[Témoignage] Justine : « Je trouvais qu’elle me copiait, mais je me jugeais tellement horrible que dès que je m’en apercevais, je chassais cette idée de ma tête » + Rien ne serait possible sans votre participation !

Amis lecteurs,

Je vous propose le témoignage de la lectrice Justine. Elle nous raconte une interaction avec une perverse narcissique dans le domaine « amical ». La Marie dont il est question ici (tous les prénoms ont été changés) est une PN « textbook ». On voit clairement le mode opératoire et le harcèlement qui suit systématiquement, auquel seule Justine peut mettre un terme définitif.

Pourquoi a-t-elle été harcelée aussi longtemps, soit sur une période de 10 ans, incluant une tentative de suicide ?

Justine fait partie de ces personnes qui ont été élevée dans l’esprit du « sacrifice de soi » au bénéfice d’autrui. Les valeurs sur lesquelles elle fonctionne dans cette société la désignent comme victime de choix pour prédateur en manque de punching ball.

Si vous êtes dans cette situation, vous devez comprendre que votre vulnérabilité vient de votre dépendance à la flatterie initiale (vous remplacez une vraie estime personnelle par les faux compliments complètement creux d’une tierce personne) puis de votre incapacité à bloquer une personne toxique de votre vie. Même après avoir fait une tentative de suicide, après avoir perdu l’ensemble de son groupe de support (constitué, il est vrai, de personnes faibles d’esprit malheureusement), après avoir été humiliée sur sa maladie… Justine continue à trouver des excuses à Marie et à s’offrir comme un paillasson.

Seul un no contact permet de se sortir de ce cercle infernal, ce que Justine n’a mis en place que trop tard. Rester accrochée aux réseaux sociaux d’une personne déséquilibrée ET prendre au sérieux ce que cette personne écrit est un signe grave de dépendance totale à la validation d’autrui. Dites-vous que n’importe qui peut se lever un matin et vous diffamer. Et alors ? Cela regarde la personne et pas vous. Que cet être se dise « proche de vous » ou non, on s’en fiche. Bloquez et passez à autre chose. Apprenez à larguer vos poids morts, PN ou pas.

Pourquoi les pervers narcissiques « copient » leurs victimes ? L’envie pathologique

Tous les pervers narcissiques pratiquent l’identification projective. Ceux qui suivent mon blog et qui lisent sérieusement mes articles ont compris que ce procédé consiste à projeter sur autrui ce que l’on ne veut pas voir chez soi ou qu’on sait que l’on fait soi-même… L’autre revers de cette méthode est de s’attribuer ce qu’il y a de bon en la cible, tout ce qui est positif dans la personnalité de la cible – donc vous -, sera « volé » par le PN.

On ne peut pas voler une qualité concrètement mais le PN peut VOUS CONVAINCRE que vous ne valez rien et que vous ne possédez pas les belles caractéristiques qui sont bien présentes. Les PN ont une envie pathologique de leurs victimes, de leur essence, qui dépasse tout entendement. Ce n’est pas une question de sexe (si vous êtes un homme ou une femme) mais d’humanité. Au lieu de développer les qualités dont ils sont envieux, ils cherchent à les « absorber » chez autrui… mais sont rattrapés par leur vide abyssal et se mettent en quête de la destruction de l’objet porteur de ces qualités.

Cependant, l’identification projective ne serait pas possible sans votre participation active : vous devez croire davantage l’opinion d’une autre personne que votre propre connaissance personnelle. Ceci est un gros LOW pour vous. En fait, vous fonctionnez comme une girouette et il devient très facile de vous convaincre que vous êtes une personne profondément méchante (ce qu’est en réalité le PN) et que vous devriez vous suicider. Raison pour laquelle tant de personnes se tuent. Elles sont dépersonnalisées puis ne voient plus l’intérêt de leur existence face à la magnificence du PN.

Prenez conscience de votre réalité. Qui êtes-vous et quelles sont vos valeurs ? Ceci a été normalement appris dans l’enfance. Si ce n’est pas votre cas en tant que personne adulte, il est temps d’acquérir cette capacité ou n’importe qui pourra vous manipuler aisément.

Pour préciser : de nombreuses personnes sont envieuses selon le même principe sans pour autant être perverses narcissiques. Faites attention à ceux qui vous entourent, aux petites remarques acerbes, aux discours négatifs qui vous plombent. Nettoyage de printemps pour qui veut vivre sereinement !

Quelqu’un qui vous humilie n’est pas votre ami…

Quelqu’un qui se laisse acheter par votre ennemi n’a jamais été un ami…

Là encore, c’est une notion de base qui devrait être maîtrisée depuis l’enfance. Nous devrions apprendre à nos enfants que l’amour n’est PAS synonyme de haine. Ces deux notions sont bel et bien à deux extrémités. L’amitié peut se terminer. Tout ce qui a commencé un jour sur cette terre a TOUJOURS une fin. Mais doit-on pour autant tolérer l’humiliation d’autrui parce que l’on n’a pas le courage de mettre un terme à une situation ?

Apprenez plutôt à vos enfants à se respecter, se valoriser, être dans des relations basées sur le respect mutuel. Je crois vraiment que la notion de RESPECT est primordiale. C’est aussi ce qui se voit immédiatement dans les interactions toxiques. En lisant le témoignage de Justine, on voit bien que Marie se permet de critiquer, rabaisser les amis de Justine et que celle-ci ne dit… RIEN.

Il faut poser une limite tout de suite. Ce n’est pas un comportement qui devrait être accepté. Chacun fait ce qu’il veut de sa vie et de son libre arbitre mais de la même façon que cette fille a critiqué les amis de Justine, elle s’est ensuite retournée contre elle ! Prévisible. Comment aurait-il pu en être autrement puisqu’elle avait littéralement craché au visage de Justine sans que celle-ci réagisse ? Ensuite, il est trop tard. Les abus se multiplient.

Les PN testent en permanence les limites. C’est le seul objectif de l’interaction : jusqu’où allez-vous accepter l’inacceptable ? Ils sont tellement conscients de ce qu’ils vous font et jouissent de chacune des blessures qu’ils vous infligent.

Arrêtez de les prendre en pitié. Ayez plutôt pitié de vous-mêmes.

Vos commentaires ci-dessous et très bon début de we !

J’avais dans les 16 ans, j’étais énurétique à l’occasion et trop grosse. Mes parents étaient relativement pauvres.

Je me sentais mal dans ma peau, mal dans ma vie. Mais heureusement à l’époque, j’allais au conservatoire faire du théâtre. Mon école était en partenariat avec eux.

Cette année-là, tous les élèves de ma classe de théâtre avaient doublé. Je me retrouvais donc dans une classe où je me sentais à l’aise, où l’on formait un bon groupe.

Marie, qui venait d’arriver, s’est vite intégrée au groupe, mais je ne la fréquentais pas plus que cela.

C’est lors des grandes vacances que nous avons chatté ensemble et sommes devenues plus proches.

Trop proches…

En quelques semaines, c’était la grande, l’énoooorme amitié, on nous prenait pour des sœurs dans la rue, on était en contact après les cours, on se voyait en dehors, etc. Bref, les meilleures amies pour la vie…

Elle me manipulait aisément : elle était trop grosse elle aussi, et me disait qu’elle admirait le fait que je porte des manches courtes car elle avait honte de ses bras, qu’elle aurait voulu être spontanée comme moi, etc.

Pour moi qui avais zéro estime de moi, ces compliments étaient les bienvenus.

A côté d’elle, j’avais un meilleur ami, dans une relation où l’on ne discernait pas trop où s’arrêtait l’amour et l’amitié, à cet âge on ne sait pas toujours. Elle ne l’aimait pas, bien sûr. Elle disait de lui qu’il était « chiant », « moche », elle ne voyait pas ce que je lui trouvais… Alors que pour moi, il était l’être au centre de ma vie, la personne en laquelle j’avais le plus confiance, avec qui je refaisais le monde.

Petit à petit, elle avait intégré mon groupe d’amis. Groupe dans lequel j’étais épanouie au départ ; pour mon anniversaire, toute la classe m’avait offert une carte signée avec des mots gentils, on se voyait en dehors des cours, enfin ça se passait bien. J’étais la confidente de tous, au courant des petits secrets, toujours présente en cas de problèmes ou de coups durs. Elle suivait les cours au conservatoire également, j’en étais heureuse, et m’y sentais toujours bien.

Elle sortait avec un garçon de la bande avec qui je m’entendais bien, avec qui je faisais une activité à l’extérieur… Jusqu’à ce qu’elle le trompe en vacances avec un certain Youssef qui était dans le même hôtel qu’elle. Elle m’avait raconté leur rencontre, leur histoire, me l’avait montré sur les réseaux sociaux, me faisait lire leurs conversations… Son petit copain ne voulant plus d’elle, elle est arrivée un jour en pleurs en me disant que Youssef l’avait en fait violée, qu’elle avait peur. Et deux jours après, elle m’annonçait qu’elle devait le revoir et qu’elle avait hâte.

Là, je me suis dit que si elle était capable d’accuser quelqu’un d’un faux viol pour se sortir d’un mauvais pas cette fille était capable de tout.

Comme son petit copain n’en voulait toujours pas, elle a mimé une tentative de suicide qui nous a bouleversés.

Un été, nous avons passé 4 jours chez son frère et là j’ai découvert une Marie que je n’aimais pas : capricieuse, égoïste, et sujette à de vilaines réflexions. Après m’être maquillée un matin, elle m’a regardée et m’a dit : « Le maquillage, ça change vraiment les gens hein… Tu peux passer de moche à potable« . Quand je lui ai demandé si c’était de moi qu’elle parlait, elle a pris un air hautain et est sortie de la pièce.

Les vacheries de ce genre ont commencé à pleuvoir.

J’ai commencé à ressentir petit à petit un mal-être en sa présence.

En dehors de ses réflexions, son comportement ne me plaisait pas.

Je trouvais qu’elle me copiait, mais je me trouvais tellement horrible que dès que je m’en apercevais, je chassais cette idée de ma tête.

Et pourtant …

Pourtant elle a commencé à être toute douce avec mon meilleur ami, faisant des photos avec lui, le voyant en dehors des cours…

Pourtant quand j’ai changé de style vestimentaire, elle s’est mise à changer aussi.

Pourtant quand j’ai parlé d’aller faire une permanente, elle l’a faite avant moi.

Pourtant quand j’ai voulu acheté cette veste dorée qu’elle trouvait immonde, elle l’a achetée …

Pourtant elle a commencé à côtoyer mes copines, alors qu’elle les trouvaient stupides et manipulables.

Et puis, mes parents sont partis en vacances la semaine de la rentrée scolaire. Et là ça a été le drame : je suis allée une semaine chez elle.

Bien sûr, mon énurésie occasionnelle ne m’a pas épargnée et j’ai fait pipi au lit deux fois. Je n’ai jamais osé lui dire. Sa maman a changé mes draps.

Je me disais : « C’est Marie, ta meilleure amie, tu peux tout lui dire » mais je savais que non.

Elle ne m’a jamais parlé de ça, ni sa maman d’ailleurs.

Mais outre cela, cette semaine chez elle m’avait confirmé son côté capricieux, égoïste, cruel et manipulateur … J’ai décidé de prendre mes distances avec elle mais elle ne me lâchait pas et je n’avais pas le cran de la repousser, cette sœur qui m’aimait tant.

J’avais également décidé de changer d’école. Elle a insisté pour venir visiter l’école qui m’intéressait avec moi, et une fois là bas n’a fait que la critiquer et m’a dissuadée de m’inscrire.

Je la voyais discuter de temps en temps avec les copines et quand je lui demandais de quoi, elle prenait à nouveau son air hautain et m’ignorait. Et puis un matin…

Elles ont demandé à me parler. J’étais adossée à un mur et elles formaient un arc de cercle autour de moi. Quand l’une d’entre elle (une amie de Marie depuis des années qui a rejoint notre groupe, les autres étaient au départ mes copines) m’a dit : « Tu as fais pipi au lit chez Marie ».

Comment expliquer que le ciel m’est tombé sur la tête ? J’ai répondu que oui, et j’ai pris à témoin l’une des filles qui était au courant, ensuite j’ai dit « Et alors ?« . Et là, elles se sont regardées toutes bêtes, sans savoir quoi répondre. Et Marie a enchaîné : « Chez toi, ça sent le pipi« , « Tu te laves ? Parce que tu dégages une odeur« , « Tes cheveux sont toujours gras ». J’ai eu l’impression de fondre, mais vraiment, la trahison, la haine, l’incompréhension, la douleur…

Je voulais mourir. Et je suis partie de l’école, je suis allée au conservatoire, et je me suis ouvert les veines.

Quand j’ai repris l’école, tout le monde m’ignorait. J’étais seule. Et les humiliations ont commencé. Elle avait monté toute la classe contre moi, et même certains professeurs. Ce qui était horrible c’est qu’elle gardait toujours son sang-froid. Jamais elle ne s’est énervée, jamais elle n’a hurlé, pas même le jour où, l’ayant entendue m’insulter dans mon dos, je lui ai lancé mon stylo en pleine face. Elle s’est contentée de se lever en silence et de le jeter à la poubelle.

J’ai vu Marie chaque jour habillée comme moi, reprendre mes expressions, se rapprocher de mon meilleur ami, entrer en compétition dans les cours où j’excellais, plus j’essayais d’être de glace face à tout ça, plus elle allait loin.

Les autres, qu’elle avait tant dénigrés près de moi, la remerciaient de sa spontanéité, d’être toujours là pour eux, toujours à l’écoute. Elle aimait subitement les mêmes chansons, les mêmes artistes que moi.

A côté de ça, je me vidais de moi-même.

Nous nous sommes reparlé en janvier, où elle m’a dit : « J’ai sucé Alejandro la semaine passée« . Enfin, je n’ai pas compris. On ne se parlait plus depuis des mois et elle me dit ça et puis commence à me parler de ses exploits sexuels, des objets qu’elle utilisait (comme des boîtes de Stabilo). Enfin, j’ai coupé court car j’étais choquée.

Elle m’a invitée à son anniversaire, elle avait loué une salle et tout le monde dormait sur place, elle insistait pour que j’y aille, mais à la dernière seconde, je n’y suis pas allée. J’ai bien fait, je pense. Quelques semaines plus tard, mon meilleur ami et moi avions décidé de fêter la Saint-Valentin à deux. Nous nous sommes rejoints au parc, et Marie est arrivée, triste parce que sa maman ne pouvait pas venir la chercher avant plusieurs heures. Stupide et trop gentille que j’étais, je lui ai proposé de rester avec nous. Ce qu’elle a fait. Elle est même restée une fois que je suis partie. Ils sont allés au cinéma, et se sont embrassés.

Alors qu’elle ne l’aimait pas, le trouvait moche, alors que lui l’avait toujours trouvée laide, et insignifiante… Je n’ai plus rien compris, je suis entrée dans une rage folle. Comment pouvait-il être tombé dans son piège alors que je lui avais tout expliqué ? J’ai brûlé toutes les photos de Marie et moi. A partir de là, je l’ai ignorée. Elle a monté tout le monde contre moi : mon meilleur ami, toute la classe, a raconté que j’étais mythomane, que je copiais sa vie, que l’entorse à la cheville que je m’étais faite devant elle, c’était du mensonge, alors que j’avais un bandage et que je devais me déplacer avec des béquilles.

Notre professeur de français nous avait fait lire « Respire » cette année-là, dans lequel je nous ai totalement identifiées, et un jour j’ai craqué, en larmes j’ai tout raconté à ce prof, qui m’a regardée les yeux éberlués, et n’a rien fait du tout.

J’ai passé une année cauchemardesque, au terme de laquelle j’ai enfin pu changer d’école et recommencer à vivre. Même si elle ne s’est pas arrêtée là.

Elle connaissait des personnes dans ma nouvelle école et bien entendu, certaines choses se sont vite apprises, mais j’avais de vraies amies solides, qui la rejetaient quand elle voulait les approcher lors de soirées où je n’étais pas. Elle les approchait en disant que j’étais folle et que je faisais pipi au lit, que je copiais sa vie. Elle essayait chaque fois qu’elle les voyait.

Deux ans plus tard, elle a posté des messages de nous deux sur les réseaux sociaux, remplis d’insultes à mon égard, je lui ai envoyé un mail disant que si elle ne les retirait pas, je portais plainte. Quand j’ai commencé à travailler, que je rencontrais des nouveaux collègues, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’entendre « Mais attends, tu es LA Justine de Marie ! ». Des années plus tard, elle continuait de répandre son venin et d’essayer de m’atteindre.

Puis un jour, je l’ai revue. Je me suis mise en ménage, et elle vivait dans la même ville que moi.

Je l’ai croisée, nous étions seules, elle a baissé les yeux, et je l’ai trouvée si minable, si misérable, si apeurée, que j’ai éclaté de rire. Je l’ai recroisée quelques fois seule ou accompagnée de son « petit ami ». Un jour où j’avais poussé un coup de gueule sur Facebook, j’ai été contactée par une amie commune qui m’a montré qu’elle avait copié/collé mon coup de gueule, certaine qu’il s’adressait à elle et elle l’avait modifié pour s’acharner sur moi : elle reparlait du pipi au lit, du fait que j’avais plagié sa vie, de ma soi-disant simulation d’entorse à la cheville, etc.

J’ai cessé les contacts avec les amis communs, consciente qu’ils lui donnaient accès à ma page Facebook et qu’il n’y avait rien de bon à tirer (Edit Scarlett = Enfin ^^!)

Mais ça continuait. Je suis devenue végétalienne, elle aussi, comme si elle pouvait éprouver de l’empathie envers un être quel qu’il soit. Elle continuait de m’attaquer sur des réseaux sociaux, à l’aide de son meilleur ami, que j’ai fréquenté étant adolescente, et qu’elle dénigrait constamment. Elle s’entoure d’homosexuels, alors qu’elle a toujours été homophobe, appelle les femmes gays « lesbrouffes » et les hommes gays « pédales dégueulasses ».

Puis petit à petit, elle a commencé à me laisser en paix car elle avait une autre victime : une fille de ma seconde école, appelée Justine, comme moi. Cela a pris deux ans, pendant lesquels j’ai observé impuissante son ascension mais elle a réussi à faire la même chose : prendre sa place, son copain, ses amis, sa meilleure amie depuis dix ans, sa passion, bref son identité.

Même mode opératoire qu’avec moi : elle choisit un groupe, choisit une personne faible, qui l’intégrera au groupe où elle sera transparente dans un premier temps, où ce sera la personne faible qui proposera de l’inviter, etc. Puis choisira dans ce groupe celle dont elle veut et peut prendre la place. Cela se fait petit à petit, elle scrute environ deux ans, et puis passe à l’attaque, en moins d’une demi-année, sa proie n’existe plus aux yeux des ses meilleurs amis, elle devient gênante, risible, et Marie peut prendre sa place.

Cela m’a valu la paix, mais de la peine immense pour Justine bis. Je sais aujourd’hui qu’elle a une famille bien présente, des amis qui ne l’ont pas quittée, et qu’elle va bien.

La dernière fois que Marie a essayé de m’atteindre, j’avais 26 ans. Elle se sera acharnée sur moi durant dix ans.

Aujourd’hui, je m’arrange pour ne pas la croiser. Avant c’était parce que j’avais honte, puis parce que je savais que j’allais en venir aux mains si je la voyais. J’avoue que savoir qu’une telle personne existe, qu’elle trompe des centaines de personnes et qu’elle recommencera me met en colère. C’est de l’injustice.

Et à la fois, j’ai pitié d’elle… Qu’est-ce qu’elle a du vivre pour en arriver là.

Justine

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24 réflexions sur “[Témoignage] Justine : « Je trouvais qu’elle me copiait, mais je me jugeais tellement horrible que dès que je m’en apercevais, je chassais cette idée de ma tête » + Rien ne serait possible sans votre participation !

  1. Bonjour Justine,
    D’abord merci pour ton témoignage. Il m’a beaucoup ému, peut-être parce que j’ai une fille de 17 ans. Mon adolescence a été compliquée et j’ai été entourée de nombreux toxiques, mais ta Marie est un sacré poison.
    Pour ma part, je trouve que son cas relève de la psychopathologie plus que d’un problème de personnalité. (entre autre … mythomanie, érotomanie et syndrome du coucou = vol d’identité).
    Bon… Le résultat est le même me diras-t-on. Elle t’a complètement chaviré le ciboulot.
    Ce qu’il y a de commun à nos histoires, c’est ton attitude de victime consentante. tu l’as compris et c’est à partir de ça que tu travailles sur ta réappropriation d’identité.
    Je te souhaite de sortir de cette épreuve plus forte que jamais tu ne l’as été. Si ça peut te consoler, dis-toi que tu as mille fois plus de chances qu’elle. Tu es déjà sur le chemin de la guérison et tu as toutes les cartes en mains pour devenir une femme battante, qui ne se laissera plus rabaisser par qui que ce soit. Prends cette expérience comme une leçon de vie.
    Elle, cette folle…, elle trouvera d’autres victimes pour satisfaire ses pulsions sadiques, mais au fond d’elle même, elle est vide… Et c’est incroyable, mais j’ai presque pitié de cette chose. En effet, on se dit que c’est quand même une malédiction que de se sentir si insignifiant qu’on soit obligé de singer une autre personne pour exister… quelle misère !…

    Aimé par 2 people

    1. Bonsoir Caren

      Psychopathologie ou psychopathie ?

      Tous les pervers narcissiques pratiquent le vol d’identité à la différence des psychopathes et sociopathes. Si l’un de ces profils vole votre identité, c’est pour en tirer un profit matériel et tangible. Pas en résultat d’un grave déséquilibre narcissique comme le PN.

      Rien ne serait possible sans la collaboration de la victime ! Il y a un moment où seule la personne concernée est capable de stopper l’abus. Au départ il peut être compliqué de repérer le narcissisme pathologique mais le masque finit toujours par tomber.

      C’est là que se joue la suite du jeu. Soit on fuit parce que ce n’est pas normal d’être humilié(e), soit on reste et on tombe dans l’emprise radicale 😬

      Que chacun prenne ce message à titre préventif. Si vous avez été victime d’un manipulateur, essayez d’éduquer vos enfants selon des principes plus adaptés afin qu’ils ne soient pas victimes eux aussi💯

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      1. Oups! Je pensais en effet à une psychopathe… (donc à une psychopathie).
        Cette histoire m’a tout de suite fait pensé à ce thriller : « jeune femme recherche appartement… »
        Bon dimanche à tous !

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      2. Bonjour Caren

        Oui, l’affiche de ce film était ma première illustration pour l’article 😉

        L’héroïne de ce film est une perverse narcissique et pas une psychopathe.

        Si vous voulez voir un film avec un personnage féminin psychopathe, je vous conseille à tous « MALICE ». L’interprétation de Nicole Kidman est excellente et totalement en adéquation avec le portrait clinique du trouble de la personnalité anti-sociale (sociopathie et psychopathie)

        Ce n’est pas pour faire l’apologie des socio et psychopathes mais ces deux profils sont beaucoup, infiniment plus intelligents, plus calculateurs et aussi plus prédateurs que le plus agressif des pervers narcissiques. Les PN ne sont que des souffreteux, amputés d’un bout d’eux-mêmes qu’ils recherchent désespérément chez les autres, ils sont pathétiques.

        Les socio et psychopathes sont des êtres autonomes, capables de subvenir eux-mêmes à leurs besoins narcissiques. Ils sont dangereux parce qu’ils ont peu ou pas de contrôle de leurs pulsions et peuvent tuer très facilement. Le passage à l’acte mortel est plus rapide. Cependant, la plupart, en raison de leur intelligence, ne tuent pas car ils savent qu’ils seront condamnés à l’ennui perpétuel d’être coincés dans une cellule de prison.

        Les PN, quand ils se placent en miroir de vous, pensent devenir vous. D’où le terme de « psychose blanche ». En effet, il faut soit perdre temporairement notion de la réalité physique selon laquelle on ne peut pas devenir une autre personne parce qu’on l’imite (WTF) ; soit ils ont accès à un univers parallèle uniquement connu d’eux, dans lequel ceci est la réalité (???).

        Les socio/psychopathes sont dans la réalité. Quand ils se placent en miroir au début de toute interaction, ils ont une notion aiguë du fait qu’ils ne sont pas leurs victimes et n’ont pas envie justement d’être leurs victimes.

        Excellent dimanche à tous les lecteurs ❤

        Aimé par 1 personne

    2. Bonjour Caren ;

      Merci de tes encouragements, merci de ta compréhension, tout cela me va droit au coeur. Peu de gens me croient sur cette histoire pourtant bien réelle ! Je pense comme toi que cette personne est vide, et qu’elle a du vivre quelque chose d’horrible pour en arriver là … Mais combien de personnes ont fait face à des horreurs sans pour autant en devenir une ?

      Prends soin de toi et de ta fille, encore merci.

      Justine

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  2. Bonsoir @Justine, merci pour votre témoignage. Merci @Scarlett, pour ton intro très pertinente et qui, je dois le dire tombe « à point ». Hier ma fille de 7ans , avait pour devoir de lire des maximes que je qualifierais de belles bases sociales. Celle que j’ai retenue, qui est la plus connue est :  » La liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres » , il y en avait de partout dans le monde qui prônent la paix et le respect. Je trouve cela bien. J’ai eu ce genre de cours d’éducation civique comme nous tous. Je me suis dit à la fin de ses devoirs :  » Tout cela ne sert à rien si l’on apprend pas aux enfants, la dignité, le respect et l’amour de soi. Je m’efforce d’apprendre cela aux miens , je le leur répète car , ce n’est pas encore complètement acquis ni pour l’un ni pour l’autre, certainement du fait que, par le passé, maman n’a pas montré le bon exemple. Mais je ne lâche rien , je leur parle souvent et leur dis que le respect est non négociable ! Je leur dit aussi souvent d’écouter comment leurs amis parlent des autres en leur absence et ils sauront comment ces mêmes amis parlent d’eux quand ils ne sont pas là. @Justine , c’est un indicateur 💯 % fiable ! Tout cela pour dire que si, dès le primaire , l’école était cohérente en expliquant les valeurs de notre république tout en apprenant aux enfants qu’ils ont TOUS de la valeur au lieu de les mettre dans cesse en compétition. Certains tirs pourrait être rectifiés je pense. Mais on ne peut changer le monde. J’ai beaucoup de peine , car fréquemment des enfants en viennent à se suicider dans des situations qui tournent très vite en harcèlement, similaires à ce qu’a vécu @Justine, si ce n’est pas sur l’énurésie c’est sûr autre chose. Je déplore également le fait , que le cadre enseignant réagit très souvent comme l’a fait le professeur de @Justine. Je trouve que c’est de la non assistance à personne en danger ! C’est inadmissible ! Heureusement @Justine , que vous , vous êtes toujours là ! @Scarlett , vous a déjà donné de très bons conseils. J’avoue avoir été d’accord avec son « Enfin !^^ »quand vous l’avez bloqué. Je n’ai pas compris que vous la gardiez si longtemps dans vos amis FB… Mais vous semblez maintenant à même de déceler et agir plus rapidement ! Je vous le souhaite ! Votre faille est de ne pas vous aimez TELLE QUE VOUS ÊTES mais vous savez , l’amour de soi n’est pas réservé qu’a celles et ceux considérés comme des canons de beauté, fort heureusement ! 😉 Il faut s’aimer tel que l’on est , avec nos qualités, nos physiques, c’est le seul moyen de ne plus être la proie de qui que ce soit. Les personnes sincères nous aiment tels que l’on est mais pour les attirer, nous devons nous mêmes nous aimer. J’espère que vous y travaillez. Cela vient certainement de votre enfance , l’énurésie est un trouble qui touche des enfants qui grandissent dans des milieux malsains, tout comme le surpoids :  » Manger pour se réconforter ». Je crois que vous êtes lucide sur cette « Marie » mais c’est en profondeur qu’il faut déblayer pour vous armer et vous préserver à l’avenir ! Je vous souhaite le meilleur ! 😊 (Désolée pour le pavé, j’avais pas mal de choses à dire ce soir ! 😬 ) Belle soirée et bon week-end à tous !

    Aimé par 6 people

    1. Bonjour Historiacyn :

      Merci pour votre commentaire. En effet, l’intro de Scarlett est plus que pertinente, je l’ai laissé agir, incapable de bouger parce que j’ai été « dressée » comme ça. Exactement élevée avec les notions de sacrifice, et quelque part, fausse moi aussi : je vivais constamment avec un masque, car j’avais honte de la vraie moi ( alors qu’aujourd’hui quand je rencontre quelqu’un, je suis moi et non une personne que je ne suis pas mais-qui-est-plus-susceptible-d’être-aimée-des-autres ).

      Cela fait peur quand on est parents, mais vous êtes bien présente pour les vôtres, leur enseignez des valeurs, l’éducation et l’amour parental sont déjà des remparts protecteurs pour nos enfants.

      Effectivement je trouve aussi que l’inaction de mon professeur est grave … tout autant que la mienne …

      Prenez soin de vous , et merci.

      Justine

      Aimé par 3 people

      1. Bonjour @Justine, merci pour votre retour 🙂 Je vois très bien de quoi vous parlez… Vous me semblez bien lucide, prenez bien soin de vous également. Mais surtout, surtout, ne laissez plus jamais personne vous rabaisser , vous manquer de respect ! Bien à vous 😊

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  3. Justine,merci pour votre témoignage, vous venez de raconter exactement la même histoire ,le mm mode opératoire que mon mari a vécu avec un ex ami pn en puissance pendant presque 10ans. Il avait 10ans de plus que mon mari mais faisait tout pour que les gens pensent qu’ils avaient le même âge. Mon mari étant beau physiquement,cela le rendait fou de jalousie!! Au début,il le complimentait beaucoup ,lui disait que plein de femmes se retournaient sur lui dans la rue,blablabla…mais tous ces compliments hypocrites ne servaient qu’a flatter l’ego de mon mari pour mieux l’attirer dans la gueule du loup. Il ne le laissait pas respirer,le collait . Je vous passe les détails mais à la fin ,lui qui n’avait aucun ami au départ,s’est approprié toutes les relations de mon mari,même les frères et cousins. Le seul travail qu’il fait depuis que nous avons coupés les ponts avec lui ,est de nous salir auprès des personnes que mon mari lui a présentées. Il copiait tout, de la façon de s’habiller au prénom de notre enfant. Sans les conseils de Scarlett et des témoignages des personnes sur ces pourritures,je suis sûre qu’il aurait fini par empoisonner mon mari,tellement il en était jaloux.

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    1. Bonsoir Yayane

      Merci pour votre commentaire.

      Les personnes envieuses peuvent passer effectivement au meurtre, il n’y a pas que les prédateurs. Quand une personne éprouve une envie aussi destructrice envers un autre être humain, elle essaye dans un premier temps de « l’absorber » en occupant son temps et son énergie, en se rendant indispensable et omniprésente pour étudier l’objet de son envie.

      Puis elle se rend compte qu’elle ne sera jamais cette personne et tente de détruire cet objet qui lui inspire autant de haine et d’impuissance, quitte à en arriver au meurtre.

      A ce stade, le PN opère une sorte de « rationalisation » dans laquelle il se repositionne comme supérieur et se sent légitime à tout mettre en ouvre pour briser la volonté de l’autre et anéantir son identité par la force.

      Votre mari a poursuivi ses projets et sa vie avec beaucoup de succès malgré les embûches de cette ordure et effectivement cela aurait pu lui coûter la vie.

      Voilà pourquoi il ne faut surtout pas rester en contact dès que vous identifiez l’envie chez une personne. Elle reste aussi près de vous pour vous détruire et pas pour vous aider alors il ne faut plus tolérer sa présence. Ces individus sont très dangereux. Ils cachent leur jeu jusqu’au dernier moment quand il est trop tard.

      J’ai connu une femme qui s’est présentée à moi comme hétérosexuelle et en quête d’amitié. Au détour d’une conversation, elle a dévoilé un énorme drapeau rouge en me révélant qu’elle avait séduit une autre femme car elle était envieuse de sa beauté et pensait qu’en étant son amante, elle deviendrait elle 😨😨😨

      What the f*ck??? Vous pensez bien que j’ai fui sans me retourner si ce n’était pour vérifier qu’elle n’allait pas me planter un couteau dans le dos 😂. J’aurais pu fermer les yeux et me dire que c’était une joke mais il est certain qu’il y avait un risque et pas des moindres.

      Cette anecdote n’est pas à visée discriminatoire. Je me fiche de la sexualité des gens. Par contre, le mensonge et les incohérences ne passent pas.

      Écoutez bien ce que les gens disent des autres. Leur langage envers eux sera un jour celui qu’ils adopteront envers vous. Watch out 🚫

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      1. Merci Scarlett pour ta réponse.
        Les pn sont très dangereux lorsqu’on ignore leur existence. Ce gars nous a harcelé pendants des années, il envoyait des gens nous espionner. Il faut souligner que c’était un pn très réservé, qui à 40ans n’avait toujours pas de relation sérieuse avec une femme, il n’en voulait pas d’ailleurs. .. la dangerosité avec ce type de pn(presque timide) et qu’on ne se méfie pas d’eux au départ, ils font presque pitié .Jusqu’au jour où on commence à se rendre compte qu’il y a un malaise,que les paroles n’ont rien avoir avec les actes.le notre,critiquait et rabaissait constamment les autres alors que lui même était très laid,sans aucun diplôme, faisait de petits boulots à plus de 40ans. Bref,je pense sincèrement que se documenter sur ces malades est la seule façon de s’en prémunir.

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      2. Bonsoir @Yayane ! Il a carrément monté une « armée », Celui là ! Ils peuvent aller loin , en effet. Leur plus grande couverture est la normalité. Vous avez totalement raison. Apprendre à repérer les signes pour s’en préserver est très important ! J’espère que vous vivez avec votre époux une vie plus sereine maintenant ! Je vous le souhaite !

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      3. L’envie est vraiment un sale défaut ! Ce n’est pas pour rien qu’elle figure permis les sept pêchés capitaux ! Elle fonctionne généralement de pair avec l’orgueil… Celle qui finira par coucher avec mon ex , je la connaissais depuis 6/7 ans. Je ne l’ai pas identifié PN. Cependant elle fait partie de ce que j’appellerais les « sans personnalités » . Un peu comme les enfants, qui au lieu de regarder Et manger leur assiette , regarde celle du voisin ! Cela m’insupporte ! Elle s’est mise en couple avec un ami du père de ma fille. Lorsqu’elle a sû que j’étais enceinte, elle a arrêté sa pilule , sa fille était un bébé qui pleurait beaucoup, elle m’a très souvent dit sous couvert d’humour mais un brin excédée que c’était ma faute car si je n’étais pas tombé enceinte, elle ne l’aurait pas été ! Si j’emmenais ma fille chez le coiffeur il fallait qu’elle emmène la sienne. Le père de ma fille (qui n’est pas Celui avec qui elle couchera, désolée il faut suivre 😂 ) m’avait dit qu’elle lui avait fait des avances. Que j’étais son faire valoir. Je ne l’ai pas cru… J’ai pensé que son égo masculin lui faisait voir des avances où il n’y en avait pas… Ne m’aimant pas et n’étant moi pas du tout du genre à copier qui que ce soit (Surtout donner la vie à un être humain au bout de quatre mois de relation, non mais franchement, j’ai été choquée mais je la savais un peu perchée donc bon…) Et puis pour réaliser que l’on est envié , encore faut il se trouver enviable ! Elle gagne bien sa vie , elle n’est pas plus vilaine que moi, elle à une belle maison dans le sud ,elle a toujours eu des hommes Très amoureux voir à ses pieds , moi toujours des histoires compliquées, et je vis en HLM lol ! Par contre, sans méchanceté, elle est un peu limitée dans ses conversations, Ça c’est vrai , zéro culture général. Un jour elle s’est énervée mais je ne sais plus quel mot j’avais employé, en me disant  » Oh la la mais tu ne peux pas parler comme tout le monde », après j’utilisais avec un un vocabulaire « enfantin ». Elle m’avait dit que sa belle mère trouvait que je m’exprimais bien , qu’on ressentait que j’étais intelligente, au boulot c’était pareil. Je souriais simplement un peu gênée et je passais à un autre sujet. Mais avec le recul , Il y avait dans son regard , une pointe d’envie, Oui ! Je l’ai compris après la trahison. Mais quel est le problème ?! Tu te sens inférieur, ouvre des livres et cultive toi ! Ces gens font pitié ! Je pense qu’il ne faut jamais envier qui que ce soit ou quoi que ce soit , on a tous nos défauts , nos qualités, nos forces , nos faiblesses ! Et il faut être reconnaissant de ce que l’on a sinon on est insatisfait toute sa vie. L’image du PN c’est Narcisse , pour moi l’image de l’envieux , c’est Satan ! C’est vraiment quelque chose avec lequel j’ai du mal , maintenant ! Je la ressens chez une autre connaissance parfois et honnêtement, je déteste cela ! Ce n’est qu’une connaissance , je ne lui donne plus aucun détail de moi ou j’invente si je la croise Et ciao ! Ces gens sont des vampires aussi ! À la déchetterie !

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      4. Bonjour Scarlett :

        Merci pour vos interventions pertinentes, et comme je vous l’ai dis par email, toutes ces claques dans la figure sont bénéfiques.

        Complice, je l’ai été, inactive, je l’ai été, sans excuse, juste des explications … De lire mon histoire avec vos commentaires me fait encore plus prendre conscience de mon implication dans cette histoire, j’essaye de ne pas me juger, de ne pas m’en vouloir mais ce n’est pas évident.

        « Puis elle se rend compte qu’elle ne sera jamais cette personne et tente de détruire cet objet qui lui inspire autant de haine et d’impuissance, quitte à en arriver au meurtre. » C’est exactement ça … Malheureusement ma soeur homosexuelle a vécu une situation similaire ( ma soeur malheureusement n’a jamais ouvert les yeux sur ce genre de choses, elle renie catégoriquement que des personnes puissent fonctionner comme ça, elle a été dressée comme moi par notre mère … Jusqu’à se faire violer par un homme et lui trouver des excuses … ) .

        « Écoutez bien ce que les gens disent des autres. Leur langage envers eux sera un jour celui qu’ils adopteront envers vous. » … Exactement !

        Encore merci pour tout,

        Justine

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    2. Bonjour Yayane :

      Merci pour votre commentaire. Pour l’avoir vécu, croyez moi que l’amour et le soutien d’un conjoint est un des alliés les plus puissants face à un P.N., heureusement votre époux a pu compter sur vous.
      C’est incroyable de lire que cela existe, car je n’avais jamais entendu parler de situations semblables.

      Je crois qu’on peut encore remercier Scarlett !

      Prenez soin de vous.

      Justine

      Aimé par 1 personne

  4. Bonjour @Historiacyn,
    Merci pour votre réponse. Oui,ces malades mentaux peuvent aller très loin,si on les démasque pas avant. Depuis,mon époux et moi faisons très attention,nous avons fait le ménage à l’eau de javel dans nos fréquentations😊et tout va pour le mieux.Pour revenir à cet ex ami pn,on a fait en sorte de ne plus fréquenter des personnes en commun,de lui couper tous les liens,jusqu’à ce qu’il devienne un étranger pour nous et nous, des inconnus pour lui.

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  5. Bonjour Justine

    Merci de votre témoignage.
    Poursuivez votre cheminement avec courage. Je me permets une piste de réflexion qui va peut être faire écho chez vous @Justine.

    Je donne raison à Historiacyn quand à l’origine de l’énurésie, c’est un signe très significatif . Et cela devrait alerter tout professionnel en relation avec l’enfant.

    J’ai été moi même été énurétique jusqu’à mes 12 ans.
    C’était tabou, il ne fallait pas que j’en parle car mes parents avaient hontes et j’avais honte. J’ai subi beaucoup d’humiliations, de brimades, de violences de la part de mes parents mais aussi de mes « camarades » d’école. J’étais celle qui pisse, qui pue. Je culpabilisais énormément.

    Une instit a insisté pour que ma mère prenne rdv avec une psy. Nous y sommes allées. Je ne me souviens pas de tout mais je me rappelle clairement qu’elle a dit que l’énurésie était due au comportement de mes parents que je n’avais pas à me sentir coupable. Elle a commencé à demander à ma mère quel était le climat familial. Je ne l’ai jamais revue, ma mère n’a pas repris de rdv, elle en est sortie outrée. Mais j’avais bien entendu, ce n’était pas de ma faute.

    Ma mère m’a toujours dit que cela était génétique.
    J’ai subi divers examens médicaux douloureux et dégradants durant mon enfance, sans aucun résultat.
    Un médecin, que j’ai vu seule à l’issue d’un énième examen, m’a expliqué que j’arriverai à combattre ce problème avec quelques techniques d’auto-suggestion. Il m’avait fait tout un tas de dessins que j’ai reproduis des dizaines de fois jusqu’à ce que le schéma soit imprimé dans mon cerveau. Cela a fonctionné.

    La culpabilité, l’humiliation, liées à l’énurésie, génère des enfants angoissés, stressés, qui se construisent avec une estime de soi à ras du sol. Pas étonnant ensuite que l’on puisse se laisse humilier et dégrader, pas surprenant que l’on recherche l’amour au travers des autres et pas en soi. C’est un conditionnement déjà bien installé durant l’enfance.
    Il s’agit surtout d’un véritable DRAPEAU ROUGE quant au dysfonctionnement conséquent et manifeste de l’environnement familial. Je vous invite à y réfléchir et à y trouver peut être des réponses.

    Aimé par 4 people

    1. Bonjour @Stellabat, vous illustrez bien, le sujet « énurésie  » qui est un signe manifeste de souffrances, que moi. Merci. Ma mère en a souffert longtemps également, Je vous passerai les détails mais elle a eu une enfance très difficile. Un enfant qui souffre d’énurésie n’est ni sale ni « embêtant par plaisir « , il est très perturbé. Vous soulignez le profond mal-être qui fait des enfants en souffrance de futures proies potentielles , c’est exact ! Mais une prise en charge de ces enfants est aussi nécessaires pour éviter qu’ils deviennent à leurs tours des bourreaux ! Pour reprendre l’exemple de ma mère, elle est devenue maltraitante à son tour… Si tous les enfants vivant dans des milieux toxiques ne deviennent pas bourreaux , tous les bourreaux ont vécu dans des environnements malsains. Ce qui n’excuse rien mais on devrait « dépister  » précocement les souffrances des enfants, là où ils sont le plus souvent : À l’école ! Et les prendre en charge. Quand j’accompagne ma fille en sortie , je remarque qu’il y a des enfants qualifiés de « durs », la maîtresse les appelle : « Les vilains », je suis contre ! Un enfant n’est pas vilain par plaisir , les qualifier ainsi , alors qu’ils ont manifestement besoin d’aide plutôt que de répression , les condamne ! Je suis pour une meilleure formation psychologique des enseignants, en première ligne pour secourir ceux qui en ont besoin ! Et pour une prise en charge psychologique au sein des établissements ! Je salue la bienveillance dont a fait preuve l’institutrice qui a invité votre mère a vous faire consulter , beaucoup font l’autruche et c’est malheureux ! C’est une grosse responsabilité qui leur incombe mais qui peut le faire sinon , quand on sait qu’un enfant est soit en milieu scolaire , soit dans sa famille ? La famille défaillante ? Je ne le pense pas… On sait que tout part de l’enfance , bon sang ! Mais qu’attend notre gouvernement pour agir ?? De plus en plus de personnes abusives ou abusées ? Ah non , Ça c’est déjà fait… 😏

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      1. @Historiacyn,

        Vous avez raison Historiacyn, mon père a été un enfant souffrant et énurétique également. Il était PN !

        Je pense tout comme vous que les enseignants pourraient être plus attentifs aux enfants encore faudrait t’il effectivement qu’il soient formés à minima, tout comme leur hiérarchie qui souhaite avant toute chose, qu’il n’y ait surtout pas de vagues.
        Les classes surchargées, ne favorisent pas non plus l’attention particulière dont pourrait bénéficier les enfants en souffrance tout comme ceux d’ailleurs qui ne posent pas de difficultés particulières et dont on ne s’occupe parfois pas du tout ! L’éducation devrait être la priorité, ce sur quoi on devrait balancer le maximum de moyens et de compétences.

        Et la bienveillance en général devrait être une cause nationale.
        Je vote pour 🙂

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    2. Bonjour Stellabat, je vous rejoins sur le sujet de l’énurésie avec Historiacyn … Effectivement c’est le signe d’un dysfonctionnement familial, dans mon cas en tous-cas. Puisque c’est lorsque je me suis émancipée de mes parents – et surtout de ma mère, P.N. – que cela a cessé, au moment où j’ai rencontré mon mari.

      Pareil j’ai vu un psy petite par contre je n’en ai aucun souvenir et nombre de médecins. Je me souviens que ma mère m’avait acheté un médicament venu d’Allemagne, peu de temps avant que mon énurésie cesse. J’avais refusé de le commander, elle l’a quand même fait, et m’a fais culpabiliser en disant qu’il coutait très cher. Entre temps j’avais lâcher-prise sur l’énurésie, et lui avait dit qu’il était temps pour moi d’accepter et de vivre au mieux avec ça au lieu de lutter contre tout le temps et d’en être mal. Elle m’a alors répondu  » oui et bien si un jour t’as une maladie grave tu te laisseras mourir parce que tu es faible et n’a aucune volonté !  »

      Ce lâcher prise a été bénéfique puisque que je voulais enfin VIVRE avec ça, donc enfin vivre une histoire d’amour sérieuse , et quelques temps après, moins d’un mois, j’ai rencontré mon mari.

      Aimé par 3 people

  6. Bonsoir (bonne nuit ) à toutes et tous,

    J’apporte, avec quelques jours de retard si on peut dire, mon ressenti vis à vis de ce témoignage.

    Bravo pour votre courage @Justine, ce que vous avez vécu est triste, à un âge où on doit encore être dans l’insouciance, profiter de la vie sans trop se poser de questions…

    Je suis toujours surprise de voir que finalement le pn n’a pas d’âge….
    c’est ce qui rend la tâche encore plus compliquée !!! Ce n’est vraiment pas easy de voir claire et surtout d’agir du tac au tac avec assurance, de mettre les holas immédiats ! ils ont un flair hors pair pour choisir leur proie, ils savent parfaitement qui nous sommes.
    Si jeune et si vicieux, c’est ce que je me disais du pn ici et j’étais loin d’imaginer les idées saugrenues qu’il mijotait contre moi… d’ou cette pitié que j’ai tout comme vous Justine ressentie vis à vis de ce parasite ! en résumé nous avons eu /avons de la pitié pour une personne qui n’a aucune pitié !!! Euh WTF ! C’est un sentiment handicapant face à eux, un sentiment qui peut vous trahir !! Et pourtant c’est presque la suite logique à toutes les émotions négatives provoquées précédemment par la pn, de l’énergie gâchée, toujours pareil… ne lui offrez pas…

    Dans votre récit, bien qu’il s’agisse d’une (supposée) relation amicale, on y retrouve toute la noirceur d´un pn, de la jalousie à l’hypocrisie, en passant par l’envie, la méchanceté gratuite, les déboires sexuels et autres ! Si je devais m’adonner au « jeu du titre de film que j’ai revu » en vous lisant ce serait bien ESTHER !!! 😈

    Merci

    Aimé par 4 people

    1. Bonjour Anissa :

      Je pense que la pitié que nous ressentons s’entremêle également à la culpabilité. Dans mon cas en tous cas : je ne pensais pas que des gens totalement sombres pouvaient exister, avec rien de bon en eux, simplement parce que pour moi j’étais blanche, presque immaculée.

      Je me refusais des ressentis négatifs, des envies de meurtres, ou de voir souffrir les autres … mais ces sentiments sont humains pourtant … Je m’étais forgée une prison d’égo où j’étais pure ; c’était mon erreur ! Car plus je pensais du mal de Marie, plus je m’en voulais, moi qui ne pouvais pas avoir de pensées négatives sur les gens …

      Comme vous dites : nous ressentons de la pitié pour les gens qui n’en ont pas … C’est le monde à l’envers !

      Vous parlez aussi de trahison … Il m’a fallu des années après ça pour refaire confiance, car il n’y avait rien de pire à mes yeux.

      Oui on me cite tant de films que je ne sais par lequel commencer ! J’ai vu Esther, c’est tout simplement diabolique, et effectivement, en le visionnant, j’ai pensé à Marie ….

      Merci Anissa,

      Justine

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