[Témoignage] Cookie : « Il a dû sentir ce revirement, et lors du retour d’une soirée, il m’a violée. Il savait ce qu’il faisait car je ne voulais pas d’un autre enfant. Il m’a même avoué quelques mois plus tard, qu’il avait tout calculé » + L’introspection nécessaire

Amis lecteurs,

Nous avons le témoignage de notre consœur Cookie, commentatrice régulière, discrète mais toujours remarquée (!). Pour ceux qui avaient suivi son histoire en filigrane, elle a été longtemps prise entre deux eaux, sa conscience d’elle-même s’est ouverte naturellement et progressivement… jusqu’à sa révélation finale qui est intervenue au mois de Mai 2017.

L’aspect du conditionnement est ici primordial. Chaque interaction identifiée avec un pervers narcissique devrait toujours amener une réflexion sur l’enfance, l’environnement et les principes d’éducation de la personne. Aucune de ces rencontres n’est due au hasard. Qu’un prédateur se maintienne dans votre vie pendant 25 ans nécessite qu’il y ait chez l’hôte, une structure « accueillante », compatible avec l’énergie maltraitante et destructrice de l’autre.

Nous attirons réellement ce que nous sommes alors avant d’espérer un changement illusoire chez autrui… Pourquoi ne pas commencer par cette simple question : « Qui suis-je ? ». Elle en entraînera une autre : « Pourquoi ai-je choisi cette personne ? ». Une introspection est nécessaire pour avancer sur soi. Avant de chercher des boucs émissaires, chacun doit se regarder bien en face et enfin, faire connaissance avec lui-même.

Là, on tient le fil d’Ariane qui mène à la guérison.

Beaucoup de Lumière à vous, chère Cookie. Vous méritez votre bonheur !

Crédit photo : Marina Abramovic

Bonjour Scarlett,

Je souhaite vous faire part de mon témoignage.

Je vis en France depuis les années 90. Ma mère est une PN et cela a été confirmé la même année par mon frère où il s’est aussi posé la question. Depuis, je pratique le « no contact » avec elle.

J’étais une excellente élève, très obéissante et loin de l’ado rebelle. Une poupée qu’elle habillait sans tenir compte de mes goûts, j’ai même suivi la carrière qu’elle souhaitait que je fasse.

J’ai eu le droit au chantage affectif à gogo. Elle m’a mise au régime à partir de l’âge de 10 ans, me privait de mes cours de peinture si je ne peignais pas le sujet du tableau qu’elle souhaitait, me battait pour un rien. C’était le seul contact physique que j’avais avec elle.

J’enchaînais les relations amoureuses avec l’espoir de partir un jour de ma maison. Pourtant, je faisais des études qui m’auraient permis d’obtenir un job bien payé et de ne pas compter sur quelqu’un d’autre pour devenir indépendante. (Syndrome de Cendrillon?).

Puis, ce bel homme s’est intéressé à moi. Une période de love bombing d’1 an et demi avec deux ou trois alertes rouges. Je disais à mes amies : « Je n’ai plus besoin d’aller voir des films romantiques, je vis une histoire d’amour digne d’un film ».

J’ai quitté mon pays pour épouser le PN. Quand on me disait que j’étais courageuse d’avoir tout quitté pour lui, je ne le sentais pas comme ça. Maintenant je comprends pourquoi… je fuyais ma mère. Mon pays me rappelait ô combien j’étais malheureuse là-bas.

Les premiers signes d’alerte auxquels je ne prêtai bien évidemment pas attention se sont enchaînés quelques semaines avant le mariage. Je ne le sentais pas du tout présent aux préparatifs. Je ne le voyais pas souvent.

Une semaine après le mariage, il part au ski avec ses amis, me disant qu’il n’y avait pas de place pour moi.

Je trouve du travail très rapidement et cette année-là, ne pouvant pas partir en vacances, il part sans moi et dépense plus d’argent que prévu. En rentrant, il me demande de l’argent de mon salaire pour combler son compte bancaire.

Les épisodes d’abandon se succédaient, soit il pétait un câble pour un rien et partait seul, soit nous partions ensemble mais il boudait ou m’ignorait complètement. Lors de notre voyage de noces, je me faisais draguer par des touristes car ils pensaient que j’étais sa sœur. Il s’était fait un ami dès le premier soir et il a passé toute la semaine avec lui. J’étais un vrai pot de fleurs avec ma robe à fleurs.

En allant rejoindre sa famille pour les fêtes de Noël, j’étais au volant de notre voiture quand il y a eu un carambolage. J’ai freiné doucement et il s’est mis en colère en me hurlant que j’étais dingue de ne pas avoir freiné plus brusquement.

Il m’a demandé de lui passer le volant et quand je me suis installée sur le siège du copilote, il m’a mis un coup de poing sur le visage. Mon nez saignait et je lui ai demandé de s’arrêter le plus rapidement possible à l’hôpital. Il m’a collée tout le temps de la consultation, je ne pouvais pas le dénoncer auprès du médecin qui m’auscultait.

Il lui a expliqué qu’il s’agissait d’un accident de la route et que je n’avais pas bouclé ma ceinture de sécurité ! J’ai eu le droit à « Ce n’est pas bien ça, Mme ». Même remarque de la part de sa famille, me voyant arriver avec mon gros pansement sur le nez.

J’étais sous le choc mais je connaissais déjà les coups de poings sur le nez (ma mère). Et, à chaque fois, il y avait un doute, c’est peut-être de ma faute. J’aurais dû freiner plus brusquement. Finalement, j’ai échappé à l’accident de la route mais pas à son coup de poing.

Je suis tombée enceinte en 1996 (deux ans après notre mariage). Il était furieux et m’a demandé d’avorter. Je lui ai répondu : « Si j’avorte, je demande le divorce ».

Il a été odieux pendant toute la grossesse. Je devais accoucher mi-août et Mr ne voulait pas rester sur Paris pendant les vacances et encore une fois, il a décidé de partir seul : « Tu comprends, je suis fatigué, j’ai beaucoup travaillé ».

Malheureusement, 3 jours après son départ et à 15 jours de la date prévue de l’accouchement, mon bébé meurt in utéro.

Le médecin a souhaité attendre que le père rentre de Bretagne pour me faire accoucher.

J’ai gardé ma fille morte dans mon ventre pendant 24 h.

Ce fut une nuit épouvantable où j’ai chanté des berceuses avec l’espoir de la faire revenir à la vie. Sous morphine, je lui ai dit : « J’ai perdu une fille mais j’ai récupéré mon mari ». Aujourd’hui j’ai envie de vomir quand je pense à cette phrase.

Deux enfants arrivent en 1998 et 2002. Quand j’étais à la maternité pour mon dernier, je l’ai supplié de rester avec moi car je sentais le baby blues venir. Il m’a répondu qu’il était fatigué et qu’il préférait rentrer à la maison.

Le lendemain, j’ai su, qu’en fait, il avait organisé une soirée à la maison avec 40 personnes (nos amis) pour fêter la naissance du bébé (sans moi !).

Cette année, j’ai eu un déclic « à partir de maintenant, cet homme n’existe plus ». Je me suis refait de nouveaux amis, j’ai perdu des kilos, j’ai monté une société à mon nom, je me sentais bien dans ma peau, je rayonnais, je me détachais de lui (cela a duré 4 ans, du pur bonheur !).

J’ai commencé à préparer ma fuite logistique dans ma tête.

Il a dû sentir ce revirement, et lors du retour d’une soirée, il m’a violée. Il savait ce qu’il faisait car je ne voulais pas d’un autre enfant. Il m’a même avoué quelques mois plus tard, qu’il avait tout calculé (mes dates de règles etc).

J’étais anéantie, je ne voulais pas garder l’enfant et j’étais à l’aube de mes 40 ans. Une grossesse très difficile, où toute ma joie de vivre récupérée pendant ces 4 ans, s’est effondrée à cause des hormones. J’ai beaucoup grossi. Et il avait réussi à me retenir à nouveau auprès de lui, continuant à m’humilier, m’ignorer, me maltraiter, toujours exiger sans fin. J’étais à nouveau sous son emprise car je m’occupais de ma fille et je n’avais plus la liberté de partir.

Mon business ne me rapportait plus d’argent depuis deux ans et il a mis la pression pour que je vende mon entreprise. Chose que j’ai faite au grand regret de mon psy qui me disait que mon business était mon antidépresseur.

Je découvre son infidélité en 2013 et je lui demande ce que je dois faire pour qu’il revienne vers moi.

Il me répond : « Tu maigris et tu gagnes de l’argent ». Chouette ! La pression sur mon poids passe de mère en PN. Je perds 12 kilos, je suis physiquement une femme désirable à nouveau. Mais ce n’est pas assez ! Encore 5 ou 10 kilos selon lui.

Jamais content, jamais assez, toujours plus ! L’éternel insatisfait.

Et en 2016 le déclic, par hasard…

On m’appelle de l’école de ma fille, elle fait une hyperventilation. Les pompiers me convoquent et me font la morale : « Vous ne vous occupez pas assez de votre fille ». Je rentre avec la petite à la maison. J’appelle une amie : « Je n’arrive pas à m’occuper d’elle, je suis fatiguée moralement et physiquement ». Elle me répond : « C’est normal, Cookie, tu es maltraitée par ton mari ».

« Maltraitée ? » ! Je commence à taper sur internet « maltraitance psychologique » et je tombe sur un livre, je le télécharge (600 pages) que je dévore en 3 jours. J’enchaîne sur d’autres livres que je lis également.
Le puzzle se referme. Mon mari est un PN !!!!

Je comprends tout. Tout s’explique ! C’est le tsunami ! pas de retour en arrière ! 25 ans de « non relation » s’écroulent ! Ce n’est pas possible ! Seule solution sur 99,99% des livres et des sites dont celui-ci, la fuite.
Je prends RDV chez mon psy : « Vous ne m’avez jamais dit que mon mari est un PN ». Il ouvre son ordi et l’historique de nos RDV et là, il me détaille toutes les fois qu’il m’a cité le terme. Ok, ok, je suis là pour que vous m’aidiez à m’en sortir. Commençons tout de suite.

Ce blog, les livres, mon psy, mes amis et mon travail personnel ont fait et font ce que je construis actuellement.

J’ai viré le PN de la maison (fin mai 2017) d’une façon totalement basée sur la contre manipulation. En effet, j’ai profité de sa relation extra-conjugale qu’il entretient depuis presque 5 ans pour l’utiliser comme excuse. Évidemment, je ne pouvais pas lui dire, on se sépare car tu es un PN.

Donc, quand nous avons annoncé aux enfants « notre décision » de nous séparer…. Et je mets ça entre guillemets car si ça ne tenait qu’à lui, il resterait bien dans la situation telle quelle… Il a voulu faire comprendre aux enfants que maman ne voulait pas recoller les morceaux et qu’elle le foutait à la porte…

J’ai enchaîné avec la vérité cachée et humanisé cette tierce personne : « Papa aime une autre femme depuis plus de 4 ans, qui a tout quitté (y compris enfants) pour s’installer près de chez nous ». Pan !

Un low contact s’est établi… Les premières semaines ont été dures… et aujourd’hui je peux vous dire, que mes prochaines 50 années, seront un kiff total parce que je me retrouve, je me comprends, je me pardonne, j’avance, je protège mes enfants, je renouvelle petit à petit avec ma fille une relation attachante, je délaisse de plus en plus mon besoin de plaire à tout prix, je fais les choses pour moi-même, je me désintoxique de tout ce que les deux PN m’ont mis dans la tête.

Et surtout, j’ai compris pourquoi j’ai vécu tout cela, c’est presque entièrement de ma faute… J’ai idéalisé à chaque fois une situation avant de la confier à quelqu’un d’autre. Mes désirs, mes attentes, je les ai déléguées. Alors, je prends en charge à 100% mon bonheur. Je ne mendie plus l’amour de l’autre, je me le donne moi-même. Je cherche à être en couple avec moi-même. Je deviens ma meilleure compagne jour après jour.

Punaise ! J’ai un potentiel d’enfer !

Merci !!!!

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43 réflexions sur “[Témoignage] Cookie : « Il a dû sentir ce revirement, et lors du retour d’une soirée, il m’a violée. Il savait ce qu’il faisait car je ne voulais pas d’un autre enfant. Il m’a même avoué quelques mois plus tard, qu’il avait tout calculé » + L’introspection nécessaire

  1. Bonjour @Cookie , merci pour ce témoignage , à la fois poignant de par votre enfance et vos épreuves avec votre mari et magnifique de par votre combativité, votre volonté de vivre ! Pas de déni, pas de victimisme, pas de déresponsabilisation ! Vous avez tout compris ! Bravo ! Vous avez effectivement  » un potentiel d’enfer  » ! Je vous souhaite le meilleur ! 😉

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    1. Bonjour Hystoriacin,

      Je suis toujours très impressionnée de votre suivi sur ce blog. Je me demande même si une fois que je serai complètement « réhabilitée » je continuerai à venir. Par ma nature, je pense que oui.

      Il est vrai que lire les témoignages des « survivants » aide beaucoup, ça donne un espoir quand on est au fond du gouffre.
      Les phrases comme  » tenait le cap, ça vaut le coup » plusieurs fois lues sur ce blog me permettaient d’avancer car je me disais  » si d’autres ont réussi, pourquoi pas moi ».

      Je vous remercie sincèrement de votre participation et vos encouragements.

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  2. Bonjour, j’étais déjà venue sur ce blog, totalement à bout, sûre de vivre avec un pervers narcissique depuis 15 ans.
    Je l’ai quitté en Février, je l’ai poussé à partir plutôt. Il a retourné toute sa famille contre moi.
    Depuis, je me suis contrainte à faire une analyse de pourquoi j’avais accepté tout cela, le dénigrement, les insultes, les critiques, cette sensation de mort dans ma propre maison. Et je le sais, ma mère est une perverse narcissique, bien frappée. J’ai fait un grand ménage, je lui ai écrit une dernière fois, pas pour elle, car je sais qu’elle n’est pas en mesure de reconnaître ou de comprendre quoi que ce soit , aveuglée par sa perversité. Non je l’ai fait pour moi, pour me soulager et pour mettre un point final. Et avec elle, je pratique le no contact, je ne la connais plus, je ne l’ai jamais rappelée et elle ne reverra jamais mes enfants, que je dois protéger.
    Avec mon ex mari pervers, c’est plus compliqué, nous avons six enfants en commun. Il me fait payer cher l’affront d’avoir quitté le minable qu’il est, cet être vide qui ne supporte pas de se retrouver face à son vide.
    Il m’a posté des vidéos où il m’a filmé à mon insu lors de nos dernières disputes avant la séparation, vidéo où je lui dis que j’ai compris qu’il était un malade et qu’il n’aurait plus de pouvoir sur moi. Tout ça pour m’intimider, me dire regarde je suis là.
    Depuis je fais des efforts, je rencontre des gens, je me suis fait des amis. On me dit même que je suis magnifique, belle, lumineuse, lui qui n’avait de cesse de me dire que je n’étais pas une vraie femme, que j’étais moche, vieille etc…
    Mais je suis en équilibre précaire, dans le sens où pratiquer le no contact m’est impossible, à cause des enfants.
    Il appelle pour les dates, et en profite pour m’insulter, me dire que grâce à moi, il connaît la vraie vie maintenant, que je suis une vieille, un déchet, etc… Je lui réponds  » c’est ton opinion ». J’ai fini par me résoudre à l’inviter à envoyer ses dates sur le portable de mon fils aîné, j’essaye de protéger au mieux mes enfants. J’essaye de résister, mais c’est physique. Je fais des crises d’angoisse terribles lorsque je vois un SMS de lui. Je me demande encore ce qu’il veut. Actuellement, il me harcèle pour un crédit. Nous l’avons contracté ensemble, il est cosignataire, mais je le rembourse seule. Il a voulu en faire un de son côté qu’on lui a refusé du coup et il me harcèle pour se désolidarider , la banque ne veut pas le mettre à mon seul nom. C’est une excuse pour lui mais je donnerai cher pour supprimer ce lien dont il se sert.
    Comme je ne peux pas faire changer ce crédit, il a commencé maintenant à me menacer de demander la garde de deux de nos enfants.
    Je reviens tous les jours sur ce blog pour me maintenir, trouver des petites pistes, des solutions. Je suis partagée entre l’espoir que les choses se tassent et entre la peur car je sais que ça ne s’arrêtera jamais. Je sais que je dois me renforcer chaque jour. Ce qui m’aide, c’est que lorsque je l’entends parler, je comprends que c’est de lui dont il parle en fait. Sur mon portable, j’ai changé son nom. Il s’appelle  » le pauvre type ». C’est bête, mais ça m’aide.
    Je fais encore des erreurs , car je ne sais pas trop comment appliquer un no contact vis à vis d’ une personne avec qui on a des enfants.
    J’ai peur de m’écrouler parfois, j’ai si peur…
    J’ai l’impression d’être un rat pris au piège, j’ai peur pour mes enfants car je sais qu’ils sont des instruments, je les aime tant, je suis si triste pour eux et je voudrais arriver à les protéger mais je ne maîtrise pas tout, surtout pas ce fou et ça me terrorise.
    Voilà où j’en suis à ce jour. À ce jour, oui, car je vis au jour le jour. Je fais l’effort de vivre au jour le jour, ça m’aide à ne pas me projeter dans des angoisses sur ce qu’il pourrait faire .
    Je sais que le chemin est encore long mais je suis déterminée à vivre . Mais je voudrais tant être maîtresse de ma vie, oui juste ça, ne plus avoir cette araignée dans sa toile qui est derrière mon dos.
    Merci pour votre blog, merci pour tout.

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    1. Bonjour Séverine,

      1) Pouvez-vous nous expliquer le lien entre un crédit souscrit auprès d’un établissement bancaire, donc privé, et la garde d’enfants établie par la justice…? Merci de ne m’écrire que des faits svp et pas votre « ressenti ». Si les dates avaient été communiquées à monsieur par le biais d’un avocat (ne serait-ce qu’un simple courrier), vous ne seriez peut-être pas en train de stresser avec ça aujourd’hui.

      2) Vous avez peur de QUOI exactement ? Des faits aussi svp pour savoir concrètement ce qui vous terrifie autant. Avez-vous reçu des menaces ? Dès à présent, téléchargez une application d’enregistrement des appels et sauvegardez les siens où il vous insulte. Mais bon… sans vouloir minimiser évidemment, vous traiter de « vieille » n’est pas une menace, ni une insulte.

      Vous êtes déjà maîtresse de votre vie, madame, parce que quand vous êtes venue au monde, je ne pense pas que votre ex était avec vous, dans le ventre de votre mère 😉

      Il n’y a pas d’araignée dans votre dos. Vous avez, par contre, une imagination fertile qui serait mieux employée à écrire des romans !

      A vous lire.

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      1. Merci pour votre réponse. Il n’y a effectivement pas de lien entre un crédit et la garde des enfants, c’est monsieur qui fait ce lien absurde, tu n’enleves pas mon nom, je prendrai les enfants….
        Je reconnais complètement le fait que je suis encore engluée dans une peur qui n’est pas rationnelle. En faisant cela, je lui accorde sans aucun doute un pouvoir qu’il n’a pas et j’ai conscience de ma part de responsabilité. J’ai sans doute été une victime , mais j’ai également été responsable de mes 15 ans de calvaire, incapable que j’ai été de mettre des limites claires et infranchissables.
        Vous avez raison, je dois m’en tenir aux faits.
        Je ne sais pas si j’ai une imagination fertile , ce qui est certain c’est que je me laisse parfois submerger par la panique. J’ai regardé la vidéo de David Maisondupain où il parle justement de la panique et de l’imagination qui s’emballe. Il décrit parfaitement les choses.
        J’essaye de travailler là-dessus.

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    2. Une réflexion rapide.
      Je discutais récemment avec une jeune femme autour de la question de la terreur et de l’angoisse des femmes maltraitées. Elle m’a indiqué un point très intéressant…

      Votre conditionnement PN fait que vous êtes addict au drama. Chaque petit mot, chaque petit geste du PN vous mettait dans un état hormonal insoutenable. Maitenant que vous en êtes séparée (plus ou moins, dirais-je) vous continuez vous-même votre travail de sape. Votre imaginaire s’emballe pour vous procurer votre dose de peur, votre adrénaline. En somme – parce que votre conjoint ne vous maltraite plus à la hauteur de vos attentes (!), la junkie que vous êtes se recrée sa dose.

      Il faut tenir le cap et vous dire « je ne pense pas à lui pendant 10 minutes, je pense à moi ». Essayez, vous commencerez à calmer vos angoisses.

      Car pour le moment, vous dissociez ses actes et ses intentions. Vous surinterprétez chaque fait pour croire qu’il pense à vous, qu’il fait exprès. Certes – il cherche à vous dominer par des piqûres de rappel. Mais pas parce que vous êtes précieuse – parce qu’il sait que vous avez cette capacité à vous prendre le chou pour rien. Votre engrenage mental est rouillé, vous tournez en rond.

      Sortez l’artillerie lourde : lettres recommandées, avocat, gestion administrative du ménage. Et cessez de vous faire des idées – la persécution n’est pas un aveu d’amour, et un désintérêt n’est pas le signe d’un amour regretté. C’est juste le géniteur de vos enfants. Vous êtes une femme, une mère, un être humain. Cela n’a pas de prix.

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      1. Déborah, ce que vous décrivez est tout à fait exact, ce qui est pour l’instant pénible pour moi, c’est qu’intellectuellement, je comprend, je reconnais et j’admets totalement ce mécanisme mais je n’arrive encore pas à le gérer. C’est presque physique, c’est de l’ordre de la crise d’angoisse.
        À moi de faire en sorte que cela cesse.

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      2. @Severine, je ne vais pas vous jeter la pierre, croyez-moi, je serais mal placée pour le faire.

        Lorsque M.SaleType a trouvé un moyen de me narguer malgré un No Contact panaché (mais qui avait une faille…), j’en ai tremblé toute la journée. Cela démontre bien ma faiblesse d’alors – ma reconstruction était entamée, mais je n’avais pas encore fait de mon « simple quotidien » un trésor suffisant pour en chérir chaque seconde.
        Et, alors que mon pauvre esprit se débattait avec cette panique manifeste, je me suis laissée RESSENTIR cette peur, j’ai cherché à l’apprivoiser plutôt qu’à la contrôler, et je me suis demandée à travers elle :
        1/ JE n’entretenais pas moi-même mes chaînes.
        2/ Je ne connaissais pas, par hasard, quelque chose qui me ferait me sentir mieux. Dans mon cas : chocolat chaud avec ma soeur, musique douce, aller faire du shopping.
        Pfffiou, envolée, l’angoisse morbide. Disparu, son spectre. Non, ce n’était même pas un fantôme – il n’avait jamais existé.

        J’ai compris que ce temps de peur, c’était MON TEMPS. Ce non-être voulait me voler MON TEMPS, comme un vortex, un néant. Et moi, je le lui donnais, parce que je ne savais pas que chaque seconde de ma vie était MON TRÉSOR. Il y aura un hors-temps pour la Mort, mais j’étais en Vie.
        @StarryNight décrivait ce processus de Pulsion de Vie / Pulsion de mort par lequel la proie, dans un moment de faiblesse, essaye de déléguer au PN sa vie de peur de l’affronter (si vous ne l’avez pas lu, allez lire son article sur ce blog, c’est édifiant).
        Mais… votre vie, Séverine, n’est pas à affronter. Elle est à embrasser, à saisir, à expandre et à chérir ; elle est à habiter et à comprendre, savourer, contempler, danser, rire – Aimer.

        Le PN et le DA partagent ce mauvais rapport au temps : ils vivent dans le passé, ont peur du futur, craignent l’intimité mais recherchent l’attachement, ont peur du changement, ne veulent pas vieillir, ne veulent pas grandir, ne veulent pas être des enfants, ont peur de la peur, ont peur de ressentir vraiment, ont peur du dehors et encore plus du dedans, ont peur de ne pas être assez, ont peur d’être trop.
        Peur, peur, peur.
        Ils ne voient pas le temps comme un Maître qui est là pour leur enseigner des choses. C’est un ennemi, le symbole du Hors Contrôle, du Hors Eux, de l’Horreur, de l’au-delà.
        On leur dit : « Le temps est un Maître merveilleux ».
        Ils répondent : « Hein ? Mais il finit par tuer tous ses élèves ! ».
        Là où un Sage dirait : « C’est lui qui m’emmène sur des sentiers toujours nouveaux, car il n’est pas de plus grand voyageur que celui qui a fait, une fois, le tour de lui-même. »

        Chaque instant est unique, chaque rencontre est précieuse. Ne vous auto-flagellez pas d’avoir peur, embrassez cette peur, ressentez-là et accueillez-là. Quand vous aurez compris son essence et sa vacuité… elle disparaîtra.

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    3. Bonjour Séverine,

      Sachez que le PN menace plus que ce qu’il fait réellement. Essayez de pousser le bouchon jusqu’au bout chaque fois qu’une de ses menaces vous atteint. Posez vous les bonnes questions: et s’il faisait vraiment ça, la loi comment peut-elle me protéger?

      Ne montrez surtout pas que vous avez peur de ses menaces. C’est ce qu’il cherche vraiment.

      Ce n’est pas un surhomme, ne le considérez pas comme un monstre. Voyez le comme un enfant capricieux et immature. Certes, ils ont une intelligence bien développée pour la malveillance, les magouilles.

      Au pire, ayez chaque fois cette réponse envers lui « c’est la loi qui décidera ».

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      1. Panique et drama, même parfois après le no contact encore récent, c’est bien à ce moment-là que l’on perd ses moyens au lieu de mieux s’armer ; alors même que garder la tête froide serait de la plus grande aide. C’est une évidence vu de l’extérieur, avec le recul, et à postériori bien sûr on s’en rend parfaitement compte. Cette précision développée par Déborah et Cookiebis est très précieuse pour s’analyser et reprendre ses esprits.

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      2. Merci Cookiebis et Déborah. Déborah, les mots que vous avez employés me parlent tellement. Ces petites choses de la vie, je commence à les savourer, lentement, j’ai 42 ans et elles me surprennent .
        Une chose toute simple, rentrer chez moi à l’heure que je veux ou simplement à l’heure à laquelle je peux, aller boire un petit café au bar du coin, monter me coucher quand j’en ai envie. Ce sont de petits détails pour une personne lambda, pour moi ce ne l’est pas du tout. Je sors énormément avec mes enfants, je suis devenue avide de vie, de gens qui s’amusent.Je dois apprivoiser ma peur, effectivement, Cookiebis a raison, ce n’est pas un surhomme. J’ai compris que lorsqu’il crache son venin, il parle de lui en réalité.
        À côté de cela, je sens une colère grandir en moi, j’ai vraiment le sentiment de me réveiller d’une hypnose , je me demande comment j’ai pu laisser ma vie me filer entre les doigts. Cette colère, par contre, je l’aime car elle est salvatrice .
        Je continuerai à vous lire, je vous remercie du fond du cœur.

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  3. Merci pour ce témoignage très éclairant sur l’aveuglement des victimes qui ne veulent pas voir la réalité et leur surdité devant les multiples tentatives de d’éveil de conscience de la part des amis ou professionnels. Tout ce temps perdu parce que la victime se complaît en victime… jusqu’au moment où un déclic la réveille totalement. Ce déclic survient la plupart du temps quand elle prend conscience que les enfants sont en danger ou quand la victime est dans un tel désespoir qu’elle envisage de se supprimer ou encore quand le PN a fait  » l’acte de trop ».
    Bel éclairage aussi sur l’origine du mal : cette mère maltraitante.
    Et enfin la joie de vous voir sortie des griffes de ces monstres.
    Merci encore Cookie, et bonne route vers le chemin de la paix intérieure !

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    1. Bonjour Caren

      Ce que je n’ai pas raconté, en effet, ce sont mes envies de suicide qui ont précédé l’épisode des pompiers avec ma fille. Je regardais à travers la fenêtre les arbres du jardin afin d’en choisir un.

      Quand j’ai posé la question au psy, pourquoi je n’avais pas tilté sur le terme Pn qu’il avait souvent employé, il m’a répondu que je n’étais pas prête.

      La maltraitance psychologique et physique c’est la seule relation que j’ai connu depuis ma naissance. Mon plus vieux souvenir étant mon oreille qui saignait à l’âge de 2 ans suite à une baffe de ma mère.

      Quand mon ex me hurlait dessus, si quelqu’un n’intervenait pas, je ne me rendais pas compte que c’était anormal de me crier dessus. Même ma fille intervenait et elle n’avait que 8 ans à l’époque.

      En discutant avec mes amis, j’ai appris les nombreuses fois qu’ils ont essayé de me prévenir .

      C’est un conditionnement …

      En revanche, dès le moment que l’on est renseigné…et si on continue à se voiler la face…c’est là que ça devient inconcevable.

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      1. Bravo COOKIE, et bonsoir à toutes et à tous,
        OUI il est important de comprendre notre responsabilité de comprendre notre « propre jouissance » dans une relation avec un pn elle est là bien ancrée notre propre jouissance sur ce terrain quitte à effarer peut être mais on a « joui » de ce plaisir inconsciemment bien sûr mais on y a cherché et trouvé quelque chose qui comblait un trou béant en nous. Je me reconnais pas vis à vis de ma mère mais de mes 3 abuseurs (inceste) je devais me taire ou j’allais mourir une bête m’attraperait sous mon lit ….et j’en passe des meilleurs jusqu’au jour où je fus enfermer dans une cave au plus grand plaisir de un de mes abuseurs….Oui j’ai recherché moi aussi ça….LE CONDITIONNEMENT n’est pas UNE FATALITE !!!! on peut un jour qui ne ressemble pas à un autre se dire STOP j’ai le droit à autre chose je ME DOIS autre chose JE VAUX mieux que ça JE Ne me laisserais plus traiter ainsi !!!! Mon pn qui a suivi (témoignage en novembre 2016 mais finalement pas le 1er pn de ma vie qui m’a fait connaitre ça CA justement, le ça est la barrière entre le moi le surmoi c’est la réalité le principe de réalité en psy) m’a jeté en juin 2016, de longs mois à travailler explorer chercher au fond de mes tripes ce qui était frappant finalement j’avais une faille narcissique égale à lui même le même fonctionnement et pourtant l’inverse de lui mais on cherchait le même trou béant en nous lui dans la haine moi dans la Dépendance affective…Mon chemin fût long le blog mes psy des ouvrages tout a été support pour moi (pourtant il vaut mieux en rire je travaille en psychiatrie!!!! j’ai appris ces profils là !) mais je me délivre de ce dont j’avais besoin d’un shoot de « survie » je travaille encore beaucoup là dessus. Qu’est ce qui a fait que ce shoot était viscéral m’a aidé à tenir debout dans l’impossiblité de le jeter alors que tout était réuni pour tous les drapeaux rouges du monde (clin d’oeil à Scarlett), pourquoi j’ai autant souffert de ce manque de destruction ce besoin viscéral qui m’a manqué à en crever…. jusqu’à mon témoignage puis plus longtemps d’ailleurs ! j’y travaille encore mais j’en suis consciente quelque chose en moi mais je peux le palper le travailler me « manque » de ce schéma de ce qui faisait écho en moi jouissance primitive je dirai vitale…oui se re contruire autrement oui mais le chemin de la reconstruction est long ! Je suis humble et je sais que j’ai encore du chemin pour un édifice en béton armé …Vous avez tout compris rien n’est fatalité on se donne à un moment donné la vie que l’on a…il n’y a pas de fatalité c’est une épreuve longue et douloureuse quand on a vécu x abus (moi inceste cris indifférence…..abandon…et j’en passe) mais c ‘est POSSIBLE. Aujourd’hui je suis fière de ne cotôyer que des gens « normaux » sains, (même si un de mes abuseurs toujours dans ma vie mais j’apprends à me protéger secret de famille …pas prête à affronter les larmes de mes enfants qui aiment cette personne d’une façon très forte…mais je les ai toujours protégé..peu de contacts et lui pas pn seul un des 3 étaient véritablement PN EN TOUTE PUISSANCE jusqu’à quelques jours avant sa mort m’a dit » tu ne pourras plus jamais oublié ce que je t’ai fait…j’avais 15 ans ) j’ai une antenne toxique en place à 1000 pour 100 cent sans viser dans le parano mais je me méfie beaucoup des trop. Je suis vigilante à ne pas m’exposer et accorder ma confiance. J’apprends à m’aimer comme vous ! Vous avez entièrement raison il faut se pardonner sans ça on reste victime aussi la culpabilité enferme… Fière de vous continuez sur votre belle lancée !! Beaucoup d’amour pour vous même (le seul véritable amour est celui qu’on se porte à nous même, il nous tiendra chaud jusqu’à ce qu’on devienne poussière!)

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  4. Bonjour @Cookie,

    Le schéma de l’excellente élève, qui suit une carrière tracée par une mère contrôlante, mais qui est tout de même dénuée de révolte adolescente et vit par procuration… L’envie de fuir cette mère, non par ses moyens, mais par un mariage qui tire loin… Et bien ! TEXTBOOK de la future proie.

    Une autre remarque : certains élèves excellent parce qu’ils sont doués et passionnés par ce qu’ils font, ils VIVENT par leurs rêves. D’autres élèves excellent pour faire plaisir à leurs parents et gagner l’affection. Les PN qui paraissent si ambitieux ou qui ont une brillante carrière sont en réalité perclus dans ce schéma de fonctionnement (« j’écarte tout le monde, je suis parfait, t’as vu maman ? T’es toujours pas contente ? M’en fous, j’écraserai le reste… ») tout comme certains DA ou HP, brillants – qui cherchent à acheter par leur surperformance scolaire un « droit à l’amour » (« je suis suffisamment bien pour que tu m’aimes maintenant ? »).

    C’est une faille commune, un perfectionnisme indigeste, une surpuissance de l’ego, et une soumission par le travail qui peuvent attirer les individus l’un à l’autre.

    Il faut comprendre que l’illusion de l’homme/femme de succès des PN ou des DA n’est pas liée à une intériorité. Lorsqu’ils prennent soin d’eux, qu’ils gravissent les échelons, ils le font uniquement pour le regard d’autrui – comme leurs alter ego. Ils sont vides tous les deux, et la passion qui pourrait les animer, ils pensent qu’ils la verront venir de l’extérieur. Là encore, il suffit parfois de revenir sur la bonne fréquence… Et le « business », la CRÉATION d’entreprise, peuvent être salvateurs.

    @Cookie, je ne doute pas que vous vous en sortirez. Sortez de cette fréquence extérieure pour vous reconnecter à vous-même, comme vous le faites déjà !
    Vous avez la lucidité des grands esprits et des « hauts potentiels » ! Vous avez déjà eu une affaire qui marchait bien ! Recommencez, faites mieux, autrement… faites-vous plaisir, cherchez à étendre votre potentiel et à étendre votre propre vie ! Le meilleur est définitivement devant vous, je n’en doute pas. 😉

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    1. Happy Tuesday @Deborah

      “ Il faut comprendre que l’illusion de l’homme/femme de succès des PN ou des DA n’est pas liée à une intériorité. Lorsqu’ils prennent soin d’eux, qu’ils gravissent les échelons, ils le font uniquement pour le regard d’autrui”
      Et j’ajouterai que leur image et apparence en sont les illustrations flagrantes. Ils sont très pointilleux sur leur look, tenues, ils feront tous y compris chez leurs « enfants proies” pour que l’apparence soit nickelle en public. C’est un des signes.


      Les PN qui paraissent si ambitieux ou qui ont une brillante carrière sont en réalité perclus dans ce schéma de fonctionnement (« j’écarte tout le monde, je suis parfait, t’as vu maman ? T’es toujours pas contente ? M’en fous, j’écraserai le reste… ») tout comme certains DA ou HP, brillants – qui cherchent à acheter par leur surperformance scolaire un « droit à l’amour » (« je suis suffisamment bien pour que tu m’aimes maintenant ? »).”
      Absolument , et pire ces “ enfants” découvriront avec le temps que ces “ ambitions” projettées sur eux masquent souvent l’incapacité de ce PN “ parent” .
      Il n’est pas rare que l’enfant dans son parcours dépasse le parent PN dans les ambitions ce qui peut s’avérrer être une autre opportunité pour lui de démasquer le mensonge du parent émérite. 😉

      Girl you are giving me life when I need it the most !!!😍 😘
      Cette analyse sur l’enfant de PN …ICONIC , ça mérite une page spéciale sur le blog, qu’en penses – tu my @Scarlett?
      On a de la matière et du sur mesure , ça sent le cuir Hermès!!
      @Hellosunshine @Déborah j’ai gagné ma semaine !!!

      Take care Beautiful,

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      1. Bonjour Dandoha,

        C’est tout à fait ça.

        Ma mère tenait beaucoup aux apparences. J’étais tout le temps bien habillée, bien coiffée, et me présentait aux invités comme son faire valoir.

        Vous n’imaginez pas lors des remises des prix à l’école, comment elle dédaignait mon frère plus jeune qui n’en recevait aucun.

        Quand j’ai eu mon premier déclic et j’ai monté mon entreprise, elle n’en revenait pas et sa phrase assassine :  » comment peux tu avoir délaissé ta carrière d’avocate pour devenir une simple commerçante! »
        En effet, mon épanouissement personnel ne lui intéressait guère. Tout ce qui comptait pour elle c’était le statut pro.

        Mon ex mari idem, « ma femme est plus diplômée que moi et elle gagne moins d’argent »

        Et une photo prouve à quel point les PN te considèrent leur objet: photo de mon mariage où l’on voit ma mère s’approcher de l’oreille de mon ex mari. Je lui ai demandé ce qu’elle lui disait: « maintenant que tu l’as prise, tu ne me la rends plus! »

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      2. Yep yep Dandoha 💪, le PN en Svengali et son rapport à l’enfant… Je crois que ça me tient à cœur parce que cela parle vraiment de la « faille primitive ». Et je suis sûre que le jour où @Scarlett l’analysera, je me dirai : « ah tiens, encore quelque chose que je ne voyais pas ! ».
        Mais vous avez tellement raison : le look ! La poupée ! Les notes et bulletins ! Les écoles fréquentées ! Les prix remportés !

        @Cookie… Un clan PN ça ne s’oublie pas. Mon grand-père avait carrément une chambre avec une galerie complète avec tous les prix que ma mère avait gagnés. Portraits, photos, médailles, décorations nationales… Et ce n’étaient pas de petits prix de rien du tout. On aurait dit un temple. Je trouvais l’endroit effrayant, intimidant et malsain. Pas une seule photo de ma tante, comme par hasard. Elle avait son entreprise, elle avait fui. 😉

        Un parent PN trouve une voie à son enfant, le fait travailler dans la voie. Si l’enfant excède ses espérances, il en est fier (« mon objet brille de mille feux, c’est bien »); et il le hait encore plus simultanément (« de quel droit cette merde infâme est meilleure que moi ?! Je l’ai créée ! Il faut que je le contrôle, sinon il va s’échapper… »)

        Cela donne des situations rocambolesques. À l’extérieur, lorsque le membre du clan le plus « successful » reçoit journal ou TV, tous les membres s’agglutinent autour pour profiter de la lumière, ils le complimentent tout en lui envoyant des piques. Quand on a connu l’ambiance, on sait faire la différence entre des parents fiers de leurs enfants, et des parents possessivement jaloux de leurs réussites. Un parent PN face à un enfant PN, ça donne une haine sous couvert d’amour remarquable. Tout est prétexte à une attaque personnelle ! Il n’y a qu’hypocrisie, envie, méchanceté, vice. On vient féliciter mais on dénigre. On promet de venir mais on ne vient pas. On fait une fête devant les amis mais on giffle par derrière.

        Soit un enfant de PN comprend le mécanisme d’instinct et n’est pas dupe. Soit il tombe à pieds joints dedans et rejoint le spectre malheureux DA/PN… Mais comme l’éducation et le savoir sont l’issue de secours, vous avez raison @Dandoha – il « s’échappe » par sa sagesse de ce cercle. Sinon, il devient toxique aussi. Et ainsi de suite.

        Le dernier coloc’ était envieux. Pas tant de mes succès académiques (je dois admettre que professionnellement, il était bien mieux lôti), mais de ma passion. Choisir quelque chose qui passionne, l’INTRINSÈQUE comme le dit si bien @Lady Isabel, donne une énergie folle et est le gage d’une réussite future. Travailler pour le regard d’autrui épuise, ce n’est pas viable sur le long terme. Le PN le sait. La passion de la VIE, dans la vie d’une personne, c’est la liberté – et c’est le pire ennemi des toxiques. On peut commencer petit, on peut avoir des difficultés. Mais croire en sa passion intrinsèque et s’y consacrer en mode « get-better », c’est le gage d’une réussite future et d’un développement personnel sans commune mesure.

        La guérison ne vient que lorsque l’on choisit l’intrinsèque. @Cookie – être avocate vous ouvre une grande porte de possibles, y compris en tant que gérant d’entreprises. Vous avez par exemple une énorme connaissance du marché juridique, et peut-être saurez-vous appréhender les juristes comme de potentiels clients. Tout dépend de vos objectifs, de vos envie, mais je me répète : TOUT votre vécu est un atout !

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    2. Bonjour Deborah,

      Je suis tout à fait d’accord!

      Quand j’ai commencé à lire à propos des DA et des PN, j’ai compris quels étaient les points communs.

      J’ai cherché la « perfection » non pas pour moi car je ne suis pas une perfectionniste mais pour plaire à l’autre.

      Ce n’était jamais assez…les études, le physique, l’argent, ces points récurrents qu’ils m’imposaient et que je laissais m’imposer existaient uniquement pour me contrôler, satisfaire leurs besoins, et pour moi, pour qu’ils m’acceptent, pour recevoir de l’affection, pour être reconnue uniquement par eux.

      Mes amis, ma famille, mes collègues, mes clients, ont connu mon véritable « moi » et n’ont jamais exigé plus. D’ailleurs, j’étais toujours assez surprise du discours complètement à l’opposé qu’ils tenaient de moi par rapport aux PN de ma vie.

      J’avais du mal à accepter les compliments. Aujourd’hui, je les accepte avec plus de facilité. Mais je me suis mis comme objectif de ne pas être attentive au regard que les autres portent sur moi. Et ça fait un bien fou! ! Toutes les démarches que j’entreprends sont guidées par ma propre décision et non pas en vue du regard de l’autre.

      ça peut vous paraître bête, mais j’ai l’impression que c’est comme réapprendre à marcher: du simple acte de prendre un café le matin, aller faire mon footing ou chercher un nouveau travail, c’est tout mon être qui le vit à fond… difficile d’expliquer cette sensation où tous mes sens sont connectés. C’est sûrement ce que vous appelez « reconnectez vous avec vous- même « ;).

      Merci Deborah

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    3. @Deborah! Wowwww, Deborah! Ce commentaire sur l’excellente élève, juste à ÉPINGLER 👏🏻👏🏻👌🏻
      Vraiment rafraîchissant de lire des analyses aussi pertinentes,

      Belle journée😉

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  5. Happy Tuesday @Everybody

    Bon ben voilà !!!
    @Cookiebis à pris du plomb, @Cookiebis a souffert, @Cookiebis est tombée elle s’est relevée, elle est retombée elle s’est relevée.
    @Cookiebis est une personne intelligente, qui n’ a plus le temps de se faire chier avec des thons mayonnaises avariés dans sa vie….Je ne sais pas pour vous mais moi je la trouve délicieusement alerte et attachante. Un vrai bon Cookie

    @Cookiebis is a Tuff cookie !!!

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  6. @Cookie Quelle phrase merveilleuse  » Je deviens ma meilleure compagne jour après jour ». C est le seul chemin vers la liberté et l amour. Le vrai. Vous l avez choisi en conscience. Vous avez su transformer les tenebres en lumière.

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    1. Bonjour Chrisinnejnv,

      Je me demande si je ne suis pas en train de tomber amoureuse de moi-même :).

      Nan, blague à part…

      Une grande faille que j’ai découverte est de n’exister qu’à travers mon couple. Comme si le fait d’avoir un partenaire, un statut de femme en couple, me donnait une force, me permettait d’exister.

      En réalisant que cette relation n’avait jamais existé, il a fallu réapprendre à exister autrement…

      Le processus normal que j’aurais dû suivre était d’abord de me réaliser par moi-même et ensuite faire entrer dans ma vie une personne que j’aimerais. D’ailleurs, c’est ce que j’essaye d’inculquer à ma fille.

      Et vous? vous en êtes où?

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      1. Happy Wednesday @Cookiebis,

        Je vous cite: “Je me demande si je ne suis pas en train de tomber amoureuse de moi-même :).”

        Justement vous devez tomber amoureuse de vous même surtout pour une personne qui n’a jamais appris à s’aimer. personne ne vous aimera jamais plus que vous même.
        Donc OUI tober amoureux de Soi c’est sain.

        Peace,

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      2. @cookiebis Il faut relativiser. Il n est nul besoin d avoir des problèmes avec des PN ou des personnes toxiques pour se sentir « plus femme » en étant en couple. C est culturel. Les femmes sont formatées ainsi. C est ce que la société (et je vis en France) attend des femmes. Lors du mariage on se jette littéralement sur le changement de patronyme en prenant celui de l époux. On a l’impression d abandonner un statut infantile en changeant de patronyme. Et ce n est qu une coutume. Aucune loi n oblige a cela. Donc quand s ajoute a ces codes une faiblesse psychique, une dependance quelconque, le terrain est préparée pour des messieurs pas sains. Me concernant, je n ai jamais été très soumise. Assez rebelle de caractère. Mais j ai pris conscience très vite de mes dysfonctionnements intérieurs et d une très grande dichotomie sentiment/sexe. Très attiree par les messieurs intello/classiques/spirituels (pas dans le sens rigolo)/posés/stables/attachés a des « valeurs familiales » (en fait j étais très attachée a des images de famille parfaite dans une société parfaite. C était vital pour moi.) Et de l’autre tres attirée aussi par des messieurs comme le sont les PN ou plutôt comme mes blocages me laissaient croire qu ils étaient : des êtres éblouissants et des dieux du stade sexuels!! Quelle aberration en y songeant. Et quelle déception. Tout cela s est équilibré. Dieu merci. Les Hommes sont redevenus entiers, complets, humains. Et moi aussi.

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      3. Bonjour @christinecjnv,

        Vous dites: « C est culturel. Les femmes sont formatées ainsi. C est ce que la société (et je vis en France) attend des femmes. Lors du mariage on se jette littéralement sur le changement de patronyme en prenant celui de l époux. On a l’impression d abandonner un statut infantile en changeant de patronyme. Et ce n est qu une coutume. Aucune loi n oblige a cela.  »

        Vous avez raison de le souligner, je suis mariée et je n’ai pas pris le nom de mon mari; j’ai toujours des réflexions à ce sujet, des années plus tard, c’est un véritable conditionnement faisant parti du conte de fées que l’on nous vend depuis l’enfance. Cependant la société on en fait aussi partie, il faut changer le côté spectateur et devenir acteur, c’est aussi en agissant que les choses évoluent, la pression de la société finalement
        qu’est-ce que c’est, selon moi c’est une recherche de conformisme dans le but d’avoir la validation d’autrui, en somme cela témoigne d’une peur du jugement des autres au fond.
        Brisons nos chaînes! 💪🏻

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      4. Iĺ y a le conditionnement, il y a être en couple pour être sauvée mais il y a également LE couple celui que l on forme librement pour vivre « la cerise sur le gâteau » avec son meilleur ami. Pas son âme soeur, non, son meilleur ami.

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  7. Bonjour,

    Avec toutes les lectures sur le sujet et les vidéos des thérapeuthes spécialistes de manipulation psychologique et physique, il me semble bien qu’une maltraitance s’enkilose se cristallise dans le corps et ce n’est pas uniquement par le mental que cela se traite.. c’est ce qu’on appelle un POST TRAUMA. EMDR hypnose EFT etc.

    bien à vous.

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  8. J’ai aimé votre témoignage Cookie.

    Un seul mot pour ma part => motivation INTRINSEQUE

    Liée à votre « potentiel d’enfer » (qui transparait sincèrement dans vos mots, il n’y a pas de doute), vous allez vous reconstruire un paradis inversement proportionnel à votre enfer.

    Belle route, and feel good delicious !

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    1. Bonjour Isabel,

      Je lis vos interventions avec beaucoup d’intérêt.

      J’aime particulièrement votre ton, plume et votre apport est toujours très enrichissant.

      En revanche, je ne connais pas votre histoire PN. Avez vous déjà présenté votre témoignage?

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      1. Merci Cookie !

        Non, à part quelques bribes deci-delà (mais ça commence à dater), je n’avais pas mis mon histoire sur le blog.

        J’en ai écrit plusieurs versions, en parallèle avec ma formation littéraire. Lire votre post m’a incité à aller relire mes productions de l’époque…eh bien j’ai été effarée, que dis-je, horrifiée de me lire, vous pouvez me croire !

        Je ne sais pas si cela aurait un intérêt ou non de la publier, j’ai réalisé un complet transfert d’âme depuis.

        Bien que pourquoi pas finalement…je vais y réfléchir 😉

        Belle soirée à vous les âmes 🌹

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  9. @dory25 (pas trouvé le bouton réponse) Vous dites « Aujourd’hui je suis fière de ne cotôyer que des gens « normaux » sains, (même si un de mes abuseurs toujours dans ma vie mais j’apprends à me protéger secret de famille …pas prête à affronter les larmes de mes enfants qui aiment cette personne d’une façon très forte…mais je les ai toujours protégé..peu de contacts et lui pas pn seul un des 3 était….. »
    Je pense que vous continuez les secrets de famille. En quoi est ce constructif, sain, équilibré que vos enfants aiment une personne qui vous a abusée? Primo cela vous contraint a rester en contact avec cette personne (même si ce n est pas LE PN principal !?) : néfaste pour vous mais surtout pour vos enfants que nous entraînez dans vos sillons chargés d horreur. Secundo En quoi est ce bien pour eux d aimer cette personne. Il existe des personnes saines, non perverses qu ils pourraient rencontrer et aimer. Et vous entretenez les secrets de famille tellement néfastes en mêlant vos enfants a cette relation perverse. Éloignez les de toute perversion, de tout être malsain. Une personne perverse ne change pas et elle dégage des énergies répugnantes. Personnellement j ai pris conscience seulement depuis peu que le contact avec ma fratrie PN (via ma mère toxique et très malade dont je suis la tutrice) contacts uniquement par SMS et courriels (aucun contact physique ni tel) m avait pourri la vie encore récemment rien qu en lisant les commentaires et critiques incessants très toxiques de ma sœur. Il est vrai que cela m a permis d en prendre conscience, de n être plus impactee par cette négativité et d avoir complètement lâcher prise vis a vis d eux. Ils existent toujours. Ok. Mais ce n est plus ma vie. Je ne ressents plus ma mère comme un lien avec eux. Le lien de cette relation toxique est rompu. Idem avec ma mère que je vois pourtant toujours a l hopital. C est une personne en fin de vie. Une personne qui a été choisie pour être ma mère et qui avait elle aussi a comprendre de l expérience de sa rencontre avec moi. L a t elle fait? Elle a seule la réponse. Comme j avais a comprendre de ma rencontre avec elle. Mais il est de notre choix de poursuivre des relations ou de les stopper. De s éloigner de toutes personnes toxiques. La priorité étant de protéger nos enfants en leur évitant tout contact avec des personnes malsaines. C est stupéfiant l énergie que nous consacrons a nous maintenir dans des liens pervertis. A vouloir gâcher notre bonheur. Tout ayant son contraire utilisons cette énergie pour entreprendre, créer de la valeur dans nos propres vies. Nous ouvrir et accueillir le bonheur. Et le retenir.

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  10. Bonsoir christinecjnv,
    Je m’explique, un de mes abuseurs (mon père) a commis 2 abus sur moi, autant dire que par rapport au 1er qui lui a duré 5 ans, c’est une goutte d’eau (c’est quand même un abus je suis d’accord) Cet abuseur n’a pas le profil PN. Il y a des PN abuseurs mais il y a des abuseurs qui ne sont pas PN ! Et je peux vous certifier que pas du tout la carrure d’un PN ! Les relations avec ce dernier se sont faits en « pointillés » pas de vrai relation.Il n’est jamais rester SEUL avec un de mes enfants, (qui dés leur plus jeune âge ont reçu de ma part des informations dialogues sur les adultes qui pourraient vouloir toucher leur corps, les interdits…) j’ai continué la relation pour ma mère qui elle n’a rien avoir dans l’abus précisément. Il n’y a plus de secrets de famille, mes enfants sont au courant de mon histoire car j’ai décidé il y a quelques années à l’âge où ils pouvaient entendre leur révéler tout ce qu’il devait savoir. J’ai « brisé » la chaîne des secrets. Ils ont maintenant (petits c’est moi qui veillaient à l’interaction mais je me répète PAS PN du tout) des choix adultes (cet abuseur mon père qui a commis 2 fois des attouchements sur moi vit comme un « mort vivant » qui n’a jamais pu vivre je le présume avec ce poids), ils ont fait le choix de continuer à aller (de temps en temps) ou téléphone à ma mère. Ils n’ont pas la même relation aussi forte avec mon père, mais il vit avec ma mère. J’ai fait un raccourci hier mais en tout cas, moi de même j’ai fait le choix de ne pas couper les liens avec ma mère (des travers mais non toxique), je m’y rends quand il n’est pas là. J’apprends à me protéger de qui pourrait être nocif (me confronter à lui). Un jour quand je serai prête je l’affronterai pour lui reparler de cet abus, j’y travaille pour le moment je n’en ressens pas le besoin. J’ai dépassé cet abus. L’ abus qui m’a le plus marqué qui lui était peut être probablement PN en tout cas était un toxique avéré, il est décédé j’avais 15 ans. J’ai fait le choix après avoir accouché de mon 1er enfant, d’entamer un long travail thérapeutique afin de préserver du mieux possible que je pouvais le rayonnement sur eux dû à mon histoire de vie. c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai commencé à faire certains actes symboliques, j’y crois vraiment, ça peut soulager. Je suis allée sur sa tombe, j’y ai déposé un couteau, j’ai craché sur sa tombe et j’ai parlé à haute voix de tout ce que j’avais pû ressentir. Depuis ce jour, je me suis « libérée » en quelque sorte d’un poids. Par contre quand nous parlions de shéma , de « conditionnement » je pense que la rencontre avec PN de mon témoignage novembre 2016 n’est pas arrivé dans ma vie par hasard. J’ai inconsciemment recherché ce que j’avais connu. J’avais sans doute « mal » réglée cette partie de ma vie, lui est venu me « rappeler » que mes failles étaient pas suffisamment cicatricer. Je pense qu’effectivement lorsque j’ai rencontré pourri, il venait « combler » cette jouissance d’interdit. Il m’a « ramené » à un endroit de moi que je connaissais (donc me rassurait??) Ma responsabilité se situe dans mon plein accord de me remettre dans cette position, si j’avais suffisamment explorer au fond de moi mes failles je n’aurais pas accepté ce type de relation. Mais ce n’est pas une fatalité, il n’est jamais trop tard pour apprendre à s’aimer et à s’autoriser de vivre sur un autre shéma sain. D’ailleurs je pense avoir réellement quelque chose de profond qui est en train de changer. Je ne me sens plus DA du tout, je n’ai plus besoin d’un autre pour tenir debout (et encore moins d’un autre qui me donnerait un fouet ) , et je m’aperçois que je rencontre (amicalement) des gens mais alors pas du tout du tout toxique. Je ne sais pas si j’arrive trop à faire comprendre là où je veux en venir ?

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    1. @dory25 Au secours « un de mes abuseurs (mon père) a commis 2 abus sur moi, autant dire que par rapport au 1er qui lui a duré 5 ans, c’est une goutte d’eau (c’est quand même un abus je suis d’accord »
      2 abus sur vous: une goutte d eau ???!!! On va en prison pour cela
      Une goutte d eau?!! faut il pleurer ou hurler en vous lisant Rien de tout cela Dory25 vous êtes en plein dans des relations perverses. Ce sont vos références. Mais quelque chose émerge puisque vous êtes sur ce blog. Dory25 stopper toute relation entre vos enfants et cette personne. Il
      y a 7 milliards de personnes sur terre. Permettez a vos enfants d aimer des êtres beaux et sains. Permettez a vos enfants de profiter de la Vie. Celle avec un grand V. Laissez les se gorger d air frais auprès d êtres normaux, constructifs, positifs et respectueux. Vous avez vu l horreur, une certaine facette de l horreur. Éloignée vos enfants de cette partie de votre passe que des êtres ignobles ont sali. Il a voulu vous salir. Vous ne l êtes pas. Ce sont ces êtres ignobles qui se sont salis. Pas vous. Alors par respect pour vous, le plus bel acte d amour que vous puissiez faire pour vos enfants, pour leur corps, pour leur âme, c est de les respecter totalement et de rompre toute relation malsaine. C est votre histoire, vos enfants ne doivent pas y être mêmes. Ce dont a besoin un enfant c est l amour inconditionnel de ses proches, de respect et de sécurité. Plein de belles choses a vous. Vous êtes une belle personne. Vos enfants aussi.

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  11. @christinecjnv

    « @cookiebis Il faut relativiser. Il n est nul besoin d avoir des problèmes avec des PN ou des personnes toxiques pour se sentir « plus femme » en étant en couple. C est culturel. Les femmes sont formatées ainsi….. »

    En effet! il ne faut pas tomber sur un PN pour se sentir exister uniquement à travers du couple.

    Seulement, il s’agit d’une faille comme une autre qui peut être décelée par un PN et le tour est joué.

    Dans mon cas: trop pressée de sortir des griffes de ma mère toxique (la sorcière), un homme PN qui s’intéresse (prince charmant) à moi, la jeune « fausse » dépendante (princesse en « fausse » détresse) et le conte d’horreur peut commencer.

    Dans mon entourage, je vois bien les couples qui se sont formés sans que l’un ait choisi l’autre pour combler un manque. En général, il s’agit de femmes qui avaient déjà entamée leur carrière, avaient un job, s’étaient installées dans un appart payé par leur propre moyen, avaient des passions et des loisirs et n’attendaient rien de l’autre. Leur partenaire n’est en aucun cas un sauveur. Il a été choisi en toute liberté et par amour.

    Au moindre manque de respect de la part de leur partenaire, c’est simple: « je prends mes valises et je pars » et elles le font! si, si!

    That’s the (big) difference!

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    1. Bonjour @cookiebis,

      Merci pour ce témoignage fort, j’en garde votre combativité.
      « En effet! il ne faut pas tomber sur un PN pour se sentir exister uniquement à travers du couple.
      Seulement, il s’agit d’une faille comme une autre qui peut être décelée par un PN et le tour est joué. »
      Vous avez parfaitement raison de resituer la faille que vous percevez dans le contexte de la perversion narcissique, là où la faille est exploitée, là où elle devient la porte d’entrée par laquelle s’infiltre le PN pour coloniser le système de sa proie, a contrario une personne bienveillante la percevra probablement mais ne l’exploitera pas, différence notable.

      Vous dites: « Dans mon entourage, je vois bien les couples qui se sont formés sans que l’un ait choisi l’autre pour combler un manque. En général, il s’agit de femmes qui avaient déjà entamée leur carrière, avaient un job, s’étaient installées dans un appart payé par leur propre moyen, avaient des passions et des loisirs et n’attendaient rien de l’autre. Leur partenaire n’est en aucun cas un sauveur. Il a été choisi en toute liberté et par amour.
      Au moindre manque de respect de la part de leur partenaire, c’est simple: « je prends mes valises et je pars » et elles le font! si, si! »

      J’adhère à cette vision personnellement car c’est exactement dans ce contexte que j’ai rencontré l’homme bienveillant qui est devenu mon mari, on attire ce que l’on est,

      Bien à vous

      Aimé par 3 people

    2. Je réponds à plusieurs commentaires et vous citent :
      Dans mon cas: trop pressée de sortir des griffes de ma mère toxique (la sorcière), MA mère c’est ainsi qu’on la nomme dans son village ( elle a 88 ans et je suis en non contact avec elle après ce qu’ elle m’ a fait subir … mais j’ai toujours du respect donc je préfère rester en no contact ….) un homme PN qui s’intéresse (prince charmant) à moi, la jeune « fausse » dépendante (princesse en « fausse » détresse) et le conte d’horreur peut commencer….Eh oui une 1ère fois en PN pendant 25 ans (le père de mes enfants)…. Et puis un 2ème…Celui que je croyais l’amour de ma vie qui m’ a fait terriblement souffrir…
      Je reprends les termes que j’ai lus : Dans mon entourage, je vois bien les couples qui se sont formés sans que l’un ait choisi l’autre pour combler un manque. En général, il s’agit de femmes qui avaient déjà entamée leur carrière, avaient un job, s’étaient installées dans un appart payé par leur propre moyen, avaient des passions et des loisirs et n’attendaient rien de l’autre. Leur partenaire n’est en aucun cas un sauveur. Il a été choisi en toute liberté et par amour.
      Au moindre manque de respect de la part de leur partenaire, c’est simple: « je prends mes valises et je pars » et elles le font! si, si! »
      C’est ce que j’ai fait , je l’ai compris grâce à Scarlett et à ce blog…Je ne supporterai plus qu’on me manque de respect …J’ai pris mes valises et je suis partie…MA DIGNITE AVANT TOUT ! malgré mon mariage , celui en lequel j’ai tellement cru !!!! Je passe du temps dans l’aménagement de ma nouvelle maison et je me fais du bien …Je panse mes blessures… Je me plais beaucoup dans ma nouvelle demeure…J’ai un travail que j’aime et qui me prends beaucoup de temps …il me permet d’avoir du contact social et de ne pas me laisser le temps de me laisser submerger par une tristesse qui n’en vaut pas la peine…le respect de soi est primordial et ce blog me soutient beaucoup en ce sens….Partez dès que l’on ne vous respecte plus ….

      Aimé par 2 people

    3. @cookiebis J adhère a ce cas très précis de votre description car je correspond a la femme du couple qui se choisit « libre et amoureux  » et je suis donc partie très rapidement ou restée en faisant intervenir la justice. Je conçois qu un contexte plus confortable puisse permettre de se désembourber plus facilement, rapidement, d une situation toxique, voire dangereuse dans mon cas. Selon moi un environnement confortable n est toutefois pas l élément déclencheur au fait d arrêter rapidement une relation toxique, qui se situe plus au niveau de la non acceptation totale et brutale d une situation dépravante (morale, physique, psychique, intellectuelle, spirituelle….). Il y a impossibilité pour l être de poursuivre la relation quand bien même cet arrêt signera le début d une tres profonde (et très longue parfois) crise identitaire, qui amènera a la prise de conscience. Pour finir sur une note joyeuse le couple (libre et respectueux) est certainement l une des plus belles créations humaines (et divine pour ceux qui adhèrent😉) pour partager notre passage sur notre merveilleuse Terre. Bonne nuit … ou Bonjour.

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  12. Bonjour,

    Bravo à vous @cookiebis et merci de partager en toute sincérité votre parcours. Votre force et la conviction que vous avez de votre renaissance transpire dans vos écrits. On sent une femme forte redevenue elle même. C’est certain vous pouvez eter fière de votre potentiel d’enfert!
    Merci de partager votre détermination à votre réussite .
    @Deborah , merci pour vos écrits et cette pertinence sur la peur que l’on peut ressentir .
    Le récit de @sévérine me parle très bien , merci à vous de détailler cette peur que vous ressentez car je suis moi même remplie de peur à chaque rencontre avec PN , ou à chaque coup tordu de sa part que je devine (low contact avec un enfant en commun). Cette peur est tout simplement une limite à ma progression , à ma guérison . Quand la peur me prend j’ai le cerveau en compote , je perds toute lucidité et là je suis de nouveau manipulable. Il ne suffit pas de grand chose parfois juste que PN soit dans un même lieu que moi pour que cette peur me saisisse.
    Elle se déclenche aussi quand je vois l’ampleur des dégâts psychologiques sur mon fils et comment PN arrive à l’utiliser comme une arme contre moi. Quand je vois à quel point cet enfant n’est pas respecté par son père ; il est juste utilisé et pas du tout aimé pour sa personne. J’essaie de l’aider du mieux que je peux, de contre manipuler comme je peux, de me faire aider pour l’aider à ce qu’il ne bascule pas un jour du mauvais côté.
    Je culpabilise beaucoup de ressentir cette peur archaïque car je ne la maitrise pas et j’ai conscience qu’elle s’accroche à une peur infantile qui n’a rationnellement pas sa place dans ma vie d’adulte. Je la travaille en thérapie mais les effets positifs sont longs à venir.
    En tout cas merci @deborah pour vos écrits là dessus , c’est une source d’inspiration et une ligne de guérison pour moi.
    Et merci @scarlette pour ce site, le temps passé pour développer des articles très pertinents et tellement enrichissant.
    Sans vous je n’aurais pas été creuser du côté de la dépendance affective si profonfément, vous m’êtes d’un soutien précieux et une ouverture d’esprit importante.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Cécile,

      Vous parlez de peur…à chaque fois que vous croisez le PN…
      Savez vous la décrire? avez vous essayé d’utiliser la raison pour l’analyser? oui, car c’est uniquement dans votre tête. Sauf la peur d’être agressée physiquement par le PN.

      Travaillez vous cette peur en thérapie?

      Faut anticiper les manoeuvres du PN…vous devez connaître à ce stade où il va attaquer pour vous manipuler, vous faire peur, vous bloquer.

      Quand je suis obligée de le croiser, je connais tellement son mode opératoire, que je pourrai même sortir la phrase qu’il va « vomir » avant qu’il le fasse! Donc ma tête est prête pour la réponse « fade » sans émotions.

      Les PN sont beaucoup plus prévisibles de ce que l’on peut croire.

      Se connaître aide beaucoup aussi. Car en sachant d’avance ce qui pourrait vous anéantir, vous vous préparez psychologiquement.

      Ne montrez surtout pas vos émotions. Il ne doit pas détecter ce qui pourrait vous affaiblir et ainsi vous garder sous son contrôle.

      J’ai même fait comprendre au PN, qu’il pouvait garder les enfants…c’était une façon d’anticiper toute manipulation sur la garde des enfants.

      J’espère que vous allez trouver la sérénité bientôt.

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