[Question Internaute] Gaëlle : « Je veux juste aller bien, aller de l’avant. Arrêter de me torturer. Donner le meilleur de moi-même à ma fille pour éviter qu’elle puisse un jour ressentir tout ce que je ressens actuellement. »+ Comment se débarrasser de la culpabilité ?

Amis lecteurs,

Voici la question internaute de Gaëlle, que je remercie pour sa participation. Nous allons parler de la culpabilité, de la prise de responsabilités sur sa propre vie, des mécanismes addictifs et des choix conscients.

Gaëlle, relisez ces conseils souvent, avancez à votre rythme. La guérison est un processus qui demande du temps, de la compassion (pas de la complaisance) et beaucoup de patience.

Qui êtes-vous ?

Comme toutes les personnes dépendantes affectives, ainsi que les pervers narcissiques, vous oscillez dans une vision de vous-même où vous êtes soit un « monstre » qui mérite toute la malveillance du monde, soit un « ange » totalement innocent dans ce qui lui arrive, une version noir/blanc sans zone de gris. Je l’ai déjà abordé dans un de mes articles mais en gros, vous n’êtes jamais dans la réalité de chacun de nous et c’est ce qui occasionne votre perte.

Chaque humain possède ce qui est interprété comme « qualités » et « défauts ».

Je parle d’interprétation parce qu’en terme de personnalité… Qui peut juger autrui ? Aucun d’entre nous. Voyez-vous mon point ? C’est à vous et vous seule de faire un audit conscient, adulte, mature de votre personnalité. C’est à vous d’aller à la chasse de votre propre trésor intérieur, de trouver vos qualités et d’accepter vos défauts, de chercher à vous améliorer aussi. Ce n’est pas à une tierce personne de vous dire ce qui est « OK » et ce qui n’est « PAS OK » chez vous.

Le piège, quand on est incapable de s’auto-analyser, est que l’on devient une vraie girouette. Vous vous laissez manœuvrer par le premier venu, c’est à l’homme de définir qui vous êtes, ce que vous devez devenir et de vous soumettre à sa volonté. Tout ceci en échange de quoi ? Quelques miettes d’attention sexuelle. Est-ce là le juste prix de votre humanité…? Il faut changer de perspective sur vous-même et créer une barrière infranchissable qui protège le cœur de votre identité. Personne ne sait et ne saura jamais mieux que vous ce qui est bon pour vous. Par conséquent, ne laissez personne prendre cette place.

La culpabilité est le refus de prendre vos responsabilités

Votre culpabilité est liée à un désir profond de correspondre à un idéal, atteignable ou pas, je n’en sais rien… mais fixé par QUI exactement ? N’est-ce pas la voix de maman, ou encore celle de papa ou peut-être celle du dernier amant en date ? Ce qui est certain, c’est qu’à ce jour, vous êtes autre que cet idéal. Et il n’y a aucun problème là-dedans, tant que vous comprenez le mécanisme sous-jacent.

La culpabilité naît quand vous voulez être dans cet idéal et que vous voyez bien que vous « échouez » (interprétation subjective de l’échec) complètement parce qu’au fond… Ce n’est juste pas vous. Vous aimeriez être cette femme différente mais vous êtes Gaëlle, à la fin de la journée. Acceptez-vous comme étant Gaëlle « en cours d’amélioration » et la culpabilité s’en ira.

Prendre vos responsabilités est la plus belle chose qui soit, la plus libératrice ! Vous reconnaissez vos limitations, c’est tout. Et vous acceptez aussi d’avoir joué un rôle actif dans votre destruction. On fait les comptes : j’ai manqué de respect de moi, d’estime de moi, je me suis dupée moi-même. OK. On note tout, on tire les leçons nécessaires et on se promet de faire chaque jour, au moins une ACTION positive pour avancer dans le bon sens.

Vous n’êtes pas à jeter aux flammes parce que vous êtes obsédée par un homme aussi destructeur que vous l’êtes pour vous. Au contraire, ceci est parfaitement normal : on attire ce qu’on est. Vous avez là, l’expression d’une loi physique bien réelle. Changez qui vous êtes et vous attirerez d’autres profils. Restez comme vous êtes et je vous garantis que le suivant sera aussi un profil pervers.

Votre culpabilité est belle car elle est un signal qui vous permet de reconnaître que vous ne vous êtes pas honorée. Cependant, l’objectif final n’est pas de rester à ce stade mais de progresser, d’apprendre. Nous sommes tous des élèves dans cette vie et nous devons apprendre nos leçons pour passer au niveau suivant. C’est ainsi 😉

Le fait de ressentir un « manque » pour une personne ou une chose ne signifie pas que celle-ci soit positive pour votre évolution

Ici se trouve la confusion de la plupart des dépendants. Il serait bon pour votre équilibre mental de déterminer une direction globale que vous souhaitez donner à votre existence : souhaitez-vous une vie épanouissante ou souhaitez-vous une vie de destruction ? Prenez une décision en votre âme et conscience car c’est cette réponse qui, en réalité, détermine chacune de vos actions.

Vous n’êtes pas un robot, vous n’êtes pas un pilote automatique mais bien le seul et unique capitaine de votre navire. A vous de choisir une destination et une carte pour y parvenir ou vous pouvez aussi naviguer au gré des courants et du vent… mais serait-ce tellement surprenant que la destination finale ne vous convienne pas ? Qu’allez-vous faire ? Passer votre temps à chercher un bouc émissaire (parents abusifs, conjoint pervers narcissique, X ou Y) ou comprendrez-vous ENFIN que l’unique dénominateur commun dans toutes ces situations de la vie quotidienne est… VOUS ?

Ressentir une pulsion envers un objet ou sujet est juste cela = une pulsion. C’est l’usage que vous choisissez d’en faire qui détermine le résultat, l’impact que cela aura dans votre vie : construction ou destruction de votre identité. Prenez l’exemple des personnes alcooliques. Certes, elles ressentent un fort attrait pour l’alcool mais est-ce une substance réellement positive pour elles, pour leur santé, pour leur bien-être ? Si une personne choisit la santé, continuera-t-elle à boire quotidiennement ?

L’addiction sera peut-être toujours présente mais tendre la main pour attraper cette bouteille et la vider est un choix conscient.

Vous sentir attirée par un homme, quel qu’il soit, est une pulsion. Entretenir un contact avec lui est un choix conscient qui relève de votre volonté.

Vous pouvez vous documenter sur les mécanismes addictifs… ou replonger et nourrir votre addiction mais de grâce, ne prenez pas cet homme comme votre bouc émissaire. Il n’est que le reflet de votre refus de guérir et de changer.

Comment changer

Le changement ne se fait pas en un jour, peut-être même pas en une année mais quand votre décision est prise avec amour pour vous, il ne se passe pas un jour où vous regrettez votre ancienne vie. Je ne vous dis pas que le no contact sera facile pour vous, je ne vous connais pas. Par contre, quand on se répète « Je t’aime » à soi-même, chaque jour, quand on est capable de s’accepter avec nos limitations du moment et qu’on se fixe des mini-objectifs, le changement se fait tout seul, de façon invisible.

Ce processus de changement est à l’image d’un jardin. On plante des graines mais on ne va pas les déterrer tous les jours pour voir si elles ont germé. Non. On les arrose, on les entretient et un beau jour, elles donnent la récolte tant attendue. Il n’y aura pas forcément d’épiphanie ou de feu d’artifice, ne vous attendez pas à du spectaculaire. Tout va se faire en profondeur donc étape par étape.

Lâchez déjà cette culpabilité et relativisez. Il y a pire que vous faire avoir par un pervers. Vous pourriez tomber gravement malade, être clouée sur un lit d’hôpital, devoir accompagner un de vos proches à sa dernière demeure, etc. Pensez toujours à ce que vous avez plutôt qu’à ce que vous n’avez pas.

Ensuite, prenez une décision, une seule et engagez-vous auprès de vous-même à vous y tenir : je veux être heureuse ou je veux être dépendante. Il n’existe pas de terrain d’entente entre ces deux options, l’une étant le contraire de l’autre. Le cercueil des DA est réellement de croire que les autres humains sont là pour leur fournir ce qu’ils sont eux-mêmes incapables de faire pour eux = s’aimer et se respecter. Votre enfance est terminée, personne ne jouera le rôle du bon parent pour vous si ce n’est vous-même.

Une personne saine d’esprit a déjà sa vie à construire. Et seul un PN peut avoir envie de jouer les héros pour ensuite vous bousiller comme votre ex. Un homme sain vous quittera parce que son objectif est de progresser dans la vie, pas de prendre une femme adulte en charge. Attention à la façon dont vous vous positionnez avec les gens, PN ou pas.

Pour finir, votre mère a jugé que vous méritiez de souffrir parce qu’elle a eu elle-même, un parcours de souffrance et qu’elle ne veut pas que vous puissiez exister, profiter pleinement de votre vie. Mais quid de vous ? Reconnaissez-vous vraiment votre humanité ? Là, est la question. Quand la personne qui vous a mise au monde décide que vous devez mourir, vous êtes la seule capable d’assurer votre survie. Ceci peut être dévastateur pour certaines personnes.

Comment mieux élever votre fille

Une fois de plus, ne vous mettez pas une pression inatteignable. Vous faites comme vous pouvez, selon les moyens mentaux et physiques que vous avez en votre possession. Fort heureusement, il y a une part de notre personnalité qui repose sur notre propre capacité d’interprétation du monde et une autre sur ce que nous ont transmis nos parents. Personne ne peut savoir ce que sera votre enfant mais une chose est sûre : elle apprend la vie par le sens qu’elle donne à vos actions.

Ce n’est donc pas par de belles paroles qu’on élève un enfant mais par des actions. Si vous lui montrez qu’un homme est tout… alors un homme sera tout pour elle. Si vous lui montrez qu’il faut souffrir pour être regardée (certainement pas aimée) alors elle souffrira tout comme vous. Une fille qui voit sa mère esclave a plus de chances de finir elle aussi esclave qu’une fille dont la mère a un profil indépendant. Le modèle parental est une référence et même si on peut en sortir, il est quand même important de le stabiliser au maximum.

Si vous ne pouvez pas vous métamorphoser en ce que vous n’êtes pas, il vous est néanmoins possible de vous respecter en refusant les relations toxiques. Je pense que ceci est un objectif réaliste et atteignable par vous. Cela montrera au moins à votre enfant qu’il existe une autre dynamique que celle de soumise à maître. De ce fait, elle apprendra à dire NON et à savoir se retirer quand on lui manque de respect, quel que soit le contexte. Une personne DA l’est tout le temps et ça a des répercussions extrêmement négatives sur son confort de vie. En devenant consciente de vos agissements, vous permettez aussi à votre fille de construire son identité de femme.

Comprenne qui pourra.

Bon courage !

Bonsoir Scarlett.

Cela fait 2 semaines que j’ai quitté mon compagnon PN.

Cela fait également 2 semaines que je me renseigne sur le sujet, je lis beaucoup, je parle beaucoup avec la femme avec qui il a mené une double durant notre relation. Je sais qu’il est PN.

C’est également durant ces 2 semaines que je me suis rendue compte que ma mère n’était autre qu’une PN elle aussi. J’ai coupé les ponts avec elle il y a quelques mois déjà car je ne supportais plus l’emprise qu’elle avait sur moi. Je ne me sentais pas moi avec elle dans ma vie. J’ai toujours su qu’elle était toxique pour moi mais je n’avais jamais réussi à « poser un diagnostic ».

Un mal pour un bien… J’ai l’impression de me réveiller au bout de 27 ans.
Je suis totalement perdue. J’arrive à gérer la partie concernant ma mère car j’ai toujours su qu’il y avait un problème. Je me suis aussi rendue compte, il y a quelques années déjà que je présentais une forme de dépendance affective en couple…

L’autre devient mon tout, mon miroir, celui qui me fait exister. J’y trouve une part d’explication dans mon enfance et mes rapports avec ma mère. Elle aura pour toujours cassé quelque chose en moi.

L’homme que je fréquentais aura quant à lui achevé le travail de ma mère. Une partie de moi ne reviendra jamais à la vie…

Je suis très mal.

Je suis maman d’une petite fille de 16 mois, séparée du papa en août dernier, j’ai commencé à fréquenter une connaissance de longue date qui m’a aidée à déménager..

J’avais très peur et aucune intention de me lancer dans une relation à ce moment là étant donné le contexte. Mais c’était un vrai rayon de soleil, attentionné, doux, attentif… Je suis très vite tombée sous le charme. Notre relation a duré 7 mois seulement, et j’ai vite inclus ma fille car j’y croyais dur comme fer… Je me laissais totalement aller à l’amour, je me suis autorisée à ressentir a 300 %. Même quand j’ai appris qu’il y avait eu une autre, je lui pardonné et lui ai dit que j’avais assez d’amour pour lui pour pardonner.

Je suis pourtant de nature méfiante et raisonnée et surtout je suis maman, comment j’ai pu me laisser aller.

Bref, j’y ai laissé des plumes. Tout le travail intérieur que j’avais fourni ces dernières années tombe en miettes.

Je suis angoissée, parfois paralysée par la honte et la peur. Je ne suis pourtant pas stupide, mais je crois effectivement en la bonté de gens… et là je suis perdue.

Durant cette relation j’ai perdue toute ma dignité, toutes mes valeurs, tout mon sens moral. Je me suis perdue. Une dépendante affective (j’avais pourtant appris à le gérer, plus ou moins bien jusqu’à que je tombe sur lui) et un PN, c’est le carnage assuré. J’ai du le rattraper à plusieurs reprises, persuadée que je ne pouvais vivre sans lui. Je me suis mise nue (littéralement) devant lui en le suppliant de me garder et de me faire l’amour. PITOYABLE.

J’ai même parfois pensé que tout serait peut-être plus facile si je n’avais pas ma fille, plus facile dans notre relation mais aussi meilleure pour elle car sa mère est tellement obnubilée par cet homme qu’elle n’arrive plus à se gérer et donner le meilleur d’elle-même à sa fille…

J’ai honte. Je me sens sale, indigne de l’amour de ma fille.

Je m’en veux, je suis rongée par la culpabilité. Je suis maman, ce genre de chose ne devrait pas m’arriver. Ma fille n’aurait pas du souffrir indirectement de cette relation, j’ai pleuré devant elle, elle a ressenti toute ma souffrance. Je lui expliquais bien que ce n’était pas de sa faute… Mais quelles séquelles gardera-t-elle des ces 7 mois d’horreur ?

J’ai des moments où je me retrouve, où je me sens mieux, j’arrête de me rendre malade et j’avance (J’en suis notamment venue à quitter mon travail, il m’y avait largement encouragée donc je me bouge le c**). Je m’entoure à nouveau des bonnes personnes.

En même temps je suis totalement obsédée par cette homme. Je suis comme une accro en manque. Et pourtant pour rien au monde je ne voudrais le réintroduire dans ma vie.

Quand j’ai rompu je l’ai harcelé de message, lui disant tout ce que je pensais tout ce qui me passait par la tète. Je lui ai même fait part de mes trouvailles sur le PN, l’invitant a se remettre en question. J’ai piraté ces comptes fb et autre pour lire ses conversations, voir s’il avait déjà trouvé une autre victime et j’ai vu tout les mensonges et jeu durant notre « relation ». Il a finis par me bloquer. Je le harcèle. Est-ce que ça ne serait pas moi la folle dans l’histoire ? Je sais qu’il est PN et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser que tout est de ma faute, que je fais ressortir le pire des gens autour de moi que c’est pour ça qu’ils en arrivent là. Que c’est peut être moi la PN qui déglingue les gens. Pourtant les faits sont la…
Je n’en peux plus. Je suis beaucoup moins fatiguée depuis que je l’ai quitté, mais je vis un vrai combat avec moi même qui me prend énormément d’énergie.

Je veux juste aller bien, aller de l’avant. Arrêter de me torturer. Donner le meilleur de moi-même à ma fille pour éviter qu’elle puisse un jour ressentir tout ce que je ressens actuellement.

Je pense avoir fait un bon travail, car je sais que j’ai ma part de responsabilité dans le chaos de ma vie actuelle. Mais par moment je repars dans mes vieux démons, me culpabilise à me rendre malade…

Je suis fatiguée.

Ma fille me maintient en vie.
Mais je devrai me maintenir avant tout en vie moi même pour lui montrer l’exemple.
Mais je suis tellement fatiguée.

Bref.
Désolée pour ce long roman.
J’avais besoin de partager..

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33 réflexions sur “[Question Internaute] Gaëlle : « Je veux juste aller bien, aller de l’avant. Arrêter de me torturer. Donner le meilleur de moi-même à ma fille pour éviter qu’elle puisse un jour ressentir tout ce que je ressens actuellement. »+ Comment se débarrasser de la culpabilité ?

  1. Scarlett a raison, c’est avant tout un travail sur soi, l’autre n’est qu’un miroir. Sortir de la dépendance affective est un travail de plusieurs mois, parfois toute une vie, ce sont des gouttes d’amour répétées qu’il faut s’injecter tous les jours, de la même façon qu’on nous a injectés des gouttes d’abandon ou d’humiliation pendant notre petite enfance. Il faut remettre la machine en état, refaire le processus inverse, c’est long mais…chaque jour, on peut se féliciter de ne pas avoir cédé, d’avoir avancé encore un peu par rapport à la veille. On aimerait avoir l’assurance de certaines personnes, mais on n’a pas la même histoire, pour nous, reprendre conscience de soi et donner de l’amour à notre enfant blessé, ça ne s’est pas fait en temps voulu, alors on a du retard mais c’est aussi notre richesse, notre capacité à comprendre, à nous comprendre et à avancer ❤

    Aimé par 3 people

  2. Happy Thursday @Gaelle

    Je vous cite: “Je pense avoir fait un bon travail, car je sais que j’ai ma part de responsabilité dans le chaos de ma vie actuelle. Mais par moment je repars dans mes vieux démons, me culpabilise à me rendre malade…

    Je suis fatiguée.

    Ma fille me maintient en vie.
    Mais je devrai me maintenir avant tout en vie moi même pour lui montrer l’exemple.”

    Ah ben oui très chère, L’ORGUEIL ça épuise!!!
    Fallait s’y attendre.

    Vous n’êtes pas en train de vous libérer ni de vous soigner , vous êtes en ‘ croisade pathétique” pour sauver un PN qui ne vous a rien demander sinon de vous détruire avec votre consentement, ce que vous lui avez et continuez à lui accorder.

    Donc on va reprendre:
    Non vous n’êtes pas dans un travail de recontruction, ni de remise en question de votre personne, ni de guérison . Vous êtes @Gaelle dans un travail d’entretien d’orgueil mal placé, vous êtes dans un DENI et dans l’auto destruction.

    Estil possible que votre enfant soit pris en charge par un adulte plus équilibré et dans un environnement pleus sain que celui que vous lui offrez en l’état actuel?

    https://leperversnarcissique.wordpress.com/2015/04/09/pourquoi-confronter-un-pervers-narcissique-nest-jamais-la-bonne-solution/

    Ne traitez pas ceux qui vous traitent mal comme une priorité
    https://amelioretasante.com/ne-traitez-pas-ceux-qui-vous-traitent-mal-comme-une-priorite/

    J’ai appris à dire « je m’aime » avant de dire « je t’aime »
    https://amelioretasante.com/jai-appris-a-dire-je-maime-avant-de-dire-je-taime/

    https://leperversnarcissique.wordpress.com/2016/02/22/mon-coup-de-coeur-david-maisondupain-celui-qui-se-realise-vraiment-est-bien-souvent-impossible-a-desorienter-sauf-face-a-des-pressions-exterieures-trop-importantes/

    @Gaelle sachant que :
    Donner l’exemple est la meilleure manière d’éduquer
    https://amelioretasante.com/donner-lexemple-meilleure-maniere-deduquer/

    Quel exemple êtes vous actuellement pour votre fille ?

    Aimé par 3 people

    1. Hey Dear

      Tu soulèves un point important = l’orgueil. Ceci est un autre point commun entre le pervers narcissique et le dépendant affectif.

      Chez le pervers narcissique, cet orgueil repose sur ses exploits de guerre et les différents trophées cumulés auprès des victimes bien réelles.
      Chez le dépendant affectif, cet orgueil repose sur l’illusion d’être une personne « élue » qui transformera le PN en un être divin, paré de toutes les qualités que le DA projette sur lui.

      Effectivement, c’est un système purement pervers qui rejoint aussi le besoin de contrôle. Le DA refuse de lâcher prise parce que ce profil pense pouvoir contrôler et dompter la « bête perverse narcissique » quand, en réalité, le PN rit bien de cette situation et sait comment piéger le DA dans son propre délire de grandeur fantasmée.

      les femmes DA, pour reprendre le témoignage de Gaëlle, ont toutes ce mode de raisonnement qui les bloque = « je vais être sa préférée, la seule qu’il aimera »… et le PN d’entretenir cette illusion qui lui sert à obtenir le beurre, l’argent du beurre et le « sourire » de la crémière.

      xoxo

      Aimé par 6 people

      1. C’est exact ! Tu m’as fait sourire , parce qu’il me disait souvent que je voulais le beurre , l’argent du beurre et la crémière ! 😂

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  3. Bonjour à tous, bonjour @Gaëlle et bonjour et bravo @Scarlett pour cette excellente intro ! @Gaelle, tout d’abord, bravo d’avoir réussi à évincer de votre vie 2 PN : Votre mère et votre ex. Il est important de savoir être fière de soi ! J’ai eu mal pour vous en lisant le passage , où vous vous mettez nue devant cet homme et que vous le suppliez de vous faire l’amour. Je trouve cela triste pour vous d’être à ce point dépourvue de respect de soi et de dignité humaine. Hors mis cela et le fait que j’ai protégé mes enfants de mon ex, je me suis reconnue dans votre témoignage. J’étais DA, je l’ai harcelé, j’ai frôlé la folie mais vraiment ! Je me suis mise en mode automatique pour gérer mes enfants mais j’étais avec eux sans l’être et je lui ai aussi fait part de mes trouvailles sur la PN quand je n’avais pas encore compris et ACCEPTÉ qu’il n’était pas en mon pouvoir de le faire changer , de le sauver et que certainement, je lui donnais même de nouvelles armes contre moi et contre ses futures proies… @Gaelle, la première chose que j’ai envie de vous dire est : PARDONNEZ VOUS ! Personne n’est parfait. Autorisez vous à vous tromper , à ne pas être toujours au top mais ne vous autorisez pas à y rester. On a tous des jours avec et des jours sans mais si ça dure , on se doit de réagir ! Bien sûr 15 jours , c’est tout récent , il est normal que vous accusiez le coup , que vous soyez sonnée. Je me souviens que je n’arrivais même plus à comprendre des phrases simples , à prendre des décisions simples , comme si mon cerveau était dans une machine à laver en marche. Posez vous, n’essayez surtout pas de chercher à LE comprendre lui , le peu d’énergie que vous avez est pour votre fille et vous . Si déjà vous entrez dans cette phase d’acceptation d’être imparfaite, de ne pouvoir lui faire entendre raison parce qu’il n’en a la capacité , que tout ce qui vous semble être des souvenirs d’amour avec lui n’en sont pas et que votre fille est vous méritez ce qu’il y a de meilleur, cela rendra plus simple le sevrage. Sans pour autant vous vendre du rêve et vous dire que cela va être facile , je vous mentirais mais au moins c’est la décision la plus sage, raisonnable et bénéfique pour vous de rester en no contact ABSOLU. Alors tenez bon @Gaelle, parce que, si vous y retournez , la cadence s’accélèrera et ce ne sont plus « seulement » des plumes que vous mettrez en jeu , c’est votre vie , celle de votre enfant, votre santé. Et PERSONNE n’est plus précieux que cela ! Soyez consciente comme le dit @Scarlett , de ce que vous avez au lieu de focaliser sur ce que vous n’avez pas. Et chérissez vous ! Aimez vous ! Laissez les remonter vos vieux démons , ça fait mal mais c’est en les laissant remonter qu’on s’en libère ! Le meilleur est devant vous si vous le décidez ! Force et courage à vous ! 😊

    Aimé par 4 people

  4. Bonjour Gaëlle

    Je peux comprendre votre désarroi car je ressens en partie la même chose.
    Pas concernant le PN, je l’ai éjecté de ma vie il y a plusieurs mois et la seule motivation que j’aurais à le revoir serait pour lui coller ma porte en chêne massif dans son grand nez.
    Par contre, j’ai encore beaucoup de mal à accepter ce que j’ai été quand j’étais avec lui, des choses que j’ai dites, que j’ai faites, les multiples mouchoirs que j’ai posé sur ma fierté et mon estime de moi… Cela s’améliore avec le temps mais ce genre de relation met en exergue des dysfonctionnements beaucoup plus profonds, dont nous n’avions pas forcément conscience.
    J’ai moi aussi essayer de le mettre face à ses contradictions par des longues discours, ou monologues devrais-je dire à présent. Une fois que vous aurez pris conscience que vous avez perdu votre temps et qu’il aurait été plus productif d’essayer de raisonner un âne mort, vous verrez les choses différemment.
    Après, comprendre ses schémas de fonctionnement est une chose, mais, pour ma part en tout cas, en prendre conscience n’a pas été une révélation qui m’a fait changé du jour au lendemain. On ne change pas 40 ans de fonctionnement comme on change de vêtement. Me concernant, c’est un travail de longue haleine, avec ses réussites et ses joies mais aussi des doutes et des rechutes dans des vieux travers. Il faut garder le cap en se disant que ce sont des étapes, ma certitude étant que plus jamais je ne laisserais qui que ce soit me traiter de cette façon. C’est donc à moi de faire le nécessaire pour que cela n’arrive plus jamais.
    Pour le reste, ressasser le passé ne sert à rien, on ne peut pas le changer de toute façon, les regrets sont stériles. Nous sommes humains, nous ne sommes pas parfaits, nous faisons tous des erreurs, l’essentiel étant d’en tirer des enseignements pour la suite.

    Je vous mets le lien d’une vidéo, assez longue, il est vrai, mais fort instructive d’une conférence donnée par Jean-charles Bouchoux que j’ai vue pas plus tard qu’hier soir.
    Il y a des passages très intéressants, notamment sur le statut de victime (nous sommes victimes tant que nous sommes dans l’ignorance, mais le sommes-nous toujours quand nous savons et que nous restons dans la situation ? ) ou sur la façon dont le pn vous pousse à bout pour susciter des réactions « excessives » de votre part. Il y a des exemples très concrets et c’est édifiant de voir à quel point il est facile pour eux de provoquer certaines réactions chez nous. Vous n’êtes pas folle à le harceler, il a juste appuyé sur les bons boutons pour vous y inciter et votre rupture est encore fraîche. Comme il l’indique dans sa conférence, ses réactions « limites » s’atténueront et finiront par disparaitre.

    Soyez consciente que nous avons toute vécu la même chose que vous, à peu de choses près. Et que même si sur l’instant, on se demande comment on va s’en sortir, que cela nous semble insurmontable, et bien on s’en sort. De plus, vous avez une enfant, c’est le plus beau des cadeaux. Aucun homme ne mérite de passer avant çà, encore moins un tocard égocentrique et immature.

    Aimé par 7 people

  5. Bonjour @Scarlett, intro est de grande qualité 😉

    @Gaelle, d’une manière générale, je conseillerais de toujours faire un bilan sur l’échec d’une relation sentimentale pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné et se retrouver soi-même, avant d’entamer une nouvelle relation, il ne s’agit pas d’une course contre la montre.
    C’est terminé avec le père de votre enfant et rapidement vous vous êtes remise en relation, de mon point de vue, sans même parler de PN, ça commençait mal; au sens que si vous vous engagez dans une relation « pansement » vous n’allez rien pouvoir tirer de positif pour votre vie.

    Le fait de connaître un individu sur le plan « amical » depuis un moment ne garantit pas le fait qu’il serait un bon partenaire de vie, il faut prendre le temps de se connaître sur le plan relationnel que l’on vise.
    Vous saviez que vous étiez DA mais vous n’avez jamais pris le temps de vous connaître et vous comprendre, cependant aujourd’hui sachez que vous avez là une grande opportunité de le faire.

    Selon moi il faut savoir être SEULE un bon moment pour affronter sa DA, vous allez devoir affronter vos peurs, vos blessures, affronter la vie en acceptant de passer d’office par des moments difficiles, il faut affronter vos angoisses, accueillir les émotions que vous ressentez et non les esquivez, la solitude n’est pas une maladie. Quand vous avez envie de prendre votre téléphone pour harceler que ressentez-vous comme émotion exactement? C’est ce que vous devez comprendre.

    Il faut vous comprendre avant tout, laissez ce monsieur dans sa vie, laissez l’autre femme dans la sienne, et bossez sur la vôtre, vous avez un enfant à élever comme vous dites, vous avez un objectif, une priorité, définissez clairement vos priorités et les limites à ne pas dépasser dans chaque domaine de votre vie. Entourez-vous des personnes saines de votre famille, et/ou vos amis pour vous épauler dans cette période difficile, cela fera du bien à votre enfant de les côtoyer. Aucun parent n’est parfait mais il faut savoir demander de l’aide lorsque l’on est conscient comme vous d’être défaillant.

    Bon courage

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  6. @ Barbouille, beaucoup de choses basiques et essentielles à retirer de cette vidéo que, par coincidence, j’ai revisionné il y a juste 2 jours. Vous avez bien fait de la proposer. Long mais réellement passionnant et facile à suivre.

    Aimé par 1 personne

    1. @Martina
      Merci :-).
      C’est effectivement assez curieux car, finalement, il dit beaucoup de choses que j’ai déjà lu mais, pour ma part, le voir verbalisé et non écrit pour changer a eu un impact différent.
      Et j’ai particulièrement apprécié la conclusion sur l’image du miroir. 😉

      Aimé par 1 personne

  7. Bonjour Gaëlle,

    ça fait quelques semaines que vous avez décidé de quitter cet homme. Croyez moi, vous irez de mieux en mieux.

    Cependant, vous allez vivre un processus complexe les semaines à venir dont une partie sera difficile mais une autre très mais très satisfaisante.

    Pourquoi cette démarche sera difficile au début? parce que l’analyse de vos comportements dans le passé qui vous ont menée à cette situation de dépendance, d’addiction et de malheur, doit être passée au peigne fin.

    Je vous encourage à suivre une thérapie et vous entourer uniquement de personnes qui vous font du bien, qui vous écoutent et qui vous font rire.

    Vous allez découvrir et utiliser des mécanismes de réflexion différents. Par exemple, vous allez prendre une position à chaque fois centrée en vous même. La question ne sera plus « que dois-je faire pour plaire à l’autre personne » mais « que voudrais-je, moi-même ».

    C’est une démarche complexe, car finalement vous n’avez pas eu l’habitude de penser à vos besoins propres mais en fonction de l’autre personne à satisfaire.

    Et en plus, cerise sur le gâteau, vous ne pourrez plus mettre la faute de vos agissements sur l’autre (mère, conjoint etc…).Aïe! aïe, oui, je sais.

    Pourquoi c’est très, mais très satisfaisant? parce que la tristesse, les moments d’angoisse, l’obsession vont être transformés (par la raison) en une sensation de bien-être. Des fois, vous allez vous dire »comment est-ce possible de se sentir si bien? ». Et chaque fois que vous utiliserez votre raison pour expliquer votre tristesse, votre rage, votre manque, vous allez vous rendre compte que la seule « responsable » c’est vous et tenir ce pouvoir d’analyse est magique!

    Permettez vous quelques minutes d’introspection chaque fois que cette sensation de manque ou autre vous envahie. Au début, ça prend du temps, et au fur et à mesure ça devient presque mécanique.

    Deux pas en avant, 1 en arrière au début de temps en temps, mais vous avancerez…

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  8. Gaëlle, bonjour

    Cela ne fait pas longtemps que je viens sur ce blog. Toutefois, je me sens mieux tous les jours. J’ai envie de vous dire de vous accrocher, de croire en vous et surtout de mettre en pratique les conseils de Scarlett et de tous les autres membres.
    Soyez douce avec vous même vous êtes quelqu’un qui a de la valeur.

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  9. Bonjour à toutes,

    J’ai regardé la même vidéo de J.Ch. Bouchoux il y a trois jours. Voilà 5 ans que j’ai divorcé du PN avec qui j’ai vécu ( survécu !) pendant 16 ans. Je me reconstruis doucement mais j’ai encore besoin de lire ou d’écouter des témoignages sur la perversion narcissique comme si j’avais besoin d’enfoncer encore le clou. Une de mes sœurs se demande pourquoi je m’intéresse encore autant à ce sujet, elle pense que cela m’empêche de tourner définitivement la page. Je ne sais pas si je suis une DA : 8 ans avant de le quitter, je savais que je ne l’aimais plus et qu’il ne m’aimait pas mais je suis encore restée avec lui car je pensais protéger notre fils (Je sais maintenant que c’était une grave erreur !). Je travaille avec l’aide d’une psy pour savoir pourquoi j’ai pu attirer et être attirée par un tel personnage mais c’est long car beaucoup de techniques ne fonctionnent pas (méditation, hypnose, …) car je refuse de lâcher prise. Il semble que j’aie peur de perdre le contrôle alors que je l’ai perdu pendant de nombreuses années puisque je restais sous l’emprise de mon mari. Je commence à me pardonner de m’être laissée faire pendant aussi longtemps car je me dis que m’en vouloir ne changera quand même rien au passé. Je n’ai presque plus de contact avec lui sauf par mails ou SMS quand c’est obligatoire pour notre fils. La haine que j’avais pour lui au moment du divorce a disparu mais je n’ai pas envie de lui pardonner ce qu’il m’a fait endurer (avec mon consentement ). Je n’irai pas jusqu’à le remercier mais cette cohabitation m’a finalement appris pas mal de choses sur moi-même et je me sens plus forte aujourd’hui. Je vis seule mais la solitude me pèse. Tant que je ne m’aimerai pas inconditionnellement, je ne pourrai pas aimer quelqu’un. Souvent, je me demande s’il me faudra encore beaucoup de temps pour guérir complètement ou si on ne guérit jamais totalement d’une telle expérience ! Même si je connais des hauts et des bas, je ne voudrais jamais faire marche arrière et je suis « fière » de moi d’avoir pris la décision de le quitter ! Je pense que c’est un des premiers actes d’amour pour moi que j’ai osé poser !

    Bon courage à toutes celles qui vivent encore avec un PN : osez le quitter car la vie est tellement plus belle sans lui !

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    1. Bonjour Simonne,

      Vous dites travailler avec l’aide d’un psy. Que dit-il ou elle, du fait que vous restez encore en veille littéraire au sujet des PN?
      Est-ce parce qu’il y a 5 ans, il y avait moins d’information disponible à propos des PN?

      Votre message m’inquiète car je trouve un peu long votre deuil.

      A la fois, vous donnez l’impression d’avoir une lucidité sur votre passé et une vraie reconstruction de votre personne, et de l’autre côté, vos hauts et vos bas devraient se tasser et aller plutôt vers le haut.

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    2. Bonjour Simonne

      Seule l’acceptation de la vérité de ce que vous avez vécu peut vous permettre de « guérir ». Guérir n’est même pas le terme adéquat. Je parlerais plutôt de « grandir », de progresser, d’évoluer. Le but est d’apprendre des leçons de toutes les expériences de vie que vous traversez.

      J’ignore quel a été votre parcours, et même si je suis l’administratrice de ce blog, je trouve surprenant de considérer la rencontre avec un pervers narcissique comme ce qu’il y a de pire comme épreuve. Désolée mais il peut vous arriver d’autres tracas largement plus compliqués à surmonter. Surtout que les autres humains ont aussi leur lot de malveillance 😉

      Bref, bon courage pour votre rétablissement et le meilleur pour la suite.

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    3. Bonjour @Simone1966 , il n’y a qu’un DA pour rester engluée 16 ans dans une relation avec un PN à mon avis… Informez vous sur la dépendance affective et voyez si cela vous parle. Ce qui appuie ma pensée est que vous dites « la solitude me pèse « . Il semble également que vous cherchiez effectivement par vos lectures non pas à remonter la pente mais plutôt à remuer le couteau dans la plaie, votre travail est trop long pour être efficace. Que cherchez vous au travers de toutes ces lectures ? Est ce avancer ? Ou rester victime ? Je pense qu’il serait intéressant pour vous de vous répondre à vous même avec sincèrité. Vous n’êtes pas obligée de lui pardonner mais lâcher prise il le faut pour votre bien-être. Combien d’années allez vous encore perdre à penser au passé sombre plutôt qu’à l’avenir lumineux qui vous attends si vous apprenez à vous aimer inconditionnellement ? Il y a largement pire que croiser la route d’un PN , c’est même une bénédiction quand on comprends pourquoi on l’a attiré et qu’on y travaille. Je vous invite à lire les « quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz. (@Dandoha , on va demander une com’ 😂) Bon courage @Simone1966

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  10. Bonjour @simonne1966,

    Pourquoi vous n’avancez pas, eh bien la clé se trouve tout simplement dans votre commentaire: « Je travaille avec l’aide d’une psy […] mais c’est long car beaucoup de techniques ne fonctionnent pas (méditation, hypnose, …) car je refuse de lâcher prise. »
    Cela résume votre problématique, vous refusez délibérément de lâcher prise; ce ne sont pas les techniques le problème, c’est vous.
    Il va falloir prendre conscience de l’influence de vos pensées et de la puissance de votre volonté sur votre comportement, vous bloquez vous-même tout processus de changement par cette volonté très forte de rester accroché au passé, vous le désirez au fond de vous, alors au final vous restez là où vous désirez être, logique.
    Aucune thérapie ne peut fonctionner si vous persistez à résister, vous avez un suivi, le blog, un entourage, et vous n’avancez pas depuis 5 ans, remettez-vous en question, plus de bouc émissaire, même pas les thérapies, vous n’êtes pas moins lotie qu’une autre pour ne pas y arriver, soyez honnête sur vos désirs réels et vous avancerez forcément,

    Bien à vous.

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  11. Ne soyez pas trop durs avec les dépendants affectifs, ce sont des êtres en grande souffrance qui ont imprimé des schémas erronés dans leur tête, et pour cause, ce sont d’ex victimes de parents qui n’ont rien eu d’amour ou d’attention pour eux ! Les DA comme vous les appelez ne sont pas des masos, et s’il ne lâchent pas prise, c’est juste parce qu’ils ont peur. Ils sont terrorisés par leurs blessures récurrentes, ce sont des êtres qui ont un grand besoin d’amour, pour eux- mêmes à défaut d’en avoir reçus. Les DA sont en perte de repères, ils font ce qu’ils peuvent, vraiment ! Il y a les grandes théories dans les livres, et la réalité ! Alors soyez cools avec ces gens, ils ont souvent plein de qualités, mais sont des blessés du coeur et ça ne se répare pas en un jour ! Namasté, mes pensées les plus belles pour les blessés de la vie ❤

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    1. Bonjour Françoise

      Gaëlle est venue sur mon blog pour chercher la vérité, car malgré, le « soutien » de certaines personnes, malgré sa prise de conscience personnelle, elle n’a toujours pas trouvé de remède à sa souffrance bien réelle.

      Il semblerait donc que la politique de l’autruche et de l’encouragement dans l’erreur ne porte pas ses fruits.

      N’en déplaise à certains lecteurs, je dirai TOUJOURS la vérité à ceux qui en font la requête parce que c’est tout bonnement méchant de laisser une personne dans son erreur tout en ayant des clefs qui peuvent lui permettre d’en sortir. Que la forme de ces clefs ne soit pas interprétée par certains comme « gentille » ne change rien à son efficacité.

      Pour rappel, ce sont les personnes qui viennent sur ce blog, je ne fais aucun racolage alors… elles savent bien pourquoi elles écrivent. Combien m’écrivent en privé, sont suivies par X psychiatres mais toujours dans l’incompréhension totale ? Parce qu’elles passent leurs consultations à parler du PN au lieu de se focaliser sur ELLES. Ces gens sont des bombes à fragmentation pour eux-mêmes quand ils ne prennent pas conscience de leurs schémas auto-destructeurs dont abuse allègrement le PN.

      C’est bien mignon de duper les personnes, de leur faire croire que « tout le monde est beau » et que c’est à la « société » de les prendre en charge mais c’est faux. Leur parcours a été douloureux et le restera si elles ne changent pas leur perspective. La vie est belle et délicieuse quand on devient enfin autonome et réellement libre de ses choix relationnels.

      Bien à toi 😉

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    2. Bonjour @Eveiloriental , votre compassion part d’un bon sentiment j’en suis sûre mais soit vous êtes DA soit vous n’avez pas saisi la toxicité pour lui-même et pour l’entourage du DA. Ce n’est pas être dur que de dire la vérité à un DA. Si l’on suit votre raisonnement, avoir souffert donne tous les droits ? : Les PN aussi ont souffert dans son enfance, compatissons pour eux aussi les pauvres chéris … 😂

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    3. Bonjour Eveiloriental,

      Je vous lis et vous remercie de votre compassion que j’apprécie, et certes culpabiliser pour ce que je ne réussis toujours pas à faire, et du temps que j’y mets n’est pas d’une grande aide et peux même enfoncer ….

      Mais, et c’est un grand MAIS (@Dandoha: oui …, mais … 😉), les filles ont raison: c’est vraiment « Le Lacher prise, l’acceptation  » qui bloquent pour les DA pathologiques profonds tels que moi-même, et on n’a besoin de l’entendre sous toutes ses formes …. je le sais, commence à le sentir. Ce qu’elles ne comprennent pas, et franchement comment pourraient-elles, est que ces termes qui sonnent comme une délivrance, et qui semblent couler de source pour elles, ne sont encore que des mots pour moi, je n’arrive pas encore à les comprendre vraiment, je ne sais pas faire.

      Je sens parfaitement que « je bloque moi-même le processus d’avancer » (@ Hellosunshine ) , et pourtant je ne sais pas quoi faire de plus que de chercher, le mot, la phrase, sur ce blog, dans mes livres, qui fasse le déclic pour qu’enfin je comprenne comment « Lacher Prise » ….

      Et je crois également, que le Masochisme est une grande partie du problème, ainsi que d’arriver à toucher mon intériorité. Je ne compte pas sur mon psy du tout, mise à part une bonne lancée de départ, la suite avec lui m’a plutôt englué dans l’histoire de ce dernier PN. D’ailleurs je ne crois pas que je poursuivrais, en tous cas pas avec lui.

      J’ai par contre lu un livre dans lequel je me suis vraiment retrouvée, qui me semble-t-il m’ouvre un peu la voie : « Comme un vide en moi » de Moussa Nabati. Je l’ai même contacté et l’ai rencontré.
      Il m’a assuré que j’avais une intériorité (je ne trouve pas mes désirs) franchement je commençais à en douter et le conseil final est toujours le même : Lâcher prise, accepter (et non pas se résigner, facile de confondre les deux)

      Un livre à lire …

      Merci à toutes.

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    4. Bonjour @eveiloriental,

      Personne ne dit le contraire de ce que vous avancez, il n’a jamais été question de remettre en question la souffrance des DA, autrement dit vous vous battez contre des moulins à vent.
      Il s’agit d’aider ceux qui tournent en rond, y compris ceux qui n’osent pas commenter mais suivent le blog et cherchent la vérité et plus des illusions comme auparavant,

      Peace

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  12. Très brièvement, ce témoignage soulève plusieurs points classiques (victimisme, désespérance, bouc émissaire).

    Mais une chose me frappe : vous semblez aimer votre fille très profondément.
    Alors un élément certain : aimez-vous. Votre fille appendra l’amour de soi par imitation. Les quelques mois d’horreur vécus peuvent s’amender si vous vous montrez attentive envers vos besoins et les siens :).

    Vous semblez être une personne dotée d’un réel désir de bien faire, qui finit par se muer en perfectionnisme et en orgueil à cauE de votre DA. Acceptez de ne jamais être ni une mère parfaite, ni une fille ni une femme parfaite.
    Acceptez de ne pas pouvoir tout faire d’un coup et laissez aux thérapies une chance en vous laissant une chance.
    Vous n’avez pas à être parfaite depuis le début, vous devez juste faire de votre mieux. C’est ce que n’importe quel être hors du spectre narcissique attend : non la perfection, mais une volonté soutenue par des actes.
    Courage !

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  13. Bonjour,

    Ayant eu récemment des hauts, suivis d’un « bas » très fort ces derniers jours (peut-être le départ en vacances qui s’approche et qui me rappelle que cette année pour la première fois je ne partirai pas en famille complète, i.e. gros changement depuis que je ne suis plus avec mon conjoint PN), je me permets de vous transcrire une partie du livre de Anne-Laure Buffet « victimes de violences psychologiques – de la résistance à la reconstruction »:

    « Elles doivent apprendre à vivre autrement. Autre lieu, autre rythme, autre cadre, nouvel entourage…Se positionner est loin d’être simple, la perte de repères créée par la séparation angoisse et freine la thérapie et la reconstruction. Il est impossible de dire combien de temps une thérapie va durer…ignorer la violence ne permet jamais de progresser. Taire en se disant: »c’est passé maintenant », ou en craignant des regards désapprobateurs est dangereux, car une vraie réflexion est dès lors interdite. Se réjouir des premiers jours où l’agresseur semble loin et se sentir fort et libéré est un piège. Car l’agresseur revient souvent sur les lieux de son crime; il ne lâche pas sa victime. Aussi, les victimes vont mieux, rechutent, se reprochent de rechuter, fuient la thérapie par honte de devoir avouer cette rechute. Elles replongent. Or les rechutes ne sont pas simplement possibles, elles sont NORMALES. Elles font parti du parcours de chaque victime qui se reconstruit. L’une aura vu ses angoisses disparaître, et soudain revenir avec une violence incroyable. L’autre n’aura eu aucun contact avec son bourreau, et après des mois de silence, aura une irrépressible envie de prendre de ses nouvelles. …. »

    « Ces victimes vont se détester pour ça. Elles vont se blâmer. Elles ont tort. Elles suivent un parcours classique, au cours duquel les moments de répit et de détresse vont se succéder, puis s’espacer, jusqu’à laisser la place à la sérénité. Ce qu’elles ont vécu pendant la relation toxique, ce mouvement de balancier entre violence et accalmie, se reproduit après la séparation, comme les répliques d’un tremblement de terre. Et comme ces répliques, leur force, leur violence et leur fréquence vont s’atténuer. Une personne qui entreprend un travail de reconstruction sans en être consciente prolonge sans le savoir le temps de sa guérison. »

    Aimé par 4 people

  14. Bonjour @Simonne,
    À mon avis, chacune prend le temps qu’il lui faut pour se reconstruire, selon ses moyens (temps à disposition, énergie, argent et résilience… il y a tellement de facteurs…)
    Passer du temps à lire des témoignages sur les PN n’est pas forcément un pas vers l’avant, car beaucoup sont des témoignages sans contexte, contrairement à ceux sur le site de Scarlett, puisqu’elle prend le temps de tirer un enseignement utile à toutes, avec chaque témoignage publié. Utiliser son temps à se gorger d’information sur les PN, qui est complètement normale au début, quand on réalise que l’on est dans les griffes d’un d’entre eux, n’aide cependant pas à avancer par la suite.
    Personnellement, je trouve qu’il est plus sain et bénéfique de consacrer son temps à se développer soi-même, on trouve beaucoup de ressources de développement personnel sur Internet, suffisamment pour trouver les techniques qui nous conviennent. Ceci implique cependant de vouloir résolument regarder vers le futur, d’être active et d’accepter d’affronter ses propres démons (nous en avons toutes). Si on peut le faire avec un psy, tant mieux. Si on n’avance pas, il vaut mieux changer de psy ou de méthode.
    Passer du temps à vilipender les PN leur fait trop d’honneur… et les histoires des autres leurs sont propres et uniques.
    Certains livres procurent de très bons outils pour fouiller ses propres failles, afin de les réparer/consolider, je pense notamment à Pervers Narcissique, Bas les Masques (A. C. Ziéglier).
    Quant au pardon au PN, c’est une affaire personnelle et il n’est nullement nécessaire à votre reconstruction. Pardonnez-VOUS.
    Vous n’êtes plus la même personne que quand vous avez fait les choix que vous avez faits il y a de nombreuses années.

    Nous pouvons totalement guérir, même si ce n’est pas le cas de tout le monde. Mais nous sommes suffisamment nombreuses à être parfaitement reconstruites pour pouvoir témoigner et encourager.
    Bonne chance!

    PS (EFFACEZ MON COMMENTAIRE S’IL EST VENU EN DOUBLE, EXCUSEZ-MOI pour une mauvaise manipulation)

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    1. Bonjour
      oui tout est dit… il faut essayer de se reconstruire chacune ou chacun avec ses propres moyens. Tout le monde ne réagit pas de la même façon à une liaison toxique avec un PN, chacun à ses propres failles, ses propres limites.
      je pense que vous avez raison sur les sites et forums concernant les PN, le seul site qui ma réellement aider et fait ouvrir les yeux c’est celui de Scarlett. et essayer de trouver une solution ou une réponse sur des témoignages n’est effectivement pas la bonne solution pour tout le monde.
      Tous les témoignages qu ‘on trouve sur les sites peuvent nous aider, nous donner des pistes, mais vos propos sont vrais, chacune ou chacun a sa propre histoire et on ne peut pas l’appliquer à tout le monde….
      Le pardon au PN, non je ne pense pas que cela puisse être possible, le pardon c’est à soi-même qu’il faut l’accorder, ce que j’ai fais, ca a été difficile mais j’y suis arrivée.
      Oui on peut s’en sortir, j’y suis arrivée….
      le parcours a été long et difficile, car l’addiction est là et il faut du temps et de la volonté pour se sortir de ce poison toxique.
      Bien à vous toutes et tous
      Liliane

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    2. En réponse à votre écrit @ une chose-par-jour,
      Je vous cite « Quant au pardon au PN, c’est une affaire personnelle et il n’est nullement nécessaire à votre reconstruction. Pardonnez-VOUS »
      Je suis pleinement d’accord avec vous . C’est à Soi qu’il faut pardonner …Cela me laisse dans une paix totale ! Pourquoi vouloir pardonner à des bourreaux qui ne vous réclament pas le pardon ??? Je me suis reconstruite grâce à l’intérêt que je me suis portée à moi-même …Le (ou les PN) je les oublie … Les témoignages de toutes et tous , me semblent très utiles. L’on s’y reconnaît et cela permet d’avancer…Chacune (chacun) peut y puiser ce qui est bon pour elle ( lui)…L’on se sent moins seul(e) et cela nous certifie – grâce à ce blog – que ces épreuves n’enlèvent rien à notre propre valeur…

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      1. @Zoédubois, concernant pardonner ou pas le PN, cette question ne se pose plus à moi. Voilà un héritage judéo-chrétien respectable en soi. Il y a quelques mois encore, je me disais qu’il valait mieux pardonner, même à quelqu’un qui s’en fout royalement et qui n’en saura jamais rien. Faut-il encore donner (son pardon) à un prédateur ? Si ça peut aider à notre reconstruction, pourquoi pas ? Mais le temps, surtout, guérit, avec aussi l’introspection pour se comprendre soi. Le PN a perdu sa substance, c’est un ‘non-existant’ en tous cas pour moi, son fonctionnement en est devenu quasiment ridicule, car totalement décodé, à mes yeux (bien que toujours nocif pour d’autres proches, qui s’en rendent compte ou pas). Je n’ai fait que reprendre vos propos, mais votre contribution m’a réellement parlé. C’est là l’aboutissement souhaitable après avoir personnellemdnt potassé le ‘sujet’ pendant plusieurs années, et au fond je continue d’apprendre maintenant surtout sur moi-même – ce que j’avais oublié pendant trop longtemps. On devrait éduquer nos enfants dans ce sens pour mieux les armer. PS post très intéressant de Caren ci-après, et tellement d’autres riches en réflexions constructives. Beaucoup de subtilité dans ces différentes approches. Merci à tou(te)s.

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  15. Bonjour à toutes !

    Je me suis réveillée ce matin avec l’image d’un tableau de Narcisse sur le point de se noyer dans le reflet de son image dans un lac et il m’est apparu clairement que j’étais Narcisse… que ce qui m’attirais chez PN c’était cette capacité qu’il avait à donner cette illusion d’être un autre moi-même (un idéal de moi-même). Je ne voyais pas le danger parce que j’étais obnubilée par mon image. C’est un rêve puissant qui me fait encore grandir dans ma reconstruction.
    Dans la réalité, je ne m’aimais pas et je n’ai pas aimé l’image de mon visage ni de mon corps pendant mon aventure PN. Ce qui m’a rendu mal à l’aise en me réveillant c’est que j’ai réalisé que je cherchais à m’aimer à travers lui au risque de me noyer…
    Je ne sais pas si tout le monde me suit, mais pour moi c’est une étape cruciale.
    Cela explique que même si j’ai démasqué PN, que j’ai conscience qu’il n’est qu’un imposteur, je suis susceptible de rechuter rien que pour avoir cette sensation d’être aimée par un autre moi.
    Dire cela me paraît tellement idiot comme j’ai toujours trouvé idiot ce personnage de Narcisse. Et me dire que je fonctionne de cette façon idiote est une gifle pour mon orgueil.
    Je comprends pourquoi je suis encore attirée par les PN ou que je les crains au point d’en perdre mes capacités lorsqu’ils ont un pouvoir hiérarchique sur moi (au travail).
    Voilà où j’en suis : Étapes « rencontre avec moi-même » et « amour de soit » presque achevées
    Prochaine étape : Ouverture vers les non toxiques.
    Il faut que j’apprenne à m’ouvrir aux autres sans craindre de ne pas être aimée. Avoir confiance en moi parce que je sais de quoi je suis capable et que la plupart des obstacles que j’ai rencontré dans la vie ont été créés par moi parce que je ne m’aimais pas et que je pensais ne pas mériter d’être heureuse…
    Voilà. Désolée pour ce monologue. Je le poste parce que ça peut peut-être parler à quelqu’un…

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  16. @ Caren, fabuleux témoignage qui explique l’effet ‘miroir’, les jeux de l’ego. Le bouddhisme, même si on n’y met pas de contenu spirituel, inspire justement des psychothérapies efficaces, pour peu qu’ on accepte un travail d’ introspection.

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