez pas indéfiniment croire que vous êtes folle. C’est pour cette raison aussi qu’ils harcèlent, qu’ils se manifestent toujours.

      Or, quand vous vous coupez complètement de cet individu, là vous commencez à percevoir la réalité, à sortir du brouillard du mensonge. L’art du PN est avant tout celui d’être un excellent menteur qui joue avec des masques à la perfection.

      Take care

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  6. @scarlett

    Ahaha, elle va adorer « l’herpès » !
    Oui elle tient bon et de toute manière, elle l’a véritablement sortie de sa vie et se reconstruit sur de bonnes bases.
    Elle n’en a pas peur mais juste la hantise de le croiser. une sensation désagréable comme se prendre une merde de pigeon sur la tête juste en partant travailler !
    Elle dit « j’ai fait jouer mon droit, mon bon droit en allant porter plainte et en ne cédant pas à ses menaces, je me suis faite respecter ».
    Il n’empêche que j’ai le sentiment que c’est ce qu’il voulait, les gendarmes, la plainte ect…pour faire monter la mayonnaise.
    Le no contact c’est vraiment l’arme absolue contre ses fientes.

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    1. Oui, c’est exactement comme l’herpès. Malheureusement, on ne peut qu’apprendre à vivre avec car on ne s’en débarrasse jamais. Sauf qu’avec le PN, si on change de pays et qu’il n’a pas d’argent, il devrait lâcher le morceau… éventuellement lol😉.

      Et oui aussi pour les plaintes. D’un côté, ça lui donne l’attention qu’il veut mais c’est aussi dans l’intérêt de ton amie d’être entourée par les forces de l’ordre contre ce déséquilibré. Ah, quel triste sire…

      Transmets-lui tous mes encouragements❤

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  7. @ stellabat , comme le dit Scarlett, non ça ne les arrête pas.. bon c’est comme ça… On va pas s’arrêter de vivre pour UN naz!!! qui de surcroit n’a que le pouvoir qu’on veut bien lui donner… et s’il appelle je ne répond jamais. MERCI Stellabat de ne pas me juger, mais je comprend tellement l’incompréhension que cette histoire peut générer… j’ai mis tellement longtemps à me pardonner si vous saviez… encore maintenant j’ai honte, …un peu….
    je n’ai jamais été avec un tordu, un toxique ou un taré, j’ai toujours été avec des hommes qui me respectaient et m’aimaient sincèrement pour ce que j’étais. Un d’entre eux est resté un de mes meilleurs amis. Professionnellement je n’ai jamais été abusée et ai toujours su me défendre. Sauf que les barrières que j’avais cachaient beaucoup de choses ( pas confiance en moi, hyper exigence , mesestime de moi etc) les masques et les sourires pour cacher mon mal être ça me connaissait bien!! et m’empêchaient de m’accomplir réellement.
    Rien d’exceptionnel en somme ..
    En rentrant de voyage, J’étais perdue dans cette société je ne trouvais plus mes repères je n’arrivais plus à chercher du travail alors que j’ai toujours été super active. c’était un virement a 280 degrés. et j’en suis heureuse maintenant. Si vous voyez le film en quête de sens mon voyage s’en rapprocherait assez sauf que j’étais toute seule et j’avais 27 ans dans un pays dont je ne connaissait ni la langue ni la culture. J’ai échangé avec des communautés actives dans leur contribution à faire de ce monde un monde meilleur, etc… c’était magnifique. Quand je dit que au retour je planais je pèse vraiment mes mots, j’étais totalement sur une autre planète je suis bien redescendue dieu merci🙂 ultra émotive à fleur de peau … un peu illuminée de fait!
    C’est pour ça que j’ai redit le don n’est pas le sacrifice, l’amour n’est pas la destruction de soi etc etc… il faut vraiment faire attention à ce que l’on met derrière commençons par nous sauver nous même .
    Au final je ne remercierait pas triste sir mais c’est tout de même un mal pour un bien. Quand j’étais dans l’histoire je m’étais jurée que quitte à vraiment galérer je ressortirais grandie de tout ça . les Shadocks l’illustrent bien: il parait que c’est en tombant qu’on apprend, ils sont sans dessus dessous et disent on est bien partis !! elle m’a toujours faite beaucoup rire. Au travail je bosse avec un manipulateur ! il a joué avec moi au début et j’étais pas aussi sereine que maintenant j’ai à nouveau ressenti le syndrome sauveur, j’ai vu son jeu, ses mots etc etc, mais je ne suis pas retombée dedans, j’en ai parlé, j’ai travaillé dessus , j’ai mis les limites direct et il n’y a plus aucun problèmes maintenant. Bien sur qu’il joue, il est comme ça ( pour le coup il est vraiment acteur😉 ) mais ça me glisse dessus, ça me fait même rire. Il y a suffisamment de cons à supporter tout les jours pour que je les accepte dans ma sphère privée!!! Quand je ne sens pas quelque chose je n’y vais tout simplement pas. la frondeuse a appris a s’aimer😉 bien à vous

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  8. Bonsoir Sofia,

    Mon histoire a énormément de similitudes avec votre histoire qui a eu lieu quasi en même temps.

    Je n’avais jamais entendu parler des PN et jamais je n’aurais pu imaginer que pareil pourriture puisse exister. Je ne vis pourtant pas à
    bisounoursland.

    J’ai cru moi aussi devenir folle tant la confusion à régner dans cette relation, confusion qu’il avait prit soin d’installer petit à petit au fur et à mesure de mes confidences.

    Je ne me reconnaissais plus du tout et cela me faisait de plus en plus peur.
    La honte de n’être plus que l’ombre de moi même, un vrai zombie.

    Lui, il continuait se sentir bien, certainement mieux même tout en constatant mon état de délabrement grandissant, me reprochant de me mettre dans des états pareils, de ne pas savoir aimer….

    C’est mon corps qui m’a dit STOP après les nombreux signaux qu’il m’avait envoyés. Il a fallu faire face et puiser le courage qu’il restait et qu’il n’avait pas encore anéanti par ses nombreuses frappes.

    Les réponses à mes questions, ce sont mes lectures qui me les ont en partie apportées après une période de déni. Ce blog m’a permis de trouver les réponses à celles restées en suspens.

    Tout comme vous, je suis une fonceuse, une femme de caractère et jamais auparavant je n’avais vécu pareil tsunami. Cet relation a eu un impact sur tous les aspects de ma vie, professionnel y compris, mais tout est en train d’évoluer favorablement.

    Votre témoignage me touche beaucoup tellement elle me replonge dans l’enfer que j’ai vécu également. Lire que vous en êtes également sortie donne de l’espoir aussi.

    Merci pour ce partage et bonne continuation.

    Maya

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  9. Bonjour Sofia,
    Je vous ai lue attentivement et un élément de votre récit m’a poursuivie tout au long de la lecture de votre témoignage.
    Si j’ai bien compris, c’est au retour de ce voyage initiatique que tout a commencé. Précédemment vous n’aviez jamais connu de situations de ce genre, étiez en équilibre dans tous les domaines de votre vie, et donc…bien en vie.
    Quelques mois plus tard, grâce au talent que l’on connait du type de créature que vous avez croisé, vous êtes en mille morceaux.
    Aujourd’hui vous retrouvez votre pièces, progressivement. Vous vous êtes retrouvée.
    Qu’est-ce qui a changé en vous entre le moment du départ et aujourd’hui ?
    Sans indiscrétion, puis-je vous demander dans quel pays vous vous êtes rendue ?

    @tous
    J’ai envie de partager un enseignement qui m’a été donné ces derniers temps, sous différentes formes, mais qui revient toujours avec insistance : « La perfection, c’est la mort », « si j’étais parfait, je serais mort », ou encore « la quête de l’âme-soeur revient à creuser sa tombe ».

    L’absolu c’est la mort. Le contraire de la vie.

    Ca n’a pas forcément de rapport avec vous, chère Sofia, mais très intuitivement, j’avais envie de déposer ces pensée ici aujourd’hui.

    Bravo pour votre courage et votre détermination en tout cas,
    Continuez de bien prendre soin de vous.

    Isabel

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  10. Bonjour Sofia, ainsi qu’à vous toutes ! @Sofia , merci pour votre témoignage. Je voudrais partager avec vous , un peu de mon histoire. J’en raconte un « bout  » sous chaque témoignage, car chacun d’eux réveille ou éclaire quelque chose chez moi. Je veux déjà vous dire que moi non plus , je ne savais pas que ces êtres existaient. Je rejoins Scarlett avec ce fichu soucis d’égo, je voulais tellement aimer et être aimé que j’aurais, pardon , j’ai fait n’importe quoi… L’égo est difficile à doser je trouve , c’est un peu le sel qu’on met dans un plat, pas assez , c’est fade, trop , c’est immangeable ! Ce que votre récit a éveillé chez moi c’est ceci : En vous lisant Sofia , je me suis dit, comme en regardant un film :  » Mais non ! Pourquoi lui ouvre t elle ?  » « Pourquoi le laisse t elle entrer ? » « Pourquoi le rappelle t elle après tout cela ? » Puis je me suis ressaisie en me disant que j’avais fait la même chose , bien que « le mien » ne s’est jamais montré menaçant physiquement … C’est ce qui a été le plus dur à me pardonner personnellement, le fait que mon instinct me hurle de fuir mais qu’à la différence de beaucoup ici, c’était chaque fois moi , qui le rappelait, le harcelait, le suppliait de revenir après l’avoir envoyer sur les roses… Je me suis répété je ne sais combien de fois durant ces années :  » Mais tu es maso ma pauvre fille !  » car nous savons que nous retournons à l’abattoir , nous nous portons tellement peu d’amour propre que nous nous résignons à cela : Devenir folle ou périr…. La folie m’a réellement frôlé, je ne me reconnaissais pas, et bien entendu, Monsieur Toxique ne manquait pas de pointer ces incohérences , que j’étais incapable d’expliquer du reste , je pensais réellement qu’il avait raison, que je n’étais qu’une pauvre folle… Lui , il était toujours souriant, calme,il avait réponse à tout, il avait l’air toujours heureux. Moi je maigrissais, j’étais fatiguée constamment, triste tout le temps, j’ai vraiment cru que tout venait de moi … Dieu merci tout ceci est derrière maintenant mais c’est un long chemin à faire, pour se trouver , se pardonner et s’aimer tel que l’on est INCONDITIONNELLEMENT ! Ne plus jamais accepter que PERSONNE, ne franchissent vos limites, être capable d’écouter votre instinct. Aujourd’hui, je l’écoute le mien ! Je me protège, ne fait plus confiance d’emblée, prendre le temps de connaître les gens avant qu’ils aient une place dans notre vie etc… Il faut réajuster tous nos dysfonctionnements pour que l’on réduise un maximum les risques d’en attirer un autre. Maintenant on sait qu’ils existent ! 😉 Je vous sens sur la bonne voie chère Sofia ! Votre côté battante ressort clairement dans vos écrits. Je vous souhaite le meilleur pour la suite. Amicalement 😊

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  11. Bonjour à tous. Lien traumatique, ces deux mots ont pris tout leur sens ces dernières années dans ma guérison. Après lecture de votre témoignage Sofia, je me suis retrouvée dans votre histoire et j’ai rêvé de mon ex PN dont je suis séparée depuis presque 4 ans de manière réactionnelle. J’ai rêvé que j’étais enfermée avec lui et sa mère (manipulatrice aussi, bouillon de culture quand tu me tiens!) dans une voiture dont je ne pouvais pas sortir. Ils riaient et moi j’étais oppressée et je voulais sortir, je ne pouvais pas, et je percevais toute la mascarade de ces rires si anxiogènes. Moralité ? Maintenant que j’ai compris, je ne vois plus que ce lien emprunt de souffrance qui revient me hanter lorque ma mémoire traumatique se réveille en lisant des récits similaires au mien. Lien d’amour ? Non, je suis restée car il me tenait par ma faille béante (le manque d’amour et ce besoin irrépressible d’être aimée de manière irrespectueuse histoire de me punir d’une culpabilité irréelle). Le PN est un catalyseur de nos pulsions de mort, la plaie est ouverte, il l’agrandit, nous nous perdons dedans, oublions notre intuition et notre raison. J’ai compris une chose: recouvrer confiance en moi, et le lien qui nous unit redevient réel, nos blessures ne peuvent plus nous berner et nous maintenir dans l’illusion d’un lien d’amour qui n’a pas existé. Notre amour envers lui était réel (quoique perverti aussi par un besoin de rejouer les traumas du passé) mais la combinaison de deux êtres qui s’aiment et se respectent, non. Je vous souhaite plein de courage Sofia, vous m’avez émue et je vous assure que si vous travaillerez à regagner cette confiance anhilée, cela ne piquera plus et le champs des possibles vous sera ouvert, loin de ces bêtes néfastes que vous verrez arriver à des kilomètres 😉

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    1. Stéphanie,
      il me semble avoir la même approche que vous dans cette relation toxique et surtout d’y lire notre ténacité respective à nous maintenir (et c’est là sans doute que se situe la notion de « complicité » du conjoint du manipulateur) lors cette relation d’emprise terriblement mortifère.
      Je pense cependant que notre « aptitude » à nous maintenir dans ce lien imprégné essentiellement de violence psychologique est sans doute à rechercher bien antérieurement avant notre rencontre avec notre « maître es démolition ». Poser enfin des mots sur une situation devenant crescendo inacceptable est sans soute l’issue de secours de la victime dupée. Quand le masque tombe, une fois la sidération atténuée, il faut fuir, ne pas se retourner et oublier pendant un moment sa culpabilité, le sentiment de honte et surtout les assertions de notre agresseur. Je n’ai pas su le faire comme @Lelandais, ce qui augmentait encore plus ma honte et du coup accroissait mon sentiment de culpabilité. J’étais terrorisée, me clivais aux abords de la folie et suis devenue un animal pour me protéger, m’excusant pour mes « débordements » auprès de mon démolisseur. Je ne parvenais pas alors à penser que ce qu’il me faisait vivre pour se « débarrasser » de moi émanait de lui. J’avais aboli mes facultés cognitives à mon détriment, lui confiant toutes les verges pour me flageller. Et je ne vous étonnerai pas si je vous confesse qu’il les a toutes utilisées avec délectation. Pendant quasiment 10 mois suivant mon retour en France, je n’avais plus aucun souvenir de notre union de 16,5 ans et quand je narrais un « évènement » me revenant à la mémoire, je mélangeais avec une confusion terrible les temps du présent, de l’imparfait et du futur. Impossible à comprendre pour quiconque. Depuis plus d’un an, j’applique le no contact et mes souvenirs accompagnés enfin de ma grille de lecture me sont revenus et m’ont ainsi permis de reconsidérer ma part de responsabilité même infime dans cette relation infiniment vénéneuse, pressentie mais de ma part vécue dans le déni. J’ai « payé » le prix fort une dernière fois une station de 16,5 ans avec un manipulateur mais tant avaient jalonné ma routait depuis ma prime enfance. Un égo depuis longtemps (toujours?) en souffrance, une perte de confiance inhérente et la difficulté d’exister pour moi-même en dépit extérieurement d’un tempérament bien trempé et de l' »image » d’une personnalité affirmée, j’ai toujours offert en pâture mes failles pour que des personnalités malveillantes exploitent celle que je considérais avoir aucune valeur, à savoir : moi.
      J’ai compris très récemment que cette violence psychologique dont je fus la victime mais aussi le produit est souvent d’origine transgénérationnelle. Ma peur de l’abandon est un héritage familial, blessure d’une grand-mère abandonnée sur le parvis d’une église à l’âge de 2 mois et recueillie dans une institution de début 20ème siècle pour être confiée contre rémunération et utilisée par une famille paysanne du centre de la France. Et au bout, il y a moi avec le trait d’union d’une mère maltraitante psychologiquement, sans chaleur, dans les signes mais sans jamais l’émotion. Elle ne me protégea jamais ou si peu. Un mille-feuille que je « déguste » pendant un divorce complexe, procédurier et pas encore abouti. Mais je suis un roseau, il m’arrive de pencher mais je sais que désormais rien, ni personne ne saura me dévaster. Quand j’en aurai fini avec mon « archéologie » personnelle et l' »architecture » de mon « je » qui passe par la réaccaparation de certains de mes loisirs que j’avais perdus de vue au cours de mon union (natation, cinéma, flâner et perdre son temps sans culpabiliser), je me suis promise un beau voyage (comme j’en faisais seule avant de le rencontrer) si mon cheminement est récompensé par quelque réussite professionnelle à l’issue de mes efforts dans ce sens et améliorant alors ma situation financière anéantie par un conjoint qui m’a escroquée tout au long de notre union et fait interrompre ma carrière alors prometteuse pendant 17 ans.
      Il faut un jour beaucoup de courage et d’intelligence pour rompre définitivement avec une existence qui ne doit pas en aucun cas se décliner avec la fatalité. Affronter ses démons, mettre des mots sur ses maux, décortiquer, disséquer pour se reconstituer, se trouver et prononcer un joli « je » débarrassé de la pollution de tous les autres.
      Je ne suis pas en situation de « crâner » mais je suis reconnaissante à mon ex-conjoint de s’être débarrassé de moi sans le moindre embarras après m’avoir soutiré une délégation de signature lui permettant de s’approprier dans mon émoi et ma sidération une société à mon nom, comme un vieux mouchoir en papier sans honte et sans remords pour m’avoir permise finalement d’ouvrir enfin les yeux. Je suis en quelque sorte une résiliente, je crois, et je suis assez fière de moi sans orgueil mal placé, autonome et indépendante, dépourvue de peur, revenue enfin du pays de l’horreur et de la laideur. J’ai tout laissé et j’ai dû faire tant de deuils qu’à la fin, je finissais par en rire. Une seule chose ne m’a jamais quitté était mon auto-dérision et mon sens de l’humour. Je trouve que ces histoires terribles, ces drames que nous avons vécus doivent nous permettre d’expulser notre besoin pathologique du « drama ». Histoire de nous donner une bonne leçon, tournons en dérision notre grand mentor, notre magister en morale et en vertu. Nous lui devons bien cela. Revoyez le film « Le dictateur » de Chaplin et vous constaterez que les autocrates et cyniques personnages sont d’autant plus ridicules et pathétiques qu’ils sont souvent ridicules, factices et pathétiques.
      Riez, souriez, c’est une différence fondamentale entre eux et nous.
      Que vos journées soient à chacune parsemées de vos belles intentions pour vous-seules.

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  12. Bonjour à toutes et à tous!
    Une bonne lecture m’attendait à mon retour de week-end😉.
    Tout d’abord, je réagis au retour de voyage spirituel de Sofia qui l’a tellement fragilisée. Comme si ses mécanismes de défenses s’étaient effondrés lorsqu’elle est rentrée au pays, comme le dit Dandoha, aussi vulnérable qu’un nouveau né.
    J’ai une amie qui est revenue d’un de ces voyages. Une semaine après son retour, je l’ai retrouvée à la terrasse d’un bar avec une cigarette à la bouche alors qu’elle avait cessé de fumer depuis plus de 20 ans. Elle m’a expliquée que depuis son retour, elle ne pensait qu’à fumer et manger de la viande alors qu’elle est végétarienne depuis plus de 10 ans. Elle m’a dit en rigolant qu’elle avait fait un deal avec sa conscience et qu’elle a choisi la cigarette (elle avait compris que ses pulsions étaient incontrôlables). Elle est toujours végétarienne, mais aux dernières nouvelles, elle fume plus d’un paquet par jour. Elle ne regrette pas son voyage, mais est consciente que son retour à domicile a été trop brutal.
    Je reviens ensuite sur cet état post-traumatique où l’on comprend (ou on accepte) la vérité sur ce qu’on a vécu mais qu’on en est au stade de comprendre les mots mais pas toujours ce que cela implique.
    Notre histoire est intervenue parce que j’ai eu un dernier sursaut de survie : j’ai passé un concours pour entrer en formation (sans lui en parler). J’ai réussi le concours. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il a fait comme si c’était génial, il m’a offert un cadeau puis l’a annoncé fièrement à sa famille. Mais je n’ai pas été dupe. J’étais consciente qu’il réagissait trop bien alors qu’il m’avait menacée avec des propos blessants de me quitter si je faisais cette formation.
    Lors de ma formation, une étude sur les personnalités pathologiques m’a enfin fait envisager que c’était peut-être lui qui avait un problème. J’ai commencé à me documenter sur sa personnalité. Et c’est à ce moment qu’il a cherché une autre proie. Lorsqu’il m’a trompée avec cette fille en faisant en sorte que je l’apprenne et en me laissant sans nouvelles toute une nuit, je suis passée par tous les états:
    1- comme une folle à chercher son véhicule dans les rues de plusieurs villes entre 3h et 8h du mat alors que je ne savais pas où il était.
    2- Pragmatique à organiser un suicide « discret » pour « partir sans déranger » …
    Et puis, pendant les trois jours seule après la rupture, une infirmière psy essaie de me faire comprendre que j’ai subi des violences conjugales, mais cela reste flou pour moi et je n’arrive pas à le croire. Ma mère a reçu des coups par mon père dans mon enfance
    Je pense :  » c’était une femme battue, ok et encore, je me souviens n’avoir assisté qu’à deux scènes durant mon enfance » (pourtant très violentes) mais je reste dans le déni. Et moi, mon PN ?… Il n’a jamais levé la main sur moi… »
    Mais durant ces trois jours où il passe son temps à consolider son emprise autour de sa nouvelle proie, je réalise que je me lave jusqu’à dix fois par jour… Et je me revoies dans la douche pour la Xème toilette intime et je prends conscience de ce que je fais et enfin je réalise ce que cela implique : « j’ai subi des viols par mon propre conjoint… » et alors tous les verrous ont sautés. Ce jour là, j’ai éprouvé de la haine et de la colère pour la première fois. J’ai compris que mon chemin allait être très long mais que je ne devais pas avoir peur de cette vermine mais seulement tout mettre en œuvre pour le mettre hors d’état de nuire.
    Mais même sachant cela, la phase d’addiction qui a démarrée quelques jours plus tard a été très intense et a duré pratiquement 9 mois avec évidemment des envoies de mails idiots mais dans l’ensemble, j’ai évité de passer pour la folle que j’étais vraiment par moment😉
    Courage à tous!

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    1. Happy Sunday@Caren,

      Selon moi ces voyages dit initiatiques sont des SCAM en français: de GROSSES ARNAQUES
      Aussi dangereuses que les sectes, une revisite du Sea Sex and Sun qui a été démoli par la propagation des maladies sexuellement transmissibles et particulièrement le HIV.
      On ne va pas en voyage initiatique pour se connaître , on cherche d’abord à savoir qui on est par un travail d’introspection (individuel et solitaire) pour ensuite aller à la découverte des autres et du monde. Chaque culture apporte sa propre spiritualité qu’il faut d’abord embrassée et maîtriser par motivation intellectelle et affective avant de chercher à s’approprier celle des autres. Quand on est pas équilibré, à la base on a toute les chances de se faire hâper par ce genre de projet purement economique masqué par une dénomination spirituelle attractive pour celui qui se cherche désespérément .
      Or il convient de maîtriser ses propres racines et origines historiques et génétiques et intellectuelles, sa propre Histoire, avant de faire une démarche à l’extérieur de son propre sol .
      Pas étonnant que de retour d’une tel périple au combien DANGEREUX pour le mental déjà fragile , l’individu déjà instable dans ses propres repères naturels à l’orée du voyage, se retrouve totallement déstabilisé et livide à l’issue de celui-ci, et oui les changements de boussoles ça déboussole…
      Ces programmes à but uniquement lucratif pour les compagnies de tourismes en mal de clientèles n’ont d’initiatique que la dénomination commerciale et conscientes de la vulnérabilité d’une catégorie de la population provenant des pays développés en crise, ( croyez moi quand vous êtes originaire d’un pays pauvre ou en guerre vous ne partez pas en voyage initiatique vous luttez pour survivre et enfin vivre) épuisée par la conjoncture et la pression sociétale en quête de nouvelle sensation, c’est du pain béni (y compris pour les pédophiles et autres pervers ….).
      Il y a ceux qui sont attirés par l’hypnose spectacle, ceux qui recherchent ce genre de “voyage” et d’autres qui consomment des antidepresseurs ou qui font de la psychanalise durant plus de 20 ans sans jamais trouver la réponse ni même ne se souvienne de la question initiale, ou encore ceux qui jeûnent pendant des semaines consécutives etc…
      Peu importe la méthode , il ne s’agit pas de juger, mais de faire le constat et comprendre que la quête de soi est un voyage définitivement intérieur et que l’initiation de 9 mois (un coup publicitaire de plus et rien d’autre) que représente la durée de cette arnaque est l’illusion d’une renaissance biologique symbolique impossible puisque l’être humain ne naît qu’une seule et unique fois et ne meurt qu’une seule et unique fois .

      Take care,

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      1. Chere@dandoha
        Je me permet de répondre car bien que totalement d’accord avec une bonne partie de vos écrits je ne me reconnait pas DU TOUT dans la description du voyage initiatique que vous faites …
        Donc je m’explique primo: j’ai passé ma vie à bouger je n’ai pas de « racine » je n’ai pas vraiment de pays. J’ai grandi avec des pauvres des riches et énormément de nationalités différentes mon frère est handicapé physique à 80 pourcent. Alors la différence, les jugements hatifs les railleries l’intolérance la lacheté et la méchanceté gratuite, l’hypocrisie et tout simplement l’ ignorance et la peur face à la différence et ce que l’on ne connait pas…..je connait bien.
        je ne suis pas « partie en voyage initiatique ». Je lui ai donné ce nom à mon retour en réalisant qu’effectivement cela s’en rapprochait mais encore une fois attention à ce que l’on met derrière. Je suis partie parce que justement j’avais pu prendre un peu de temps pour me poser en France apres des années d’adaptation constante d’une culture à une autre d’une maniere de voir le monde à une autre; et construire une vie un peu plus stable Financièrement et psychologiquement, et asseoir un peu mes positionnements.
        Une fois plus stable, j’ai tout laché, boulot, appartement etc.. je suis partie aux Mexique car plus jeune ( 17 ans) aux us j’avais découvert le jour des morts ( je suis franco américaine .. ) Ca m’ a tellement touchée cette simplicité et cette vérité face à la mort, la seule certitude que l’on ai avec celle d’être né que je voulais absolument y aller et rencontrer ces gens qui avaient compris beaucoup. Je suis passée par les états unis, 10 ans après, là ou javais habité un peu, été adolescente et commencé à construire une part de moi… je me disait même rester aux us , créer ma boite et basta, ça me rassurait un peu… mais ça ne me rendait pas heureuse.. j’avais prévu de monter un spectacle itinérants pour travailler avec des structures travaillant avec des handicapés… je travaillais dans le spectacle.. ça ne s’est jamais fait… ce qui s’est fait , c’est une rencontre , avec une personne Mexicaine, au Mexique où je suis finalement restée .. en partant , je le répète SEUL, sans compagnie de tourisme ou autres merde pour lesquelles je n’ai absolument aucune attirance, et sans connaitre personne. Je m’étais juste dit si je reviens c’est que c’est bien pour moi si je ne reviens pas c’est que c’est bien pour moi . Je n’ai pas pris de billets retour. ET je n’étais pas particulièrement en quête spirituel, même si effectivement il s’est avéré que ce voyage a été profond spirituellement. J’avais besoin de passer du temps avec moi même. j’y ai appris l’espagnol sur place. C’était avec des gens mexicains rencontrés sur place qui me faisaient l’honneur de m’accueillir et de m’apprendre leur monde.. ni pris de drogues. et vous savez quoi oui il y a eu des moments magnifiques mais j’en ai aussi beaucoup bavé, face à moi moi meme, mes défauts, mes démons, mes peurs mes doutes, les choses enfouis… ma colère.. la différence culturelle, leur intolérance aussi, mais ca y a effectivement pas besoin d’aller au bout du monde pour le savoir !!!!!! etc…si ca vous intéresse vraiment d’en savoir plus je vous en parlerais en privé j’en ai déjà beaucoup dit .. en tout cas si c’était à refaire je le referais plutot milles fois qu’une. Oui , une rencontre malheureuse, horrible meme, qui m’a finalement fait comprendre beaucoup sur moi meme, avec un ignorant, un pauvre, dont le coeur est désséché et dont je n’ai plus cure.
        A aucun moment depuis Juin 2015 je n’ai eu envie de voir ou d’entendre cette personne. Et ça n’a pas changé . On ne m’y reprendra plus. Je n’ai plus peur de lui mais je ne veux plus JAMAIS le voir. J’en ai bavé parce que rongée par la culpabilité, le besoin de trouver un sens à tout ça d’expliquer ces comportements, d’accepter que ce genre de personne existe…. Tout les ponts sont coupés depuis un moment y compris avec cette fille.
        Et ce témoignage qui est ce qu’il est , et certainement pas glorieux , est la derniere étape. Je me sens libérée voila.
        Que chaque expérience puisse servir à tout à chacun là où il en est. Je l’ai partagé car je pense qu’on est tous solidaires les uns des autres et mes erreurs , nombreuses, peuvent servir… j aimerai même qu’elles servent, je prie même pour qu’elles servent tellement je ne souhaite cela à Personne.
        J’ai conscience de mes failles à ce moment là et je les soigne toujours et meme je les écoute et je les aime; non, ca ne part pas du jour au lendemain peut etre meme jamais mais connait toi toi meme , NON ? j’ai reproduit les schemas de mon enfance avec mon pere, je portais sa culbabilité depuis toujours sans le savoir , je me sentais toujours fautive de quelque chose, j’ai péché par orgueil, j’ai péché par déni, par égo ( mais pas pour le changer, par refus de me laisser faire…. quelle bêtise!!!!), par autosabotage, et j’ai projeté des choses qui n’existaient en réalité pas, et plus que tout je ne me suis pas aimée…. c’est énorme…
        Mon voyage a changé ma vie, dans le regard et la valeur que j’ai commencé à lui accorder et non ce n’est pas du jour au lendemain, je me suis plantée, et oui je suis bien heureuse de ne pas avoir publié mon livre il y a trois ans car j’ai bien changé depuis. Mais il me nourrit encore aujourd’ hui dans cette foie que je garde en l’homme et en ce qu’il est capable de faire, il me nourrit en ce que je ne suis pas blasée, il me nourrit dans mon groupe de musique qui cultive du mieux qu ‘on peut, l’ouverture à l’autre, l’écoute, le respect de soi meme et donc de chacun, on se plante on s’engueule on n’est pas d’accord, des fois on se comprend pas (différences culturelles, sociales etc..on est 5 nationalités différentes) mais on avance et ça fait trois ans. Autre chose je n’ai JAMAIS cessé mes activités même au fond du putain de trou JAMAIS. boulot etudes musique, sport ( quand mon corps le permettait) je me maquillais je me coiffais même si mon dedans était défoncée, meme si je ne dormais plus, même si j’ai eu envie de tout abandonner et partir loin loin loin, meme si des matins j’ etais tellement mal que je ne pouvais aps me lever. Oui c’était dure, mais je savais que se concentrer sur moi, ma vie, mon bonheur me libérer de mes propres chaines, comprendre non pas pourquoi lui agit de la sorte mais ce qui avait fait que moi je l’avais accepté… était mon chemin vers la VIE. et oui c’est extrêmement long et épuisant émotionnellement mais plus ça va plus je l’aime moi cette lenteur. j’ai repris mes 10 kg, mes joues et j’ai coupé mes cheveux. Vous dites on ne nait qu’une fois, biologiquement , oui c’est vrai, le contraire serait problématique. Mais on évolue , on apprend on grandit , on peut appeler cela des petites morts et des petites renaissances, c’est symbolique mais bien réel pour moi. Enfin je termine simplement par un merci, merci à vous, car l’année dernière quand j’ai découvert ce blog, tout ces témoignages , vos interventions pleines de peps et de sagesse on contribuées aussi à ma croissance intèrieure
        @ tous merci pour vos retours, vos incompréhensions, vos commentaires.ils me permettent d’avancer.ET chaque témoignage , chaque échange, chaque remarque y contribue. bien à vous. prenez soin de vous

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      2. Happy Monday@Sofia,

        Vous avez certainement noté que j’ai émis un avis personnel, en prenant soin de préciser dans ma réponse à @Caren “Selon moi…”pour ensuite préciser plus loin que je fais « un constat” et non un jugement .

        Maintenant il est évident que l’expérience PN que vus avez eu a été renforcée par la faille immense de vulnérabilité qu’à engendré cette expérience puisque vous êtes rentrée dans votre pays après 9 mois complètement déstabilisée.Donc Quid de l’après initiation et de son encadrement psy totallement inexistant, car si je me rappelle bien votre témoignage vous êtes en suivi psy.
        C’est l’unique constat que je fais et rien d’autre.
        donc votre réaction me dit que vous avez fait de mon post une affaire personnelle….
        Mon discours répond à l’interventon de @Caren dont je partage l’observation faite sur son amie, donc à ce stade il ne s’agit plus de vous directement mais de l’impact du déviance touristique qui comporte des risques évident pour l’équilibre quand un suivi n’est pas garanti en retour. Le reste ne me regarde pas et ne me concerne pas. Le seul intérêt relatif selon moi au blog c’est la mise en danger grâce à un état vulnérable et que d’autres personnes seraient suceptibles comme vous de vivre.

        Donc quand dans votre post vous justifiez votre choix de voyage , (ce qui ne devrais pas d’ailleurs car vous êtes libre de faire ce qui vous plaît sans avoir de compte ni justification à fournir) ma réaction est la suivante soyez plus en confiance avec vous même car c’est votre vulnérabilité qui vous a mené jusqu’ici y compris sur ce blog.
        Vous saisissez la nuance entre vous qui vous appropriez mon opinion comme un jugement et moi qui émet une opinion sur ce que je continue d’appeler une arnaque commerciale , tut simplement parce qu’un voyage est censé vous apporté de l’euphorie et de l’équilibre au lieu d’un attérissage violent, c’est tout.
        Mon discours est axé sur une tendance économique ambiante pas sur vous précisément même si vous avez amené le sujet. Et pour preuve je n’ai pas mentionné votre nom je n’étais ps avec vous durant le périple ni à votre retour, donc inutile de vous justifier. Vous comprenez?

        Pistes de réflexion:

        Ma conscience a plus d’importance pour moi que l’opinion des autres
        Pour atteindre un bien-être total, il est fondamental d’avoir la conscience tranquille. Pour cela, nous devons être fidèles à nos valeurs et éviter les injustices.
        http://amelioretasante.com/ma-conscience-a-plus-dimportance-pour-moi-que-lopinion-des-autres/

        Nous sommes responsables de ce que nous disons, pas de ce que les autres comprennent
        Bien que nous nous y mettions du cœur, si notre interlocuteur ne partage pas notre opinion et ne veut pas comprendre ce que nous disons, la communication sera impossible et nous devrons nous résigner, toujours avec respect.
        http://amelioretasante.com/nous-sommes-responsables-de-ce-que-nous-disons-pas-ce-que-les-autres-comprennent/
        Permettez que je vous invite à lire:
        Les 4 accords toltèques de DON MIGUEL RUIZ

        Peace,

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      3. Chère Sofia

        Quel beau parcours vous avez eu. Vous faites preuve d’une belle ouverture d’esprit et de beaucoup de curiosité. Une fois que l’épisode accidentel PN sera derrière, je ne doute pas que vous rebondirez et de la plus belle manière.

        Merci à vous, pour votre confiance et votre participation❤

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  13. Bonjour vous toutes ,
    Nous faire devenir « folle » ,il me l’a tellement répété  » tu es folle ,immature , il faut que tu deviennes adulte , fais toi soigner  » il semble que ce soit récurant comme insulte chez ce genre d’individu . Je sais pourtant que c’était lui l’enfant dans ce corps d’homme, je l’ai constaté à plusieurs reprises , j’en étais même étonnée parfois mais bien sûre comme une idiote je dédramatisais . Depuis j’ai pris un cahier ou j’écris et quand je suis en « manque » de lui (il faut bien se l’avouer c’est comme une drogue) afin de resister au No Contact j’écris ce que je voudrais lui dire ça me calme !
    J’éprouve de la haine , de la colère (de moins en moins ) , malgré ça je me sens de plus en plus apaisée . Je ne sais pas à qui j’en veux le plus à lui de m’avoir volé par ruse des années de vie ou à moi pour avoir cru qu’il m’aimait sincérement !
    Je m’accroche et me remémore la façon dont il me culpabilisait , son arrogance , son manque d’empathie , sa prétention , ses erreurs , ses insultes , ses abus , son incohérence , ses manques , ses mensonges , sa connerie …
    Une année vient de s’écouler depuis notre rupture et j’ai encore du chemin à parcourir car j’ai toujours ce caillou dans ma chaussure qui me fait mal parfois mais qui ne m’empéche pas d’avancer heureusement .

    Courage Caren c’est trés dur mais on va y arriver !!!

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  14. @Rose,

    Je vous cite « Une année vient de s’écouler depuis notre rupture et j’ai encore du chemin à parcourir car j’ai toujours ce caillou dans ma chaussure qui me fait mal parfois mais qui ne m’empéche pas d’avancer heureusement .

    Courage Caren c’est trés dur mais on va y arriver !!!”

    @Caren est a une toute autre phase, elle…
    Elle a dépassé sa colère « Ce jour là, j’ai éprouvé de la haine et de la colère pour la première fois. J’ai compris que mon chemin allait être très long mais que je ne devais pas avoir peur (…)”

    Peace,

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  15. En effet, j’ai dépassé le stade de la haine et la colère. Pour moi cela fait plus de deux ans que je suis libérée de ce type. Je m’en sort relativement bien. J’ai fait comme toutes les ex victimes qui ont choisi de reprendre en main leur destin : j’ai appris à me connaître et m’aimer pour ce que je suis vraiment. Mais je ne me considère pas pour autant complètement sortie d’affaire. Je le serai lorsque ma fille cadette atteindra ses 18 ans et ira, je l’espère loin de son père pour étudier. C’est pour bientôt et j’en profiterai pour m’éloigner moi aussi. Je pense que lorsque c’est possible, le meilleur moyen d’en finir avec un ex PN est de s’éloigner le plus loin possible.
    Bonne soirée à tous!

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  16. Dandoha ,
    Décidément vous ne pouvez pas vous en empécher vos « je cite » à répétition , je vous ai demandé me concernant de ne pas me soumettre votre avis
    Il me semble avoir été claire
    Si à chaque fois que j’écris je dois être disséquée par Danhoha alors que j’exprime juste mon ressenti c’est agaçant .
    Je préfère en rester là et vous remercier de tout coeur Scarlett pour tous ces temoignages que nous ne viendrions pas consulter si les unes et les autres étions réellement passés à autre chose c’est mon sentiment il vaut ce qu’il vaut mais c’est me mien
    Et pour Danhoha quand allez vous commencer à VIVRE autrement qu’à travers ce blog si tout va si bien pour vous et que vous avez la solution pour tout !
    Au revoir avec toute ma sympathie pour toute les femmes et les hommes qui souffrent ou qui ont souffert un jour d’avoir croisé la route d’un pervers narcissique .

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    1. Bonjour Rose , je comprends qu’il vous soit difficile de lire ce que Dandoha pointe chez vous. Certes elle le fait pour tout le monde mais non parce que c’est une « no Life  » ni pour vous juger. Elle tente d’aider tout simplement, même si pour cela , elle doit vous pousser dans vos retranchements. Elle cite pour mettre les personnes face à leurs failles, face à elles mêmes. Elle m’a énormément aidé, j’ai avancé à pas de géant grâce à elle, à Scarlett et bien sûr à vous toutes, de par vos témoignages. Elle m’a conseillé de lire « les quatre accords tolteques » , cela m’a permis de comprendre plein de chose sur moi même, de m’aimer et surtout de comprendre que je suis la maîtresse de ma vie ! Je vous invite à lire cet ouvrage si vous ne l’avez pas encore lu en espérant qu’il vous aide autant qu’il m’a aidé. Si Dandoha est là c’est parce qu’elle a eu affaire elle aussi aux PN , ne l’oubliez pas ! 😉 Je vais vous donner mon ressenti maintenant, vous concernant, en tant qu’ancienne victime. Vous en ferai ce que bon vous semble. J’ai été à votre place, bloquée dans la colère, en manque , « un caillou dans la chaussure « , je l’ai été, tant que je me considérais comme pauvre victime, tant que je niais ma responsabilité dans ce que j’ai subi. On est victime qu’avec NOTRE accord. Pour ce qui est du manque , il m’a manqué tant que je ne m’étais pas trouvé et aimé moi même. Lorsque j’ai chassé chez MOI mes vieux demons, que je me suis pardonné et aimé, ma haine et mon manque envers lui se sont envolés. On peut attendre des années pour guérir, si l’on ne trouve pas , la faille qui a permis au PN d’entrer dans nos vies et qu’on ne la colmate pas. On reste alors en souffrance et une potentielle victime à venir. C’est un lieu d’échanges, certes cela fait du bien de lire des témoignages, de se raconter. On peut trouver de la compassion , de la compréhension aussi mais ce n’est pas une raison pour complaire les victimes dans leur rôle de victime. On pourrait vous dire : « Pauvre Rose, je vous comprends , ces êtres sont horribles, etc » indéfiniment. Et c’est vrai , ils le sont mais ce n’est pas ce chemin qu’il faut emprunter (se complaire dans sa douleur), pour avancer. J’espère ne pas vous avoir heurter , ce n’est pas le but. Je vous souhaite bon courage pour la suite. Amicalement.

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    2. Je vous souhaite une très belle continuation, Rose, et beaucoup de bonheur pour la suite de votre chemin !

      Et un énorme MERCI à toutes les âmes de bonne volonté qui contribuent activement, sans rien attendre en retour, mesdames @Dandoha, @Lelandais, @Isabel, @Caren et @Gribouille pour mes principales contributrices.

      Le combat continue… et Dieu sait que nous avons du pain sur la planche !

      Je vous embrasse au passage❤

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  17. Ps : On peut être passé à autre chose mais vouloir aider les autres. Qui mieux qu’une personne ayant vécu une relation toxique peut comprendre et donner des clés à une personne sortant d’une histoire toxique ? Je suis passée à autre chose , si je suis là c’est pour espérer modestement donner un coup de pouce aux autres. C’est également parce que nous apprenons chaque jour sur nous mêmes et qu’ici, de par les témoignages, je comprends certains de mes comportements. C’est toujours bon pour avancer je pense. 😊 On peut être passé à autre chose mais comprendre des comportements qui ont durer des années ne se fait pas en quelques jours où mois. Si je suis votre raisonnement, Scarlett la fondatrice de ce blog, n’est pas passé à autre chose puisqu’elle nous consacre encore énormément de son temps personnel ? Ce n’est pas le sentiment que j’ai… Et ce genre de parole n’est pas impeccable pour celles et ceux qui ont fait un énorme travail sur elles et qui cherchent à être aidant… Cordialement.

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    1. Coucou @Lelandais

      Les êtres humains ne peuvent pas s’entendre à tout moment. Focalisons notre énergie sur l’essentiel et passons au-dessus des malentendus qui sont inévitables😉.

      Le salaire de la bonne volonté n’est pas toujours la reconnaissance sur cette terre. Alors, n’attendons rien et avançons simplement sur notre chemin.

      Passe une très belle journée et stay positive!

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      1. Bonjour Scarlett ! Je n’attends aucune reconnaissance, j’aimerais juste que Rose comprenne que l’on ne souhaite rien d’autre que l’aider parce qu’il est clair qu’elle en a besoin. Sa colère et ses reproches envers les autres sont l’indicateur de sa propre souffrance je pense. Je ne le prends pas du tout personnellement, c’est à elle qu’elle fait le plus de mal, c’est ce qui me désole. Mais je reste positive, peut être a-t-elle besoin de plus de temps pour nous entendre tout simplement. Merci à toi de nous permettre à tous ici de nous exprimer avec bienveillance sans jugement ni reproche ! Belle journée 😊

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  18. @ dandoha: mea culpa🙂 je m’en suis rendu compte mais aprés avoir mis mon poste. autant pour moi . Je connais les quatres accords toltèques , et preuve est que j’ai encore du chemin à faire 😉 on ne se refait pas du jour au lendemain
    Merci pour tout en tout cas et belle semaine
    peace

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  19. Chers amis,

    A l’occasion d’une discussion sur ce blog, l’une d’entre vous m’avait » invité « à réfléchir à ce que je venais d’écrire.
    J’avais trouvé dans un premier temps cette intervention quelle que peu violente, je me suis sentie officiellement agressée, officieusement vexée !
    Ma première question a été de me demander qu’est ce qui avait été mal interprété dans mes propos pour susciter une telle réaction ? Mauvaise question … mais la plus confortable pour mon égo !

    Mon détracteur n’avait fait que reprendre mes propos après tout, c’était juste très factuel et il y avait soulevé des contradictions.
    En réalité, je recherchais inconsciemment dans ce que j’écrivais la validation, la reconnaissance. Cela ne vous rappelle rien ?
    Si quelqu’un que je n’ai jamais rencontré, avait pu appuyer là ou ça me faisait mal (ma réaction de colère initiale ou ma vexouille), c’est que mes failles étaient bien visibles ou plutôt bien lisibles. Autant dire que quelqu’un d’autre mal attentionné, un PN par exemple, pourrait les percevoir tout autant. Gloups !

    Finalement, j’ai apprécié l’échange qui s’en est suivi car il m’a fait admettre que je n’étais pas aussi consciente que je le pensais du processus qui se mettait en oeuvre ainsi que du chemin qu’il me restait à parcourir. J’avais été bousculée. Si le commentaire avait été rédigé avec compassion, je crois que je l’aurais moins capté. Ceci étant dit, un peu plus dosé, ce ne serait pas de refus ☺

    Il est vrai qu’il y a des sensibilités plus à fleur de peau que d’autres, en fonction aussi de la période dans laquelle on se trouve, et que certains propos peuvent heurter. Parfois en relisant « à froid » on perçoit le message plus sereinement. Alors pourquoi ne pas voir celui ou celle qui relève la confusion ou le paradoxe dans notre discours (dans le contexte de ce blog), comme une un coup de pouce pour mieux se connaitre ?

    Après chacun est en droit de penser ce qu’il veut et mettre fin à une discussion. C’est un choix que je respecte aussi.

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    1. Bonjour Stellabat,

      Tu as très bien résumé certaines réactions. C’est la raison pour laquelle je ne rebondis pas sur les polémiques et les egos des uns et des autres. D’une part, ça ne sert à rien ; d’autre part, je préfère me consacrer à des aspects plus positifs du blog.

      Les personnes qui viennent ici doivent comprendre que nous sommes sur un espace d’écoute, d’entraide et de reconstruction. Nous ne sommes pas là pour dorloter des personnes qui s’enferment dans le victimisme chronique, dans une forme d’impuissance illusoire et insupportable qui remet encore une fois, tout le pouvoir entre les mains du PN.

      En tout cas, ce n’est pas avec moi qu’elles vont trouver une petite couette bien chaude qui les confortera dans leur position de victime sans défense. Chez moi, on panse ses plaies et on apprend de ses erreurs pour devenir un être humain autonome, plus fort et capable de dire stop devant l’abus. C’est cela que signifie « survivre ». Le pervers narcissique n’est pas un surhomme, pas un Dieu non plus. Il est fait de chair et de sang donc à égalité avec le reste de l’humanité pour ceux qui font l’effort d’accepter son existence.

      Tant qu’on est encore sous emprise, qu’on veut à tout prix passer pour un être faible, sans aucune possibilité de se protéger et sans accepter sa responsabilité (pas culpabilité encore une fois), inutile de poster sur ce blog. D’autres espaces existent, peut-être plus appropriés à cette demande, mais ce n’est pas mon rôle et pas ma ligne de conduite.

      Très belle conclusion. Chacun est libre de venir, lire les articles, demander conseil, commenter et repartir. Le message est transmis.

      Peace ma belle, tu es une femme intelligente❤

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    2. Stellabat – 14 novembre 2016 – 17h14
      Un des MUST commentaires lu par moi ICI
      Excellemment complété par Scarlett

      Merci💗Mesdames … et plein d’autres dames💗messieurs ICI

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    3. Happy Monday @Stellabat

      je vous cite: « Mon détracteur n’avait fait que reprendre mes propos après tout, c’était juste très factuel et il y avait soulevé des contradictions.
      En réalité, je recherchais inconsciemment dans ce que j’écrivais la validation, la reconnaissance. Cela ne vous rappelle rien ?”. Oh yes honey 😉 😉 hum hum!!!!
      NOOOOOO REALLY ?!!!!! Did that Happened? !!!😂 😂 😂 😂 😂

      Puis vous affirmez: « Finalement, j’ai apprécié l’échange qui s’en est suivi car il m’a fait admettre que je n’étais pas aussi consciente que je le pensais du processus qui se mettait en oeuvre ainsi que du chemin qu’il me restait à parcourir. J’avais été bousculée. Si le commentaire avait été rédigé avec compassion, je crois que je l’aurais moins capté. Ceci étant dit, un peu plus dosé, ce ne serait pas de refus ☺”

      Already Then !!!! 😂 😂 😂 😂 😂 😂

      Bon, allez j’arrête de vous taquiner 😂 😂 😂 😂 😂

      😉 😉
      Keep it up Beautiful,
      Peace,

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  20. @ Scarlett, Dandoha, Lelandais, Greg…

    Vous me faites rire ! Vos commentaires sont très plaisants et même émouvants je dois dire.

    Entendons nous bien, je ne crie pas victoire. Pour ce qui est du sociopathe, là OUI. Il ne m’inspire plus rien, pas de colère, pas de haine, rien. Je crois même que si je le croisais, je ne sais même pas si le reconnaîtrais ! Je le trouve si insignifiant. C’est très très bon comme ressenti. Donc à tous, accrochez vous au No contact c’est l’arme absolue. On peut passer du désespoir à l’espoir. Plus de sentiment de manque, plutôt l’inverse, je suis tellement mieux sans lui. Je suis très fière de ce résultat sur lequel je n’aurai pas parié un centime il y a encore 10 mois.

    Me reste à me recentrer plus sur moi, ce que je fais. Je sors, j’ai repris des activités sportives, ce que j’adorais au demeurant et que je ne faisais plus.

    J’ai fait un grand tri dans mes relations, donc il y a peu de personnes dans mon cercle et ce n’est pas plus mal.
    Me reste à gérer mon ex futur mari que je maintiens à l’écart vu les retours qu’il tente de me faire régulièrement en se positionnant en pauvre malheureux. Je pense qu’il a bien compris que je n’étais plus dupe, donc il lâche pour s’e:n prendre à notre fille aînée que j’arme du mieux possible. Elle a compris et n’agit plus comme il s’y attend, c’est encourageant. Mon fils lui parfois essaye de copier certain comportements de son père donc je lui démontre par l’absurde ses techniques manipulatoires. J’ai de la chance car il est très intelligent donc il réfléchit. Quant à ma petitoune, plus délicat, elle rêve de nous réconcilier mais je ne la leurre pas et elle me dit que moi au moins je dis la vérité ! YESSSSS

    Me reste le boulot à régler car je me suis rendue compte que j’ai presque toujours été recrutée par des manipulateurs (tiens tiens) et que là je viens de poser mes limites en m’arrêtant de travailler avec le soutien de mon médecin et même celui de la sécu qui m’a contrôlé. J’abattais le boulot de 3 personnes avec une médaille en chocolat à la clé et des promesses jamais tenues.

    Toute une vie à chercher l’attention…merci papa maman pour cet héritage.
    C’est terminé l’atavisme, vive la liberté.

    Allez, encore quelques efforts et j’y suis presque 💪
    Bon je vous laisse, avec tout ça, j’ai du pain sur la planche 😇

    😘😘😘

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    1. @Stellabat,

      Je vous cite : « Toute une vie à chercher l’attention…merci papa maman pour cet héritage.
      C’est terminé l’atavisme, vive la liberté.”
      Là maintenant vous avez fait le Deuil des parents toxiques et je suis prète à parier que vous vous découvrirez ne plus aborder votre mère ni votre famille de la même façon, c’est à dire avec plus de recul et de conscience de vous même ârce qu’au bout du compte ils n’ont jamais définis qui vous êtes, vous seule en êtes maîtresse😉 . Ne soyez pas surprise si vos proches vous trouvent changée et vous le disent, ils devront faire avec une @Stellabat qui ne se justifie plus tout en s’affirmant.

      Une fois qu’on a goûté à la LIBERTE on ne la laisse plus nous échapper!!!

      Take care Beautiful,

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  21. Le plus difficile dans tout ça n’est pas tant de trouver sa faille, sa propre responsabilité, mais c’est de comprendre ce que « se trouver et s’aimer soit même » veut dire !

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    1. Chère Nicky

      S’aimer signifie vivre une vie d’être humain, se respecter et découvrir sa mission de vie. Je vois ça plus comme un parcours de vie, le vrai « voyage initiatique » pour faire un clin d’oeil à Sofia.

      Déjà, découvrir quelles sont vos passions, qu’est ce qui déclenche des sentiments positifs en vous.

      Il est possible que ce qui vous anime soit d’être au service des autres à 100%. La réponse extérieure n’existe pas. C’est à vous de tester des pistes et de voir comment votre corps réagit.

      Si vous ressentez de la joie, une forme de réjouissance à aider une tierce personne, c’est qu’il s’agit de votre voie. Si vous ressentez de la frustration, de la colère, c’est évidemment que vous vous forcez sur un chemin qui n’est pas le vôtre.

      Essayez de vous souvenir des moments où vous avez été sereine et heureuse. Ne vous attachez pas à mes mots qui ne sont que du vocabulaire mais le message est de définir ce qui vous rend positive car c’est cet état qui est naturel, qui favorise votre santé et maintient votre survie.

      C’est en testant qu’on le découvre. Tout le monde n’est pas épanoui en étant seul par exemple. Soyez dans l’acceptation de vous et pas dans le jugement. Si vous vous sentez codépendante assumée, vous pouvez trouver une forme d’équilibre avec une autre personne également dépendante, construire un échange ensemble. Je ne parle pas de couple puisque vous êtes déjà mariée mais de trouver votre fonctionnement.

      Important : écoutez – vous et observez vos réactions. Si vous êtes attirée par une voie, c’est qu’elle est pour vous à un instant T. Ça ne signifie pas que c’est définitif. Nous évoluons en permanence à l’image de la Nature dont nous sommes issus.

      Petit conseil lecture « Arrêtez d’être gentil. Soyez vrai »

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      1. Merci Scarlett,

        J’ai déjà lu Thomas d’Asembourg et regardé ses conférences sur youtube + des tonnes d’autres livres et site internet du même genre, mais je ne sens rien en moi qui me motive pour vivre sans passer par l’idéalisation d’une autre personne apparemment.
        Ce coup ci toutes les illusions ont disparu sur tout le monde.
        Je n’ai jamais aimé aider les autres, et je ne suis attirée par rien, et ne l’ai jamais été.
        Enfant, j’ai tout essayé, mais n’y trouvait aucun plaisir, il fallait juste le faire.
        Tout ce que je fais, c’est parce qu’il faut le faire
        C’est vraiment ce que cette dernière rencontre avec ce PN m’a révélé.
        Je ne parviens juste pas à voir ce que la plupart voit dans la vie !

        Au moins je me suis débarrassée de ce PN, c’était une situation loose/loose de toute façon, c’est pour cela que j’ai mis si longtemps, car malgré les souffrances, il était ma motivation à vivre.

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      2. Bonjour Nicky

        Oui… ça s’appelle la codépendance extrême. Les narcissiques, pervers narcissiques, psycho/sociopathes sont absolument friands de ton profil. C’est une personnalité de « fan ». Tu as ton idole et tu es prête à tout faire pour cette idole. Tu as été élevée pour servir.

        Tu prends un être humain comme toi et tu en fais un Dieu vivant. C’est exactement ce qu’ils recherchent tous.

        Je ne pense pas que ce processus de conditionnement codépendant à l’extrême puisse être réversible surtout en lisant tes mots. D’habitude, les enfants ont des aspirations et des rêves et toi tu n’en as jamais eus.

        Une voie possible peut être de te mettre au service d’un leader plus positif mais il te faudra toujours faire attention à ne pas être exploitée. C’est ça le souci.

        Quelle différence fais tu entre travailler pour une cause et travailler pour Michel ? Es tu capable d’idéaliser sur « commande » ou te faut-il un contexte précis ?

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      3. « Tu as été élevée pour servir. »
        A la naissance de ma soeur, j’avais deux ans, ma mère a rejoint son mari à Paris avec son nouveau bébé et m’a laissé chez mes grand-parents où nous nous trouvions jusqu’à là. Mon grand père a toujours trouvé cela anormal que je sois chez eux, je l’ai très souvent entendu et était le sujet de dispute ave ma grand-mère et ma mère. Ma mère, m’a encore appelé récemment, Nicky La Sauveuse. Sa mère n’aurait apparemment pas pu vivre si elle m’avait pris avec elle. Il est vrai que mon berceau avait toujours été dans la chambre de ma grand-mère depuis ma naissance, peut être aussi ai-je remplacé son premier fils mort quand il avait 18 mois, seule photo qui se trouvait dans cette chambre.
        Une grand-mère attentionnée pour tout le nécessaire pourtant, mais asservi à son mari avec qui elle n’était pas heureuse et à sa fille, dont d’ailleurs elle ne m’a jamais protégé. Pas de vie chez mes grand-parents, hormis leur travail et les repas, il n’y avait rien, c’était mortel, un trou de Province, pas d’affection entre eux, pas d’amis, … un vrai trou, je vivais dans l’attente de ma mère, qui pour moi était Lumière. Elle me sortait de ma boîte, jouait un peu avec moi, d’une manière parfois assez perverse psychologiquement je me rends compte aujourd’hui, et m’y remettait … jusqu’à la prochaine fois.

        « Une voie possible peut être de te mettre au service d’un leader plus positif mais il te faudra toujours faire attention à ne pas être exploitée. C’est ça le souci. »

        Eh oui, c’est ce qui s’est passé avec mon mari, sans perversité je pense, juste manipulation narcissique, il est extrêmement paresseux et n’aime vraiment que s’écouter parler. Il a de grandes théories, mais peu de pratique. Je pense que j’ai du commencer à réaliser il y a longtemps qu’il était loin de l’idéal que j’avais fabriqué (qui remplaçait la mère idéale, tout en étant presque son opposé, avec qui je n’avais jamais vécu jusqu’à mes 18 ans qui s’avérait odieuse avec moi, elle, elle était perverse ! ) mais que je repoussais tout ça pour les mêmes raisons qui m’ont retenu à ce Michel pendant 3 ans. C’était par contre beaucoup plus insidieux et difficile à voir, et il y avait des enfants. J’aime mes enfants mais je ne les idéalise pas, et leur souhaite de comprendre la vie mieux que moi, mais leur vie n’est pas la mienne.

        « Quelle différence fais tu entre travailler pour une cause et travailler pour Michel ? »
        Je suppose que c’est une histoire de fusion, que ce soit avec mon mari ou Michel, sans laquelle tout perd son intérêt. Je m’intéressais à ce qui les intéressait.

         » Es tu capable d’idéaliser sur « commande » ou te faut-il un contexte précis ? »
        Il n’y a eu que trois personnes, ma mère qui vivait une vie loin de moi qui me paraissait fabuleuse (que du paraître, du luxe), ensuite mon mari, qui avait 25 ans de plus, image du pygmalion, professeur, philosophe, père (je n’ai jamais vécu avec le mien) qui apportait la sécurité et qui allait s’occuper de moi (tout l’inverse, lui aussi cherchait une mère), et le dernier, à peu près mon âge, intelligent, simple, il paraissait le plus normal d’ailleurs … une bombe, les miroirs ont volé en éclat !
        Je suis passée de branche en branche …

        Je crois que maintenant que j’ai découvert ce fonctionnement, l’idéalisation est bien fini, et malheureusement je ne suis pas certaine que se soit si positif que ça pour moi. Je comprends pourquoi j’écrivais il y a quelques temps que j’avais peur de ma lucidité, elle me glace, me paralyse, rien ne semble compter assez !

        J’ai refait le tour de ces découvertes hier matin avec mon psy, et la séance s’est terminée sur un « maintenant que je sais tout ça, je ne sais plus quoi chercher ». Il m’a répondu, que justement, il y avait pensé lors de ma dernière séance, et qu’il n’y avait vraiment plus rien à chercher, juste à vivre ! J’en suis malade depuis !

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      4. Hi Danhoha,

        La question a impliqué la réponse, vu que mon témoignage a été publié sur ce blog. You do sound like a though cookie et êtes parfois intimidante dans vos commentaires, surtout pour quelqu’un à la recherche de son propre étayage interne. Pas une critique, j’aimerais bien être comme vous … Et cette question est intéressante à un autre degré …. Est ce que je continue à m’accrocher, ou n’ai je pas trouvé toutes les réponses pour lâcher ? Des questions telles que celle là peuvent m’aider, et c’est ce que vous faites à travers ce blog, vous aidez🙂 Donc merci ! Je cherche … Le psy a beau me dire que je n’ai plus rien à chercher, je suis bloquée, il va bien falloir que je trouve une solution ….

        Scarlett,
        Oui, cette co-dépendance ou dépendance affective, je ne savais pas plus ce que ces termes voulaient dire que celui de PN, il n’a pas si longtemps … ( A noter que pour mon psy, ce terme ne veut rien dire !) Mais c’est certainement ce que je suis, aucun doute, je me documente sur ce sujet. Expliquer mon fonctionnement par écrit … en synthétisant pour que ce ne soit pas trop long, mais reste compréhensible et vrai, en tant qu’exemple … oui, cela va me prendre un peu de temps, mais je vais essayer …
        J’ai quelques difficultés à faire clairement la différence entre la dépendance affective, et les enfermements de l’enfance que nous portons tous.
        L’autre question que je me pose: Si je n’étais pas tombée sur un PN, et j’ai refait le tour des faits (pas des mots), il est de la pire espèce, comment aurais-je réagi ? Que se serait-il passé ?
        Le premier livre sur la dépendance affective que j’ai lu : « Le syndrome de Tarzan » de Pascale Piquet, bon livre pour une première approche, assez primaire, mais claire et basée sur l’expérience vécue de l’auteur. On n’y apprend aussi comment les dépendants affectifs s’attirent et se reconnaissent, le PN faisant parti de cette catégorie également.

        @Isabel,Danhoha

        Très intéressant le syndrome du gisant et le transgénérationnel. Il faut que je fouille plus. Les divorces ont commencé tôt dans cette famille. Mes deux grands-parents étaient eux-même divorcés, ce qui à leur époque était assez mal vu. Ma grand-mère très croyante par exemple n’était plus acceptée à l’église … peut-être une des raisons pour laquelle le couple n’avait pas d’amis ? Ou est-ce juste juste une différence de génération ?
        Il y a quand même des choses étonnantes … Ce sentiment de Non Vie que j’ai souvent connu et ce depuis toujours, ce n’était peut-être pas que l’attente ? Même si j’ai eu le sentiment de vivre dans un trou, je sais parfaitement aujourd’hui que c’était moi, et pas l’endroit. Beaucoup de gens parfaitement équilibrés y ont grandi. Également, je me suis servie petite fille de la cuillère et fourchette en argent du fils décédé à 18 mois de ma grand-mère (1er mariage), toutes deux gravées à son nom. J’imagine que ma mère a du le faire aussi. Quand mon fils est né, ma grand-mère me les a donné, et j’ai pris ça comme une preuve d’amour, j’ai toujours senti l’amour qu’elle lui portait. Elle en parlait peu, elle disait qu’il était trop beau, trop parfait pour vivre, un petit ange ! Les antibiotiques n’existait pas et il est mort d’une pneumonie. Et évidemment, mon fils s’est servi de ces couverts avec en prime ce que je connaissais de l’histoire de ce petit garçon ! Je ne les ai pas sortis pour ma fille, curieux, alors que jusqu’à aujourd’hui je les ai gardées précieusement avec l’idée de les offrir plus tard à mon fils pour ses enfants.

        Ma raison cartésienne a des difficultés à croire à ces théories qui font parler l’inconscient des morts, j’ai déjà tant de difficultés à savoir ce que le mien cache, pourtant, cette histoire de fourchette et cuillère me trouble.

        Merci à tous de vos feedbacks, vous m’aidez et j’espère que ce que je livre ici puisse également aider et peut être un jour je pourrais faire plus.

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      5. Hello

        Une première question : tu parles d’un psychiatre, d’un psychologue ou d’un psy intermédiaire ?

        C’est tout de même léger de sa part de dire que la dépendance affective ne veut rien dire surtout que tu l’as choisi comme référent… Cette personne n’est peut-être pas la plus qualifiée pour t’aider. Attention aux personnes en qui tu places ta confiance et ton argent.

        Tout le monde n’est pas dépendant affectif. La preuve est sur ce blog.

        Le fait que tu sois autant dépourvue de but (autre que d’être un support pour autrui) est extrême. D’habitude, chacun a ses petites passions, nous sommes capables de citer au moins quelques activités que nous aimons, nous avons une idée de notre mission de vie, de ce qui nous anime et heureusement sinon nous serions tous des zombies morts à l’intérieur.

        Nous existons par nous-mêmes et pas en référence à de tierces personnes. Je pense vraiment tout ça. Ce n’est pas issu d’un livre que je copie/colle pour info 😅. Alors, comment vivre dépourvue de cette motivation intérieure, de notre âme en fait…?

        Comme tu vis dans cet état depuis petite, c’est que ta maman est une narcissique qui t’a élevée en miroir d’elle même. Tu n’as jamais pu développer une personnalité bien à toi car cela aurait menacé le dessein qu’elle avait pour son « extension » qui s’appelle « enfant ». Tu devais servir son ego exclusivement et elle y est parvenue.

        Tous les profils du narcissisme pathologique (narcissiques, PN, psychopathes, sociopathes) commencent par depersonnaliser leurs victimes en s’accaparant leur attention via le love bombing. Au lieu que ta source de dopamine soit ton accomplissement personnel, c’est dénaturé et remplacé par la validation d’un pauvre idiot. D’où cette sensation de vide. En fait, le vide existait déjà et ils enfoncent la porte.

        Ceux qui fuient plus vite sont ceux qui ont une mission de vie et une personnalité propre. Parce que le toxique n’arrive pas à prendre la place de notre âme, parce qu’on garde conscience qu’il existe un principe bien plus élevé qui nous appelle = instinct de préservation.

        Tu es le reflet idéal, la psyché idéale (du nom du miroir) pour tout prédateur en chasse.

        Maintenant pour transformer cette donne, il faudrait que tu te donnes une chance de vibrer, de ressentir, que tu descendes dans ton corps pour le réanimer. Tant que tu n’es pas cliniquement morte, ton corps vit et vibre. Essaye de l’écouter, rien qu’en méditation. Ou va marcher dans un endroit où tu te sentes en sécurité. Ton corps va forcément réagir et communiquer.

        Un excellent livre à lire : « L’infinie puissance du cœur ». Il existe aussi en film. J’ai rencontré le producteur l’an dernier et il est juste… fabuleux (en plus d’être canon ha ha 😅). C’est Baptist de Pape. Tu parles anglais donc regarde la vidéo ci-dessous :

        Une piste de réflexion.

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    2. Happy Friday @Nicky,

      Afin de comprendre votre démarche permettez que je vous demande: qu’attendez vous du blog? Qu’est ce qui vous a motivé à faire des recherches sur les PN?

      Peace,

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      1. C’est en découvrant ce phénomène PN dans cette dernière relation, que j’ai découvert mon fonctionnement … et la toxicité des mes relations antérieures. Tout bonnement !

        Et il est vrai que maintenant, je ne devrais peut être plus être ici …

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      2. Au contraire, tes interventions aident à développer la codependance qui pose bien des difficultés à certains lecteurs du blog. Alors, à ton clavier pour nous expliquer ton mode de fonctionnement 😊

        Merci de ta participation active qui est hautement appréciée !

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      3. Hi@Nicky,

        Votre réponse m’interpelle énormément, maintenant pour ce qui est de je vous cite « Et il est vrai que maintenant, je ne devrais peut être plus être ici …” Ce n’est pas à moi de le dire, c’est votre démarche. Tout ce que je maîtrise c’est qu’il s’agit d’un blog d’information et de soutien, public ouvert à tous, y compris aux PN. Pour ma part je tente simplment de comprendre votre parcours.

        Peace,

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  22. Happy Tuesday @Nicky,

    Je vous cite: « sa faille, sa propre responsabilité, mais c’est de comprendre ce que « se trouver et s’aimer soit même » veut dire !”
    Se trouver et s’aimer soi même c’est trouver sa faille et sa propre responsabilité justement.
    Une personne qui à de l’estime de soi est une personne responsable et quand on est responsable on parvient à identifier sa faille à l’assumer pour la renforcer afin que ce ne soit plus une faille mais une force. Il ne s’agit pas de se trouvermais d’acceter qui on est avec tout ce que cela comporte notament la Responsabilité et l’acceptation de ses faiblesses. Par exemple une personne qui est dans le déni de ses responsabilités est une personne qui ne s’aime pas. Et être responsable c’est faire des choix, prendre des décisions et les assumer
    Vous saisissez ?

    7 preuves que vous ne vous aimez pas suffisamment
    Vous ne pouvez pas vouloir que les autres vous acceptent et vous mettent en valeur si vous ne vous aimez pas vous-même. Commencez à vous valoriser pour que tout votre entourage change.
    http://amelioretasante.com/7-preuves-ne-aimez-suffisamment/

    Ne pas prendre de décisions est pire que de commettre des erreurs
    Si nous ne prenons pas de décisions, il y aura des gens pour les prendre à notre place et nous perdrons le contrôle de notre propre vie. Nous devons être le gouvernail de notre bonheur.
    http://amelioretasante.com/ne-pas-prendre-de-decisions-est-pire-que-de-commettre-des-erreurs/

    Peace,

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    1. Chère Nicky,

      Relisez ceci avec distance :

      « Mon grand père a toujours trouvé cela anormal que je sois chez eux, »

       » Sa mère n’aurait apparemment pas pu vivre si elle m’avait pris avec elle. Il est vrai que mon berceau avait toujours été dans la chambre de ma grand-mère depuis ma naissance, peut être aussi ai-je remplacé son premier fils mort quand il avait 18 mois, seule photo qui se trouvait dans cette chambre. »

      « Pas de vie chez mes grand-parents, hormis leur travail et les repas, il n’y avait rien, c’était mortel, un trou de Province, pas d’affection entre eux, pas d’amis, … un vrai trou, je vivais dans l’attente de ma mère, qui pour moi était Lumière. »

      « il n’y avait vraiment plus rien à chercher, juste à vivre ! J’en suis malade depuis ! »

      Nicky, l’écriture est un outil fabuleux pour mettre en lumière ce que toutes vos cellules savent mais comme elles ne parlent pas, d’autres moyens existent pour qu’elles s’expriment.

      Pour moi c’est clair. Vous êtes en syndrome du gisant.

      http://pleinpotentieldevie.com/le-syndrome-du-gisant-1/

      Vous êtes « malade d’avoir juste à vivre ». Vous viviez dans l’attente de la Lumière…

      Voilà la clé.

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  23. Bonsoir à tous ,
    J’arrive un peu tard dans la bataille
    C’est bien dommage que @rose soit partie. Ce qu’elle écrivait de son histoire m’a fait écho à la mienne.
    Combien de fois me suis-je entendu dire que j’étais folle, immature , irresponsable, inconséquente et j’en passe …. Il ( PN) avait même utilisé cet argument lors de la préparation du procès ; prouver que j’étais folle parce que je faisais une psychothérapie (psychothérapie que j’avais entrepris car je n’arrivais pas à le quitter , résultat : j’ ai réussi à le quitter🙂 et donc pas équilibrée pour garder notre enfant. Argument qui est finalement resté une menace mais qui serait tombé à l’eau de toute façon. Lorsqu’il me « flagellais » de reproches , j’ai quelque part compris qu ‘il ne parlait pas de moi mais de lui parce que je ne me sentais pas concernée par ces critiques. Toutes ces reproches il aurait pu se les faire à lui même. Il était d’ailleurs profondément immature dans son comportement. Je parle de ça car j’ai un enfant qui fait en ce moment des caprices ( de son âge) et c’est troublant comme ces caprices me rappellent ceux de son père. Insister, appeler sans cesse, ne pas supporter la frustration, le non, les contraintes, vouloir les choses tout de suite maintenant, ne pas respecter les limites ou du moins les tester ( et pour le PN les tester jusqu’à l’usure). Le Pn a fait tout ça aussi sauf qu’il était adulte, lui. Attention je ne dis pas que mon enfant est ingérable, mais dans ce comportement enfantin je retrouve des comportements de son père.
    Je me rappelle d’un jour où je voulais partir voir un concert, il s’était alors allongé par terre, à mes pieds parce qu il ne supportait pas que je fasse des choses sans lui, je n’avais pas donné d’importance à cette comédie et étais vite sortie( comme une folle pour le coup en me sauvant de la maison) . Cela raisonne étrangement avec les caprice d’un jeune enfant….Ma vie avec lui était devenue une prison, j’étouffais et je rongeais mon frein. Je le détestais tellement et je m’en voulais aussi tellement de en pas réussir à le quitter plus vite. Je me rappelle aussi que j’en étais à garer ma voiture dans la rue pour ne pas qu’il me la bloque dans l’allée et m’empêche ainsi de sortir voir mes amies … ( chose qui s’était produite à plusieurs reprises, me prenant mes clés pour que je reste avec lui, ben oui , on était tellement heureux ensemble ).
    Je l’ai quitté sans me retourner il y a 1.5 an et cela me semble être si loin aujourd’hui. Ma vie d’avant …

    Je voulais aussi revenir sur le récit de @sofia qui m’a aussi rappelé une partie de mon histoire. Avant de me mettre en couple avec le PN j’étais partie en voyage humanitaire. J’étais très jeune à l’époque. Autant il m’avait fallu quelques jours d’acclimatation auxquels j’avais été préparée , autant le retour a été extrêmement douloureux à gérer. Je ne m’attendais pas du tout à cette descente à mon retour , je ne l’avais pas du tout anticipée. Je me sentais perdue , je ne supportais pas la solitude après avoir vécu en groupe lors de ce voyage. Tous mes repères avaient été bouleversés, les centre d’intérêts de la société de consommation occidentale me semblaient futiles. Bref , j’étais ailleurs . Le PN, lui, était là inlassablement avec moi, j’ai eu l’illusion qu’il était une valeur sure en cette période, je me suis confiée, je lui ai fait confiance.
    Je ne vais pas revenir sur le fait qu’il ne me plaisait pas et que je me sentais attirée, aimanté par lui sans l’expliquer d’ailleurs car nous n’avions pas les même centres d’intérêt.
    Voilà un bout de mon histoire mais tout ça pour dire qu’un voyage où l’on est imprégné par une autre culture surtout si elle est complètement différente dans ses codes, peut être un choc au retour et pour ma part m’a fragilisé à ce moment donné. Du pain béni pour toute personne malveillante.

    Si @rose lit toujours les commentaires je souhaitais lui dire que même si elle n’est pas d’accord avec les commentaires ,c’est bien aussi.
    Je m’explique : c ‘est important de ne pas être d’accord après une expérience PN. On a tellement appris à ne pas exister avec ces personnes que c’est important d’oser dire les choses et les ressentir, d’oser échanger avec des avis différents. Et puis c’est un très bon exercice pour apprendre à faire le trie, prendre partout ce qui nous fait du bien et ne pas s’attarder sur le reste sans pour autant être en colère ou déçu. C’est peut être aussi une méthode pour ne plus attendre une validation d’autrui. Je dis ça mais ce n’est ni un jugement, ni un leçon , j’ai moi aussi encore beaucoup à apprendre là dessus.

    Bien à vous tous ,
    merci pour ce blog et ces riches échanges que je ne me lasse pas de lire et relire
    merci

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  24. @Happy Friday @Nicky,

    Je viens de lire l’ensemble de vos posts.
    Je vous cite « Je crois que maintenant que j’ai découvert ce fonctionnement, l’idéalisation est bien fini, et malheureusement je ne suis pas certaine que se soit si positif que ça pour moi. Je comprends pourquoi j’écrivais il y a quelques temps que j’avais peur de ma lucidité, elle me glace, me paralyse, rien ne semble compter assez !”

    Etant visiblement au “fait” de votre lucidité, serait ce indiscret de vous demander jusqu’où êtes vous capable d’aller pour un homme dont vous êtes dépendante affective?

    Peace,

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  25. Hi @Nicky,

    Effectivement, votre récit à été une rubrique (très récente pourtant) du blog. Et je vous avoue ne pas avoir lu volontairement cette lettre ni n’avoir donné de témoignage .
    C’est pour cela que je tente de comprendre aujourd’hui où vous en êtes et je vais vous faire un autre aveu, je suis toujours conforté dans l’idée de ne pas lire cette lettre à votre PN.
    Parce qu’elle ne me concerne pas , ni le PN. Vous par contre m’intéressez et je vous remercie de comprendre la portée de mes sollicitations à votre égard et envers les autres. Je respecte beaucoup. Je salue votre ouverture ….
    Je suis en effet interpellée par ce questionnement constant qu’est le vôtre et qui s’explique totallement grâce @Isabel ayant évoqué le symbole du gisant.
    Mon incompréhension résultait sur la particularité de votre dépendance affective et votre “background” familiale.
    A vous lire j’ai compris que ils ont fait de vous inconsciemment peut être une sorte de mort/vivant , cet enfant vivante à travers qui revit le mort . No offense …..
    Et un mort/ vivant dans un tel contexte parmi les vivants n’a rien à gagner ni même rien à perdre , il vit dans l’entre deux.
    Il va falloir à un moment choisir son côté et l’imposer aux autres. Donc je ne suis pas surprise que vous soyez la proie idéale d’un PN à ce stade, la marrionnette par excellence, et je l’écrit dans le plus grand respect. Et d’une marrionnette on peut tout faire faire et la c’est la juriste qui s’exprime… Vous saisissez où je veux en venir ?
    D’où ma question précédente, jusqu’où êtes vous prête à aller par dépendance affective?

    Maintenant je souligne et je vous cite « You do sound like a though cookie et êtes parfois intimidante dans vos commentaires, surtout pour quelqu’un à la recherche de son propre étayage interne. Pas une critique, j’aimerais bien être comme vous … Et cette question est intéressante à un autre degré …. Est ce que je continue à m’accrocher, ou n’ai je pas trouvé toutes les réponses pour lâcher ? “

    Si c’est effectivement ça le fond du problème qu’est le vôtre, et votre colère étouffée, alors la solution est là.
    Tout problème à une solution si il n’y a pas de solution c’est parce que ce n’est pas un problème. Why?
    Parce que la réponse est dans le problème.
    Maybe you know YOU @Nicky need to be a Tough Cookie by yourself for your own danm self😉 .
    Comment faire ?
    NON apprendre à dire NON. Taper du point sur la table HeLLO It’s ME @Nicky I AM ALIVE …. Do yu see me … Do you here me ….Now it’s time to RESPECT WHO I REALLY AM PERIOD!!!!
    Je ne suis pas qui vous avez projetté sur mon identité ni sur celle de mon fils, il est bien mort ce bébé de 18 mois et c’était mon oncle pas moi mais mon oncle.
    Et mon fils et moi sommes vivants bien vivant et nom des gisants. Pourquoi Je dis ça?
    Parce qu’il me semble que cette vaisselle de bébé avec son nom gravé qui se transmet de génération en génération est la projection transgénérationnelle du mort. Je cite  » Également, je me suis servie petite fille de la cuillère et fourchette en argent du fils décédé à 18 mois de ma grand-mère (1er mariage), toutes deux gravées à son nom. J’imagine que ma mère a du le faire aussi. Quand mon fils est né, ma grand-mère me les a donné, et j’ai pris ça comme une preuve d’amour,”.
    Je peux me tromper , je ne dis que ce que je comprends et ce que je comprends n’est pas l’absolu infini, uniquement ma perception personnelle.
    Personnellement j’aurais jeté cette vaisselle car le geste et sa portée symbolique m’auraient aidés à la Délivrance de ce lourd fardeau de “gisant”. Et je me serais interdite de prendre par à toute discussion relatant ce nourrison décédé afin de passer très vite au lâcher prise et enfin VIVRE pour ne plus seulement exister et demeurrer une proie de choix.
    J’aurais imposé définitivement à mon entourrage qui je suis et pour ceux qui s’obstineraient dans la projection morbide qu’ils y restent mais WITHOUT ME .

    Je persiste donc à ne pas vouloir lire votre lettre au PN, vous valez beaucoup plus que ça selon moi …

    Take care,

    Aimé par 1 personne

  26. Bonjour Scarlett

    Cela devient compliquer de répondre sous les posts (commentaires imbriqués ne doivent pas être activés à plus de 2 niveaux dans ton réglages discussions wordpress ! Un choix possible qui a aussi des inconvénients ! A voir ! )

    En réponse à ton commentaire du 19 novembre à 10h24:

    Mon psy est psychiatre mais aussi psychanalyste, et je pense que ce sont surtout les termes, les formulations qu’il n’admet pas : « Dépendance Affective » en est un, et tu vas tomber de haut sur le suivant : « Pervers Narcissiques » non plus.
    Il me parlait de clivage concernant Michel, me disait qu’il profitait de la situation, mais aussi que ces mots avaient du sens au moment où il me les disait, qu’il ne pouvait pas me donner plus … heureusement qu’une connaissance m’a parlé de pervers narcissiques, j’ai regardé, tant de similitudes, j’ai donc poursuivi sur le sujet, grandement sur ce blog, mais pas uniquement, j’ai aussi lu sur la manipulation pour bien comprendre comment cela fonctionnait, cela aussi m’a beaucoup aidé (cf piège abscons), et la dépendance affective. Je lui en ai évidemment parlé, il m’a répondu que ce n’était pas si simple que ça, que l’on ne pouvait réellement parler que de mécanismes pervers narcissiques, utilisés comme mécanisme de survie.
    De nombreux détails du récents témoignages de Dory ressemblent étonnement à ce que je viens de vivre, presque le même type, beaucoup de pratiques identiques, et l’obsession dont elle parle, au point de sortir mes enfants et ce qu’il me reste de ma vie de mes priorités, malgré ce que je voyais. Des cas comme ceux-là sautent quand même plus aux yeux que des cas plus insidieux ! Et pourtant, on n’arrive pas à admettre la réalité, une bataille épouvantable …On se sent tellement amoureux. Il est vrai que le refus d’y mettre les mots de mon psy ne m’a pas aidé. Par moment j’avais même l’impression qu’il lui trouvait des excuses, et bien que le travail sur ma responsabilité et mon passé ait été essentiel, placé ses PN dans cette catégorie de PN, en tant que monstres vivants, comme tu le fais dans toutes les explications de ton blog me paraît essentiel pour enfin pouvoir accepter l’incroyable pour beaucoup de celles qui se font prendre. Ton blog a été ESSENTIEL pour moi, mais comme mon psy n’y mettait pas les mots, j’ai pris rendez-vous avec Jean-Charles Bouchoux psy et auteur du livre « Les Pervers Narcissiques » que j’avais lu, et suis allée me faire reconfirmer mon histoire. Il m’a aidé à voir encore plus de détails machiavéliques que je continuais à voir comme des hasards … Il n’y avait pas photo. Un PN de la pire espèce !
    Mon psy s’attachait bien plus à me faire découvrir ma responsabilité dans cette histoire, à me faire découvrir que mon enfance m’avait conduite à avoir une endurance exceptionnelle pour la souffrance, d’où ce manque de repères pour construire des limites avec ceux que j’aiment. Mes panneaux indicateurs ne sont pas placés au bon endroit, a été le début de la thérapie. Et pour ce faire, j’ai dû repartir dans mon enfance, où il n’y avait pas eu de coups et blessures physiques, ni d’inceste, donc rien de visible ! Je savais bien que ce n’était pas courant d’avoir grandi loin de ses parents, mais je m’étais arrangée avec mon histoire, c’était comme ça, je ne pouvais rien changer, je n’avais manqué de rien même au contraire, beaucoup de cadeaux que peu avait dans la province de l’époque (des cadeaux empoisonnés qui m’ont empêchée de m’intégrer en fait) et j’avais eu quand même de l’amour de ma grand-mère … Il m’a aidé aussi à mettre à jour mes gros manques d’enfants (sécurité, estime) , et plus spécialement ce manque d’amour et d’enveloppe jamais reçu de ma mère, et finalement pas vraiment de ma grand-mère non plus, ce manque de bras, d’enveloppe physique, d’enveloppe charnelle est très important chez moi (d’où, comme Dory, l’importance pour moi de dormir dans ses bras, contre son corps, je m’y sentais en sécurité, j’y ai reconnu quelque chose , hallucinant vu le personnage ….. , c’est une grosse partie de ce qui m’a fait courir, et qu’évidemment, une fois qu’il l’eut compris, ne me donnait qu’au compte-goutte) , des demandes d’enfants que je ne devrais plus avoir aujourd’hui en tant qu’adulte, d’où la compréhension de tout ce qui ce rejouait dans cette relation. La «Petite Nicky » essayait avec ce type, d’avoir ce qu’elle n’avait pas eu de sa mère, ni de son mari, de gagner enfin …. La sortie passe par l’acceptation de perdre, mais pas que le dernier en date (il n’est en fait qu’un symbole qui représente tout ce passé), c’est l’acceptation de voir que cette recherche d’enfant n’aboutira JAMAIS, et je peux vous dire que ce n’est pas une mince affaire, cette recherche d’amour, et d’enveloppe de petite fille avait rempli ma vie jusqu’à là, et PAS PAR CHOIX. Y mettre fin, c’est mettre fin à tout ce que j’ai connu de la vie. Quand j’écrivais l’autre jour que la fuite de ce PN était une situation loose/loose, j’espère que vous comprenez mieux maintenant.

    Je n’avais pas ressenti ce sentiment de non vie depuis très longtemps, puisque à 18 ans, j’ai finalement vécu avec ma mère et à travers elle (ses goûts, ses passions) quelques années (ça avait été horrible) et que je suis passée directement de là à faire la même chose avec mon mari, et suite à l’évènement qui a précipité sa désidéalisation à lui (ce n’était pas sa maladie, complètement autre chose que ma raison n’a pu ignorer), je suis retombée immédiatement sur ce Michel ! Eh oui, de branche en branche depuis mes 18 ans. Je me nourrissais de l’extérieur dans ma recherche de l’impossible, je devenais eux, je vivais leurs vies, et en échange je rendais service, je les laissais m’utiliser, je réagissais, je portais leurs symptômes, j’encaissais sans même m’en rendre compte : C’est bien ça la DEPENDANCE AFFECTIVE. Mon psy n’y met tout simplement pas ces mots, il me dit qu’il faut que je m’apporte toute seule ce que ces personnes m’apportaient, que c’est possible. Mais il ne me dit pas comment.

    Avec la thérapie, les découvertes ont commencé, et les parallèles avec mon passé faisaient surface, mais bien que je commençais à voir, je n’y croyais pas, cela me paraissait insensé d’avoir vécu ça sans rien voir, sans me rappeler de traumatisme, et ma grand-mère qui avait agi en tiers, elle était là, n’avait rien dit, avait laissé faire, difficile à croire, elle aussi s’était servi de moi pour vivre j’apprenais alors ! Deux personnes en moi se battaient, celle qui voulait devenir consciente dirigée par mon instinct de survie, et mon inconscient qui contrôlait, et bloquait. Je pense même aujourd’hui que sans l’actualité et l’intensité des souffrances et de l’obsession qui allait avec dans la relation Michel, je n’aurais pas pu retrouver tout ça et finalement accepter ce que je découvrais. C’est à travers ces émotions négatives et intenses que l’on peut réveiller la mémoire émotionnelle des traumatismes refoulées, et apparemment, j’ai aussi lu beaucoup sur ce sujet, il faut accepter de sentir et vivre cette souffrance, pour enfin pouvoir ranger le passé !
    Et oui, que mon psy veuille ou ne veuille pas y mettre les mots, ma mère s’est comporté avec moi, comme ce Michel ou presque, elle me faisait rêver quand j’allais mal, et me cassait quand j’allais bien, et j’ai toujours cru que j’étais le problème. Oui, j’ai été une menace pour elle, et personne ne m’a validé enfant en tant que Nicky afin que je puisse me construire ma propre personnalité, j’ai toujours été trop objetisée. Cette théorie des Gisants intervient-elle ici ??? Franchement, je ne sais pas si je peux croire ça, (je vais lire plus sur le sujet) mais il n’y a aucun doute, que ma grand-mère a souffert toute sa vie de la mort de son petit garçon, et qu’elle a du m’en faire porter le symptome …

    Dans cette affaire Michel, j’ai senti la Mort, et l’instinct de survie, je l’ai, autrement je ne serais pas là, et J’ai quand même accepté de tomber dans ce vide … J’ai compris beaucoup de choses, et pas qu’avec mon intelligence, et maintenant je dois être sur mes gardes … MON PREMIER ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL : Mettre fin à la vie que j’ai eu jusqu’à présent …. Et entrer dans l’inconnu …

    Quand parfois je ressens trop ce vide, j’ai peur de ne pas trouver la force de continuer.
    Quand on laisse vivre la souffrance elle diminue, c’est quand on bloque par peur que c’est le pire, on souffre encore plus, alors devrais-je peut-être faire pareil avec le vide, et trouverais-je quelque chose au fond ?

    Plus facile à écrire qu’à faire tout de même.

    Vraiment merci Scarlett, Danhoha, Isabelle pour ces pistes que je vais approfondir, je viens de commander « L’infinie puissance du cœur » et  » les quatre accords toltèques » que je n’ai pas encore lus.

    @Danhoha,
    Je vais répondre à ton commentaire, il me faut juste un peu de temps.

    Aimé par 1 personne

    1. Happy Monday @Nicky ,

      Aucun de mes psy n’ont ennoncé les notions de PN et de narcissiques durant ma thérapie de 7 ans . Aucun . Et c’est bien après en découvrant ce blog que je me suis faite une idée sur la question. Peut être afin d’éviter le patient durant la thérapie à mémoriser un terme qu’il courra le risque de lâcher au visage des mauvaises personnes et se mettre ainsi en danger.
      Pourtant j’ai souvenir de la psychologue qui m’avait dit “j’aurais eu une mère comme la tienne , j’aurais tenté de me suicider aussi” ahahahahahahahahaah GOALLL elle avait visé juste!!!
      Aujourd’hui j’ai donc découvert ces notions de moi même et je pense que c’est mieux ainsi parce que ça m’a permis personnellement de boucler la boucle seule comme une grande.
      Maintenant pour ce qui est de la dépendance, le psychiatre avait identifié la mienne et a eu la subtilité à l’époque , certainement en foction de mon profil et ma personnalité de me jeter des pistes, de points forts qui au moment précis feraient le reste. Je souffrais d’achat compulsif et il m’a juste dit “Les chaussures c’est la sécurité” il m’avait tout dit. Du jour au lendemain je ne souffrais plus d’achats compulsifs, aujourd’hui j’apprécie autrement par ce que je me sais en sécurité et confiante.
      Donc à vous lire ce psy me paraît à mon humble avis très intéressant , mais ça c’est lié à ma personnalité j’adore ce qui est subtile et non imposée. Il a quand même révélé le fondamental : »Mon psy s’attachait bien plus à me faire découvrir ma responsabilité dans cette histoire, à me faire découvrir que mon enfance m’avait conduite à avoir une endurance exceptionnelle pour la souffrance, d’où ce manque de repères pour construire des limites avec ceux que j’aiment. Mes panneaux indicateurs ne sont pas placés au bon endroit, a été le début de la thérapie. Et pour ce faire, j’ai dû repartir dans mon enfance, où il n’y avait pas eu de coups et blessures physiques, ni d’inceste, donc rien de visible ! Je savais bien que ce n’était pas courant d’avoir grandi loin de ses parents, mais je m’étais arrangée avec mon histoire, c’était comme ça, je ne pouvais rien changer, je n’avais manqué de rien même au contraire, beaucoup de cadeaux que peu avait dans la province de l’époque (des cadeaux empoisonnés qui m’ont empêchée de m’intégrer en fait) et j’avais eu quand même de l’amour de ma grand-mère … “.
      J’étais très proche de ma grand-mère moi aussi la seule femme qui m’ait jamais aimé comme son enfant, ma “Mother Dearest » et mon géniteur, n’ont jamais pris l’initiative de me conduire auprès d’elle durant son hospitalisation , pas même pour lui dire adieu. Ca n’efface rien de mes merveilleux souvenir avec elle ceci dit grâce à des psy comme le tiens j’ai tout compris de moi même par la suite.

      Take care,

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      1. Oui, je pense que j’ai fait un gros travail avec mon psy, mais il fallait vraiment que je travaille sur tout en même temps, le coté PN « out of the book » aussi ! Et je peux te dire, Danhoha, que quand tu traverses de telles obsessions, et que tu as une pathologie du type de la mienne la volonté NE SUFFIT PAS … tu ne me croiras peut être pas, mais j’en sors tout juste ( de l’obsession) … et je te le dis et le redis ! Je ne croyais pas au diable … maintenant j’y crois ! As-tu vu le film « Matrix »? J’étais comme branché à son esprit …

        Et si tu te décides à lire mon témoignage (cette lettre était pour moi, pas pour lui, mais je vais te répondre à ce sujet), et mes commentaires sur cette page, lorsque que j’ai pu lui faire couper le fameux dernier lien, obsession finie en une heure, je n’y croyais moi même pas, j’étais tant habituée à mes retours en arrière, j’avais appris à devenir méfiante par rapport à moi même, mais non, pas un manque, plus rien, par rapport à ce type. Évidemment que j’y pense dans la journée, mais d’une toute autre manière, plus rien à voir, c’est fini maintenant, instantanément, comment expliquer ça … Maintenant j’entame le reste, la suite … 💪😀 Je me sens mieux aujourd’hui🙂

        Par contre il faut y travailler, et ne rien attendre plus du psy que d’être un guide et un témoin tout de même, il ne faut pas y aller en touriste …, entre chaque séance, ce n’était pas ciné ou shopping, je n’aurais pas pu d;ailleurs , c’était travaillé sur un mot, une idée, une piste pour avancer et espérer m’en sortir, je n’arrêtais pas …. Je crois comme toi que j’ai eu et que j’ai toujours de la chance de travailler avec ce psy, et qu’il sait ce qu’il fait … Il serait d’ailleurs intéressant ici de discuter de cela : comment choisir son psy, que faut-il attendre d’un psy, ce n’est pas évident du tout ! Les bon psy aussi ont des limites …

        Bien à toi

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